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Raphaël Glucksmann en vidéo
Interviews, discours et interventions

112 interventions vidéo documentées et retranscrites, période 2024-2026 - 19 thèmes

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Le catalogue vidéo de Raphaël Glucksmann

Cette page recense les interventions médiatiques vidéo de Raphaël Glucksmann - interviews, discours, débats et passages télévisés ou radiophoniques - documentées et retranscrites par WikiGlucksmann. Chaque intervention comprend un résumé, une citation marquante, le contexte et le média d'origine, ainsi qu'une transcription verbatim permettant de retrouver ses propos exacts.

Raphaël Glucksmann, né le 15 octobre 1979, est candidat à l'élection présidentielle de 2027 (candidature annoncée le 23 août 2026), co-président avec Aurore Lalucq du parti Place Publique et député européen depuis 2019, réélu en 2024. Le catalogue couvre 19 thèmes, de l'Europe à la fiscalité en passant par la défense, la démocratie et l'écologie, sur la période 2024-2026.

Les vidéos elles-mêmes sont réservées aux membres de la communauté WikiGlucksmann. Les transcriptions et résumés ci-dessous sont en accès libre afin de documenter fidèlement les prises de parole publiques du candidat.

Synthèse - Le catalogue vidéo en bref

Source : WikiGlucksmann. Dernier ajout : 23 septembre 2026.

Raphaël Glucksmann en vidéo : République

15 interventions2026, 2025

Interventions de Raphaël Glucksmann sur la République, la laïcité, le patriotisme et les valeurs républicaines.

Voile dans l'espace public : Glucksmann interpelle Le Pen sur le cas de Latifa Ibn Ziaten

Interrogé par Apolline de Malherbe dans « Face à Face » sur BFM TV-RMC, Raphaël Glucksmann s'oppose à un projet d'interdiction du port du foulard dans l'espace public défendu par Marine Le Pen. Il illustre son opposition par le cas de Latifa Ibn Ziaten, mère d'une victime du terroriste Mohamed Merah et militante contre la radicalisation. Il demande : « Latifa Ibn Ziaten, dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah, par le terroriste Mohamed Merah, qui porte le foulard, elle va envoyer la police pour mettre une amende à Latifa Ibn Ziaten ? ». Il rappelle que cette femme « lutte contre la radicalisation en permanence », « défend les principes de la République partout » et « va dans tous les quartiers du pays pour expliquer qu'il faut être républicain ». Il conclut en s'interrogeant sur la nature d'une telle mesure : « est-ce que c'est ça la France ? Moi, je pense que la France, ce n'est absolument pas ça. » L'extrait vise directement Marine Le Pen, à qui il adresse sa question de manière frontale et met en question la cohérence d'une politique qui sanctionnerait des personnes engagées dans la défense des valeurs républicaines.

« Latifa Ibn Ziaten, dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah, par le terroriste Mohamed Merah, qui porte le foulard, elle va envoyer la police pour mettre une amende à Latifa Ibn Ziaten ? »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann J'aimerais poser une question à Madame Le Pen. Latifa Ibn Ziaten, dont le fils a été assassiné par Mohamed Merah, par le terroriste Mohamed Merah, qui porte le foulard, elle va envoyer la police pour mettre une amende à Latifa Ibn Ziaten ? Sérieusement ? Elle qui lutte contre la radicalisation en permanence, qui défend les principes de la République partout, qui va dans tous les quartiers du pays pour expliquer qu'il faut être républicain, est-ce que c'est ça la France ? Moi, je pense que la France, ce n'est absolument pas ça.

laïcitévoileMarine Le PenRépublique

Voile dans la rue : Glucksmann dénonce un « délit de faciès » proposé par le RN

Place Publique - Réseaux sociaux - Réponse aux questions des internautes

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de Place Publique, en réponse aux questions des internautes, Raphaël Glucksmann réagit à une proposition portée par Marine Le Pen visant à interdire le port du voile dans l'espace public. Il décrit le dispositif : « Elle va envoyer la police mettre des amendes à toutes les femmes qui portent un voile dans la rue ». Il interroge la faisabilité d'une telle mesure et la distinction entre les types de couvre-chefs : voile islamique, voile d'une religieuse catholique, turban d'une femme juive orthodoxe ou fichu d'une femme en chimiothérapie. Selon lui, l'application se ferait « au faciès » : « Vous avez une tête d'arabe, vous avez une amende. Vous n'avez pas une tête d'arabe, vous pouvez circuler. » Il oppose à cette proposition sa conception des principes républicains : « La laïcité, c'est pas la police des vêtements. La République, c'est pas le délit de faciès. Et la France, c'est pas ce racisme. » Il conteste enfin le discours de normalisation de l'extrême droite : malgré les affirmations selon lesquelles le parti aurait changé, il estime que « l'extrême droite restera toujours l'extrême droite ». Il conclut : « Ils ne passeront pas et nous les renverrons dans les poubelles de l'histoire. »

« La laïcité, c'est pas la police des vêtements. La République, c'est pas le délit de faciès. Et la France, c'est pas ce racisme. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Et ils osent dire qu'ils sont pas racistes. Vous avez vu ce que propose Marine Le Pen si elle gagne en 2027. Elle va envoyer la police mettre des amendes à toutes les femmes qui portent un voile dans la rue. Seuls les voiles islamiques sont concernés, disent les soutiens de Marine Le Pen. Et comment les policiers vont faire la différence entre le voile islamique, le voile d'une sœur catholique, le turban d'une femme juive orthodoxe ou le simple fichu d'une femme qui est en chimiothérapie ? Comment ? Ben moi je vais vous le dire, au faciès. Vous avez une tête d'arabe, vous avez une amende. Vous n'avez pas une tête d'arabe, vous pouvez circuler. Alors soyons clairs. La laïcité, c'est pas la police des vêtements. La République, c'est pas le délit de faciès. Et la France, c'est pas ce racisme. Ils nous expliquent tous les jours qu'ils ont changé, mais cette dernière folie montre une chose, l'extrême droite restera toujours l'extrême droite. Ils ne passeront pas et nous les renverrons dans les poubelles de l'histoire.

extrême droitelaïcitéMarine Le Penracisme

Discours à Izon : être français, c'est être libre

Lors d'un discours prononcé à Izon (Gironde), à l'occasion de l'inauguration d’une réplique de la statue de la Liberté, Raphaël Glucksmann développe une définition de l'identité française fondée sur la liberté. Il inscrit la France dans une filiation historique allant du 14 juillet 1789 aux figures féminines de l'émancipation : « Nous sommes les enfants d'Olympe de Gouges et de Louise Michel, de George Sand et de Gisèle Halimi, de Marie Curie et de Simone Veil, de toutes les Françaises qui affirmèrent que les hommes ne seraient réellement libres, que les femmes le seraient elles aussi. » Il relie ensuite cette identité à la République et à la Résistance, interrogeant l'auditoire sur sa capacité à poursuivre ce combat. Il déclare : « Aussi loin que je me souvienne dans ma vie d'adulte, je n'ai eu en réalité qu'une seule obsession, c'est ce combat pour la liberté ». Il conclut en affirmant sa conviction que ce combat sera mené et gagné « ensemble, en Français et en Européens », avant de lancer un vibrant « vive la République et vive la France ».

« Aussi loin que je me souvienne dans ma vie d'adulte, je n'ai eu en réalité qu'une seule obsession, c'est ce combat pour la liberté. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Être français, c'est avant tout être libre. Nous sommes les enfants du 14 juillet, celui de 1789, qui détruisit le symbole de l'oppression. Nous sommes les enfants aussi d'Olympe de Gouges et de Louise Michel, de George Sand et de Gisèle Halimi, de Marie Curie et de Simone Veil, de toutes les Françaises qui affirmèrent que les hommes ne seraient réellement libres, que les femmes le seraient elles aussi. Nous sommes les enfants de la République et de la Résistance. Avons-nous encore en nous la force de nous battre pour la liberté ? Cette statue nous pose une question, elle nous sonde, elle nous appelle à nous ressaisir. Aussi loin que je me souvienne dans ma vie d'adulte, je n'ai eu en réalité qu'une seule obsession, c'est ce combat pour la liberté. Et je suis convaincu que ce combat, nous le mènerons à nouveau ensemble et que nous le gagnerons ensemble, en Français et en Européens. Alors vive Izon, vive la liberté, vive la statue, vive la République et vive la France !

libertéidentité françaiseRépubliquefigures féminines

Défense de l'équipe de France face aux attaques racistes et réaffirmation de la nation civique

Dans une interview BFMTV - 60 minutes, conduite par Marc Fauvelle, Raphaël Glucksmann réagit aux attaques racistes visant l'équipe de France de football, qu'il attribue notamment à des propos tenus par des responsables politiques espagnols. Il dénonce ce qu'il qualifie de « festival d'attaques racistes contre notre équipe de France » et affirme sa fierté envers la sélection nationale. Il réaffirme une conception républicaine de la nation française : « Être français, ce n'est pas une couleur de peau, une origine, ce n'est pas une religion, c'est bien plus que cela. » Il reprend à son compte les propos du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, qui a déclaré souhaiter « que le meilleur gagne et que le racisme perde ». Sur le plan sportif, il exprime le souhait que la France batte l'Espagne et remporte la Coupe du Monde, présentant une victoire sur le terrain comme la meilleure réponse au racisme. L'intervention s'inscrit dans le contexte d'une compétition internationale de football marquée par des polémiques sur la composition ethnique de certaines équipes nationales.

« Être français, ce n'est pas une couleur de peau, une origine, ce n'est pas une religion, c'est bien plus que cela. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Monsieur Rajoy a gagné déjà la Coupe du Monde du racisme. En fait, c'est un festival d'attaques racistes contre notre équipe de France. Eh bien moi, je peux vous dire, nous sommes extrêmement fiers de notre équipe de France et nous sommes extrêmement fiers que la France soit un pays qui est républicain, une nation civique, et qu'être français, ce n'est pas une couleur de peau, une origine, ce n'est pas une religion, c'est bien plus que cela. Et si les Rajoy de ce monde ne le comprennent pas, la meilleure des réponses, ce sera qu'on battra l'Espagne, on gagnera la Coupe du Monde et moi j'épouse totalement les propos du Premier Ministre espagnol Pedro Sanchez qui a dit que le meilleur gagne et que le racisme perde.

équipe de Franceracismenation civiqueRépublique

Condamnation de Marine Le Pen : « C'est une déchéance » de se déclarer candidate après un tel jugement

Dans une interview sur RTL Matin accordée à Olivier Boy, Raphaël Glucksmann réagit à la candidature de Marine Le Pen à la présidence de la République malgré sa condamnation pour détournement de fonds. Il oppose la « règle Jospin », un ministre mis en examen démissionne, à ce qu'il nomme la « règle Le Pen » : tirer d'une condamnation la conclusion que l'on est apte à diriger le pays. Il qualifie cette démarche de « déchéance » et déplore que les commentaires médiatiques traitent l'événement sous l'angle du « destin personnel » plutôt que sous celui de l'intérêt national : « On est en train de discuter de notre pays, de l'avenir de la nation, de la République ». Il rappelle que Marine Le Pen a été « condamnée 2 fois pour détournement de fonds » et qu'« on n'a pas le droit de transformer le Parlement Européen en caisse noire d'un parti politique ». Sur la menace politique, il affirme être « prêt à se battre jusqu'au bout pour empêcher que la France bascule dans le camp des démagogues, des xénophobes, des poutinistes, des trumpistes ». Il appelle chaque citoyen à s'interroger sur le choix entre les régimes hostiles à la construction européenne et la défense des libertés, déclarant vouloir se battre « jusqu'à mon dernier souffle pour que la France soit à l'avant-garde du combat pour les libertés dans le monde ».

« Vous êtes condamnée pour détournement de fonds, pour des faits extrêmement graves, et vous en tirez comme conséquence que vous êtes apte à diriger le pays. Je pense que c'est une déchéance. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous êtes condamnée pour détournement de fonds, pour des faits extrêmement graves, et vous en tirez comme conséquence que vous êtes apte à diriger le pays, que vous êtes candidate à la présidence de la République. Je pense que c'est une déchéance. J'ai l'âge de me souvenir de la règle Jospin. La règle Jospin, c'est: vous êtes mis en examen, vous êtes ministre, eh bien vous démissionnez. Et là, on a la règle Le Pen maintenant, c'est : vous êtes condamnée pour détournement de fonds, pour des faits extrêmement graves, et vous en tirez comme conséquence que vous êtes apte à diriger le pays. J'écoute les commentaires, sans doute je dois être vieux jeu, je le découvre. C'est, alors est-ce que Jordan Bardella va bien le prendre ? Quel retour, quelle ténacité, quelle histoire ? C'est commenté sous le prisme du destin personnel, mais en fait c'est le pays. On est en train de discuter de notre pays, de l'avenir de la nation, de la République. Elle a été condamnée 2 fois pour détournement de fonds. On n'a pas le droit, tout simplement, de transformer le Parlement Européen en caisse noire d'un parti politique, le Front National. Il y a une menace que réellement le Rassemblement National s'empare du pouvoir dans notre pays. Et c'est très dangereux. Je suis prêt à me battre jusqu'au bout pour empêcher que la France bascule dans le camp des démagogues, des xénophobes, des poutinistes, des trumpistes. Oui, il y a de la colère, mais ensuite il faut que chacune et chacun s'interroge. Est-ce que nous voulons que la France bascule dans le camp des régimes qui sont hostiles à la construction européenne et à la démocratie libérale ? Eh bien moi je vous dis non. Ce n'est pas cela le destin de la France et je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour que la France soit à l'avant-garde du combat pour les libertés dans le monde.

condamnation Le Pendétournement de fondsRassemblement Nationalrègle Jospin

Critique des anciens premiers ministres de Macron qui « font semblant de ne pas le connaître »

Dans une interview sur BFM TV RMC - Face à Face avec Apolline de Malherbe le 2 juin 2026, Raphaël Glucksmann commente les candidatures déclarées ou pressenties des anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron. Il se dit « fasciné » par le spectacle de ces responsables politiques qui prennent la parole de façon individuelle en disant « je, je, je » tout en prenant leurs distances avec le président qu'ils ont servi. Il estime que les différences entre Gabriel Attal et Édouard Philippe sont introuvables et que les électeurs macronistes « sont très perdus ». Il dénonce ce qu'il considère comme une posture d'amnésie politique : « c'est littéralement hallucinant, ils vous expliquent qu'ils n'ont jamais rencontré Emmanuel Macron. Enfin, ils ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron ». Il recourt à une analogie historique en comparant ces responsables à « des ministres de Louis XVI qui en 1789 se transforment soudainement en révolutionnaires ». Il pointe la contradiction centrale de leur démarche : ils promettent tous « une rupture incroyable », mais cette rupture ne peut porter que sur les dix années durant lesquelles ils détenaient eux-mêmes le pouvoir.

« C'est un peu comme des ministres de Louis XVI qui en 1789 se transforment soudainement en révolutionnaires. Ils promettent tous une rupture incroyable. Une rupture par rapport à quoi ? Une rupture par rapport aux 10 années où ils avaient le pouvoir. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je suis fasciné par une chose en ce moment, si vous me le permettez, c'est les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron qui viennent et qui disent «je, je, je », expliquez-moi la différence entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, franchement je pense que les électeurs macronistes sont très perdus, et qui disent «je, je, je» et qui font semblant en plus de ne pas connaître Emmanuel Macron. C'est-à-dire que c'est littéralement hallucinant. Moi j'écoute vos entretiens, quand ils viennent chez vous, ils vous expliquent qu'ils n'ont jamais rencontré Emmanuel Macron. Enfin, ils ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron. Voilà, c'est un peu comme des ministres de Louis XVI qui en 1789 se transforment soudainement en révolutionnaires. Ils promettent tous une rupture incroyable. Une rupture par rapport à quoi Une rupture par rapport aux 10 années où ils avaient le pouvoir.

anciens premiers ministresmacronismeGabriel AttalÉdouard Philippe

Réponse à l'accusation d'Éric Zemmour : « Je suis un agent de la France, je suis un patriote français »

Dans un face-à-face diffusé sur BFM TV le 2 juin 2025, Apolline de Malherbe interpelle Raphaël Glucksmann sur l'accusation formulée la veille par Éric Zemmour, qui l'a qualifié d'« agent de Kiev ». Raphaël Glucksmann rejette l'attaque et revendique son patriotisme : « Moi je suis un agent de la France. Je suis un patriote français. Et je veux servir les intérêts de mon pays. » Il retourne l'accusation contre l'extrême droite, affirmant que celle-ci « préférera toujours son idéologie aux intérêts nationaux français ». Il appelle à « reprendre le drapeau tricolore » et à « délégitimer leur prétention à incarner la France ». Il conclut en opposant deux camps : « Nous sommes les patriotes et eux ce sont des xénophobes, des idéologues. » L'extrait, bref, porte exclusivement sur la question du patriotisme et la confrontation avec l'extrême droite dans le contexte du soutien français à l'Ukraine.

« Les vrais patriotes, ce sont nous. Il faut leur reprendre le drapeau tricolore. Il faut délégitimer leur prétention à incarner la France. Nous sommes les patriotes et eux ce sont des xénophobes, des idéologues. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Apolline de Malherbe Éric Zemmour hier dit que vous êtes un agent de Kiev.

Raphaël Glucksmann Mais moi je suis un agent de la France. Je suis un patriote français. Et je veux servir les intérêts de mon pays. Et Éric Zemmour, lui, est au service de son idéologie. Et traditionnellement cette extrême droite préférera toujours son idéologie aux intérêts nationaux français. Et donc les vrais patriotes, ce sont nous. Il faut leur reprendre le drapeau tricolore. Il faut délégitimer leur prétention à incarner la France. Nous sommes les patriotes et eux ce sont des xénophobes des idéologues.

patriotismeextrême droiteÉric ZemmourUkraine

Reprendre le drapeau tricolore et la fierté française à l'extrême droite

Dans une interview diffusée sur RTL Public Sénat dans l'émission Le Grand Jury, conduite par Thomas Despre et Perrine Tarneaud, Raphaël Glucksmann développe sa conception de la France républicaine et revendique la fierté nationale face à l'extrême droite. Il affirme parler de « la France républicaine, celle qui nous rend fiers, celle qui dit à tous ses enfants, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs origines, leur religion, leur condition sociale, qu'ils ont tous le stylo dans les mains pour écrire le destin de notre pays ». Il défend une France « profondément antiraciste » et « hostile aux discriminations », invoquant l'unité nationale « depuis la cité de la Viste, dans les quartiers nord de Marseille, jusqu'à Lens ». Sur la fierté française, il déclare vouloir « reprendre le drapeau tricolore à ceux qui sont en train de l'avilir, c'est-à-dire l'extrême droite », qualifiant ses représentants de « patriotes de pacotille ». Il reproche à la gauche et aux démocrates de ne plus exprimer cette fierté. Sur le plan économique, il cite le vote du Rassemblement National contre la taxe sur les petits colis de Shein au Parlement, alors que selon lui cette entreprise « est en train de détruire l'industrie de la mode française » et « les petits commerces dans l'ensemble des villes moyennes ». Il dénonce également les votes de Jordan Bardella au Parlement Européen « contre tout ce qui permet de défendre la France, de défendre les industries françaises ».

« Je n'en peux plus que les démocrates et que la gauche n'expriment plus cette fierté française. Ce que je veux, c'est qu'on reprenne le drapeau tricolore à ceux qui sont en train de l'avilir, c'est-à-dire l'extrême droite. Parce qu'en fait, ce sont des patriotes de pacotille. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Moi, je parle de la France. Je ne parle pas de Nouvelle France, je ne parle pas d'ancienne France photoshopée en couverture de Valeurs Actuelles.

Thomas Despre Ça, c'est pour l'extrême droite ?

Raphaël Glucksmann Je parle de la France, de la France républicaine, celle qui nous rend fiers, celle qui dit à tous ses enfants, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs origines, leur religion, leur condition sociale, eh bien qu'ils ont tous le stylo dans les mains pour écrire le destin de notre pays. Et c'est pour ça que je veux qu'ils se rencontrent, qu'ils soient au service de la nation. Et c'est pour ça aussi que je veux une France qui soit profondément profondément antiraciste, qui soit profondément hostile aux discriminations, pour dire à tous les Français, tous les Français, qu'ils sont Français et qu'ils peuvent en être fiers. Et depuis la cité de la Viste, dans les quartiers nord de Marseille, jusqu'à Lens, eh bien, il faut qu'on soit tous fiers d'être Français. Et moi, je reprends ce slogan.

Perrine Tarneaud La France elle s'incarne aussi dans un cadre, dans des institutions.

Raphaël Glucksmann C'est important. Je reprends ce slogan au Rassemblement National. Pourquoi ? Pourquoi je le reprends ?

Thomas Despre Vous avez un tweet qui se dit «fier d'être français».

Raphaël Glucksmann Pourquoi ? Parce qu'en fait, je n'en peux plus que les démocrates et que la gauche, d'ailleurs, n'expriment plus cette fierté française. J'en peux plus. Et ce que je veux, c'est qu'on reprenne le drapeau tricolore à ceux qui sont en train de l'avilir, c'est-à-dire l'extrême droite. Parce qu'en fait, ce sont des patriotes de pacotille. Et j'aimerais vraiment qu'on m'entende quand je dis ça. Jordan Bardella au Parlement européen vote contre tout ce qui permet de défendre la France, de défendre les industries françaises. Le Rassemblement National à l'Assemblée Nationale vote contre même la taxe sur les petits colis de Shein. Shein est en train de détruire l'industrie de la mode française. Shein est en train de détruire les petits commerces dans l'ensemble des villes moyennes de notre pays. Et le Rassemblement National qui se dit patriotique vote contre la taxe sur les petits colis.

fierté-françaisedrapeau-tricoloreextrême-droiteShein

Raphaël Glucksmann expose ses motivations pour se battre pour la France

Dans une interview au 20H de TF1 présentée par Gilles Bouleau, Raphaël Glucksmann énumère les combats qu'il entend mener pour la France. Il déclare : « J'ai envie de me battre pour mon pays. J'ai envie que la France ne devienne pas une colonie numérique américaine ou un déversoir pour produits industriels chinois. » Il aborde la souveraineté numérique et industrielle, la sécurité face aux dealers, la politique étrangère face aux « tyrans du bout du monde », la désindustrialisation, le redressement de l'école publique, la détresse agricole et celle des forces de l'ordre. Il illustre ses propos par deux situations concrètes : un agriculteur qui « supplie ses enfants de ne pas reprendre l'exploitation familiale parce qu'il veut pas qu'il touche 700 € par mois pour travailler 70 heures par semaine », et un policier qui « ment à son propre enfant pour lui éviter d'être harcelé à l'école en lui racontant qu'il est pompier ». Il affirme vouloir se battre pour « ces millions de travailleurs français qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois et qui sont méprisés, qui se sentent oubliés par ceux qui les gouvernent, notamment les macronistes depuis 10 ans ». Il conclut : « J'ai envie de me battre pour que la France redevienne la France. »

« J'ai envie que la France ne devienne pas une colonie numérique américaine ou un déversoir pour produits industriels chinois. J'ai envie qu'on arrête de baisser les yeux face aux dealers du coin de la rue ou aux tyrans du bout du monde. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann J'ai envie de me battre pour mon pays. J'ai envie que la France ne devienne pas une colonie numérique américaine ou un déversoir pour produits industriels chinois. J'ai envie qu'on arrête de baisser les yeux face aux dealers du coin de la rue ou aux tyrans du bout du monde. J'ai envie qu'on arrête de fermer nos usines. J'ai envie qu'on redresse l'école publique. J'ai envie d'aider, de me battre pour cet agriculteur qui supplie ses enfants de ne pas reprendre l'exploitation familiale parce qu'il veut pas qu'il touche 700 € par mois pour travailler 70 heures par semaine, ou d'aider ce policier qui ment à son propre enfant pour lui éviter d'être harcelé à l'école en lui racontant qu'il est pompier. Moi, j'ai envie de me battre pour ces millions de travailleurs français, ces millions de travailleurs français qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois et qui sont méprisés, qui se sentent oubliés par ceux qui les gouvernent, notamment les macronistes depuis 10 ans. J'ai envie de me battre pour que la France redevienne la France

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La République repose sur l'autorité de la loi, pas sur celle des poings

Dans une interview accordée à Sud Radio - Parlons Vrai, conduite par Jean-François Aquili, Raphaël Glucksmann affirme qu'un député doit être « exemplaire au service de la République » et ne peut être « lié à des organisations violentes ». Il établit une gradation : « Quand on commence à accepter l'autorité des poings, eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. » Il rappelle avoir connu « des pays dans lesquels l'état de droit avait disparu, dans lesquels le monopole de la violence n'appartenait plus à l'État », et souligne que ces pays « n'étaient pas des pays fondamentalement très différents du nôtre ». Il en tire un avertissement : « Nous ne sommes pas immunisés contre les dérives violentes, il faut les combattre. » Il décrit le moment politique actuel comme un « moment de bascule » et prévient que « tous ceux qui ne sont pas clairs sur le rapport à la violence seront politiquement disqualifiés ». Il insiste sur la nécessité de « cultiver la démocratie », « l'État de droit » et « la République », faute de quoi celles-ci « s'effritent » et « s'effondrent ».

« La République, c'est l'autorité de la loi. De la loi, pas l'autorité des poings. Parce que quand on commence à accepter l'autorité des poings, eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Un député de la République doit être exemplaire au service de la République. Il ne doit pas être lié à des organisations violentes. Il ne doit pas cautionner la violence. Vous savez, la République, c'est l'autorité de la loi. De la loi, pas l'autorité des poings. Parce que quand on commence à accepter l'autorité des poings, eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. Et là, la démocratie qui est notre trésor commun se retrouve complètement minée, ruinée, ébranlée. Et moi j'ai connu des pays dans lesquels l'état de droit avait disparu, dans lesquels le monopole de la violence n'appartenait plus à l'état. C'est ça qui constitue une république. Et ces pays-là, je vous le promets, n'étaient pas des pays fondamentalement très différents du nôtre. Donc en fait, Nous ne sommes pas immunisés contre les dérives violentes, il faut les combattre. Quand on cesse de cultiver la démocratie, quand on cesse de cultiver l'État de droit, quand on cesse de cultiver la République, eh bien elle s'effrite et elle s'effondre. Et moi je vais vous dire, nous vivons un moment de bascule et tous ceux qui ne sont pas clairs sur le rapport à la violence, tous ceux qui ne sont pas clairs seront politiquement disqualifiés.

état de droitviolenceexemplaritémonopole de la violence

L'héritage familial et l'attachement à la France des Lumières

Dans une interview sur LCI menée par Darius Rochebin, Raphaël Glucksmann revient sur son histoire familiale et son attachement à la France. Il raconte que son grand-père paternel, qui espionnait l'état-major allemand en Allemagne, a organisé le départ de sa grand-mère, alors enceinte, vers Paris pour que son fils naisse français : « C'était sa seule obsession. » Il précise que le seul héritage laissé par ce grand-père à son père, qui l'a « quasiment pas connu », fut les Contes de Voltaire. Il établit un lien avec le dernier ouvrage de son père, André Glucksmann, intitulé « Voltaire contre-attaque », y voyant une manière de « boucler la boucle ». Il affirme : « L'attachement qu'on a hérité en quasi dans nos gènes, c'est une passion obsessionnelle pour la France, ses Lumières, ce qu'elle a apporté au monde. » Selon lui, le choix de son grand-père n'était pas un hasard mais reflétait le fait que « la France parlait à tous ces gens qui se sentaient persécutés ». Il exprime le souhait que la France porte à nouveau ce message universaliste et déclare : « Je remercie ce grand-père tous les jours d'avoir pris cette initiative et de faire en sorte que nous soyons français. »

« L'attachement qu'on a hérité en quasi dans nos gènes, c'est une passion obsessionnelle pour la France, ses Lumières, ce qu'elle a apporté au monde. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il a tout organisé et qu'il espionnait l'état-major allemand en Allemagne, il a tout organisé pour que ma grand-mère, qui était enceinte de mon père, aille à Paris pour accoucher, pour que son fils devienne Français. C'était sa seule obsession. Et le seul héritage que mon père a reçu, il a quasiment pas connu son père, ce sont les Contes de Voltaire. Et d'ailleurs, je vais vous dire une chose, le dernier livre que, alors qu'il parlait jamais de sa famille, mais le dernier livre que mon père a écrit avant de mourir, s'appelait «Voltaire contre-attaque». Donc je pense que c'était une manière de boucler la boucle et de dire que l'attachement, mais qu'on a hérité en quasi dans nos gènes, c'est une passion obsessionnelle pour la France, ses Lumières, ce qu'elle a apporté au monde. Et quand il a réfléchi à «je veux que ma femme accouche à Paris», c'était pas un hasard. C'était parce que la France parlait à tous ces gens qui se sentaient persécutés. Et fondamentalement, moi, ce que je veux, c'est que la France développe à nouveau ce message, qu'on soit fiers en fait de notre pays, de notre nation, de notre culture. C'est incroyable ce dont on a hérité. Moi, je remercie ce grand-père tous les jours, tous les jours je le remercie d'avoir pris cette initiative et de faire en sorte que nous soyons français.

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Reprendre le récit français en partant des sous-préfectures

Place Publique - Déplacement en province de Raphaël Glucksmann

Lors d'un déplacement en province relayé par Place Publique, Raphaël Glucksmann développe sa vision de l'abandon territorial français et du rôle de la gauche face à ce déclin. Il prend l'exemple de Châteaudun et des sous-préfectures pour illustrer ce qu'il décrit comme un triple renoncement : l'abandon du « récit français », la fin de l'aménagement politique du territoire au profit des métropoles, et la rupture du contrat entre citoyens et dirigeants provoquée par la désindustrialisation. Il affirme : « En abandonnant les sous-préfectures, le pays s'est abandonné lui-même en fait. » Sur le plan géopolitique, il inscrit cette réflexion dans un contexte de recul démocratique mondial, citant Trump, Poutine et Xi Jinping comme adversaires des démocraties. Il en tire une mission pour la France : « La France doit à nouveau être la locomotive du monde démocratique. Et c'est ça le destin de la France. » Il appelle enfin la gauche à se réapproprier le récit national : « Il faut que la gauche, elle réapprenne à parler de la France, à raconter la France, à aller discuter avec les Français de la France et de pas avoir honte de ça et de reprendre le drapeau tricolore des mains de l'extrême droite. »

« En abandonnant les sous-préfectures, le pays s'est abandonné lui-même en fait. C'est ça qui s'est passé. Et il faut reprendre ce métier à tisser de la France. »

Raphaël Glucksmann
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Raphaël Glucksmann En abandonnant les sous-préfectures, le pays s'est abandonné lui-même en fait. C'est ça qui s'est passé. Et il faut reprendre ce métier à tisser de la France. Et ça passera par Châteaudun, ça passera par les sous-préfectures, ça passera par autre chose que des métropoles qui grandissent naturellement dans la globalisation. Comment t'expliques ça ? D'abord par le fait que 1, on a laissé tomber le récit français, 2, qu'on a laissé tomber tout ce qui était cœur de l'ouest français, c'est-à-dire que la politique pouvait organiser le territoire. Et 3, je pense qu'on a, avec la désindustrialisation, en fait rompu le contrat qui liait les citoyens avec les dirigeants. À un moment où la démocratie s'effondre, où il y a Trump, Poutine et Xi Jinping qui sont en guerre contre nos démocraties, moi je pense que la France doit à nouveau être la locomotive du monde démocratique. Et c'est ça le destin de la France. Mais pour ça, il faut que la gauche, elle réapprenne à parler de la France, à raconter la France, à aller discuter avec les Français de la France et de pas avoir honte de ça et de reprendre le drapeau tricolore des mains de l'extrême droite.

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« On a laissé la France à Jordan Bardella » : Raphaël Glucksmann appelle les progressistes à reprendre le patriotisme

Dans une interview accordée à BFM TV le 30 novembre 2025, Marc Fauvelle interroge Raphaël Glucksmann sur l'efficacité du front républicain face à l'extrême droite. Raphaël Glucksmann estime que ce dispositif ne fonctionne plus parce que les progressistes ont abandonné le terrain du patriotisme à Jordan Bardella. Il raconte ses échanges lors de déplacements dans des usines et des fermes, où des interlocuteurs approuvent ses propositions sur le protectionnisme économique, la politique industrielle ou la réforme de la PAC, mais finissent par lui dire : « Moi de toute façon c'est Jordan ». À la question du pourquoi, la réponse revient selon lui systématiquement : « Parce que lui, au moins, il aime la France ». Il qualifie cette situation de « faillite des élites progressistes ». Sur le rapport au drapeau et à la nation, il appelle à « reprendre le drapeau tricolore des mains » du Rassemblement National : « La France ne leur appartient pas, mais leur force vient de notre incapacité à dire notre fierté d'être français, ce qu'est la France et ce qu'on veut pour elle. » Il affirme être « convaincu que nous sommes infiniment plus patriotes qu'eux » et demande d'en finir avec « cette sorte de timidité » sur le patriotisme.

« Il faut qu'on reprenne, qu'on leur reprenne, le drapeau tricolore des mains. La France ne leur appartient pas, mais leur force vient de notre incapacité à dire notre fierté d'être français, ce qu'est la France et ce qu'on veut pour elle. »

Raphaël Glucksmann
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Marc Fauvelle Ça veut dire que le front républicain, le côté «je sors le drapeau pour lutter contre l'extrême droite», aujourd'hui ça ne fonctionne plus.

Raphaël Glucksmann Mais parce qu'on a laissé la France à Jordan Bardella. J'y viens. Partout en France, quand je vais dans des usines, dans des fermes, et qu'on discute de politique de fond sur le protectionnisme économique, sur la politique industrielle, sur la réforme de la PAC, de la Politique Agricole Commune, eh bien je vois des gens qui sont d'accord avec les propositions qu'on porte, mais qui me disent à la fin très souvent: «Mais vous savez, moi, de toute façon, je vous aime bien, vous avez l'air d'être un mec bien, vous avez des propositions qui sont intéressantes pour nous, mais moi de toute façon c'est Jordan.» Et je leur dis : «Mais pourquoi alors ? Pourquoi c'est Jordan Bardella ?» Et ils me répondent : «Mais parce que lui, au moins, il aime la France». Et moi je pense que ça, c'est une faillite des élites progressistes.

Marc Fauvelle C'est-à-dire qu'il faut que les autres politiques disent publiquement : «On aime la France, j'aime la France, j'aime la France» ?

Raphaël Glucksmann Il faut qu'on reprenne, qu'on leur reprenne, le drapeau tricolore des mains. La France ne leur appartient pas, mais leur force vient de notre incapacité à dire notre fierté d'être français, ce qu'est la France et ce qu'on veut pour elle. Moi, je suis convaincu que nous sommes infiniment plus patriotes qu'eux. Mais il faut le montrer, il faut le chanter, il faut le dire, il faut arrêter avec cette sorte de timidité, je ne sais pas sur quel patriotisme, et reprendre ce drapeau dans les mains.

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Un service universel et obligatoire, militaire ou civique, pour « faire République »

Dans une interview diffusée sur France Info TV - 8:30, menée par Agathe Lambret et Paul Larrouturou, Raphaël Glucksmann réagit à la proposition du président de la République d'un service militaire volontaire. Il déclare être favorable à cette initiative mais souhaite aller au-delà en instaurant un service universel et obligatoire, pas nécessairement militaire, qui pourrait aussi prendre une forme civique. Il cite la transition écologique et la solidarité sociale comme domaines d'engagement possibles. Il affirme : « On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation. C'est ça, faire République. » Il distingue ainsi sa position de celle du chef de l'État en élargissant le périmètre du service proposé et en le rendant obligatoire.

« On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation. C'est ça, faire République. »

Raphaël Glucksmann
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Agathe Lambret Service obligatoire ou volontaire ?

Raphaël Glucksmann Le président de la République semble proposer un service militaire volontaire. Je suis pour. Mais moi, je dis qu'il faut aller plus loin et proposer un service universel et obligatoire, mais qui ne sera pas nécessairement militaire, qui peut être aussi civique. On peut vouloir s'engager dans la transition écologique, dans la solidarité sociale, mais donner de son temps à la collectivité. On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation. C'est ça, faire République.

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Raphaël Glucksmann revendique le patriotisme face à Éric Zemmour et dénonce une extrême droite au service de puissances étrangères

Lors d'un débat sur LCI (La Grande Confrontation), animé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann affronte Éric Zemmour dans un échange sur le patriotisme, l'identité française et l'extrême droite. Il ouvre le débat en rappelant les condamnations judiciaires de Zemmour : « vous êtes un multirécidiviste. Vous êtes condamné pour injures raciales, pour incitation à la haine religieuse et à la haine raciale ». Il revendique ensuite un patriotisme républicain contre la vision de l'extrême droite : « S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Et moi, je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. » Il accuse Zemmour de se réjouir du succès des adversaires de la France, citant son admiration déclarée pour Vladimir Poutine, qu'il aurait voulu être en « mini-Poutine français », pour Viktor Orbán, accusé de servir les intérêts chinois au détriment de l'industrie automobile française, et pour Donald Trump et J.D. Vance, jugés « hostiles aux intérêts de la France ». Il affirme : « la vérité, monsieur, c'est que vous êtes au service d'une tyrannie étrangère. Vous êtes au service d'une internationale d'extrême droite. » Sur la rhétorique de Zemmour comparant l'islamisation à un « virus moral », Raphaël Glucksmann établit un parallèle avec les prédicateurs islamistes algériens qu'il a étudiés, qui tenaient selon lui le même discours inversé sur la France. Il conclut : « Vous êtes profondément étranger à tout ce qui a fait la grandeur de la France. »

« S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Et moi, je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Alors, Monsieur Zemmour, je vais vous dire. Déjà, c'est pas anodin de débattre avec vous puisque vous êtes un multirécidiviste. Vous êtes condamné pour injures raciales, pour incitation à la haine religieuse et à la haine raciale. Et mes amis, mais moi, je vous ai laissé faire votre tirade d'insultes, donc vous allez me laisser...

Eric Zemmour Je vous ai pas insulté du tout.

Raphaël Glucksmann Donc mes amis me disaient mais pourquoi ? Pourquoi accepter de débattre ? Je vais vous le dire. Parce que je veux vous combattre partout, vous, vos amis, Marine Le Pen, Éric Ciotti, vos amis d'extrême droite. Et je veux vous reprendre le drapeau tricolore des mains. Et c'est l'erreur que vous faites sur moi, monsieur Zemmour. La France ne vous appartient pas. Vous n'allez pas

Eric Zemmour Ah non, c'est moi qui appartient à la France.

Raphaël Glucksmann Vous n'allez pas conquérir ce pays parce qu'en fait vous ne l'aimez pas. La vérité, vous vous trompez complètement sur moi. S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Et moi, je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. Vous, vous fantasmez une France qui n'a en fait quasiment jamais existé. Vous citez Joseph de Maistre, par exemple, en exemple. Vous êtes du côté de ceux qui sont allés à Saint-Pétersbourg comme Joseph de Maistre parce que la France faisait la révolution, monsieur. Vous êtes totalement écœuré à chaque fois que la France rayonne. Le dernier exemple, le dernier exemple... 85 % des Français qui admirent le fait qu'on accueille la terre entière pour faire les Jeux olympiques, qu'on a une cérémonie d'ouverture. Vous trouvez ça écœurant, abject. À chaque fois que cette France-là réussit, parce qu'elle ne correspond pas à vos fantasmes, cela vous dégoûte. Par contre, ce que vous faites, c'est que vous vous réjouissez, monsieur, du succès de ses adversaires. Vous avez dit que vous vouliez être, vous, un mini-Poutine français, que vous aviez de l'admiration pour Vladimir Poutine, l'homme qui s'attaquent aux intérêts stratégiques de notre pays. Vous avez une admiration sans bornes parce qu'il fait des milices anti-migrants pour Monsieur Orbán. Mais Monsieur Orbán, aujourd'hui au service de la Chine, va contribuer à la destruction de notre industrie automobile et la fermeture de nos usines. Vous avez de l'admiration pour Monsieur Vance et Monsieur Trump qui sont hostiles aux intérêts de la France et qui passent leur temps à insulter notre pays. La vérité, monsieur, c'est que vous êtes au service d'une tyrannie étrangère. Vous êtes au service d'une idéologie. Vous êtes au service d'une internationale d'extrême droite. Mais vous n'êtes absolument pas au service de la France réelle. Et moi, je vais vous le dire : votre force, elle a été constituée parce que nous, les progressistes, la gauche, on a été aphone pendant trop longtemps sur ce qu'était la France. Mais là, on va parler de la France. On va raconter la France. Une France, vous vous rendez compte ? Vous êtes même contre... Parce que moi, j'ai lu Éric Zemmour. Donc vous êtes contre l'édit de Nantes. Vous êtes... Mais si, vous êtes pour la révocation de l'édit de Nantes. Vous êtes...

Eric Zemmour J'ai une pensée un peu plus subtile que ça.

Raphaël Glucksmann Non, mais vous êtes un théoricien de la guerre civile en France, depuis les vraies guerres de religion jusqu'à celle que vous allez fantasmer maintenant. Et je vais vous dire le fond de ma pensée. Le fond de ma pensée. Vous dites des mots qui sont inacceptables. Vous dites: «L'islamisation, c'est comme le Covid, c'est un virus moral», c'est ce que vous dites. Et moi, vous savez à qui vous m'avez fait penser quand j'ai lu ça ? Eh bien, aux prédicateurs islamistes que j'ai étudiés en Algérie. Ils disaient la France est un virus moral.

David Pujadas Alors réponse... Réponse peut-être oui, Eric Zemmour.

Raphaël Glucksmann Comme eux. Vous êtes profondément étranger à tout ce qui a fait la grandeur de la France.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Défense

7 interventions2026, 2025

Prises de parole de Raphaël Glucksmann sur la défense européenne, l'effort militaire et la sécurité du continent.

Menace russe : « votre premier souci, ça doit être la sécurité des Françaises et des Français »

Interviewé au 8h30 de France Info TV par Agathe Lambret et Simon Le Baron, Raphaël Glucksmann alerte sur la menace russe pesant sur l'Europe. Il évoque une réunion où des chefs de services de sécurité ont décrit « un terrorisme d'État », citant une « action terroriste » russe contre l'aéroport de Leipzig « dont le but était de faire des morts ». Il vise ceux qui ont qualifié ces informations d'« opération de communication » : « il n'y a pas de diversion ou de communication quand il s'agit de notre sécurité ». Selon lui, la Russie de Vladimir Poutine est engagée dans un conflit « contre l'ensemble de nos démocraties européennes ». Sur sa candidature à la présidentielle, il rappelle : « ça fait plus de 10 ans que j'alerte sur ce fait », mentionnant sa présidence de la commission spéciale du Parlement Européen sur les ingérences étrangères, où il a « disséqué la guerre hybride menée par la Russie de Poutine ». Il affirme : « Je sais quelles actions il faut mener de manière claire pour protéger la France ». Sur l'Ukraine, il critique ceux qui veulent « couper le robinet d'aide », citant le Rassemblement National « aux portes du pouvoir ». Il explique que l'aide à Kiev relève de la sécurité européenne : « nous savons que nous sommes les cibles de Vladimir Poutine ». Il conclut que « le moindre signe de faiblesse est une invitation à l'agression » et appelle à « être ferme », « être fort » et « tenir bon ».

« Nous aidons l'Ukraine parce que c'est notre sécurité qui est en jeu, parce que nous savons que nous sommes les cibles de Vladimir Poutine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Quand vous avez les chefs de services de sécurité qui vous expliquent par le menu la situation dramatique en matière de sécurité de notre pays et de l'Europe tout entière, quand vous avez un exposé sur le fait qu'un État, la Russie, a entrepris une action terroriste contre l'aéroport de Leipzig, dont le but était de faire des morts, eh bien, vous ne pouvez pas sortir de cette réunion et faire un show devant les médias en expliquant que tout cela, c'est rien. Quand vous aspirez à présider aux destinées de la France, votre premier souci, ça doit être la sécurité des Françaises et des Français.

Agathe Lambret Vous visez qui là, Raphaël Glucksmann, qui fait un choix en disant ça ?

Raphaël Glucksmann Tous ceux qui sont sortis en expliquant que tout ça était une opération de communication.

Agathe Lambret Pour faire diversion ?

Raphaël Glucksmann Mais il n'y a pas de diversion ou de communication quand il s'agit de notre sécurité. Et oui, la Russie de Vladimir Poutine est engagée dans un conflit pas simplement contre l'Ukraine, contre l'ensemble de nos démocraties européennes, contre nos nations. Et nous avons eu, dans cette réunion, des patrons des services de sécurité qui nous disaient quoi ? Qui nous décrivaient un terrorisme d'État. Et donc vous êtes dans une situation où les attaques vont se multiplier contre le sol européen, sur le sol européen, contre nos nations.

Simon Le Baron Et justement, Raphaël Glucksmann, dans une situation aussi grave, et c'est une question qu'on a envie de poser à tous les candidats à l'élection présidentielle, qu'est-ce qui vous fait penser que vous pourriez être à la hauteur de ces périls aussi graves.

Raphaël Glucksmann Vous savez, ça fait plus de 10 ans que j'alerte sur ce fait, que nous avons une menace incarnée par la Russie de Vladimir Poutine qui peut plonger l'ensemble de notre continent dans la guerre. Et personne ne m'écoutait. J'ai présidé la commission spéciale du Parlement européen sur les ingérences étrangères. J'ai étudié la guerre hybride, disséqué La guerre hybride menée par la Russie de Poutine contre nos nations, les attaques permanentes, les entreprises de sabotage, l'utilisation des campagnes de désinformation pour fausser notre débat public. Je sais la menace qui pèse sur notre pays.

Simon Le Baron Vous êtes prêt et ça ne vous dissuade pas, au contraire, vous avez envie d'y aller.

Raphaël Glucksmann Je sais quelles actions il faut mener de manière claire pour protéger la France. Et encore une fois, quand j'entends tous ceux qui disent qu'il faut couper le robinet d'aide à l'Ukraine, le Rassemblement National par exemple, qui est aux portes du pouvoir. Je veux que ceux qui nous écoutent comprennent bien une chose: nous n'aidons pas l'Ukraine simplement par solidarité envers un peuple qui se bat pour être libre. Nous aidons l'Ukraine parce que c'est notre sécurité qui est en jeu, parce que nous savons que nous sommes les cibles de Vladimir Poutine, que sa guerre vise l'ensemble du continent européen et de nos démocraties, et que donc le moindre signe de faiblesse, le moindre signe de faiblesse est une invitation à l'agression. Il va falloir être ferme, il va falloir être fort, il va falloir tenir bon.

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La France doit porter la souveraineté européenne face à un monde durablement instable

Dans une interview sur France Info TV - L'invité politique début 2025, conduite par Antoine Comte, Raphaël Glucksmann insiste sur la responsabilité particulière de la France en matière de défense européenne. Il rappelle que la France est « la seule puissance nucléaire de l'Union européenne » et « la seule puissance nucléaire européenne totalement indépendante et autonome ». Selon lui, invoquer le droit international ne suffit plus : « En appeler au droit international simplement en disant attention, attention, attention le droit international, cela ne suffira pas. » Il affirme que la priorité doit être de « construire notre propre puissance, notre propre souveraineté » et que cela « doit être notre obsession ». Il met en garde contre l'idée que la situation géopolitique actuelle serait passagère : « Cette parenthèse qui est ouverte n'est pas une parenthèse. C'est le monde dans lequel nous allons malheureusement devoir vivre pendant très longtemps. »

« Ce qu'il faut, c'est construire notre propre puissance, notre propre souveraineté. Ça doit être notre obsession. Parce que cette parenthèse qui est ouverte n'est pas une parenthèse. C'est le monde dans lequel nous allons malheureusement devoir vivre pendant très longtemps. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Et que la France, qui a une responsabilité particulière en Europe, nous allons y venir, parce qu'elle est la seule puissance nucléaire de l'Union européenne et la seule puissance nucléaire européenne totalement indépendante et autonome, nous avons une responsabilité immense qui est celle de l'affirmation de la souveraineté de l'Europe. Parce qu'en appeler au droit international simplement en disant «attention, attention, attention le droit international », cela ne suffira pas. Ce qu'il faut, c'est construire notre propre puissance, notre propre souveraineté. Ça doit être notre obsession. Parce que cette parenthèse qui est ouverte n'est pas une parenthèse. C'est le monde dans lequel nous allons malheureusement devoir vivre pendant très longtemps.

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Défense européenne : préférence industrielle et souveraineté contre le complexe militaro-industriel américain

Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, Raphaël Glucksmann détaille sa position sur l'investissement européen en matière de défense. Il compare l'Europe à un « Tanguy » ayant vécu « 80 longues années » sous la protection américaine sans construire sa propre autonomie stratégique. Il revendique avoir négocié, pour le Parlement européen, le rapport sur la défense européenne et le programme EDIP, qu'il présente comme « l'embryon de cette future défense européenne ». Il affirme que ce cadre instaure pour la première fois une « préférence européenne », réservant les fonds européens aux productions industrielles du continent. Sur l'investissement de défense, il insiste : « Il faut un investissement massif, mais il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. » Il illustre le risque par l'exemple des F-35 américains « cloués au sol en cas de conflit », qui représenteraient selon lui une dépense inutile au détriment de la souveraineté européenne. Il conclut qu'acheter américain reviendrait à enrichir les États-Unis sans renforcer l'autonomie de l'Europe.

« Il faut un investissement massif, mais il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. Si avec cet investissement on achète des F-35 qui sont cloués au sol en cas de conflit, on n'aura pas œuvré à la souveraineté européenne. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il faut un investissement massif, mais il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. 80 longues années d'Europe Tanguy, d'Europe qui refuse de quitter la maison de papa et maman, d'Europe qui n'assume pas de construire sa propre maison. Mais ça, ça doit prendre fin maintenant. Et moi, j'ai négocié pour le Parlement européen le rapport sur la défense européenne et le programme EDIP, qui est l'embryon de cette future défense européenne. Et ce que nous avons acté pour la première fois, c'est la préférence européenne, c'est-à-dire que les fonds européens seront désormais réservé aux productions européennes. Et il faut un investissement massif. Il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. Si avec cet investissement on achète des F-35 qui sont cloués au sol en cas de conflit, on n'aura pas œuvré. On aura dépensé beaucoup d'argent, il sera content et il en bénéficiera, mais on n'aura pas œuvré à la souveraineté européenne.

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Service civique obligatoire et menaces hybrides russes : la cohésion nationale comme réponse défensive

Dans une interview accordée à RTL, conduite par Thomas Sotto, Raphaël Glucksmann défend l'instauration d'un service civique obligatoire et universel comme réponse aux menaces pesant sur la France. Il estime que les adversaires de la France, en particulier la Russie, exploitent avant tout la faiblesse de la cohésion nationale. Sur la nature de la menace russe : il précise que le danger immédiat ne réside pas dans une offensive militaire conventionnelle, mais dans des attaques « hybrides » visant à déstabiliser la société française de l'intérieur. Il cite un rapport des services secrets récemment publié montrant, selon lui, que la Russie instrumentalise le conflit à Gaza pour « monter les juifs contre les musulmans » en France. Interrogé par Thomas Sotto sur le fait que la guerre ne serait plus seulement une affaire militaire, il confirme : « C'est une question citoyenne et c'est la cohésion d'une nation qui permet sa résistance. » Sur la fracture territoriale et sociale : il illustre son propos en évoquant un jeune né à Trappes, un autre dans le 7e arrondissement de Paris et un troisième à Montgobert dans l'Aisne, qui « ne se croisent jamais dans leur existence ». Il affirme : « Mon obsession, c'est que nous fassions nation à nouveau. C'est qu'on fabrique à nouveau des citoyens dans notre pays. C'est qu'on reprenne le métier à tisser de la France ».

« C'est la cohésion d'une nation qui permet sa résistance. Mon obsession, c'est que nous fassions nation à nouveau. C'est qu'on reprenne le métier à tisser de la France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nos ennemis exploitent d'abord une chose, une chose : la faiblesse de notre cohésion nationale. Et donc ce qu'il faut, c'est un service civique obligatoire et universel pour que chaque jeune Français puisse donner de son temps et de son énergie à la nation entière.

Thomas Sotto Ça, si les Russes attaquent, c'est pas le service civique qui va nous défendre.

Raphaël Glucksmann Vous savez comment les Russes attaquent ? C'est pas simplement des tanks dans les rues de Strasbourg, c'est pas ça la menace immédiate. La menace immédiate, c'est les attaques qu'on appelle hybrides, c'est-à-dire la tentative de déstabilisation de notre nation. Ils identifient les failles de notre pays. Et ensuite, ils mettent du sel dessus et ils tentent de le déstabiliser. C'est ce qu'ils font là. Il y a un rapport des services secrets qui vient de sortir qui montre à quel point ils instrumentalisent le conflit à Gaza, la guerre à Gaza, pour monter les juifs contre les musulmans dans notre pays. Et donc ce qu'il faut, c'est qu'on refasse nation.

Thomas Sotto Donc la guerre n'est pas seulement une question de militaires aujourd'hui, ce que vous dites ?

Raphaël Glucksmann Non, c'est une question citoyenne et c'est la cohésion d'une nation qui permet sa résistance. Vous savez, quand un jeune qui naît à Trappes dans les Yvelines et un jeune qui naît dans le 7e arrondissement de Paris et un jeune qui naît à Montgobert dans l'Aisne ne se croisent jamais dans leur existence, vous ne faites pas nation. Eh bien moi, mon obsession, Mon obsession, mon obsession, c'est que nous fassions nation à nouveau. C'est qu'on fabrique à nouveau des citoyens dans notre pays. C'est qu'on reprenne le métier à tisser de la France.

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L'Europe doit compenser le retrait américain et assumer une défense autonome

Dans une interview sur France Info TV - 8:30, accordée à Agathe Lambret et Paul Larrouturou, Raphaël Glucksmann affirme que l'Europe doit compenser le désengagement militaire américain et développer des capacités de défense autonomes. Il rappelle son rôle de rapporteur au Parlement européen sur la défense européenne et annonce que, pour la première fois, les fonds européens seront réservés aux productions européennes : « Notre argent n'ira pas enrichir l'industrie militaire américaine. » Sur l'Ukraine, il estime que le soutien doit désormais venir d'abord de l'Europe, qui ne peut « vivre sous le chantage permanent d'une administration américaine si prompte à céder à la Russie de Vladimir Poutine ». Il justifie ce soutien par plusieurs motifs : l'agression dont l'Ukraine est victime, la violation du droit international, la volonté d'une nation de vivre libre, mais aussi et surtout la menace directe que la Russie fait peser sur la sécurité européenne. Il déclare : « Ça fait des mois qu'on sait que Donald Trump abandonne les Européens, leur sécurité collective, qu'il entend dealer directement avec Vladimir Poutine. »

« Il faut que l'Europe assume désormais d'avoir sa propre voix et donc qu'elle assume que le soutien à l'Ukraine doit d'abord venir de l'Europe. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Paul Larrouturou Est-ce que vous dites clairement ce matin sur France Info: la France doit compenser ce que l'Amérique retire ?

Raphaël Glucksmann L'Europe doit compenser et la France au premier chef. Ça fait des mois qu'on sait que Donald Trump abandonne les Européens, leur sécurité collective, qu'il entend dealer directement avec Vladimir Poutine. Et donc l'Europe doit développer des capacités de défense autonomes. Moi, au Parlement européen, je suis rapporteur sur la question de la défense européenne. Pour la première fois, Les fonds européens vont être réservés aux productions européennes. Notre argent n'ira pas enrichir l'industrie militaire américaine. Il faut que l'Europe assume désormais d'avoir sa propre voix et donc qu'elle assume que le soutien à l'Ukraine doit d'abord venir de l'Europe. Elle ne peut pas vivre sous le chantage permanent d'une administration américaine si prompte à céder à la Russie de Vladimir Poutine. Parce qu'au fond, et il faut le rappeler, Pourquoi nous soutenons l'Ukraine ? Pas simplement parce que l'Ukraine est victime d'une agression. Pas simplement parce que nous voulons soutenir une nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre. Pas simplement parce qu'il y a une violation patente du droit international, mais parce qu'il s'agit de notre propre sécurité, que la Russie menace notre sécurité.

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Guerre hybride russe : chaque faiblesse est une invitation à l'agression

Dans un entretien diffusé sur France Inter (La Matinale), conduit par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann alerte sur la réalité de la guerre hybride menée contre l'Europe. Il souligne la présence de soldats nord-coréens combattant sur le sol européen et la multiplication d'incendies criminels et de cyberattaques visant les chaînes de production des industries d'armement européennes : « C'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine, ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. » Il rappelle avoir présidé pendant cinq ans la commission spéciale sur les ingérences étrangères au Parlement européen. Il met en garde : « Si nous ne réagissons pas, notre continent basculera sans qu'on s'en rende compte dans une confrontation ouverte extrêmement dangereuse. » Il définit la défense de la souveraineté et de la sécurité européennes comme un « enjeu existentiel » et appelle à « envoyer des messages d'une fermeté dont nous sommes jusqu'ici montrés incapables ». Il insiste : « Chaque faiblesse est une invitation à l'agression. »

« C'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine, ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Face à ces tyrans dont le but est la guerre avec l'Europe. Chaque faiblesse, chaque faiblesse est une invitation à l'agression. Vous vous rendez compte qu'on a des soldats nord-coréens qui se battent actuellement sur le sol européen ? Vous vous rendez compte que sur les chaînes de production de nos industries d'armement, il y a une multiplication d'incendies criminels ou de cyberattaques incapacitantes ? C'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine, ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. Moi, j'ai présidé pendant 5 ans au Parlement Européen la commission spéciale sur les ingérences européennes. Je peux vous dire que si nous ne réagissons pas, notre continent basculera sans qu'on s'en rende compte dans une confrontation ouverte extrêmement dangereuse. Et que l'enjeu existentiel pour l'Europe aujourd'hui, c'est d'être capable de se défendre, de défendre sa souveraineté et sa sécurité. Et ça, ça suppose de ne jamais mollir, de ne jamais faiblir. Et donc oui, d'envoyer des messages d'une fermeté dont nous sommes jusqu'ici montrés incapables.

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La menace d'une guerre sur le sol européen avant 2029 et le « feu vert » envoyé à Poutine

Dans une interview diffusée sur France 5 dans l'émission En société, présentée par Émilie Tran Nguyen, Raphaël Glucksmann alerte sur l'imminence d'une menace militaire russe contre le territoire de l'Union européenne. Il s'appuie sur les déclarations du chef des renseignements allemands, Bruno Kahl, devant le Bundestag, selon lesquelles une guerre menée par Vladimir Poutine pourrait toucher le sol européen « avant 2029 ». Il ajoute que « les services danois disent exactement la même chose » et que, dans les pays baltes, « on creuse des tranchées », tandis que la Finlande « se prépare potentiellement à une invasion ». Sur la responsabilité américaine, il qualifie le message envoyé par Donald Trump et J.D. Vance à Vladimir Poutine de « feu vert ». Il souligne que les discussions russo-américaines en cours ne portent pas uniquement sur l'Ukraine mais aussi sur « l'architecture de sécurité européenne » et le positionnement des missiles de l'OTAN sur le sol de l'Union européenne. Il en conclut que « désormais, tout le monde est face à l'abîme » et que chaque dirigeant européen décide dans les jours qui viennent de « la place qu'il occupera dans les livres d'histoire ». Il insiste : il ne s'agit pas seulement de solidarité avec l'Ukraine mais de « la sécurité de nos enfants en Europe ».

« Le message qui a été envoyé à Vladimir Poutine par Donald Trump et monsieur Vance, c'est un feu vert. Un feu vert. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Le chef des renseignements allemands, des services secrets allemands, monsieur Kahl, Bruno Kahl, va devant le Bundestag, le Parlement allemand, et il dit quoi aux députés allemands ? Il dit: «Selon nos informations, selon nos analyses, il y aura une guerre sur le territoire européen menée par Vladimir Poutine avant, sur le territoire de l'Union européenne, avant 2029». Les services danois disent exactement la même chose. Et au moment où on se parle sur ce plateau, Dans les pays baltes, on creuse des tranchées. En Finlande, on se prépare potentiellement à une invasion. Et donc ce qu'il faut qu'on comprenne, c'est que ces menaces, cette menace, c'est pas quelque chose d'abstrait et de lointain. Le message qui a été envoyé à Vladimir Poutine par Donald Trump et monsieur Vance, c'est un feu vert. Un feu vert. Et Poutine, dans ses discussions avec les Américains en ce moment, en ce moment, les Russes dans leurs discussions avec les Américains, ils ne parlent pas que d'Ukraine. Il parle de l'architecture de sécurité européenne. Il parle de où sont disposés les missiles de l'OTAN en Europe, sur le sol de l'Union européenne. Désormais, en fait, tout le monde est face à l'abîme. Et donc maintenant, chaque dirigeant européen décide de son rôle dans le destin de nos nations. La place qu'on occupera, qu'ils occuperont dans les livres d'histoire est décidée dans les jours qui viennent. Il n'y a rien de plus crucial, de plus vital, de plus important que ces questions là. Et c'est pas une question, encore une fois, simplement de solidarité avec l'Ukraine. C'est une question de notre sécurité, la sécurité de nos enfants en Europe.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Gauche

9 interventions2026

Interventions de Raphaël Glucksmann sur la refondation de la gauche et son projet de gouvernement.

« Ce match-là, on va le gagner » : appel à sortir de l'esprit de défaite à gauche

Dans un extrait d'interview diffusé sur France Info TV dans l'émission Franc-Jeu, animée par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann aborde la division de la gauche et l'état d'esprit qui, selon lui, l'explique. Face au constat d'une gauche éclatée, il identifie la cause dans ce qu'il nomme « l'esprit de défaite » : il affirme que les responsables de gauche « sont tous convaincus que de toute façon on va perdre » et qu'« ils perdent les matchs sans les jouer ». Il oppose à cette résignation une volonté de combattre pour l'emporter : « ce match-là, on va le gagner. Et on va le jouer pour le gagner ». Il justifie cette détermination par la gravité de l'enjeu, qualifiant l'élection à venir de « l'élection la plus importante de notre vie » et déclarant que « la France peut sombrer à l'extrême droite » et que « l'extrême droite est à la porte du pouvoir ». Il dénonce les calculs tactiques de long terme - se positionner pour 2032 ou pour les négociations législatives - qu'il balaie d'un « tous ces coups de billard à 12 bandes, c'est fini ». Il appelle ainsi à un engagement total dans l'élection présente, sans arrière-pensées stratégiques.

« Ce match-là, on va le gagner. Et on va le jouer pour le gagner. Pourquoi ? Parce que c'est l'élection la plus importante de notre vie. La France peut sombrer à l'extrême droite. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je vous montrerai une chose, parce que vous dites, c'est la division, la gauche est éclatée. Mais vous savez d'où ça vient tout ça ? C'est de l'esprit de défaite. C'est qu'ils sont tous convaincus que de toute façon on va perdre. Et ils perdent les matchs sans les jouer. Eh bien moi je vais vous dire, ce match là, on va le gagner. Et on va le jouer pour le gagner. Pourquoi ? Parce que c'est l'élection la plus importante de notre vie. La France peut sombrer à l'extrême droite. L'extrême droite est à la porte du pouvoir. Et donc on n'a pas le droit d'aller jouer cette élection pour penser à 2032, à comment je me place pour les négociations législatives, blablabla. Tout ça, tous ces coups de billard à 12 bandes, c'est fini.

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Annonce de candidature à l'élection présidentielle de 2027

Dans une interview diffusée sur TF1 dans le cadre du 20H, Raphaël Glucksmann annonce officiellement sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, interrogé par Audrey Crespo-Mara. Il déclare : « Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle. » Il distingue son parcours de celui des professionnels de la politique, rappelant avoir été « aux côtés des rescapés du génocide au Rwanda ou des résistants à l'impérialisme russe en Géorgie puis en Ukraine » plutôt qu'« attaché parlementaire à 20 ans ». Il présente l'élection de 2027 comme « sans aucun doute le choix le plus important de notre vie de citoyen » et formule l'enjeu en une alternative : « Va-t-on offrir notre pays à Madame Le Pen et à l'extrême droite, aux valets de Trump et de Poutine. Ou va-t-on permettre à la France de renouer avec cette longue quête de justice qui a façonné son histoire. » Il justifie sa décision par un refus de « se dérober devant un tel choix » et affirme vouloir « relever la France ».

« Je suis candidat à l'élection présidentielle. Je ne sors pas, moi, du moule politique classique. Le choix qu'on va faire tous en 2027 est sans aucun doute le choix le plus important de notre vie de citoyen. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Audrey Crespo-Mara Ce soir, êtes-vous candidat à l'élection présidentielle ?

Raphaël Glucksmann Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle. Vous savez, je ne prends pas cette décision à la légère, surtout pas dans le moment qu'on est en train de traverser. Je ne sors pas, moi, du moule politique classique. Je n'étais pas attaché parlementaire à 20 ans au cadre d'un parti politique. J'étais aux côtés des rescapés du génocide au Rwanda ou des résistants à l'impérialisme russe en Géorgie puis en Ukraine. Pour moi, la politique, ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas non plus une carrière. Et si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France. Parce que vous savez, on a tous une boule dans le ventre quand on regarde ce qui est en train de devenir notre nation. Et pire encore, ce qu'elle pourrait devenir dans les mois qui viennent. Le choix qu'on va faire tous en 2027 est sans aucun doute le choix le plus important de notre vie de citoyen. Et la question, elle est simple va-t-on offrir notre pays à Madame Le Pen et à l'extrême droite, aux valets de Trump et de Poutine. Ou va-t-on permettre à la France de renouer avec cette longue quête de justice qui a façonné son histoire. C'est ça le choix qui nous est offert. Et moi, je ne me voyais pas me dérober devant un tel choix.

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Primaire de la gauche : refus de toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon

Dans une interview diffusée sur TF1 dans le cadre du journal de 20 heures, Raphaël Glucksmann expose sa vision de la primaire de la gauche et sa ligne sur les alliances. Il affirme sa conviction que la gauche peut remporter l'élection présidentielle à condition de se refonder. Il oppose deux camps au sein de la gauche : ceux qui, selon lui, « ont acté qu'on n'allait pas gagner la présidentielle » et préparent des accords avec Jean-Luc Mélenchon pour des circonscriptions, et ceux qui croient en une victoire possible fondée sur la fermeté des principes. Il déclare : « Si je gagne cette primaire, eh bien, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon ». Interrogé par Audrey Crespo-Mara sur l'engagement du Parti Socialiste à ce sujet, il reconnaît que « tout le monde ne semble pas être d'accord au sein du Parti Socialiste sur cette ligne ». Il justifie son refus d'alliance en énumérant des reproches adressés à la France insoumise : complaisance envers les dictateurs, incidents dans les meetings et fracturation de la société par les « fièvres identitaires ». Il conclut en s'adressant aux téléspectateurs qui se sentent « trahis ou abandonnés par la gauche », les appelant à participer au vote de la primaire : « C'est vous qui avez les clés aujourd'hui. »

« Si je gagne cette primaire, eh bien, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On va gagner l'élection présidentielle. Moi, j'en suis convaincu. Mais pour gagner, il faut que la gauche change. Il faut refonder la gauche. Et c'est ça, l'opportunité qu'offre cette primaire. C'est la refondation de la gauche. Le choix sera très simple entre ceux qui sont déjà dans l'esprit de défaite, qui ont acté qu'on n'allait pas gagner la présidentielle et qui sont déjà en train de, disons la vérité pour une fois, qui sont déjà en train de préparer leurs accords avec Jean-Luc Mélenchon pour gagner leur circonscription, et les autres, dont je fais partie, qui pensent que la gauche peut gagner l'élection présidentielle si elle est ferme sur ses principes.

Audrey Crespo-Mara Donc votre condition, c'est toujours aucune alliance avec la France insoumise. Est-ce que le Parti Socialiste a pris très clairement, fermement, un engagement à ce sujet ?

Raphaël Glucksmann Moi, je suis extrêmement clair. Si je gagne cette primaire, eh bien, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon.

Audrey Crespo-Mara Mais le Parti Socialiste ne vous a donné aucun engagement pour l'instant. Il n'a pris aucun engagement ?

Raphaël Glucksmann Tout le monde ne semble pas être d'accord au sein du Parti Socialiste sur cette ligne. Mais moi, je vous le dis, la seule manière pour la gauche de revenir au pouvoir, c'est d'être absolument claire. La gauche française, eh bien, elle ne se prosterne pas devant les dictateurs. Elle ne fait pas des jeux sur les noms Juifs dans les meetings. Elle ne fracture pas en permanence la société en surfant sur les fièvres identitaires. Et je vais vous le dire, il faut arrêter d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon.

Audrey Crespo-Mara Donc c'est la primaire qui décidera si c'est avec ou sans Jean-Luc Mélenchon.

Raphaël Glucksmann Nous verrons quel sera le débat. Mais je vais vous dire une chose, il ne faut pas avoir peur. Et j'aimerais m'adresser à vos téléspectateurs ce soir, en particulier à ceux qui se sentent trahis ou abandonnés par la gauche adhérez à ce processus de primaire, venez participer à ce vote, c'est vous qui avez les clés aujourd'hui.

primaireallianceMélenchonParti Socialiste

Rassemblement de la gauche démocratique et refus du césarisme présidentiel

Dans une interview sur BFMTV - 60 minutes, conduite par Marc Fauvelle le 12 juillet 2027, Raphaël Glucksmann expose sa stratégie de rassemblement de la gauche démocratique en vue de l'élection présidentielle de 2027. Il refuse de se présenter comme « un candidat de plus » et insiste sur le travail collectif, saluant le vote des militants socialistes comme « une excellente nouvelle » permettant de « travailler à la refondation d'une gauche démocratique dans une perspective claire ». Sur la méthode de gouvernement, il critique le fonctionnement présidentiel des dix dernières années : « Je ne pense pas que le césarisme des 10 dernières années où on a un président qui décide d'absolument tout soit une bonne manière de gouverner une démocratie. » Il défend la constitution d'une « équipe pour la France » capable de « mener à bien la transformation écologique », de « restaurer le sentiment de justice » et de « construire une puissance européenne ». Sur le calendrier, il annonce un rassemblement effectif dès septembre et affirme : « Nous serons en campagne et je pense sincèrement que nous gagnerons l'élection de 2027. » L'entretien est marqué par un échange avec Marc Fauvelle sur l'emploi du « nous » plutôt que du « je », que Raphaël Glucksmann revendique comme choix politique délibéré.

« Je ne pense pas que le césarisme des 10 dernières années où on a un président qui décide d'absolument tout soit une bonne manière de gouverner une démocratie. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je ne veux pas être candidat de plus, j'ai dit que je travaillerais au rassemblement. Et là, étape par étape, ce rassemblement, il se constitue. Vous avez vu comme moi le vote des militants socialistes. C'est une excellente nouvelle. Ça nous permettra de travailler à la refondation d'une gauche démocratique dans une perspective claire.

Marc Fauvelle Ça nous permettra. Ça me permettra.

Raphaël Glucksmann Oui, nous. Ça nous permettra. Permettez moi de travailler en équipe. Je ne pense pas que le césarisme des 10 dernières années où on a un président qui décide d'absolument tout soit une bonne manière de gouverner une démocratie. Et donc moi, ce que je veux, c'est qu'on constitue une équipe pour la France. Je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour que cette gauche démocratique existe, qu'elle soit capable à nouveau de gouverner le pays, de mener à bien la transformation écologique, qu'elle soit capable de restaurer le sentiment de justice dans notre société, qu'elle soit capable de gouverner à nouveau la France, de préserver la démocratie, de construire une puissance européenne. Nous offrirons la possibilité aux citoyennes et aux citoyens qui veulent plus de solidarité, qui veulent plus d'écologie, qui veulent plus de démocratie que ce qu'on a vu depuis 10 ans, une autre voie. Je suis convaincu que c'est notre espace qui est l'avenir de la politique française. Pour que ça fonctionne, il faut qu'on se rassemble et on va le faire dès septembre. Et je vous reverrai en septembre et vous me regarderez.

Marc Fauvelle Et vous passerez du nous au je.

Raphaël Glucksmann Mais surtout, ce nous sera matérialisé. Nous serons en campagne et je pense sincèrement que nous gagnerons l'élection de 2027.

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Refus du macronisme et critique d'Emmanuel Macron

Dans une interview diffusée sur TF1 TMC dans l'émission Quotidien présentée par Yann Barthes, Raphaël Glucksmann répond à l'étiquette de « nouveau Macron » qui lui est accolée. Il affirme avoir refusé les sollicitations du camp macroniste alors que celui-ci était au pouvoir, y compris des propositions de postes ministériels : « Je pouvais tout devenir ». Il justifie ces refus par un désaccord de fond sur trois axes. Sur l'économie, il déclare : « J'ai toujours su qu'Emmanuel Macron au pouvoir, ce que ça allait produire, c'est des riches plus riches et des pauvres plus pauvres. » Sur l'écologie, il estime qu'Emmanuel Macron « n'avait rien compris à la transformation écologique ». Sur la démocratie, il dit n'avoir « jamais cru non plus à son rapport à la démocratie ». Il attribue cette étiquette de « nouveau Macron » à une stratégie de La France Insoumise visant à le discréditer, et revendique de vouloir « réveiller un espace démocrate à gauche républicain qui ne soit pas sous la coupe de La France Insoumise ». Il précise également qu'il ne faisait pas de politique avant son engagement, mais réalisait des films documentaires.

« Si j'avais cru au macronisme, j'aurais répondu aux appels du pied des macronistes quand ils étaient au pouvoir. J'ai toujours refusé. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann D'ailleurs, je ne faisais pas de politique. Alors, j'ai lu aussi : «Candidat aux législatives pour un parti libéral». Enfin non, je faisais pas de politique, je faisais des films documentaires. Mais une chose, il y a aussi, vous avez oublié dans le bingo, «nouveau Macron» ou je sais pas si vous l'avez dit.

Yann Barthes Ah non, j'ai dit «macroniste », pas «nouveau Macron».

Raphaël Glucksmann Ah ouais, voilà, le «nouveau Macron». Mais en fait, il y a une réponse toute simple. Si j'avais cru au macronisme, j'aurais répondu aux appels du pied des macronistes quand ils étaient au pouvoir. J'ai toujours refusé.

Yann Barthes Ils avaient envie de quoi ?

Raphaël Glucksmann Je pouvais tout devenir.

Jean-Michel Aphatie Ministre ?

Raphaël Glucksmann Oui, bien sûr. Mais j'ai toujours refusé. Pourquoi ? Parce que j'y ai jamais cru.

Yann Barthes Qui vous a appelé ? Lui ?

Raphaël Glucksmann Je n'en révèle pas de ces conversations. Mais je n'ai jamais cru...

Jean-Michel Aphatie Ah, pas de langue de bois !

Raphaël Glucksmann Non, mais je n'ai jamais cru au ruissellement. J'ai toujours su qu'Emmanuel Macron au pouvoir, ce que ça allait produire, c'est des riches plus riches et des pauvres plus pauvres. Et j'ai jamais cru non plus à ses discours sur l'écologie. J'ai toujours pensé qu'il n'avait rien compris à la transformation écologique. J'ai jamais cru non plus à son rapport à la démocratie. Donc «nouveau Macron», c'est oui, quand vous êtes insoumis, vous allez expliquer «nouveau Macron» parce que pourquoi ? Parce qu'en fait, moi, ce que j'essaye de faire, c'est de réveiller un espace démocrate à gauche républicain qui ne soit pas sous la coupe de La France Insoumise. Et donc ils sont très forts. Ils vont m'affubler de tout. Je suis préparé, ça ne me touche pas vraiment.

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Défense d'une ligne sociale-démocrate et pro-européenne face aux préoccupations des Français

France Info TV - Interview par Gilles Bornstein

Dans une interview accordée à France Info TV, menée par Gilles Bornstein, Raphaël Glucksmann défend la ligne politique qu'il porte à gauche. Il revendique le score de 14 % obtenu aux élections européennes comme la preuve que sa ligne « social-démocrate, écologiste, viscéralement pro-européenne et attachée à la démocratie » est majoritaire à gauche. Il appelle les forces de gauche à s'accorder entre elles et insiste sur la nécessité de répondre aux préoccupations concrètes des citoyens plutôt que de se perdre dans des querelles internes qu'il qualifie de « course de petits chevaux ». Il pointe en particulier la question du pouvoir d'achat et de la dépendance énergétique, en demandant : « Quelle est notre réponse pour que les Françaises et les Français ne soient pas à ce point dépendants de la volatilité des prix du gaz et du pétrole ? » Il inscrit ainsi son propos dans une double exigence : unité programmatique à gauche et ancrage dans les difficultés quotidiennes, notamment le prix à la pompe.

« Notre ligne est majoritaire à gauche. On a fait 14 % aux élections européennes. Pourquoi ? Parce qu'on a assumé une ligne social-démocrate, écologiste, viscéralement pro-européenne et attachée à la démocratie. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Notre ligne est majoritaire à gauche. On a fait 14 % aux élections européennes. Pourquoi ? Parce qu'on a assumé une ligne social-démocrate, écologiste, viscéralement pro-européenne et attachée à la démocratie. Et oui, à un moment, il faut se mettre d'accord entre nous. Et à un moment surtout, il va falloir répondre aux questions que se posent les Françaises et les Français. Et aujourd'hui, ils ne sont pas obsédés par la course de petits chevaux. Aujourd'hui, ils sont obsédés par le prix à la pompe. Quelle est notre réponse ? Quelle est notre réponse pour que les Françaises et les Français ne soient pas à ce point dépendants de la volatilité des prix du gaz et du pétrole ?

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Rupture avec LFI et réaffirmation de la gauche républicaine

Dans une interview sur France Inter - La Grande Matinale, conduite par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann trace une ligne de démarcation avec La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Il affirme : « Quand vous jouez sur les noms juifs, quand vous bafouez les principes républicains, vous n'êtes pas la gauche ». Interrogé sur l'existence de gauches irréconciliables, il répond : « Pour moi, ils ne sont pas de gauche », estimant que LFI a « quitté les rives » de la tradition de gauche républicaine. Il définit la gauche par l'émancipation, la République, la fin de l'assignation identitaire, le progrès et la construction européenne, déclarant : « Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine. » Sur les victoires électorales de LFI dans des villes populaires, il refuse la notion de « nouvelle France » avancée par Jean-Luc Mélenchon : « Il n'y a pas de nouvelle France. Il n'y a pas d'ancienne France. Il n'y a que la France. » Il dit ne pas se résoudre à ce que les quartiers populaires soient « captés » par LFI, ni les villes moyennes par le Rassemblement National, et appelle à une politique ambitieuse sur l'école, l'intégration et la justice sociale pour proposer un « contrat patriotique » à l'ensemble des Français.

« Si la gauche, c'est la lutte pour l'émancipation, si la gauche, c'est la République, si la gauche, c'est la fin de l'assignation à résidence identitaire, si la gauche, c'est le progrès, si la gauche, c'est d'assumer la construction européenne jusqu'au bout, nous sommes la gauche. Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Quand vous jouez sur les noms juifs, quand vous bafouez les principes républicains, vous n'êtes pas la gauche. Ce n'est pas notre famille, ce n'est pas notre histoire, ce n'est pas notre tradition.

Benjamin Duhamel Donc ça veut dire des gauches irréconciliables ?

Raphaël Glucksmann Mais pour moi, ils ne sont pas de gauche. Enfin, je veux dire, qu'est-ce que c'est que la gauche ? Si la gauche, c'est la lutte pour l'émancipation, si la gauche, c'est la République, si la gauche, c'est la fin de l'assignation à résidence identitaire, si la gauche, c'est le progrès, si la gauche, c'est d'assumer la construction européenne jusqu'au bout, nous sommes la gauche. Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine.

Benjamin Duhamel Pourquoi Jean-Luc Mélenchon, selon vous, ce n'est pas la gauche ?

Raphaël Glucksmann Ce n'est pas notre histoire, ce n'est pas notre famille. Ils ont quitté les rives de cela. Ils ont quitté les rives de cela. Il faut le dire une fois pour toutes. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut effacer d'un coup d'éponge dans une salle obscure pour faire des négociations électorales. Donc en fait, la seule manière, la seule manière, c'est de renouer avec notre histoire, c'est de montrer qu'en fait on peut être viscéralement attaché à la justice sociale, aux services publics, et fondamentalement attaché au principe de la démocratie libérale, qu'on peut voter en étant à la fois complètement écolo, complètement favorable à la transformation écologique, et farouche Partisan de l'Europe, on n'a pas besoin de se scinder intérieurement à chaque élection.

Benjamin Duhamel Vous pouvez dire si vous voulez que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, c'est pas la gauche. Simplement, on voit aussi des victoires du côté de la France Insoumise, en plus de Saint-Denis au premier tour, à La Courneuve, à Roubaix, à Vaulx-en-Velin, à Creil, à Vénissieux. Ça aussi, c'est un mouvement en faveur de la gauche, de villes qui par ailleurs ont un électorat populaire. C'est ce que Jean-Luc Mélenchon, il appelle la nouvelle France.

Raphaël Glucksmann Mais il n'y a pas de nouvelle France. Il n'y a pas d'ancienne France. Il n'y a que la France. Et vous savez, il faut s'adresser à tous les Français, en tant que citoyen français. Et moi, je ne me résous pas à ce que les quartiers populaires des métropoles soient désormais simplement captés par la France Insoumise. D'ailleurs, tout comme je ne me résous pas à ce que les villes moyennes françaises soient aujourd'hui captées par le Rassemblement National. Il va falloir qu'on aille partout, dans tous les quartiers français, qu'on reprenne le métier à tisser de la République française, qu'on Lance une politique forte sur l'école, sur l'intégration, sur la justice sociale, pour que l'ensemble des Françaises et des Français trouvent leur place dans le projet de redressement et de contrat patriotique qu'on va leur proposer.

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La clarté comme condition pour que la gauche républicaine soit une digue face à l'extrême droite

Dans une interview sur France Info TV - 8.30, conduite par Agathe Lambret et Paul Larrouturou, Raphaël Glucksmann développe sa position sur la stratégie que doit adopter la gauche républicaine face à la montée de l'extrême droite. Il affirme que « la seule manière pour la gauche républicaine et démocrate d'être la digue face à l'extrême droite » et de « reprendre le pouvoir » est « la clarté ». Il exclut toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon, qu'il accuse de fouler « aux pieds les principes républicains ». Pour illustrer la cohérence qu'il appelle de ses vœux, il cite l'exemple de Jérôme Auslender, adjoint à la mairie de Clermont-Ferrand, qui choisit de se retirer face à une fusion de listes impliquant La France insoumise, perdant ainsi « sa mission, son travail, son salaire ». Selon Raphaël Glucksmann, ces choix individuels de principe « réenchanteront le rapport à la politique » et permettront aux citoyens de « croire à nouveau dans la politique ». Il conclut en affirmant qu'il faut montrer que la gauche républicaine est « assez cohérente, assez ferme et assez forte pour risquer des pertes afin de pouvoir défendre nos principes et de pouvoir gagner ».

« La seule manière pour la gauche républicaine et démocrate d'être la digue face à l'extrême droite, c'est la clarté. La seule manière pour être crédible quand on défend la démocratie, quand on défend la République, c'est de ne pas s'allier à Jean-Luc Mélenchon et à ceux qui foulent aux pieds les principes républicains. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je pense que la seule manière pour la gauche républicaine et démocrate d'être la digue face à l'extrême droite, parce que ce sera ça l'enjeu des mois, des semaines, des années qui viennent, et la seule manière de reprendre le pouvoir, d'aspirer à à nouveau conduire le destin immense de la France, la seule manière, c'est la clarté. La seule manière pour être crédible quand on défend la démocratie, quand on défend la République, c'est de ne pas s'allier à Jean-Luc Mélenchon et à ceux qui foulent aux pieds les principes républicains. Moi, je vais vous dire, c'est à chaque fois des choix personnels extrêmement compliqués. Moi, je pense par exemple à Jérôme Auslender, qui est adjoint à la mairie de Clermont-Ferrand. C'est l'engagement de sa vie, c'est sa mission. Et là, il va y avoir une fusion. Et qu'est-ce qu'il fait? Eh bien, il se retire. Il perd sa mission, il perd son travail, il perd son salaire. Il le fait pourquoi ? Parce qu'en fait, il s'engage pour des principes et pour des idées. Et ces exemples là, partout en France, eh bien, réenchanteront le rapport à la politique, feront en sorte que les électrices et les électeurs, les citoyennes et les citoyens croient à nouveau dans la politique. Il faut montrer que nous sommes capables, que nous sommes assez cohérents, que nous sommes assez fermes et assez forts pour risquer des pertes afin de pouvoir défendre nos principes et de pouvoir gagner.

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Ralliements d'ex-macronistes : Raphaël Glucksmann assume et revendique l'élargissement de la gauche

Lors d'une interview sur France Inter - La Grande Matinale, conduite par Florence Paracuellos, Raphaël Glucksmann est interrogé sur les ralliements successifs à son mouvement de personnalités issues du macronisme : Marguerite Cazeneuve, ancienne conseillère d'Emmanuel Macron, Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé, et Sacha Houlié, ex-député macroniste. Des auditeurs s'interrogent sur ce que ces ralliements disent de son positionnement politique. Raphaël Glucksmann récuse toute filiation avec le macronisme : « Je ne suis pas le nouvel Emmanuel Macron. J'ai toujours refusé les offres qui m'étaient faites par le macronisme triomphant. » Il justifie cette distance par un désaccord de fond : « Je ne croyais pas à cet état d'esprit qui est irrespectueux pour les plus vulnérables, qui méprise la solidarité, qui n'a jamais rien compris à la transition écologique. » Il affirme néanmoins se réjouir de ces ralliements, qu'il inscrit dans une stratégie d'élargissement de la gauche au-delà de son électorat traditionnel. Il déclare que son « obsession » est « que la gauche fasse sauter le plafond de verre » et adresse un appel aux électeurs centristes : « Mon message aux électeurs centristes qui ont voté Emmanuel Macron, eh bien, c'est de revenir, c'est de revenir pour nous, pour voter pour nous. » Il oppose cette démarche à une attitude qu'il qualifie de « sectaire », affirmant vouloir « y aller pour gagner ».

« Mon obsession, c'est que la gauche fasse sauter le plafond de verre et c'est que des gens qui n'étaient plus à gauche redeviennent à gauche, reviennent. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Florence Paracuellos Plusieurs questions d'auditeurs, je cite Christophe, je cite Jacques, qui s'interrogent sur le dernier ralliement en date à votre mouvement, celui de Marguerite Cazeneuve, ancienne conseillère d'Emmanuel Macron, qui a suivi les ralliements d'Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé d'Emmanuel Macron, de Sacha Houlié, ex-député macroniste. Qu'est-ce que ça dit de votre positionnement? Est-ce que vous êtes le nouvel Emmanuel Macron ?

Raphaël Glucksmann Je ne suis pas le nouvel Emmanuel Macron. Je suis très fier que ces gens de grande qualité nous aient rejoints. Je ne suis pas le nouvel Emmanuel Macron. J'ai toujours refusé refusé les offres qui m'étaient faites par le macronisme triomphant. Pourquoi ? Parce que je n'y croyais pas, parce que je ne croyais pas à cet état d'esprit qui est un état d'esprit qui est irrespectueux pour les plus vulnérables, qui méprise la solidarité, qui n'a jamais rien compris à la transition écologique. Donc nous ne portons ni les mêmes principes, ni les mêmes convictions. Mais par contre, je vais vous dire une chose, Bien sûr, bien sûr que je suis content que des gens qui ont cru en Emmanuel Macron nous rejoignent. Pourquoi ? Mais parce que moi, mon obsession, mon obsession, c'est que la gauche fasse sauter le plafond de verre et c'est que des gens qui n'étaient plus à gauche redeviennent à gauche, reviennent. Et mon message aux électeurs centristes qui ont voté Emmanuel Macron, eh bien, c'est de revenir, c'est de revenir pour nous, pour voter pour nous. C'est absolument pas de se comporter de manière sectaire et d'expliquer que nous sommes très heureux de perdre chaque élection droite. Cette fois-ci, il faudra y aller pour gagner, pour gagner.

Florence Paracuellos Merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin, la revue de presse à suivre.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Europe

7 interventions2026, 2025

Interventions de Raphaël Glucksmann sur la construction européenne, la souveraineté et l'avenir de l'Union.

« 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour » en Europe

Lors d'une intervention au Parlement européen pendant le débat sur l'état de l'Union, Raphaël Glucksmann prend la parole pour dénoncer la désindustrialisation du continent. Il affirme : « En Europe, 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour ». Il attribue ce constat à ce qu'il nomme « 30 années de religion du libre-échange », à « l'humiliation heureuse face à Trump » et à « la capitulation choisie face à la Chine ». Sur la dépendance stratégique : il énumère les batteries, les terres rares et les panneaux solaires qui « tout vient de Chine aujourd'hui », la dépendance aux plateformes et à l'intelligence artificielle américaines, ainsi que les aéroports et chemins de fer « visés par Poutine ». Il critique les annonces de la Commission, qu'il réduit à « des panels, des débats stratégiques », et lance : « Il faut se réveiller ». Sur les revendications : il réclame « un plan européen d'investissement dans les industries de la transition écologique », « la préférence européenne, des marchés publics réservés aux productions européennes, la protection de nos usines contre le dumping chinois ». Il demande également l'application des règles votées « contre les géants américains et chinois du numérique ». Il conclut son intervention par une exigence d'immédiateté : « Nous le voulons maintenant. » L'extrait est diffusé par Place Publique sur les réseaux sociaux.

« En Europe, 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour. Voilà le coût de 30 années de religion du libre-échange, le coût de l'humiliation heureuse face à Trump et le coût de la capitulation choisie face à la Chine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En Europe, 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour. Voilà le coût de 30 années de religion du libre-échange, le coût de l'humiliation heureuse face à Trump et le coût de la capitulation choisie face à la Chine. Nos batteries, nos terres rares, nos panneaux solaires, tout vient de Chine aujourd'hui. Nous dépendons totalement des plateformes et de l'intelligence artificielle américaines. Nos aéroports et nos chemins de fer sont visés par Poutine. Et qu'annoncez vous ce matin ? Des panels, des débats stratégiques. Il faut se réveiller. Nous voulons un plan européen d'investissement dans les industries de la transition écologique. Nous voulons enfin la préférence européenne, des marchés publics réservés aux productions européennes, la protection de nos usines contre le dumping chinois. Nous voulons que vous appliquiez enfin les règles que nous avons votées contre les géants américains et chinois du numérique. Nous le voulons maintenant.

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Filtrage des investissements étrangers : protéger la sécurité et la souveraineté européennes

Parlement Européen - Rapporteur des règles européennes pour le filtrage des investissements étrangers

Dans une intervention au Parlement Européen en tant que rapporteur du règlement sur le filtrage des investissements étrangers, Raphaël Glucksmann présente la réforme qui vient d'être votée. Il explique la logique du texte : vérifier la finalité des investissements étrangers en Europe, notamment chinois, pour déterminer s'ils constituent un danger pour la sécurité et la souveraineté européennes. Il cite deux exemples : l'achat de ports, d'aéroports et de réseaux de communication par des entreprises chinoises, qu'il décrit comme une démarche visant « une certaine forme de domination sur l'Europe », et l'implantation d'usines de voitures électriques en Hongrie, présentée non comme une création d'emplois mais comme un moyen de « contourner notre défense commerciale ». Il affirme : « C'est la fin de la naïveté, quand nous disions : d'accord, nous sommes ouverts, venez investir, venez investir. Mais qui investit, et dans quoi ? » Il précise que l'objectif du texte est de créer « un cadre harmonisé afin de protéger les citoyens et les productions de l'Europe ». L'intervention insiste sur la nécessité de passer d'une posture d'ouverture inconditionnelle à un contrôle systématique des investissements étrangers au regard des intérêts stratégiques européens.

« C'est la fin de la naïveté, quand nous disions : d'accord, nous sommes ouverts, venez investir, venez investir. Mais qui investit, et dans quoi ? Est-ce un danger pour notre sécurité, pour la sécurité et la souveraineté de l'Europe ? »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Quand des entreprises chinoises achètent nos ports, nos aéroports, nos réseaux de communication, elles le font afin d'avoir une certaine forme de domination sur l'Europe. Nous venons juste de voter la réforme du contrôle des investissements étrangers en Europe. Vous savez, quand des Chinois viennent en Hongrie et créent une usine de voitures électriques, ils ne le font pas pour créer des emplois en Europe. Ils le font pour contourner notre défense commerciale. Et nous devons vérifier à quoi servent ces investissements. Quand des entreprises chinoises achètent nos ports, nos aéroports, nos réseaux de communication, elles le font afin d'avoir une certaine forme de domination sur l'Europe. Et nous devons protéger notre propre sécurité. C'est donc la fin de la naïveté, quand nous disions : "D'accord, nous sommes ouverts, venez investir, venez investir". Mais qui investit, et dans quoi ? Est-ce un danger pour notre sécurité, pour la sécurité et la souveraineté de l'Europe ? Alors nous devons vérifier. Et ce que nous sommes en train de créer, c'est un cadre harmonisé afin de protéger les citoyens et les productions de l'Europe.

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Souveraineté européenne face à Trump : « Nous ne sommes pas ses vassaux »

Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, Raphaël Glucksmann réagit aux pressions exercées par Donald Trump sur la souveraineté européenne, notamment concernant le Groenland et les plateformes numériques. Il estime que l'Europe a su établir un rapport de force face au président américain et que ce que Trump présentera comme une victoire relève en réalité d'un statu quo : « Les Américains avaient déjà des bases, ils avaient déjà la capacité d'installer leur dôme au Groenland. Ils avaient déjà la capacité à trouver des deals sur les minerais. » Sur la souveraineté territoriale, il affirme : « Il n'y a pas de souveraineté négociable du territoire européen. » Interrogé par Darius Rochebin sur la volonté de Trump d'obtenir des morceaux de souveraineté, notamment en s'affranchissant des règles écologiques européennes, Raphaël Glucksmann élargit le propos aux plateformes numériques. Il rappelle que celles-ci « doivent obéir au Digital Services Act voté dans cet hémicycle à une écrasante majorité des députés européens ». Il conclut en déclarant : « Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n'y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. »

« Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n'y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Ce qu'on a montré, c'est qu'en fait Donald Trump devait respecter la souveraineté européenne, la souveraineté des Européens. Et c'est ça la victoire de ce rapport de force enfin assumé face à Donald Trump. Et donc en réalité, ce qu'il va nous vendre comme une grande victoire, ça doit être une forme de statu quo. Les Américains avaient déjà des bases, ils avaient déjà la capacité d'installer leur dôme au Groenland. Ils avaient déjà la capacité à trouver des deals sur les minerais. Et donc on va les laisser clamer une immense victoire alors qu'en réalité c'est l'Europe qui aura su résister. Et il n'y a pas de souveraineté négociable du territoire européen.

Darius Rochebin Mais vous savez bien qu'il veut plus. Il veut pouvoir forer par exemple sans avoir à demander au Parlement européen qu'il y ait des règles écologiques beaucoup plus strictes, sans avoir à demander aux Danois. C'est ça l'idée d'avoir des morceaux de souveraineté, s'il y arrive.

Raphaël Glucksmann Mais vous savez, il y a une chose que Donald Trump doit comprendre, c'est que nous ne sommes pas ses vassaux. Que nous avons nos propres règles, que ces grandes plateformes numériques doivent obéir au Digital Services Act voté dans cet hémicycle à une écrasante majorité des députés européens. Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n'y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. Et donc on va pas vendre pan par pan la souveraineté européenne.

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L'Europe doit projeter de la force face aux empires américain, chinois et russe

Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, Raphaël Glucksmann développe sa vision de la politique extérieure européenne face aux grandes puissances. Il constate que l'Europe défend le multilatéralisme et le droit international sans défendre ses propres intérêts, contrairement aux États-Unis, à la Chine et à la Russie. Il qualifie le moment de « décisif » dans l'histoire européenne et appelle l'Europe à « projeter de la force ». Il cite les propos du secrétaire d'État au Trésor de Donald Trump à Davos, qui a déclaré : « L'Europe projette de la faiblesse et nous, les États-Unis, nous projetons de la force. » Raphaël Glucksmann y voit une « vision commune à Poutine, à Trump et à Xi Jinping » selon laquelle l'Europe serait incapable de projeter de la force. Il rappelle que la Russie demeure « la principale menace sécuritaire pesant sur l'Europe » et affirme que la défense des intérêts européens devra s'exercer simultanément face aux trois puissances. Il conclut en affirmant que « la force seule crée le respect chez vos adversaires ».

« Tout notre combat, tout mon combat, c'est que l'Europe soit capable de projeter cette force. La force qui seule crée le respect chez vos adversaires. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il faut savoir défendre nos intérêts. Les Chinois défendent leurs intérêts. Les Russes défendent leurs intérêts. Les Américains défendent leurs intérêts. Nous, nous défendons le multilatéralisme, la charte de l'OMC. Nous défendons le droit international. Nous ne défendons pas les intérêts européens. Et désormais, c'est ce qu'on va devoir faire. On va devoir le faire et ça sera extrêmement difficile. On va devoir le faire face aux États-Unis d'Amérique, face à l'administration Trump, mais aussi face à la Chine et évidemment face à la Russie qui est la principale menace sécuritaire pesant sur l'Europe, ne l'oublions jamais. Et donc face à ces empires, parce que c'est un moment décisif dans notre histoire en fait, face à ces empires-là, l'Europe doit imposer une force. Vous avez vu ce qu'a dit le secrétaire d'État au Trésor de Donald Trump à Davos ? Il a dit: «L'Europe projette de la faiblesse et nous, les États-Unis, nous projetons de la force». C'est la vision commune à Poutine, à Trump et à Xi Jinping. L'Europe est à leurs yeux incapable de projeter de la force. Tout notre combat, tout mon combat, c'est que l'Europe soit capable de projeter cette force. La force qui seule crée le respect chez vos adversaires.

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Sanctions contre Thierry Breton : appel à proclamer l'indépendance de l'Europe face à l'administration Trump

Place Publique - Déclaration

Dans une déclaration publiée sur les canaux de Place Publique, Raphaël Glucksmann réagit aux sanctions imposées par l'administration Trump à l'encontre de Thierry Breton. Il affirme : « En sanctionnant Thierry Breton, l'administration Trump montre qu'elle considère l'Europe comme son principal adversaire. » Il appelle à une réponse européenne fondée sur la souveraineté, en particulier dans le domaine numérique, et demande l'application des lois européennes face aux pressions américaines. Il déclare : « Finies les génuflexions, finies les courtisaneries vis-à-vis de Trump. Il ne nous aidera pas, ni sur l'Ukraine, ni sur rien d'autre ». Il plaide pour une Europe « autonome, souveraine » qui « défende fièrement ses principes et ses intérêts », et lance : « Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais une colonie américaine ». La déclaration s'inscrit dans le contexte des tensions transatlantiques croissantes et du débat sur l'autonomie stratégique européenne.

« Finies les génuflexions, finies les courtisaneries vis-à-vis de Trump. Il ne nous aidera pas, ni sur l'Ukraine, ni sur rien d'autre. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais une colonie américaine. En sanctionnant Thierry Breton, l'administration Trump montre qu'elle considère l'Europe comme son principal adversaire. Nous devons aujourd'hui œuvrer à la souveraineté européenne dans tous les domaines, à commencer par le numérique. Nous devons appliquer et défendre nos propres lois. Et nous devons ensemble proclamer l'indépendance de l'Europe. Finies les génuflexions, finies les courtisaneries vis-à-vis de Trump. Il ne nous aidera pas, ni sur l'Ukraine, ni sur rien d'autre. Et donc nous devons aujourd'hui œuvrer ensemble à ce que l'Europe soit autonome, souveraine et qu'elle défende fièrement ses principes et ses intérêts.

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« Il est minuit moins une pour l'Europe » : plaidoyer pour la souveraineté européenne au Parlement

Parlement Européen - Discours de Raphaël Glucksmann

Dans une intervention au Parlement européen, Raphaël Glucksmann appelle à une réponse européenne face à trois menaces qu'il identifie : « la guerre russe », « la trahison américaine » et « l'offensive chinoise contre nos productions ». Il plaide pour la construction d'une souveraineté européenne sur trois axes - militaire, énergétique et industriel - et pour l'instauration d'une « préférence européenne dans toutes nos politiques publiques ». Il qualifie ce moment de « bascule » et appelle à une « véritable déclaration d'indépendance européenne ». Dans la seconde partie de son intervention, il s'adresse directement aux groupes d'extrême droite du Parlement, les qualifiant de « patriotes de pacotille » qui « prônez la soumission à Trump et Poutine » et de « marionnettes de puissances étrangères ». Il conclut par une formule d'opposition frontale : « Vous ne passerez pas. Et nous allons construire ensemble cette Europe que vos maîtres détestent tant. »

« Il est minuit moins une pour l'Europe. Face à la guerre russe, face à la trahison américaine, face à l'offensive chinoise contre nos productions, le moment est venu d'affirmer la souveraineté européenne. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Chers collègues, il est minuit moins une pour l'Europe. Face à la guerre russe, face à la trahison américaine, face à l'offensive chinoise contre nos productions, le moment est venu d'affirmer la souveraineté européenne. Le moment est venu de bâtir notre souveraineté militaire, notre souveraineté énergétique, notre souveraineté industrielle. Le moment est venu d'imposer la préférence européenne dans toutes nos politiques publiques et d'assumer une véritable déclaration d'indépendance européenne. Et dans ce moment de bascule, nous devons confronter les voix de la capitulation qui résonnent au cœur de cette enceinte. Oui, vous, à l'extrême droite, vous êtes des patriotes de pacotille qui depuis le début de ce débat prônez la soumission à Trump et Poutine. Vous êtes les marionnettes de puissances étrangères. Mais vous ne passerez pas Et nous allons construire ensemble cette Europe que vos maîtres détestent tant.

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« Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de nous affirmer » : appel à un leadership français en Europe

France 2 - L'événement - Interview par Caroline Roux

Dans une interview sur France 2 dans l'émission L'événement, conduite par Caroline Roux, Raphaël Glucksmann livre un plaidoyer pour un sursaut européen porté par la France. Il reconnaît un contexte de vertige collectif face à la fin d'un monde où « la paix, la démocratie étaient garanties », mais affirme que l'Europe dispose de bases solides : « On est beaucoup plus forts qu'on ne le croit en Europe ». Sur le déclassement français, il estime que la France a reculé « à l'échelle européenne et à l'échelle du monde ces dernières années », mais que le moment permet de « redevenir les locomotives de la construction européenne » et même « les leaders du monde libre ». Il cite l'exemple des scientifiques américains persécutés sous l'administration Trump et appelle à les accueillir en France : « Ramenons-les chez nous ». Il convoque le général de Gaulle et son lien entre grandeur française et liberté mondiale. Sur la défense, il souligne que la France possède une dissuasion nucléaire et une industrie de défense et que ce domaine « devient le cœur du projet européen ». Il conclut que si la France « prend les bonnes décisions maintenant », les empires chinois, américain et russe « seront obligés de nous écouter ». Sa conclusion tient en une phrase : « Ce dont nous manquons aujourd'hui, c'est de la volonté politique d'exister. »

« Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de nous affirmer nous-mêmes. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il me reste un immense espoir, un immense espoir. Moi, c'est ce que je veux dire aux gens qui nous écoutent. Vous savez, on a vécu dans un monde qui n'existera plus, où la paix, la démocratie étaient garanties. Et donc on est dans un moment de vertige, on a peur, c'est normal d'avoir peur, c'est normal d'avoir peur, ce serait même malsain de ne pas avoir peur. Mais on est beaucoup plus forts qu'on ne le croit en Europe. On a des bases beaucoup plus saines qu'on ne le pense. On est un continent où on vit dans une forme de stabilité et dans une forme aussi de développement qui n'existe pas vraiment ailleurs. Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de nous affirmer nous-mêmes. Et je veux aussi dire mon espoir pour la France précisément.

Caroline Roux En conclusion.

Raphaël Glucksmann Mon espoir pour la France, parce qu'en fait on a été déclassé à l'échelle européenne et à l'échelle du monde ces dernières années. Et là, tout d'un coup, on peut redevenir les locomotives de la construction européenne. On peut redevenir les leaders de l'Europe. C'est un projet immense, vous savez, pour le pays. Et on peut pas seulement de l'Europe, on peut être à nouveau les leaders du monde libre. En réalité, vous savez, vous avez vu ce qui se passe aux États-Unis, tous ces scientifiques qui se font virer, qui se font persécuter. Ramenons-les chez nous, redevenons en fait ce que nous avons déjà été dans notre histoire. Renouons avec ce pacte 20 fois séculaire entre «La grandeur de la France, c'est la liberté du monde» dont parlait le général de Gaulle. Nous sommes aujourd'hui, pour la France, à un moment déterminant. On a une défense, on a une dissuasion, on a une industrie de défense et la défense devient le cœur du projet européen. Si nous prenons les bonnes décisions maintenant, eh bien nous serons, nous, à la tête de l'Union européenne et nous affirmerons une puissance. Et les empires qui nous menacent aujourd'hui, qui nous méprisent, eh bien seront obligés de nous écouter. Que ce soit la Chine, les États-Unis ou la Russie. Mais pour cela, il faut le vouloir. Et ce dont nous manquons aujourd'hui, c'est de la volonté politique d'exister.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Démocratie

7 interventions2026, 2025

Déclarations de Raphaël Glucksmann sur la démocratie, ses menaces et la lutte contre le populisme autoritaire.

Glucksmann candidat : « démocratie, écologie, justice »

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI et animé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann présente sa candidature à la présidence de la République. Il place son engagement dans la continuité de son parcours : « Toute ma vie, j'ai lutté pour la démocratie. Partout. Et aujourd'hui, c'est en France qu'elle est menacée ». Il décrit un moment de bascule, avec « l'extrême droite aux portes du pouvoir », et estime que « si la France tombe, c'est toute l'Europe qui tombera ». Selon lui, cette élection est « la dernière chance », mais « le barrage ne suffira pas » : il faudra « redonner de l'espoir » et un « avenir désirable ». Sur l'écologie : après « l'été cataclysmique qu'on vient de vivre », il fait de « la révolution écologique » le « grand projet » censé rassembler les Français et « rompre avec l'esprit de défaite ». Sur les inégalités, il dénonce une justice « bafouée depuis 10 ans » et une France en train de devenir « une société de rentiers et d'héritiers ». Il affirme vouloir « qu'on redevienne une République de travailleurs » et présente « la lutte contre les privilèges » comme « l'ADN de la gauche ». Il résume son projet autour de trois axes : démocratie, écologie, justice.

« L'extrême droite est aux portes du pouvoir et on vit tous là un moment de bascule inédit dans notre histoire. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Toute ma vie, j'ai lutté pour la démocratie. Partout. Et aujourd'hui, c'est en France qu'elle est menacée. L'extrême droite est aux portes du pouvoir et on vit tous là un moment de bascule inédit dans notre histoire. Si la France tombe, c'est toute l'Europe qui tombera. Cette élection, pour nous, c'est la dernière chance. Mais dans cette bataille de France, attention, le barrage ne suffira pas. Dans cette bataille de France, il faudra redonner de l'espoir. Le peuple français a besoin de croire à nouveau dans un avenir. Un avenir désirable. Un avenir profitable pour tous. Cet avenir, surtout après l'été cataclysmique qu'on vient de vivre, c'est d'abord la révolution écologique. C'est ça le grand projet qui permettra de rassembler les Français et de rompre avec l'esprit de défaite. Cet avenir, c'est aussi la justice sociale qui est bafouée depuis 10 ans. On est en train de devenir une société de rentiers et d'héritiers. Et moi, je veux qu'on redevienne une République de travailleurs. La lutte contre les privilèges, c'est l'ADN de la gauche. Alors démocratie, écologie, justice, voilà pourquoi je suis candidat à la présidence de la République.

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Revendication de spontanéité face au « soupçon d'insincérité » qui pèse sur la classe politique

Dans une interview diffusée sur France Info TV dans l'émission Franc-Jeu, animée par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann répond à une question sur d'éventuelles erreurs de communication. Il assume par avance ses maladresses futures et refuse de « rentrer dans le moule » de la communication politique formatée. Il affirme que les questions portant sur les éléments de langage relèvent d'un « vieux monde » obsédé par la communication, où la moindre spontanéité est traquée. Il diagnostique un « soupçon d'insincérité qui pèse sur l'ensemble de la classe politique, à gauche comme à droite », qu'il désigne comme un facteur de dégradation de la démocratie. Selon lui, le rejet de la classe politique et parfois des médias s'explique par « une forme de suspicion de formatage et d'insincérité ». Il estime qu'« un peu de spontanéité, un peu peut-être de maladresse de temps en temps » pourrait « faire du bien à la politique », même si cela alimente le buzz sur les réseaux sociaux. Il revendique de rester fidèle à ce qu'il est, préférant la sincérité au calcul communicationnel.

« Il y a un soupçon d'insincérité qui pèse sur l'ensemble de la classe politique, à gauche comme à droite, et c'est ça qui est en train de miner notre démocratie. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Des fois je ferais des erreurs de communication, je resterais spontané. Mais moi je m'en moque en fait. Vos questions, c'est en fait les questions d'un vieux monde, d'un monde qui est réglé par des éléments de communication et ensuite on saute sur le moindre élément de spontanéité. Mais je pense qu'il y a un soupçon d'insincérité qui pèse sur l'ensemble de la classe politique, à gauche comme à droite, et que c'est ça qui est en train de miner notre démocratie. Et qu'en fait un peu de spontanéité, un peu peut-être de maladresse de temps en temps, certes ça va faire le buzz sur les réseaux sociaux, mais je crois que ça va faire du bien à la politique. Et moi je ne veux pas rentrer dans le moule en fait, je veux continuer à être qui je suis et je pense que s'il y a un tel rejet de la classe politique, et s'il y a un tel rejet même parfois des médias, eh bien c'est sans doute parce qu'il y a une forme de suspicion de formatage et d'insincérité.

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La sincérité en politique comme condition de la réussite durable

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann évoque la figure de Pierre Mendès France comme modèle politique. Il rapporte un échange au cours duquel on lui a objecté la brièveté du passage au pouvoir de Mendès France, et livre sa réponse : « Il va falloir montrer que la sincérité, l'intégrité, la vérité en politique peuvent prendre le pouvoir et peuvent y rester et peuvent changer la vie des Françaises et des Français ». Il affirme vouloir démontrer qu'il n'est pas nécessaire de mentir ou de se trahir pour réussir en politique, et que la dignité et la sincérité sont compatibles avec l'exercice du pouvoir. Il reconnaît que cette promesse peut paraître difficile à croire, mais soutient que « les coups de billard à 12 bandes ne marchent plus ». Il conclut en affirmant que dans une période de crise, l'essentiel est de « dire ce qu'on pense être la vérité, et de s'y tenir », et s'engage personnellement à le faire.

« Il va falloir montrer que la sincérité, l'intégrité, la vérité en politique peuvent prendre le pouvoir et peuvent y rester et peuvent changer la vie des Françaises et des Français. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je cite souvent Pierre Mendès France comme un modèle, et une fois quelqu'un m'a dit « Mais il est pas resté très longtemps au pouvoir, est-ce que vous pensez pas trouver un autre modèle ? » J'ai dit « Mais justement, il va falloir montrer que la sincérité, l'intégrité, la vérité en politique peuvent prendre le pouvoir et peuvent y rester et peuvent changer la vie des Françaises et des Français ». Il va falloir montrer qu'on n'est pas obligé de mentir pour réussir en politique, qu'on n'est pas obligé qu'on n'est pas obligé de se trahir, qu'on peut rester digne, qu'on peut être sincère. Sincère ! Je sais que c'est compliqué à croire, je sais que c'est compliqué à entendre, mais les coups de billard à 12 bandes ne marchent plus. Dans une période de crise, ce qui compte, c'est de dire ce qu'on pense être la vérité, et de s'y tenir. Eh bien, je m'y tiendrai.

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Les causes profondes de la montée du populisme et la fragilité des démocraties occidentales

Dans une interview sur RMC - Face aux GG, face à Lora Ghebali, Charles Consigny et Mourad Boudjellal, Raphaël Glucksmann analyse les causes de la montée du populisme dans les démocraties occidentales. Selon lui, ces démocraties ont connu « 40 ans de stabilité et de progrès » grâce à une promesse faite aux classes moyennes et populaires : l'amélioration de leurs conditions de vie par le travail. Il affirme : « À partir du moment où cette promesse n'est plus tenue, eh bien la démocratie s'effrite. » Il invite à regarder la carte électorale pour comprendre la progression du Rassemblement National : « Plus vous êtes loin d'une gare, plus vous votez RN. » Il souligne également une donnée démographique : les jeunes actifs votent majoritairement pour Jordan Bardella, tandis que les retraités votent pour le centre gauche et le centre droit. Face à ce constat, il estime que la stratégie du barrage républicain ne peut suffire : « Appeler au barrage ne suffira pas. » Il appelle à une interrogation sur les causes structurelles plutôt qu'à se limiter au constat de la fragilité démocratique.

« Vous voulez barrer la route au Rassemblement national ? Regardez une carte électorale. Plus vous êtes loin d'une gare, plus vous votez RN. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Tout le monde dit aujourd'hui : «Nos démocraties sont balayées par le vent du populisme». C'est ça le thème central, tout le monde dit la même chose et c'est vrai partout en démocratie occidentale. Mais alors, on s'interroge jamais sur les causes profondes de ça. Pourquoi ces démocraties qui étaient très stables, tout d'un coup deviennent très friables ? Moi je vais vous le dire. C'est qu'en fait les démocraties occidentales, elles ont eu 40 ans de stabilité et de progrès grâce à une promesse, une promesse qui était faite aux classes moyennes et aux classes populaires, qui était d'améliorer leurs conditions de vie par le travail.

Alain Marschall Et que leurs enfants auraient une meilleure condition de vie.

Raphaël Glucksmann Et à partir du moment où cette promesse n'est plus tenue, eh bien la démocratie s'effrite. Et aujourd'hui vous avez les mouvements populistes. Vous voulez barrer la route au Rassemblement national ? Regardez une carte électorale. Regardez une carte électorale. Plus vous êtes loin d'une gare, plus vous votez RN. Et regardez aussi une carte électorale en matière démographique. Les jeunes actifs aujourd'hui votent majoritairement pour Jordan Bardella alors que les retraités votent majoritairement pour le centre gauche et le centre droit. Ça doit nous interpeller. Si ça nous questionne pas ça, eh bien, de toute façon, on va finir par perdre. Appeler au barrage ne suffira pas.

populismedémocratieclasses populairesRassemblement national

Stabilité gouvernementale et démocratie parlementaire : défense du choix de ne pas censurer

Dans une interview accordée à LCI, menée par Darius Rochebin, Raphaël Glucksmann justifie le choix de ne pas censurer le gouvernement et défend la recherche de stabilité politique jusqu'à l'élection présidentielle de 2027. Il affirme que « personne n'a la légitimité pour imposer une politique qui soit à la hauteur des événements » d'ici cette échéance, et que la stabilité repose sur la négociation entre le gouvernement et son opposition. Il assume les critiques que ce positionnement suscite, déclarant : « Nous avons préféré l'intérêt général à une posture. » Il précise que les discussions avec le gouvernement n'ont porté ni sur des postes ni sur des avantages matériels, mais sur des modifications de fond dans les propositions gouvernementales. Il reconnaît que le Premier ministre Sébastien Lecornu « a eu l'intelligence de comprendre que s'il voulait passer en force, eh bien c'était le mur qu'il allait se prendre ». Sur la culture politique française, il estime que « certains leaders français devraient faire des stages au Parlement européen pour apprendre à construire des coalitions ». Il qualifie le processus parlementaire récent d'« émergence chaotique » et plaide pour l'avènement d'une démocratie parlementaire où « les députés se responsabilisent et préfèrent l'intérêt général au vote de confiance ».

« Nous avons préféré l'intérêt général à une posture. Et la politique c'est pas juste une AG où chacun fait ses tweets et se complaît dans l'amour de sa propre pureté. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je suis pas un fan du chaos, vous savez, et je déteste les postures. Et je pense que d'ailleurs, dans la classe politique française, il y a bien trop de postures. Et que sans doute, certains leaders français devraient faire des stages au Parlement européen pour apprendre à construire des coalitions, à assumer des discussions, et ensuite à pouvoir produire des textes et des réformes.

Darius Rochebin Ça veut dire, pardon, dans la balance coûts-bénéfices, est-ce que vous pensez que ce gouvernement, avec ses qualités, ses défauts, comme vous voudrez, on a intérêt à ce qu'il reste jusqu'en mai 2027 ?

Raphaël Glucksmann Moi, ce que je pense, c'est qu'en 2027, il y aura les grands choix pour l'avenir, les grands choix pour la France. Mais que d'ici là, personne n'a la légitimité pour imposer une politique qui soit à la hauteur des événements

Darius Rochebin Mais c'est un moindre mal qu'il reste ?

Raphaël Glucksmann Et donc oui, il faut rechercher de la stabilité, mais la condition de la stabilité, c'est la négociation, c'est le fait que le gouvernement comprenne qu'il ne peut pas gouverner sans son opposition et que donc du coup...

Darius Rochebin Vous avez obtenu des choses, si vous vous le vendez, c'est pas pour rien en tout cas.

Raphaël Glucksmann Non mais on ne se vend pas

Darius Rochebin Vous soutenez, vous l'évitez de tomber.

Raphaël Glucksmann Mais parce que nous avons le souci de l'intérêt général, bien sûr qu'après on va se faire traiter de sociotraître, d'horreur absolue, de vendu, même par vous.

Darius Rochebin Je relaie les propos.

Raphaël Glucksmann Mais moi j'assume ce choix jusqu'au bout. Nous avons préféré l'intérêt général à une posture. Et la politique c'est pas juste une AG où chacun fait ses tweets et se complaît dans l'amour de sa propre pureté. C'est le souci de l'intérêt général qui nous a guidés de A à Z. Et personne n'a négocié des postes. Personne n'a négocié des voitures de fonction là. Ce qu'on a négocié, c'est le fait qu'il y avait certains points qui devaient changer dans la proposition du gouvernement. Et Monsieur Lecornu a eu l'intelligence de comprendre que s'il voulait passer en force, eh bien c'était le mur qu'il allait se prendre. Et donc finalement, là, ce qu'on a eu, c'est une sorte d'émergence chaotique. Franchement, c'était pas sexy à regarder, c'était terrible, c'était ridicule tout ça. Tout ce qu'on veut, c'est l'émergence d'une démocratie parlementaire. Et finalement, ça suppose, la démocratie parlementaire, que les députés se responsabilisent et qu'ils préfèrent l'intérêt général au vote de confiance.

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Défense des démocraties : allier sécurité, transition écologique et cohésion sociale

Lors d'une table ronde animée par Flora Ghebali dans le cadre de La Convention "Retrouvons Nous !", Raphaël Glucksmann développe sa vision de la défense des démocraties en trois axes. Il affirme que la gauche démocratique doit se montrer « les plus sérieux en matière de défense de la démocratie » en combinant investissement militaire, transition énergétique et cohésion sociale. Sur la défense, il soutient que l'investissement dans l'outil militaire est nécessaire mais insuffisant. Sur l'écologie, il lie souveraineté et fin de la dépendance aux énergies fossiles : « sans transition énergétique, l'Europe ne sera pas en sécurité. Parce que nous, nous importons le gaz et le pétrole que nous consommons ». Sur la cohésion sociale, il invoque le précédent britannique de la création du NHS pendant la Seconde Guerre mondiale sous Churchill, pour illustrer que la défense démocratique passe par la solidarité. Il analyse ensuite le malaise démocratique occidental comme la conséquence d'une promesse rompue : celle faite aux travailleurs d'améliorer leurs conditions de vie par le travail. Selon lui, « une fois qu'on a arrêté de remplir cette promesse, nos démocraties sont devenues extrêmement friables ». Il conclut que réparer la démocratie implique de reposer la question du travail et de la justice productive.

« Si nous allions le sérieux sur la défense et la sécurité, la vision sur l'écologie, et le souci de la justice sociale et de la cohésion de nos sociétés, eh bien nous serons l'avant-garde de la protection des démocraties. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Flora Ghebali Raphaël, une phrase.

Raphaël Glucksmann Trois. Il faut que nous montrions, nous la gauche démocratique, que nous sommes les plus sérieux en matière de défense de la démocratie. Pourquoi ? Parce que nous allions l'investissement dans les structures de sécurité et dans la défense proprement dite, dans l'outil militaire. Mais nous ne faisons pas que ça, parce que défendre les démocraties, ce n'est pas que cela. Nous sommes aussi les artisans de la transition écologique. Et sans transition énergétique, l'Europe ne sera pas en sécurité. Parce que nous, nous importons le gaz et le pétrole que nous consommons. Et donc la fin de l'addiction aux énergies fossiles, permettra aussi d'affirmer la souveraineté de nos démocraties. Et la troisième chose : qu'est-ce que font les démocraties quand elles sont menacées, quand elles sont en conflit, quand elles sont en guerre ? Eh bien, elles travaillent sur la cohésion sociale de leur nation, elles investissent dans la solidarité. C'est pendant la Deuxième Guerre mondiale que l'Angleterre a créé la NHS, Et pourtant, elle n'était pas dirigée par des socialistes uniquement. Churchill, c'était pas un idéologue socialiste. Mais il y avait la conscience que pour défendre les démocraties, vous avez besoin de cohésion sociale. Et donc si nous allions le sérieux sur la défense et la sécurité, la vision sur l'écologie, et le souci de la justice sociale et de la cohésion de nos sociétés, eh bien nous serons l'avant-garde de la protection des démocraties. C'est pour ça que s'il y a une chose sur laquelle il faut s'engager, c'est la table ronde précédente, je leur laisse la majesté et la décision finale. Le malaise démocratique des démocraties occidentales vient d'abord du fait qu'elles ont rempli une promesse pendant des décennies qui était une promesse faite aux travailleurs d'améliorer leurs conditions de vie par leur travail. Et qu'une fois qu'on a arrêté de remplir cette promesse, eh bien nos démocraties sont devenues extrêmement friables et le malaise des travailleurs est devenu un malaise des citoyens. Et donc si on veut réparer la démocratie, il va falloir aussi poser la question du travail et de ce qui permet à nos nations d'être productrices et d'être justes.

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Défense de la séparation des pouvoirs face aux attaques contre la justice et les institutions

Dans une interview sur France Inter (La Matinale), avec Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann exprime son inquiétude face à ce qu'il décrit comme des offensives coordonnées contre les institutions démocratiques en France et dans l'ensemble des démocraties occidentales. Il relie les attaques contre la justice, contre le service public de l'audiovisuel et contre « tout ce qui finalement permet à la démocratie de tenir ». Il affirme : « La démocratie, c'est pas juste le vote. La démocratie, c'est aussi la séparation des pouvoirs. C'est ce qu'on appelle la démocratie libérale. Et c'est la démocratie libérale qui est aujourd'hui la cible d'offensives coordonnées ». Il pose un principe personnel en tant qu'élu : ne jamais commenter les décisions de justice, considérant la séparation des pouvoirs comme « une règle absolue ». Interrogé par Benjamin Duhamel sur la possibilité de débattre de l'exécution provisoire ou de faire évoluer la loi, il concède que ce débat est légitime mais maintient qu'« on ne peut pas attaquer l'institution judiciaire ou les juges eux-mêmes quand on est élu de la République ». Il distingue ainsi le rôle des journalistes et commentateurs, qui peuvent commenter les décisions, de celui des élus, qui doivent selon lui s'imposer une discipline stricte en la matière.

« La démocratie, c'est pas juste le vote. La démocratie, c'est aussi la séparation des pouvoirs. C'est ce qu'on appelle la démocratie libérale. Et c'est la démocratie libérale qui est aujourd'hui la cible d'offensives coordonnées. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Moi, je suis extrêmement inquiet par l'atmosphère générale dans le pays. Je pense qu'on peut relier les attaques contre la justice, les attaques contre le service public, de l'audiovisuel notamment, les attaques contre tout ce qui finalement permet à la démocratie de tenir. La démocratie, c'est pas juste le vote. La démocratie, c'est aussi la séparation des pouvoirs. C'est ce qu'on appelle la démocratie libérale. Et c'est la démocratie libérale qui est aujourd'hui la cible d'offensives coordonnées, pas simplement en France, dans l'ensemble des démocraties occidentales. Et donc il faut être extrêmement ferme. Moi, je ne commente jamais les décisions de justice, c'est un principe. Si j'étais journaliste ou commentateur ou éditorialiste, bien sûr que je le ferais, parce qu'on a le droit de le faire. Mais en tant qu'élu, on doit s'imposer la séparation des pouvoirs comme étant une règle absolue.

Benjamin Duhamel Ce qui n'empêche pas, Raphaël Glucksmann, de s'interroger pour certains sur l'exécution provisoire, de se dire faut-il faire changer la loi ? Ça c'est pas un débat interdit.

Raphaël Glucksmann On peut tout à fait le faire, mais on ne peut pas attaquer l'institution judiciaire ou les juges eux-mêmes quand on est élu de la République.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Fiscalité

9 interventions2026, 2025

Prises de position de Raphaël Glucksmann sur la justice fiscale, la taxation des grandes fortunes et le financement public.

Raphaël Glucksmann pour une taxe européenne sur les superprofits des multinationales fossiles

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI, interrogé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann défend une taxation européenne des superprofits des multinationales fossiles. Il rappelle qu'un débat existe à l'échelle européenne : « Il y a 6 gouvernements qui proposent une taxation européenne des superprofits des multinationales fossiles. ». Il cite les socialistes espagnols, mais aussi « le chancelier conservateur allemand », « les conservateurs polonais » et « même Madame Meloni », soulignant que la coalition dépasse la seule gauche. Face à ce mouvement, il constate : « Et la France, elle bloque ». Il vise directement la position du gouvernement français, qu'il accuse de servir les intérêts de Total : « Il y en a marre que le gouvernement français se fasse le lobbyiste à Bruxelles de Monsieur Pouyanné, le patron de Total ». Il relie cette dénonciation à une conception de la transition écologique qui suppose d'affronter les grands groupes : « Si on veut faire la transition écologique, il faudra, oui, heurter des grands intérêts ». Il en tire une critique de la fonction ministérielle, appelant à « arrêter d'être des lobbyistes quand on est ministre ». Il conclut en opposant l'intérêt général aux intérêts privés : « Il y a l'intérêt général qui compte plus que les intérêts de Monsieur Pouyanné ». L'extrait articule fiscalité européenne, transition écologique et critique de l'action du gouvernement français à Bruxelles.

« Il y en a marre que le gouvernement français se fasse le lobbyiste à Bruxelles de Monsieur Pouyanné, le patron de Total. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y a un débat à l'échelle européenne. Il y a 6 gouvernements qui proposent une taxation européenne des superprofits des multinationales fossiles. Il y a les socialistes espagnols. On pourrait dire que nous, on vante des partenaires de gauche. Mais il y a aussi le chancelier conservateur allemand. Il y a aussi les conservateurs polonais. Et il y a même Madame Meloni. Et la France, elle bloque. Donc à un moment, il faut le dire, il y en a marre. Il y en a marre que le gouvernement français se fasse le lobbyiste à Bruxelles de Monsieur Pouyanné, le patron de Total. À un moment, si on veut faire la transition écologique, il faudra, oui, heurter des grands intérêts. Et il faudra, oui, arrêter d'être des lobbyistes quand on est ministre. Non, il y a l'intérêt général qui compte plus que les intérêts de Monsieur Pouyanné.

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Taxer les méga-héritages pour augmenter les salaires : la proposition de Raphaël Glucksmann

Place Publique - Réseaux sociaux - Réponse aux questions des internautes

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de Place Publique, en réponse aux questions des internautes, Raphaël Glucksmann détaille sa proposition de taxation des méga-héritages au-delà de 2 millions d'euros pour financer une hausse des salaires des travailleurs français. Il justifie cette mesure par une évolution de la société : « La France est en train de devenir une société de rentiers et d'héritiers ». Il expose un renversement historique : il y a 50 ans, les deux tiers de la fortune des Français provenaient de leur travail et un tiers de l'héritage ; aujourd'hui, la proportion est inversée. Il souligne une urgence chiffrée : entre aujourd'hui et 2040, « 9 000 milliards d'euros vont être transmis », soit trois fois le PIB de la France. Sa règle : « 1 euro pris aux méga-héritages égale 1 euro rendu aux salariés français sur leur fiche de paie ». La mesure collecterait 15 milliards d'euros, intégralement reversés aux travailleurs, soit 120 euros nets supplémentaires par mois pour un salarié à 2 000 euros nets. Il précise que la maison familiale ne serait pas concernée : « On parle bien des 1 % des héritages les plus gros ». Il finance la mesure « à l'euro près », se distinguant « des autres ». Il conclut en citant une tirade de Figaro : « Qu'avez-vous fait pourtant de bien ? Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus », ajoutant qu'elle « a lancé la Révolution française et elle est toujours d'actualité ».

« 1 euro pris aux méga-héritages égale 1 euro rendu aux salariés français sur leur fiche de paie »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous m'avez posé beaucoup de questions, dans la mesure que j'ai proposé, et qui fait débat aujourd'hui, la taxation des méga-héritages au-delà de 2 millions d'euros pour pouvoir financer une augmentation des salaires des travailleurs français. Alors pourquoi je propose ça ? Parce que la France est en train de devenir une société de rentiers et d'héritiers. Il y a 50 ans, les 2 tiers de la fortune des Français étaient le produit de leur travail et un tiers seulement le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse les 2 tiers de la fortune des Français, c'est leur héritage, et un tiers seulement le produit de leur travail. Et il y a urgence entre aujourd'hui et 2040, 9 000 milliards d'euros vont être transmis. C'est 3 fois le PIB de la France. La réponse, elle tient en une règle 1 euro pris aux méga-héritages égale 1 euro rendu aux salariés français sur leur fiche de paie. On collectera ainsi 15 milliards d'euros qui seront intégralement reversés aux travailleurs français. Pour un salarié à 2 000 euros nets par mois, ça fera 120 euros nets supplémentaires chaque mois. Et ça, nous, contrairement aux autres, on le finance à l'euro près en taxant les super-héritages au-dessus de 2 millions d'euros. Et la maison familiale de la grand-mère ou du grand-père, eh bien, ne sera absolument pas impactée par une telle mesure. On parle bien des 1% des héritages les plus gros. Et tout ça, Ça me rappelle une bonne vieille tirade de Figaro "Qu'avez-vous fait pourtant de bien Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus". Cette tirade, elle a lancé la Révolution française et elle est toujours d'actualité.

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Baisser la CSG sur les salaires, financée par une taxation des méga-héritages

Lors du grand débat organisé par le Medef et diffusé sur LCI, Raphaël Glucksmann expose sa proposition centrale sur la rémunération du travail et son financement. Il décrit une situation qu'il qualifie de « catastrophique » : « Le travail ne paie plus assez. Et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie ». Sa mesure consiste à baisser la CSG sur les salaires pour les salariés et à financer cette baisse par une taxation des très grands héritages. Il exclut deux voies de financement : la réduction du modèle social et l'aggravation de la dette. Pour étayer sa proposition, il avance un renversement statistique sur le patrimoine des Français : « Il y a 50 ans, les deux tiers étaient le produit de leur travail, un tiers le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse ». Il forge le terme « héritocratie » pour décrire cette société de privilèges qui, selon lui, s'est substituée à la méritocratie. Au-delà de la question salariale, il élargit son propos aux conditions de travail, à la santé au travail et à la santé mentale au travail, affirmant que la France est « le pays où il y a le plus de morts au travail ».

« On est en train de recréer une société de privilèges, une héritocratie au lieu de la méritocratie. Et donc ce qu'il faut, eh bien, c'est permettre aux travailleurs de vivre dignement de leur travail et reconstruire une société qui favorise les travailleurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On est dans une situation qui est catastrophique en France précisément. Le travail ne paie plus assez. Et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie. Donc il faut impérativement que les travailleurs puissent gagner leur vie, puissent améliorer leur vie par le travail. Mais il faut dire comment on le finance. Et moi, je ne le financerai pas par la casse du modèle social. Et je ne le financerai pas non plus par l'aggravation de la dette. Et donc il faut trouver des ressources. J'ai fait une proposition forte qui est de dire on baisse la CSG sur les salaires pour les salariés. Et on trouve l'argent où, eh bien, chez les grands, grands, les méga-héritiers. Il y a 50 ans, la France, le patrimoine des Français, eh bien, les deux tiers étaient le produit de leur travail. Un tiers le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Aujourd'hui, le patrimoine des Français, c'est les deux tiers l'héritage et un tiers le produit de leur travail. On est en train de recréer une société de privilèges, une héritocratie au lieu de la méritocratie. Et donc ce qu'il faut, eh bien, c'est permettre aux travailleurs de vivre dignement de leur travail et reconstruire une société qui favorise les travailleurs. Mais pour ça, il faut dire où on prend l'argent. Le salaire, c'est la chose fondamentale, mais il y a aussi les conditions de travail. On a besoin en France d'améliorer les conditions de travail, la santé au travail, la santé mentale au travail. On est malheureusement le pays où il y a le plus de morts au travail.

CSGhéritagesalairesconditions de travail

Augmenter les salaires nets en taxant les méga-héritages pour restaurer la valeur du travail

Dans une interview diffusée sur TF1 dans le cadre du 20H, Raphaël Glucksmann présente sa proposition centrale en matière de fiscalité et de pouvoir d'achat. Il part d'un constat chiffré : il y a cinquante ans, les deux tiers du patrimoine des Français provenaient de leur travail et un tiers de l'héritage ; aujourd'hui, le rapport s'est inversé. Il y voit la reconstitution d'une « société de privilèges comme sous l'Ancien Régime, au détriment des travailleurs français ». Sa mesure consiste à augmenter la rémunération nette des salariés en diminuant les prélèvements sociaux pesant sur les salaires. Le financement reposerait sur une taxation accrue des « méga-héritages », qu'il limite aux 1 % les plus élevés, précisant que « 99 % des héritages ne seront pas affectés ». Il chiffre le rendement attendu à 15 milliards d'euros, transférés « directement sur la fiche de paie des travailleurs français ». Il justifie cette redistribution par un principe républicain : « La République, quand elle est cohérente, elle récompense ceux qui se donnent la peine de travailler, de produire, de créer, et pas simplement de naître. »

« On est en train de recréer une société de privilèges comme sous l'Ancien Régime, au détriment des travailleurs français. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Mon obsession, c'est que les travailleurs français vivent mieux de leur travail. Aujourd'hui en France, les salaires sont trop bas et c'est la rente ou l'héritage qui déterminent votre position dans la société. Rendez-vous compte, il y a 50 ans, les 2 tiers du patrimoine des Français étaient constitués par le produit de leur travail, de leur labeur, et un tiers seulement par l'héritage. Et aujourd'hui, c'est l'inverse absolu, l'exact inverse. Les 2 tiers du patrimoine des Français sont constitués par leur héritage et un tiers seulement par leur travail. On est en train de recréer une société de privilèges comme sous l'Ancien Régime, au détriment des travailleurs français. Alors ma mesure, elle est simple nous augmenterons la rémunération nette des travailleurs. Et comment nous financerons ça ? Comment nous financerons cette baisse des prélèvements sociaux sur les salaires des Français ? En taxant davantage les méga héritages, les 1% les plus gros. 99% des héritages ne seront pas affectés. Ça nous permettra de récupérer 15 milliards d'euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs français. Et pourquoi nous voulons faire ça. Pourquoi ? Eh bien, parce que la République, quand elle est cohérente, elle récompense ceux qui se donnent la peine de travailler, de produire, de créer, et pas simplement de naître.

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Rebâtir une République de travailleurs : salaires, conditions de travail et taxation des super successions

Lors du meeting retransmis en direct sur BFM TV le 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours au modèle social et fiscal qu'il entend défendre en vue de 2027. Il pose un diagnostic : « Nous sommes progressivement redevenus une société d'héritiers et de rentiers. » Face à ce constat, il annonce vouloir « rebâtir une République de travailleurs » en plaçant l'amélioration des conditions de travail et la hausse des salaires au centre de la campagne présidentielle. Il ajoute qu'il entend « imposer au cœur des débats la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines ». L'extrait articule ainsi une double orientation : revalorisation du travail d'un côté, fiscalité sur le patrimoine et les héritages les plus élevés de l'autre, présentées comme complémentaires dans la construction d'un projet pour 2027.

« Nous sommes progressivement redevenus une société d'héritiers et de rentiers. Notre mission sera de rebâtir une République de travailleurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous sommes progressivement redevenus une société d'héritiers et de rentiers. Notre mission sera de rebâtir une République de travailleurs. Alors nous ferons de l'amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un thème central de 2027. Et nous imposerons au cœur des débats la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines.

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Fiscalité : taxer les ultra-riches et les méga-héritages pour refaire une société de travailleurs

Dans une interview sur RMC (Face aux GG), face à Olivier Truchot, Flora Ghebali, Charles Consigny et Mourad Boudjellal, Raphaël Glucksmann expose sa vision de la réforme fiscale. Il reconnaît que les classes moyennes supérieures et les riches français paient beaucoup d'impôts par rapport aux voisins européens, mais pointe une anomalie : les ultra-riches, qui se rémunèrent en dividendes, « payent moins d'impôts que les riches et les classes moyennes supérieures ». Sur la taxe Zucman, il indique vouloir étudier le dispositif en tenant compte des difficultés des entreprises de la tech, tout en maintenant l'ambition d'une telle taxation : « c'est insupportable » que les 0,1 % les plus fortunés échappent à l'effort collectif. Sur l'héritage, il distingue nettement l'héritage issu d'une vie de labeur, qui « doit échapper à ce système », des « transmissions de privilèges qui ossifient les inégalités ». Il avance un chiffre : il y a quarante ans, les deux tiers d'une fortune en fin de vie provenaient du travail ; aujourd'hui « c'est l'inverse, les deux tiers de votre fortune c'est le produit de l'héritage ». Sa ligne directrice : « Moins d'impôts sur le travail, plus sur l'héritage ou sur la rente » pour que la France redevienne « une société de travailleurs ».

« Je ne veux pas que la France devienne une société de rentiers et d'héritiers. Je veux qu'on remette les travailleurs au cœur du contrat social, qu'on soit à nouveau une société de travailleurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Aujourd'hui où on a besoin de faire un effort collectif, que ceux qui ont le plus participent le plus à cet effort, c'est la base même d'un contrat social.

Olivier Truchot 75 % de l'impôt sur le revenu est payé par 10 % des plus aisés en France.

Raphaël Glucksmann Et vous savez quoi ? En France, on est dans une situation où les classes moyennes supérieures et les riches payent beaucoup d'impôts par rapport à nos voisins européens. Mais par contre, les ultra-riches, ceux qui ont le moyen de pas avoir d'impôt sur le revenu parce qu'en fait ils se payent en dividendes uniquement, eh bien eux, ils payent moins d'impôts que les riches et les classes moyennes supérieures.

Olivier Truchot Une taxe Zucman ?

Raphaël Glucksmann Eh bien, on va étudier, on a compris qu'il y avait des problèmes par exemple pour les entreprises de la tech qui ont une capitalisation et qui ne peuvent pas sortir le cash. Mais par contre, l'ambition de cette taxe, oui, c'est insupportable. Insupportable. Et pour les plus grands patrimoines, c'est-à-dire 0,1 % des Français, de la même manière, nous on va poser sur la table la question de l'héritage, mais ça ne concernera pas les Françaises et les Français qui héritent d'un appartement familial ou qui héritent d'un petit pavillon. Ça concernera les méga héritages parce que je ne veux pas que la France devienne une société de rentiers et d'héritiers. Je veux qu'on remette les travailleurs au cœur du contrat social, qu'on soit à nouveau une société de travailleurs. Donc il va falloir revoir la fiscalité. Moins d'impôts sur le travail, plus sur l'héritage ou sur la rente.

Mourad Boudjellal Non, non, mais l'héritage, attention, il y a héritage et héritage.

Raphaël Glucksmann Entièrement d'accord.

Mourad Boudjellal Il y a héritage qui s'est construit pendant une vie, qu'on donne à ses enfants, et on sait que les enfants vont hériter, mais qu'ils ont perdu la vie de leurs parents parce que l'héritage se construit sur une vie et un héritage qui s'est construit sur des centaines d'années.

Raphaël Glucksmann Et ça s'appelle du privilège.

Mourad Boudjellal Voilà, et là c'est différent. On peut pas considérer les deux de la même façon.

Raphaël Glucksmann Eh ben je suis entièrement d'accord.

Mourad Boudjellal Si tu hérites de ton arrière-arrière-arrière-grand-père, c'est pas pareil que si tu hérites de tes parents, ou souvent malheureusement comme ils ont sacrifié leur vie pour toi. On peut pas être taxer de la même façon.

Raphaël Glucksmann Eh ben je suis entièrement d'accord avec ça et c'est pour ça qu'il faut pas faire n'importe quoi et qu'on est dans une situation où en fait quand on dit l'héritage, eh bien il y a une majorité de Français qui héritent d'une vie de labeur. Et ça, ça doit échapper à ce système. Par contre, ces transmissions de privilèges qui ossifient les inégalités, vous savez aujourd'hui, honnêtement, il y a 40 ans, à la fin de votre vie, les deux tiers de votre fortune c'était le produit de votre travail. Aujourd'hui c'est l'inverse, à la fin de votre vie, les deux tiers de votre fortune c'est le produit de l'héritage. Ça veut dire qu'il y a une ossification des inégalités. Moi, c'est contre ça que je me bats.

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Réorienter la fiscalité pour que le travail paie plus que l'héritage

Dans une interview sur France Inter - La Grande Matinale, conduite par Florence Paracuellos, Raphaël Glucksmann expose sa lecture de l'évolution du partage entre revenus du travail et patrimoine hérité en France. Il avance qu'il y a quarante ans, la fortune personnelle en fin de vie était constituée « à 2/3 par ce que vous aviez gagné en travaillant et 1/3 par ce que vous aviez hérité », alors qu'aujourd'hui le rapport s'est inversé. Il en conclut : « Nous sommes en passe de devenir une société de rentiers et d'héritiers. » Face à la question directe de la journaliste « Donc on taxe l'héritage ? », il ne répond pas frontalement sur l'outil fiscal mais reformule l'objectif : « Ce que je veux faire, c'est qu'on redevienne une société de travailleurs. Il faut qu'en France, le travail paie plus. Il faut que les travailleurs soient au cœur du contrat social, que leur voix soient mieux pris en compte dans leur entreprise. » L'extrait ne détaille pas de mesure technique précise, mais pose le diagnostic d'un déséquilibre structurel entre travail et héritage comme fondement d'une réorientation de la politique économique et fiscale.

« Il y a 40 ans, à la fin de votre vie, votre fortune personnelle était constituée à 2/3 par ce que vous aviez gagné en travaillant et 1/3 par ce que vous aviez hérité. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Nous sommes en passe de devenir une société de rentiers et d'héritiers. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y a 40 ans, à la fin de votre vie, votre fortune personnelle était constituée à 2/3 par ce que vous aviez gagné en travaillant et 1/3 par ce que vous aviez hérité. Aujourd'hui, c'est l'inverse: c'est 2/3 votre héritage et 1/3 ce que vous avez gagné en travaillant. Nous sommes devenus, nous sommes en passe de devenir une société de rentiers et d'héritiers.

Florence Paracuellos Donc on taxe l'héritage ?

Raphaël Glucksmann Et ce que je veux faire, c'est qu'on redevienne une société de travailleurs. Il faut qu'en France, le travail paie plus. Il faut que les travailleurs soient au cœur du contrat social, que leur voix soit soient mieux pris en compte dans leur entreprise.

héritagetravailinégalités patrimonialesfiscalité

Dénoncer le procès en irresponsabilité fait à la gauche et défendre une répartition équitable de l'effort budgétaire

Dans un entretien diffusé sur France Inter (La Matinale), conduit par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann conteste le traitement médiatique réservé à la gauche en matière de responsabilité budgétaire. Il relève que depuis plus d'un an, des gouvernements minoritaires de droite se succèdent sans majorité, sans que leur responsabilité soit interrogée de la même manière : « Ça fait depuis plus d'un an qu'on a accepté qu'il y ait des gouvernements minoritaires de droite. […] Et à eux, on ne fait jamais le procès en irresponsabilité ». Il affirme que la gauche ne réclame ni postes de ministres ni voitures de fonction, mais des « avancées pour les Françaises et les Français ». Sur le fond budgétaire, il reconnaît l'importance du déficit et de la dette, qui selon lui compromettent la souveraineté à long terme et pèsent sur les générations futures. Mais il demande que l'effort soit « réparti de manière équitable » et que les plus riches soient mis à contribution en priorité, plutôt que les travailleurs. Il conclut : « C'est la justice qui a manqué sur les 8 dernières années ». L'intervention mêle ainsi critique du double standard médiatique et plaidoyer pour une réorientation fiscale fondée sur la justice.

« Nous, ce que nous demandons, c'est des avancées pour les Françaises et les Français. […] Ce qu'on est en train de vous dire, c'est que nous ce que nous voulons, c'est que l'effort nécessaire soit réparti de manière équitable et qu'on remette de la justice. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann J'en ai un peu marre en fait que le procès en irresponsabilité soit toujours tourné vers la gauche. Ça fait depuis plus d'un an qu'on a accepté qu'il y ait des gouvernements minoritaires de droite. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas la majorité et pourtant ce sont eux qui encore gouvernent. Et à eux, on ne fait jamais le procès en irresponsabilité. On ne dit jamais, quand il y a un invité de droite : «Mais enfin, soyez responsable, soyez responsable !» La responsabilité, c'est de changer de cap. Nous, nous ne demandons pas des postes de ministre, personne ne veut des voitures de fonction et des ministères. Nous, ce que nous demandons, c'est des avancées pour les Françaises et les Français. Alors franchement, je comprends le scepticisme généralisé vis-à-vis de la classe politique. On nous explique tout le temps que les politiques, en fait, ce qu'ils veulent, c'est des postes. Mais en réalité, là, nous, on n'est pas en train de se battre pour des postes. On est en train de se battre pour des réorientations politiques sur le fond, pour servir les Françaises et les Français, pour faire en sorte que les efforts ne portent pas sur les travailleurs, que ce soient les plus riches qui soient mis d'abord mettre à contribution que l'effort qui est demandé et qui est réel. On n'est pas en train de vous expliquer que le déficit c'est pas important, que la dette c'est pas important. Bien sûr que c'est important, bien sûr que ça compromet notre souveraineté à long terme et que ça pèse sur les générations futures. Mais ce qu'on est en train de vous dire, c'est que nous ce que nous voulons, c'est que l'effort nécessaire soit réparti de manière équitable et qu'on remette de la justice. Et c'est la justice qui a manqué sur les 8 dernières années.

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Une taxation des milliardaires comme condition préalable à tout accord politique

Dans une interview accordée à RTL Matin le 11 septembre 2025, interrogé par Thomas Sotto, Raphaël Glucksmann pose la taxation des plus grandes fortunes comme préalable à tout accord politique. Il dénonce une situation où les milliardaires « paient moins d'impôts in fine en proportion à leur fortune que les classes moyennes » et rappelle avoir proposé la « taxe Zucman ». Sur les modalités, il se dit ouvert à la discussion : « On peut discuter des modalités, on peut discuter de l'assiette, on peut discuter du montant. » En revanche, le principe même d'un dispositif permettant de taxer les milliardaires est présenté comme « la condition de possibilité de tout accord ». Il lie cette exigence à la question de l'acceptabilité des efforts demandés à la population : « Quand vous demandez à un peuple des efforts, quand vous parlez d'effort collectif, eh bien la chose qui est la base même de l'acceptabilité de cet effort, c'est que ceux qui ont le plus bénéficié des politiques menées, ceux qui ont multiplié par 2 leur fortune sur les 8 dernières années, eh bien que ces gens-là soient mis d'abord à contribution ». Interrogé sur le caractère non négociable de cette ligne, il confirme : « C'est la base de tout accord ».

« Quand vous demandez à un peuple des efforts, quand vous parlez d'effort collectif, eh bien la chose qui est la base même de l'acceptabilité de cet effort, c'est que ceux qui ont le plus bénéficié des politiques menées, ceux qui ont multiplié par 2 leur fortune sur les 8 dernières années, eh bien que ces gens-là soient mis d'abord à contribution. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous avez une situation qui est profondément inacceptable où les milliardaires, les plus riches parmi les plus riches, eh bien, paient moins d'impôts in fine en proportion à leur fortune que les classes moyennes. Donc nous avons, nous, mis sur la table la taxe Zucman. On peut tout à fait discuter.

Thomas Sotto Ça c'est non négociable ou pas ?

Raphaël Glucksmann On peut discuter des modalités, on peut discuter de l'assiette, on peut discuter du montant, mais par contre ce dont on ne peut pas discuter, et ce qui est la condition de possibilité de tout accord, c'est le fait qu'à la fin un dispositif permette de taxer les milliardaires. Quand vous demandez à un peuple des efforts, quand vous parlez d'effort collectif, eh bien la chose qui est la base même de l'acceptabilité de cet effort, c'est que ceux qui ont le plus bénéficié des politiques menées, ceux qui ont multiplié par 2 leur fortune sur les 8 dernières années, eh bien que ces gens-là soient mis d'abord à contribution.

Thomas Sotto Et c'est la base de tout accord, c'est ce que vous dites ?

Raphaël Glucksmann C'est la base de tout accord.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Éducation

8 interventions2026, 2025

Déclarations de Raphaël Glucksmann sur l'école, l'égalité des chances et la transmission républicaine.

Classement PISA : un plan de sauvetage de l'école sur cinq ans

Place Publique - Réseaux sociaux - Réaction à une actualité

Dans cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de Place Publique en réaction à la publication du classement PISA, Raphaël Glucksmann qualifie les résultats de l'école française de « désastre ». Il affirme : « Notre pays sacrifie nos enfants. Et en sacrifiant nos enfants, il sacrifie son avenir ». Selon lui, le niveau s'est effondré en dix ans, conséquence de « politiques publiques qui abandonnent l'Éducation Nationale ». Il conteste l'idée d'une dépense excessive : « On dépense moins que nos voisins européens et beaucoup moins que les pays asiatiques. » Il énumère les difficultés : trop d'élèves par classe, enseignants non remplacés, mal rémunérés, formation sabordée, écoles vétustes et ségrégation sociale visible dans les résultats PISA. Face à cette situation, il propose un « plan de sauvetage de l'école sur 5 ans ». Ses mesures : profiter de la baisse démographique pour diminuer le nombre d'élèves par classe, assurer le remplacement de tous les professeurs absents, augmenter le salaire des enseignants, en particulier en milieu de carrière, pour « rattraper le niveau des autres pays européens », et conditionner les subventions aux établissements privés à la mixité sociale. Il justifie la durée de cinq ans par la nécessité de « visibilité » face aux « changements permanents des ministres de l'Éducation Nationale ». Il conclut vouloir arrêter « de se lamenter à chaque classement PISA ».

« Notre pays sacrifie nos enfants. Et en sacrifiant nos enfants, il sacrifie son avenir. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Est-ce que vous avez vu le classement PISA ? Parce que j'aimerais qu'on en parle. Disons les choses, c'est un désastre. Notre pays sacrifie nos enfants. Et en sacrifiant nos enfants, il sacrifie son avenir. En 10 ans, le niveau s'est effondré. Et c'est le résultat de politiques publiques qui abandonnent l'Éducation Nationale. On entend partout qu'on dépense trop d'argent dans l'Éducation Nationale, que ça coûte un pognon de dingue. La vérité, c'est l'inverse. On dépense moins que nos voisins européens et beaucoup moins que les pays asiatiques. Trop d'élèves par classe, des enseignants non remplacés, mal rémunérés, dont on saborde la formation, des écoles vétustes ou délabrées, une ségrégation sociale qui se retrouve dans les résultats PISA plus que dans les autres pays. Il y a urgence à agir. La sortie de crise, C'est un plan de sauvetage de l'école sur 5 ans. Profiter de la baisse démographique pour diminuer le nombre d'élèves par classe et assurer le remplacement de tous les professeurs absents. Augmentation du salaire des enseignants, en particulier en milieu de carrière, juste pour rattraper le niveau des autres pays européens. Conditionner les subventions aux établissements privés à la mixité sociale en leur sein. Pourquoi un plan sur 5 ans ? Parce qu'on n'en peut plus des changements permanents des ministres de l'Éducation Nationale, de leurs projets, de leurs coups de com', de leurs stratégies, de leurs plans bidules. Les profs, les parents, on demande tous la même chose: de la visibilité. Avec le plan massif que je propose, nos enfants ne seront plus sacrifiés et on arrêtera enfin de se lamenter à chaque classement PISA.

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À Marseille, Raphaël Glucksmann défend l'école publique face au privé

Place Publique - Réseaux sociaux - Déplacement dans une école à Marseille

Lors d'un déplacement dans une école à Marseille, filmé et diffusé sur les réseaux sociaux de Place Publique, Raphaël Glucksmann échange avec une enseignante sur la situation de l'école publique. Il dénonce la fermeture d'établissements publics parallèlement à l'ouverture de classes dans le privé aux mêmes endroits. Selon lui, « la République a sacrifié son école, l'école publique ». Il qualifie cette situation de « mise en concurrence déloyale de sa propre école par la République » et y voit « un des grands problèmes des dernières années, des 10 dernières années ». Face à ce constat, il formule plusieurs propositions : la conditionnalité des subventions versées aux établissements, la mixité sociale « partout » et un engagement politique renouvelé en faveur de l'école publique. Il affirme qu'« il faut qu'on assume de défendre l'école publique à nouveau ». L'enseignante présente lors de l'échange approuve son propos. L'extrait, court, ne précise pas le nom de l'établissement visité. Il s'inscrit dans une séquence de terrain consacrée aux questions éducatives, au cours de laquelle Raphaël Glucksmann met en avant la défense de l'enseignement public et la critique du financement public d'un secteur privé présenté comme concurrent direct du Service Public.

« La République a sacrifié son école, l'école publique. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Les établissements qui ferment pendant le même temps qu'on ouvre des classes dans le privé dans les mêmes endroits. La République a sacrifié son école, l'école publique.

Une enseignante Oui, complètement.

Raphaël Glucksmann C'est un des grands problèmes des dernières années, des 10 dernières années, mais au-delà. Mise en concurrence déloyale de sa propre école par la République. C'est pour ça qu'il faut la conditionnalité sur les subventions, c'est pour ça qu'il faut juste la mixité sociale partout et qu'il faut qu'on assume de défendre l'école publique à nouveau.

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Éducation : Glucksmann veut réduire le nombre d'élèves par classe

Interrogé par Benjamin Duhamel dans l'émission Franc-Jeu sur France Info TV, Raphaël Glucksmann aborde la question de l'école publique face à la baisse démographique. Alors que des fermetures de classes ont lieu, il propose une orientation inverse : « Au lieu de fermer les classes à tire-larigot comme c'est le cas aujourd'hui, profiter de la baisse démographique pour diminuer le nombre d'élèves par classe ». Il rappelle la situation française : « La France, qui est la nation de l'école publique, c'est l'école où, à l'école primaire, il y a le plus, et à l'école maternelle aussi, le plus d'enfants par classe ». Sa conclusion est donc de réduire les effectifs par classe. Lorsque le journaliste résume l'idée en évoquant l'exploitation de la baisse démographique, Raphaël Glucksmann précise l'objectif recherché : « Non pas pour fermer des classes ou des écoles, mais pour augmenter le taux d'encadrement des élèves ». Il inscrit ainsi la baisse du nombre d'enfants scolarisés non comme une occasion d'économies budgétaires par la suppression de postes ou de structures, mais comme un levier pour améliorer les conditions d'enseignement dans le primaire et la maternelle.

« Au lieu de fermer les classes à tire-larigot comme c'est le cas aujourd'hui, profiter de la baisse démographique pour diminuer le nombre d'élèves par classe. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Au lieu de fermer les classes à tire-larigot comme c'est le cas aujourd'hui. Profiter de la baisse démographique pour diminuer le nombre d'élèves par classe. Parce que là aussi, la France qui est la nation de l'école publique, c'est l'école où, à l'école primaire, il y a le plus, et à l'école maternelle aussi, le plus d'enfants par classe. Donc il faut diminuer le nombre d'enfants par classe.

Benjamin Duhamel Donc profiter de la baisse démographique.

Raphaël Glucksmann Non pas pour fermer des classes ou des écoles, mais pour augmenter le taux d'encadrement des élèves.

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Plan de rénovation thermique de toutes les écoles publiques françaises

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement en Gironde, dans une déclaration à la presse relayée par Place Publique, Raphaël Glucksmann présente un plan de rénovation thermique des écoles publiques françaises. Il affirme que « 30 % du bâti scolaire aujourd'hui est délabré » et qualifie cette situation d'« inacceptable », reprochant aux « gouvernements successifs » leur « passivité ». Il justifie cette proposition par l'urgence de garantir la continuité de l'Éducation Nationale face au réchauffement climatique et à la multiplication des épisodes caniculaires, dénonçant des écoles qui sont des « passoires thermiques ». Le plan prévoit la rénovation de 4 000 écoles par an sur une durée de dix ans, en priorisant les établissements les plus exposés aux chaleurs et au froid. Sur le financement, il précise que les moyens devront être nationaux : « On ne peut pas laisser les collectivités locales seules face à ce défi. » Il identifie trois leviers : l'augmentation du fonds vert, la mobilisation de la Banque des Territoires et le recours au levier européen, qu'il juge « sous-exploité ». Il inscrit cette mesure dans une exigence républicaine, déclarant vouloir « que la République soit digne de ce qu'elle prétend être » en accueillant les enfants « dans des conditions acceptables ».

« On a 30 % du bâti scolaire aujourd'hui qui est délabré et c'est profondément inacceptable. C'est pour ça que nous proposons un plan de rénovation thermique de toutes les écoles publiques françaises. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On a 30% du bâti scolaire aujourd'hui qui est délabré et c'est profondément inacceptable. C'est pour ça que nous proposons un plan de rénovation thermique de toutes les écoles publiques françaises. Il y a une urgence à assurer la continuité de l'Éducation Nationale face au réchauffement climatique et face à la multiplication des épisodes caniculaires. On a des écoles qui sont des passoires thermiques. C'est inacceptable. Et les gouvernements successifs ont fait preuve de passivité. Et ce qu'on veut faire, c'est qu'enfin la République soit digne de ce qu'elle prétend être et qu'elle accueille les enfants de la République dans des conditions acceptables. Ce grand plan de rénovation thermique des écoles françaises, eh bien, il prendra 10 ans. 4 000 écoles rénovées par an en fonction de l'exposition aux chaleurs et au froid. Les financements devront être nationaux. On ne peut pas laisser les collectivités locales seules face à ce défi. C'est à la fois une augmentation du fonds vert, la mise en action de la Banque des Territoires et le levier européen qui est aujourd'hui sous-exploité.

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Faire de l'école publique la priorité : état des lieux et engagement

Lors du meeting du 13 juin 2026 diffusé en direct sur BFM TV, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à l'état de l'école publique française. Il dresse un diagnostic appuyé sur plusieurs indicateurs : la France serait devenue le pays européen dont le système scolaire reproduit le plus les inégalités sociales ; un enseignant français en primaire gagnerait moins que ses homologues slovènes et portugais ; le taux d'encadrement par élève en maternelle serait le plus faible de l'OCDE ; 30 % des écoles seraient « délabrées ». Il rapporte le « sentiment d'être abandonnés par les pouvoirs publics » exprimé par les enseignants rencontrés sur le terrain. Il dénonce par ailleurs le financement public de l'enseignement privé, qu'il qualifie de « concurrence déloyale » organisée par la République contre sa propre école, en l'absence de toute « conditionnalité sociale ». Il conclut : « Sauver l'école publique sera ma priorité, notre priorité ».

« Je ne me résoudrai jamais à ce que la République organise elle-même une concurrence déloyale contre sa propre école, en subventionnant massivement le privé, sans lui imposer la moindre conditionnalité sociale. Sauver l'école publique sera ma priorité, notre priorité. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Et moi, je ne me résoudrai jamais à ce que l'école française soit devenue celle qui reproduit le plus les inégalités sociales en Europe, à ce qu'un enseignant français en primaire gagne moins que ses collègues slovènes et portugais. Je ne me résoudrai jamais à ce que la France dégringole dans les classements, ou à ce que nous ayons le taux d'encadrement par élève en maternelle le plus faible de l'OCDE. Je ne me résoudrai jamais à ce que 30 % de nos écoles soient délabrées. Je ne me résoudrai jamais à ces enseignantes et ces enseignants qui partout, partout dans le pays, me parlent de leur sentiment d'être abandonnés par les pouvoirs publics. Comme je ne me résoudrai jamais, jamais, à ce que la République organise elle-même une concurrence déloyale contre sa propre école, en subventionnant massivement le privé, sans lui imposer la moindre conditionnalité sociale. Sauver l'école publique sera ma priorité, notre priorité.

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Conditionnalités de mixité sociale pour l'école privée et revalorisation salariale des enseignants

Dans une interview sur BFM TV, face à Apolline de Malherbe, Raphaël Glucksmann développe sa position sur l'école publique et la concurrence avec l'enseignement privé. Il dénonce une « concurrence déloyale » organisée contre l'école publique, en soulignant que l'État subventionne l'école privée « sans imposer la moindre conditionnalité sociale ». Il avance des chiffres : « Vous avez dans les collèges publics 43 % des enfants qui viennent de milieux défavorisés. Dans les collèges privés, c'est 18 %. » Il observe que l'écart entre les deux ne cesse de croître et que le choix du privé n'est plus motivé par une conviction religieuse mais par la volonté d'échapper à l'école publique. Sur la question de la suppression de l'école privée, soulevée par Apolline de Malherbe en référence à une déclaration de Manuel Bompard, il s'y oppose : « C'est relancer la guerre scolaire, c'est fracturer à nouveau la société. » Il réclame en revanche « l'égalité de traitement » et des conditionnalités de mixité sociale imposées aux écoles privées recevant des subventions de l'État. Sur la rémunération des enseignants, il affirme qu'un enseignant français en primaire est « payé 17 % de moins que la moyenne de l'Union européenne et de l'OCDE » et qu'il est « moins payé que son collègue slovène ou son collègue portugais en valeur absolue ». Il conclut que la France a « décidé de dévaloriser le métier d'enseignant » et « de dévaloriser l'école publique ».

« On est en train d'organiser une concurrence déloyale contre l'école de la République, l'école publique. Pourquoi ? Parce qu'on subventionne l'école privée sans imposer la moindre conditionnalité sociale. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Tout le monde dit : «L'école est une priorité». Vous savez ce qu'on est en train de faire ? On est en train d'organiser une concurrence déloyale contre l'école de la République, l'école publique. Pourquoi? Parce qu'on subventionne l'école privée sans imposer la moindre conditionnalité sociale. Aujourd'hui, vous avez dans les collèges publics 43 % des enfants qui viennent de milieux défavorisés. Dans les collèges privés, c'est 18 %. Et la séparation entre les deux, la différence entre les deux ne cesse de s'accroître. Pourquoi ? Parce qu'avant, avant, Les parents, ils voulaient mettre leurs enfants dans une école privée parce qu'ils avaient une conviction religieuse, par exemple, c'était l'école catholique. Aujourd'hui, c'est pour échapper à l'école publique qu'on choisit le privé. Moi, je ne blâme pas les parents. Ce que je blâme, c'est l'absence de politique pour faire de l'école publique un lieu d'excellence, pour redresser cette école publique. Et pour faire cela, eh bien, il faut arrêter d'organiser la concurrence déloyale et donc imposer des conditionnalités, des conditionnalités de mixité sociale aux écoles privées qui reçoivent les subventions de l'État.

Apolline de Malherbe Est-ce qu'il faut supprimer carrément les écoles privées ? Certains le disent. J'avais reçu Manuel Bompard qui à un moment disait : «Je le ferai pas immédiatement, mais ça pourrait être un objectif».

Raphaël Glucksmann Non, c'est relancer la guerre scolaire, c'est fracturer à nouveau la société. Non, moi ce que je veux, c'est l'égalité de traitement. Ce que je veux, c'est qu'on arrête de maltraiter l'école publique. Ce que je veux, c'est qu'on arrête aussi d'avoir les professeurs, les enseignants les plus mal payés d'Europe. Vous vous rendez compte qu'aujourd'hui un enseignant français en primaire, eh bien, il est payé 17 % de moins que la moyenne de l'Union européenne et de l'OCDE, et qu'il est moins payé que son collègue slovène ou son collègue portugais en valeur absolue. On a décidé de dévaloriser le métier d'enseignant. On a décidé de dévaloriser l'école publique et le résultat de ça, c'est une crise énorme.

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L'éducation au cœur du projet et la nécessité d'assumer ses positions face à Mélenchon

BFM TV RMC - Face à Face - Interview par Apolline de Malherbe

Dans une interview sur BFM TV RMC - Face à Face avec Apolline de Malherbe, Raphaël Glucksmann expose sa stratégie politique et ses priorités programmatiques alors qu'il sillonne la France pour construire un projet. Sur le positionnement politique : il tire les leçons des élections de 2017 et 2022, où l'espace politique social-démocrate s'est fait « ratiboiser » par Jean-Luc Mélenchon. Il estime que Mélenchon a réussi parce qu'il « assume de cliver » et « de trancher les questions », produisant ainsi « une vision cohérente ». Il affirme vouloir faire de même depuis son propre espace politique : « nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes ». Sur l'éducation : de retour d'un déplacement dans les Deux-Sèvres auprès d'enseignants, il dénonce la rémunération des professeurs en France, qu'il présente comme « le pays qui paye le plus mal en Europe en rapport avec son PIB ». Il rappelle le rôle fondateur de l'école dans la construction de la République à travers les « hussards noirs » et déclare : « aujourd'hui, nous laissons l'école péricliter ». Il annonce que l'éducation sera « au cœur du projet » qu'il propose, qualifiant l'école de « cœur du métier à tisser qui fabrique des Français ».

« La France a été construite par l'école. C'était les hussards noirs de la République qui ont fait la République. Et aujourd'hui, nous laissons l'école péricliter. L'éducation sera au cœur du projet que nous proposons pour la France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Y'a vraiment des leçons. Enfin, je veux dire, on a vécu 2017 et 2022. Notre espace politique s'est fait ratiboiser. Ratiboiser par Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Parce qu'il assume, lui, ce qu'il est. Il assume de cliver, il assume de trancher les questions. Et donc, à la fin, il produit une vision cohérente. Eh bien, ce n'est pas la nôtre. Et donc, nous, on doit produire une vision cohérente nous-mêmes, assumer de trancher, assumer de cliver et assumer jusqu'au bout ce que nous sommes.

Apolline de Malherbe En tout cas, vous, les choses sont très, très claires là. Vous sillonnez la France, vous étiez dans les Deux-Sèvres cette semaine, en Haute-Savoie la semaine d'avant, vous serez à Grande-Synthe cette semaine. Vous êtes clairement dans ce moment de campagne pour préparer cette plateforme.

Raphaël Glucksmann Et pour construire un projet, exactement. Dans les Deux-Sèvres, j'étais avec des enseignantes et des enseignants. Vous savez que la France est aujourd'hui le pays qui paye le plus mal en Europe en rapport avec son PIB. Qui payent le plus mal, c'est les professeurs. La France a été construite par l'école. C'était les hussards noirs de la République qui ont fait la République. Et aujourd'hui, nous laissons l'école péricliter. L'éducation sera au cœur du projet que nous proposons pour la France. C'est le cœur du métier à tisser qui fabrique des Français, en fait.

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Refonder les structures intégratrices au-delà de l'école pour enrayer la violence

Dans une interview sur France TV - Les 4 Vérités, diffusée en 2025 et menée par Julien Arnaud, Raphaël Glucksmann développe son analyse de la déliquescence des structures sociales françaises et de la montée de l'hyperviolence. Il estime que la société française souffre de l'absence de structures intégratrices en dehors de l'école. Il rappelle qu'à l'époque de la IIIe République, « il y avait des partis de masse qui canalisaient, il y avait les églises, il y avait le service militaire qui était de 3 ans ». Aujourd'hui, selon lui, il n'existe « plus aucune autre structure intégratrice que l'école, aucune autre structure éducative que l'école ». Il dénonce une société où la jeunesse n'a « d'un côté l'école et de l'autre TikTok et X », sans alternatives éducatives intermédiaires. Raphaël Glucksmann affirme parcourir la France pour rencontrer les acteurs du secteur hospitalier, de la police, de la justice et de l'éducation, et conclut que « la France est devenue une juxtaposition de cocottes minute » susceptibles d'exploser à tout moment. Il oppose à la logique de réponses ponctuelles par « des coups de menton ou des mesures à chaque fois qu'il y a un drame » la nécessité d'une réflexion de fond pour « refonder notre modèle », au-delà de simples injections budgétaires destinées à « faire baisser la pression ».

« La France est devenue une juxtaposition de cocottes minute. Ça peut exploser à tout moment. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Ce qu'il faut faire surtout, c'est réfléchir à comment on régénère notre société et comment on exclut l'hyperviolence de cette société. Comment on prend en charge notre jeunesse pour l'éduquer ? Comment on fait pour qu'il y ait une société qui n'ait pas que d'un côté l'école et de l'autre TikTok et X ? Qu'on ait d'autres structures interactives. Mais j'insiste parce que c'est comme ça qu'on va éduquer, qu'on va rétablir l'autorité. C'est pas simplement avec des coups de menton ou des mesures à chaque fois qu'il y a un drame. Ce qu'on doit faire, c'est penser pourquoi notre société, elle est en train de se déliter de cette manière. Et ça, ça suppose qu'autour de l'école, il y ait des structures intégratrices qui soient renforcées. À l'époque, il y avait des partis de masse qui canalisaient, il y avait les églises, il y avait le service militaire qui était de 3 ans pendant la IIIe République. Et il n'y a plus aucune autre structure intégratrice que l'école, aucune autre structure éducative que l'école. Donc en réalité, On est dans une société où on fait tout reposer sur l'école, mais l'école c'est une cocotte minute, ça va exploser. Et d'ailleurs, je vais vous dire, moi je passe là des semaines et des semaines à aller à bas bruit partout en France, dans le secteur hospitalier, rencontrer les acteurs du secteur hospitalier, rencontrer les acteurs de la police, rencontrer les acteurs de la justice, rencontrer les acteurs de l'éducation. Et l'impression que j'ai, c'est qu'en fait la France est devenue une juxtaposition de cocottes minute. Ça peut exploser à tout moment et il n'y a pas Je pense, cette réflexion profonde pour faire évoluer, pas simplement pour injecter de l'argent, pour calmer les gens dans chaque cocotte minute et faire baisser la pression, mais pour refonder notre modèle.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Écologie

13 interventions2026, 2025

Prises de parole de Raphaël Glucksmann sur la transition écologique et la justice sociale.

Face au coût de l'énergie, Raphaël Glucksmann prône chèque énergie ciblé et électrification

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI, interrogé par David Pujadas sur le pouvoir d'achat lié à la voiture, Raphaël Glucksmann défend deux niveaux de réponse. Dans l'urgence, il propose « le triplement du chèque énergie », ciblé sur « les classes populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler », et non des mesures générales qui bénéficieraient à « des bourgeois » partant en week-end en SUV. Sur le financement, il pointe TotalEnergies, qui « fait aujourd'hui des résultats incroyables : 11 milliards de bénéfices au premier semestre », et rappelle qu'en 2022-2023, après l'invasion de l'Ukraine, le groupe a versé 37 milliards de dividendes ou rachats d'actions. Face à l'objection de Pujadas selon laquelle 95 % des bénéfices seraient réalisés à l'étranger, il répond qu'il faut « faire jouer la solidarité nationale et la solidarité européenne ». Sur le long terme, il défend l'électrification et rappelle avoir proposé en mars un leasing social permettant à 100 000 auxiliaires de vie d'accéder à une voiture électrique pour 100 euros par mois, pour un coût inférieur à un milliard par an, refusé par le gouvernement. Il affirme : « La laisse énergétique qui nous enserre le cou, il faut savoir la couper au scalpel ». Il souligne que la France importe chaque semaine « pour 1 milliard d'euros d'énergies fossiles » et présente le passage à l'électrique comme un projet industriel et une garantie d'indépendance.

« On importe chaque semaine pour 1 milliard d'euros d'énergies fossiles, de gaz et de pétrole, à des pays qui en plus sont hostiles à nos intérêts et à nos principes. C'est l'indépendance que permet l'écologie. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il faut d'abord faire face à l'urgence de ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Et c'est pour ça que moi, ce que je propose, c'est le triplement du chèque énergie dans l'urgence, pour que des Français qui ont besoin, par exemple, de remplir leur cuve de fioul puissent le faire avant l'hiver. Triplement du chèque énergie, ça veut dire cibler les mesures, ne pas faire des mesures générales qui permettraient à des bourgeois, par exemple, de prendre leur SUV pour partir en week-end et de bénéficier de l'argent du contribuable.

David Pujadas Donc pas de mesure générale.

Raphaël Glucksmann On cible les classes populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Mais derrière, la vraie solution, et on finance ça comment d'ailleurs ? On finance ça comment ? Mais on a TotalEnergies par exemple qui fait aujourd'hui des résultats incroyables : 11 milliards, vous vous rendez compte, 11 milliards de bénéfices au premier semestre.

David Pujadas À 95% réalisés à l'étranger, donc on ne peut pas taxer ces bénéfices.

Raphaël Glucksmann Vous savez ce qui se passe, c'est qu'à chaque guerre, en réalité, les multinationales fossiles font des bénéfices immenses. En 2022-2023, suite à l'invasion de l'Ukraine, Total a versé 37 milliards de dividendes, en dividendes ou en rachats d'actions, à ses actionnaires. 37 milliards.

David Pujadas Mais on peut pas taxer, pardon de vous interrompre, les bénéfices réalisés à l'étranger.

Raphaël Glucksmann Il faut faire jouer la solidarité nationale et la solidarité européenne. C'est comme ça qu'on financera ces aides d'urgence. Maintenant, La solution à long terme, et même à moyen terme, c'est évidemment l'électrification. Vous savez, au mois de mars, moi j'ai proposé au gouvernement une mesure simple de leasing social qui permettrait par exemple aux auxiliaires de vie, à 100 000 auxiliaires de vie qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, d'avoir accès à une voiture électrique contre 100€ par mois. C'était une mesure qui en tout coûterait moins d'un milliard par an. Et le gouvernement a refusé en disant, nous n'avons pas l'argent. Alors on a l'argent pour subventionner le fossile, mais on n'a pas l'argent pour passer à l'électrique. Et la seule solution pour que les Français ne dépendent plus des guerres de Donald Trump, de Benjamin Netanyahou ou de Vladimir Poutine quand ils vont faire leur plein pour savoir s'ils peuvent aller travailler, la seule solution c'est l'électrique, c'est le passage à l'électrique. Et en plus ça relancera l'industrie française parce que ce sont des voitures européennes qui seront financées.

David Pujadas Et des batteries chinoises ?

Raphaël Glucksmann Non, et des batteries qui pourront être fabriquées en France aussi. Vous savez, ces voitures, elles sont fabriquées à Cléon, elles seront fabriquées en France, et on aura un projet industriel pour notre pays. La laisse énergétique qui nous enserre le cou, il faut savoir la couper au scalpel. Ça sera la première mission qu'on aura en tant que Président de la République et que gouvernement de la France : couper cette laisse énergétique. On importe chaque semaine pour 1 milliard d'euros d'énergies fossiles, de gaz et de pétrole, à des pays qui en plus sont hostiles à nos intérêts et à nos principes. C'est l'indépendance que permet l'écologie.

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Dix ans perdus sur l'écologie : critique du bilan et promesse de révolution écologique

Dans une intervention lors du grand débat du Medef diffusé sur LCI, Raphaël Glucksmann interpelle directement Gabriel Attal sur le bilan écologique des dix dernières années de gouvernement. Il dénonce une « impréparation totale » face au réchauffement climatique, illustrée par trois exemples concrets : des pompiers intoxiqués faute de cagoules à 80 euros, des enfants « qui cuisent dans leur salle de classe » en raison de l'absence de rénovation thermique des bâtiments scolaires, et la répétition des crises énergétiques. Sur le plan budgétaire, il oppose les 70 milliards d'euros de subventions aux énergies fossiles dépensés lors du choc gazier de 2021-2022 au refus de consacrer 8 milliards d'euros à l'électrification et au développement du leasing social pour affranchir les classes populaires et moyennes de leur dépendance aux hydrocarbures. Il affirme : « On dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction aux fossiles, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netanyahou quand elles vont faire leur plein pour aller travailler ». Il conclut en se déclarant prêt à être « le président de la révolution écologique » dès le premier jour en cas d'élection.

« On dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction aux fossiles, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netanyahou quand elles vont faire leur plein pour aller travailler. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Par contre, Monsieur Attal, je suis désolé, mais je m'attendais à votre culot sur l'économie, avec 1 000 milliards de dettes en bilan, de nous faire des leçons d'économie, mais alors recevoir de vous des leçons d'écologie après l'été qu'on vient de passer, après 10 ans perdus sur la révolution écologique et la transformation écologique, je veux dire, il y a une limite à l'arrogance. En réalité, cet été, on a vu l'impréparation totale des 10 dernières années face au réchauffement climatique. Ce à quoi on a assisté, c'est à des pompiers qui sont intoxiqués par les fumées parce qu'ils manquent de cagoules à 80 euros. Ce à quoi on a assisté au mois de juin, c'est à nos enfants qui cuisent dans leur salle de classe parce qu'il n'y a pas eu la rénovation thermique des bâtiments, parce qu'il n'y a pas eu la rénovation thermique des écoles. Et ce à quoi on a assisté cet été, ce printemps, c'est à la réédition d'une crise énergétique qui avait déjà eu lieu en 2021-2022. En 2021-2022, il y a le choc gazier. Qu'est-ce que fait le gouvernement ? 70 milliards de subventions aux énergies fossiles. Et quand nous, nous demandons des investissements dans l'électrification, des investissements dans un leasing social qui soit largement plus développé que ce que vous avez commencé à faire, avant de revenir dessus, eh bien, fin de non-recevoir. Donc on dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction aux fossiles, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netanyahou quand elles vont faire leur plein pour aller travailler. La vérité, c'est qu'on a perdu 10 ans sur l'écologie et que nous ne perdrons pas une seconde de plus. Et donc moi, je serai, si je suis élu, le président de la révolution écologique, et ça commencera dès le premier jour.

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La révolution écologique comme levier de souveraineté industrielle

France Info TV - Canal 16 - Déplacement en Charente-Maritime

Lors d'un déplacement en Charente-Maritime couvert par France Info TV (Canal 16), Raphaël Glucksmann développe sa vision de la transition écologique comme projet industriel et de souveraineté. Il dénonce l'abandon des champions français du photovoltaïque par les « dirigeants successifs de la France », qui a conduit selon lui à « une totale dépendance à la Chine ». Il plaide pour un développement conjoint des énergies renouvelables et des capacités industrielles françaises et européennes, via un changement des politiques commerciales et la mise en place de politiques industrielles à l'échelle européenne. Il décrit la situation actuelle en termes de perte de souveraineté : « Aujourd'hui, nous sommes en train de devenir une colonie, une colonie chinoise, parce que nous avons laissé fuir nos usines, une colonie américaine, parce que nous n'innovons pas assez dans les nouvelles technologies, et que nous ne développons pas une intelligence artificielle souveraine. » Il conclut en affirmant : « Nous serons les combattants de la liberté de la France, et la liberté de la France passe par la révolution écologique. » L'intervention lie ainsi trois axes : écologie, réindustrialisation et souveraineté numérique dans un même projet politique.

« Nous sommes en train de devenir une colonie, une colonie chinoise, parce que nous avons laissé fuir nos usines, une colonie américaine, parce que nous n'innovons pas assez dans les nouvelles technologies, et que nous ne développons pas une intelligence artificielle souveraine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La révolution écologique, c'est une révolution industrielle, et nous, on se battra pour qu'on produise à nouveau chez nous, qu'on ne soit pas dépendant en tout de la Chine. On avait des champions du photovoltaïque, on les a abandonnés. Les dirigeants successifs de la France les ont abandonnés, et le résultat, c'est une totale dépendance à la Chine. Et donc on va se battre pour qu'il y ait non seulement un développement des énergies renouvelables, mais qu'il y ait un développement des capacités industrielles françaises et européennes. Et on va changer les politiques commerciales, et on va mettre en place des politiques industrielles européennes. Et c'est ça l'avenir, c'est qu'on reprenne en main notre destin. Aujourd'hui, nous sommes en train de devenir une colonie, une colonie chinoise, parce que nous avons laissé fuir nos usines, une colonie américaine, parce que nous n'innovons pas assez dans les nouvelles technologies, et que nous ne développons pas une intelligence artificielle souveraine. Nous serons les combattants de la liberté de la France, et la liberté de la France passe par la révolution écologique.

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Un « bouclier climat » pour adapter la France au réchauffement : rénovation des écoles, droit à la fraîcheur et électricité minimale

Dans une interview accordée à Marc Fauvelle sur BFMTV, Raphaël Glucksmann détaille sa proposition de « bouclier climat », définie comme la mobilisation de « tous les acteurs de l'État et de la société pour l'adaptation au réchauffement climatique ». Il propose trois mesures concrètes. Sur la rénovation thermique : rénover 4 000 écoles par an, qualifiées de « bouilloires thermiques », en citant l'exemple d'un collège des Deux-Sèvres où les élèves portent des doudounes en hiver et ne peuvent plus suivre les cours deux mois plus tard à cause de la chaleur. Sur le droit à la fraîcheur : s'inspirant du modèle australien, il préconise l'ouverture de lieux publics climatisés lorsque les températures deviennent extrêmes. Sur le droit à l'électricité minimale : il rappelle que si les coupures d'électricité sont interdites en hiver, elles restent autorisées en été, et cite le chiffre de 143 000 Français ayant vu leur électricité coupée en 2025, les privant de réfrigérateur et de ventilateur. Il insiste enfin sur la nécessité de « mettre en place les solidarités » pour les personnes isolées, déclarant que « les Françaises et les Français, en particulier les personnes âgées isolées, meurent seules dans leur bouilloire thermique ».

« Il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale parce que, vous savez, on ne coupe pas l'électricité en hiver, mais on la coupe en été. En 2025, c'est 143 000 Français qui ont vu leur électricité coupée. Ça veut dire plus de frigidaire, ça veut dire plus de ventilateur. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann C'est pour ça qu'on propose un bouclier climat, mais qui va pas suffire.

Marc Fauvelle C'est quoi un bouclier climat ?

Raphaël Glucksmann Un bouclier climat, c'est de mobiliser tous les acteurs de l'État et de la société pour l'adaptation au réchauffement climatique. Rénover thermiquement 4000 écoles par an parce que nos écoles sont des bouilloires thermiques. Moi, j'étais dans un collège dans les Deux-Sèvres. Les élèves vont dans les classes d'école en doudoune l'hiver et 2 mois plus tard, ils peuvent plus aller en cours parce que c'est devenu trop chaud dans les classes. Donc, il faut rénover thermiquement les écoles. Il faut mettre en place un droit à la fraîcheur. Vous savez, il y a des pays comme l'Australie...

Marc Fauvelle C'est quoi ça, un droit à la fraîcheur ?

Raphaël Glucksmann Il y a des pays comme l'Australie qui l'ont mis en place. C'est-à-dire que quand les températures deviennent extrêmes, on ouvre des lieux communs où on a accès à la fraîcheur. Il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale parce que, vous savez, on ne coupe pas l'électricité en hiver, mais on la coupe en été. En 2025, c'est 143 000 Français qui ont vu leur électricité coupée. Ça veut dire plus de frigidaire, ça veut dire plus de ventilateur. Et donc il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale. Il faut mettre en place les solidarités qui vont aider justement les personnes isolées parce que le problème, c'est que notre société est devenue une société de solitude et que aujourd'hui, les Françaises et les Français, en particulier les personnes âgées isolées, meurent seules dans leur bouilloire thermique.

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Adaptation climatique : contre la « solution clim » du RN, imposer la transition écologique

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement en Gironde, dans une déclaration à la presse relayée par Place Publique, Raphaël Glucksmann réagit au débat sur la climatisation comme réponse aux canicules, porté selon lui par le Rassemblement National. Il affirme : « En cas d'urgence, la climatisation peut être une réponse d'urgence, mais ce sera pas la solution à long terme. On va pas faire de la France Dubaï ». Il détaille les mesures qu'il juge nécessaires : rénover, isoler, végétaliser, adapter le bâti et les territoires. Sur le Rassemblement National, il dénonce une posture qu'il qualifie d'opportuniste : « Ces gens sont des climatosceptiques et des adversaires des politiques écologiques, des adversaires des Françaises et des Français les plus vulnérables qui vont le plus souffrir des conséquences du réchauffement climatique ». Il accuse Marine Le Pen d'avoir combattu les politiques écologiques à toutes les échelles, européenne, nationale et locale, et il prédit que la question sera oubliée par le RN en quelques semaines. Il oppose à cet agenda la nécessité d'une transition écologique articulée autour de la lutte contre le réchauffement, de la souveraineté et de la planification à court, moyen et long terme. Il conclut : « Un pays qui n'organise pas son adaptation connaîtra le chaos et l'injustice ».

« En cas d'urgence, la climatisation peut être une réponse d'urgence, mais ce sera pas la solution à long terme. On va pas faire de la France Dubaï. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En cas d'urgence, la climatisation peut être une réponse d'urgence, mais ce sera pas la solution à long terme. On va pas faire de la France Dubaï. Donc la réalité, c'est qu'il faut rénover, il faut isoler, il faut s'adapter, il faut végétaliser, il faut verdir. Et aujourd'hui, moi, je suis profondément scandalisé d'ailleurs et par les propos des dirigeants du Rassemblement National qui vont se pavaner sur les plateaux télé après avoir combattu toutes les politiques écologiques à l'échelle européenne, à l'échelle nationale, à l'échelle locale, à l'échelle de la à l'échelle de la nation ou à l'échelle du continent et qui vont aujourd'hui arriver avec un plan miracle sur la clim. En réalité, ces gens sont des climatosceptiques et des adversaires des politiques écologiques, des adversaires des Françaises et des Français les plus vulnérables qui vont le plus souffrir des conséquences du réchauffement climatique. Et nous, nous ne les laisserons pas se pavaner comme ça. Bien sûr que ça fait une séquence com', c'est qu'aujourd'hui tout le monde discute des propositions du Rassemblement National. Mais la vérité, c'est que dans 3 semaines, Madame Le Pen aura complètement oublié la canicule, ou dans un mois, et qu'elle aura aura à nouveau à cœur de combattre les politiques écologiques. Donc il ne faut pas suivre leur agenda, ce qu'il faut c'est imposer le nôtre. Et le nôtre c'est la transition, c'est la transition écologique pour lutter contre le réchauffement climatique, pour rétablir la souveraineté du pays, et c'est l'adaptation parce qu'un pays qui n'organise pas son adaptation, eh bien, connaîtra le chaos et l'injustice. Et nous, nous voulons qu'on soit à nouveau capable en France de planifier, de planifier à court, moyen et long terme. Et c'est tout le sens des politiques publiques en réalité. Et qui ne sont pas menées aujourd'hui.

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Transition écologique, souveraineté industrielle et recyclage : déclaration lors d'un déplacement en Gironde

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement en Gironde, dans le cadre d'une visite d'entreprise liée à la filière du recyclage, Raphaël Glucksmann s'adresse à la presse pour défendre l'urgence d'engager la France dans la transition écologique et la souveraineté industrielle. Il affirme : « L'avenir, c'est les renouvelables. L'avenir, c'est la décarbonation. L'avenir, c'est l'émancipation vis-à-vis de l'addiction au gaz et au pétrole ». Il présente l'entreprise visitée comme un condensé du projet qu'il porte, articulant souveraineté, transition écologique et solidarité sociale par la réinsertion. Sur la souveraineté économique, il dénonce la dépendance aux importations à bas coût : « L'avenir, c'est ne pas être des drogués aux produits chinois à bas coût et au coût environnemental catastrophique. L'avenir, c'est l'indépendance de notre pays ». Sur le rôle de l'État, il plaide pour un État « planificateur et organisateur » et pointe un déficit de volonté politique : « Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est juste la volonté politique au sommet de l'État et le courage de prendre certaines décisions et de s'y tenir, même quand les séquences d'opinions changent ». Il insiste sur le caractère urgent de ces choix, estimant que l'avenir du pays se joue dans les industries présentes sur les territoires et dans la filière du recyclage.

« L'avenir, c'est les renouvelables. L'avenir, c'est la décarbonation. L'avenir, c'est l'émancipation vis-à-vis de l'addiction au gaz et au pétrole. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Aujourd'hui, on est là aussi pour rappeler une chose simple, c'est qu'il y a une urgence. Dans 3 semaines, les gens auront autre chose en tête, mais l'avenir du pays se joue ici, se joue dans ces entreprises, se joue dans ces industries, se joue dans la filière du recyclage, se joue dans tout ce qui permet notre souveraineté et ce qui permet la transition écologique. Donc en réalité, je crois qu'on a une responsabilité immense, c'est de mettre la France sur les rails de l'avenir. Et l'avenir, c'est les renouvelables. L'avenir, c'est la décarbonation. L'avenir, c'est l'émancipation vis-à-vis de l'addiction au gaz et au pétrole. L'avenir, c'est la réinsertion, la création de solidarité. L'avenir, c'est des usines sur nos territoires. L'avenir, c'est ne pas être des drogués aux produits chinois à bas coût et au coût environnemental catastrophique. L'avenir, c'est l'indépendance de notre pays et c'est ça qu'on va construire ensemble. Et donc cette entreprise ici, c'est à la fois la souveraineté qui joue là, la transition écologique, la réinsertion, donc la solidarité sociale. Bref, un parfait résumé de notre projet commun et de notre ambition collective pour le pays. Et que la transition écologique permettra la liberté, permettra de restaurer la solidarité, permettra de rétablir aussi l'État dans son rôle planificateur et organisateur. En gros, ce qui nous manque aujourd'hui, c'est juste la volonté politique au sommet de l'État et le courage de prendre certaines décisions et de s'y tenir, même quand les séquences, les communications et les séquences d'opinions changent.

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L'exceptionnel climatique devenu la norme : appel à faire du climat la priorité des politiques publiques

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement à Bordeaux, dans une déclaration à la presse relayée par Place Publique, Raphaël Glucksmann évoque une rencontre avec des pompiers locaux. Ceux-ci lui ont exposé les conséquences attendues des fortes chaleurs en cours : des incendies estivaux potentiellement désastreux. Il rapporte leur constat selon lequel ces événements ne relèvent plus de l'exception mais constituent désormais « la nouvelle norme ». À partir de ce témoignage de terrain, il formule une double exigence : faire de la lutte contre le réchauffement climatique « enfin la priorité des politiques publiques » et faire de l'adaptation aux effets du dérèglement « une nécessité absolue ». La déclaration relie ainsi l'expérience concrète des acteurs de la sécurité civile à un appel politique en faveur d'un changement d'échelle dans la réponse climatique.

« L'exceptionnel est devenu la nouvelle norme. Il faut à la fois qu'on fasse de la lutte contre le réchauffement climatique enfin la priorité des politiques publiques et de l'adaptation une nécessité absolue. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann L'exceptionnel est devenu la nouvelle norme. Tout à l'heure, j'étais avec les pompiers et ils sont déjà en train de prévoir les conséquences des fortes chaleurs actuelles, c'est-à-dire des incendies cet été qui risquent d'être désastreux. Et ce qu'ils expliquaient très bien, c'est qu'en réalité, c'est la nouvelle norme. Et donc il faut à la fois qu'on fasse de la lutte contre le réchauffement climatique enfin la priorité des politiques publiques et de l'adaptation une nécessité absolue.

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Mix énergétique : nucléaire et renouvelables complémentaires, pas opposés

Dans un entretien organisé par Terra Nova et Politico, Raphaël Glucksmann expose sa position sur la politique énergétique française. Il fixe comme objectif principal « la sortie du fossile » et « la décarbonation ». Il plaide pour un mix associant nucléaire et énergies renouvelables, en refusant d'opposer les deux : « La France doit miser sur son atout, qui est son nucléaire, mais elle doit impérativement arrêter de croire qu'investir dans les renouvelables, c'est remettre en cause le nucléaire. On aura besoin des deux ». Il identifie le retard français comme portant spécifiquement sur les renouvelables, et appelle à « une politique sérieuse, ambitieuse, cohérente, qui ne change pas en fonction des évolutions de l'opinion, d'investissements massifs dans les énergies renouvelables, dans le stockage et dans le réseau ». Il insiste sur la stabilité nécessaire de cette politique, indépendamment des fluctuations de l'opinion publique.

« La France doit miser sur son atout, qui est son nucléaire, mais elle doit impérativement arrêter de croire qu'investir dans les renouvelables, c'est remettre en cause le nucléaire. On aura besoin des deux. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann L'objectif, c'est la sortie du fossile, c'est la décarbonation. Et derrière, ce qu'il faut, c'est un mix entre le renouvelable et le nucléaire. La vérité, c'est qu'en France aujourd'hui, là où on est particulièrement en retard, c'est les renouvelables. La France doit miser sur son atout, qui est son nucléaire, mais elle doit impérativement arrêter de croire qu'investir dans les renouvelables, c'est remettre en cause le nucléaire. On aura besoin des deux. Et là où nous sommes en retard aujourd'hui, au moment où on se parle, c'est les renouvelables. Et donc il y a un besoin en France d'une politique sérieuse, ambitieuse, cohérente, qui ne change pas en fonction des évolutions de l'opinion, d'investissements massifs dans les énergies renouvelables, dans le stockage et dans le réseau.

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Pour un État stratège face à la dépendance énergétique : du plan Messmer à la « République écologique »

Dans un entretien organisé par Terra Nova et Politico, Raphaël Glucksmann développe une analogie historique entre le choc pétrolier de 1973 et la crise énergétique actuelle pour plaider en faveur d'un retour à un « État stratège » en matière de transition énergétique. Il rappelle que le plan Messmer, lancé après la décision de l'OPEP d'augmenter les prix du pétrole en réaction au soutien américain à Israël lors de la guerre de Kippour, avait permis la construction de 55 réacteurs nucléaires en 20 ans. Il qualifie cette politique de « plus grande transition énergétique réalisée par notre pays » et y voit l'exemple d'un État capable de « mobiliser tous les acteurs de la société, de l'économie et de l'État lui-même » pour répondre à un problème structurel. Il oppose cette démarche à la gestion actuelle du choc pétro-gazier, qu'il décrit comme une succession de « pansements » coûteux qui « ne produisent rien qui permette de rendre les Français libres et de faire des économies à l'avenir ». Il dénonce un État devenu un État « Sofinco », réduit à distribuer « des subventions à la consommation de produits étrangers et d'énergies étrangères ». Il appelle à « la fondation d'une République écologique et d'une démocratie électrique face aux tyrannies fossiles et aux idéologies réactionnaires », liant crise climatique, souveraineté européenne et défense de la démocratie.

« On ne peut plus être dans la position d'un État qui serait un État « Sofinco », qui fait du crédit, enfin des subventions à la consommation de produits étrangers et d'énergies étrangères. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En 1973, il y a un choc pétrolier. Les dirigeants de l'OPEP décident, en réaction au soutien américain à Israël dans la guerre de Kippour, d'augmenter les prix du baril de pétrole. Et les Françaises et les Français se rendent compte qu'ils sont dépendants de dirigeants étrangers sur lesquels ils n'ont aucune prise. Face à cela, nous avons un État qui est un État stratège et qui met en place le plan Messmer. C'est la plus grande transition énergétique réalisée par notre pays. Ce plan Messmer, 55 réacteurs nucléaires construits en 20 ans, c'est la réponse d'un État qui, face à un problème qu'il ne crée pas lui-même, décide d'apporter une solution à moyen et long terme en mobilisant tous les acteurs de la société, de l'économie et de l'État lui-même. Eh bien, ça, c'est une réaction qui est à la hauteur d'une situation historique qui est imposée. Aujourd'hui, face au choc pétro-gazier, l'impression qu'on a tous, c'est finalement de réagir en accolant des pansements. Et ces pansements, en réalité, coûtent très cher, mais ne produisent rien qui permette de rendre les Français libres et de faire des économies à l'avenir. Et donc, on doit revenir à la position d'un État stratège. On ne peut plus être dans la position d'un État qui serait un État «sofinco», qui fait du crédit, enfin des subventions à la consommation de produits étrangers et d'énergies étrangères. Et donc on a un moment qui est un tournant historique et notre responsabilité face à la crise climatique, notre responsabilité face à la perte de souveraineté des Européens, notre responsabilité face aux menaces qui pèsent sur notre démocratie finalement se rejoignent. Et il faut qu'on arrive à assumer la fondation d'une République écologique et d'une démocratie électrique face aux tyrannies fossiles et aux idéologies réactionnaires.

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La « libération écologique » comme priorité absolue pour l'indépendance et le pouvoir d'achat

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à ce qu'il nomme la « libération écologique » de la France. Il rappelle que depuis quatre mois, les automobilistes français subissent la hausse des prix de l'énergie, conséquence selon lui de « décisions délirantes de dirigeants étrangers » et de « l'inaction écologique » des gouvernements successifs. Il établit un parallèle avec la crise de 2021-2022, lorsque le « chantage gazier de Poutine » puis l'invasion de l'Ukraine ont provoqué une inflation record. Il dénonce alors les choix budgétaires des gouvernements d'Emmanuel Macron : « 72 milliards d'euros en subventions aux énergies fossiles » pour « renforcer notre dépendance au gaz et au pétrole », tandis que « 10 milliards pour nous en libérer » n'ont pas été trouvés. Il s'engage à faire de la transition écologique sa « priorité politique, économique, sociale absolue », en articulant cet objectif à trois dimensions : le climat, l'indépendance énergétique de la France et le pouvoir d'achat. Il affirme : « Nous ferons de la République française une République écologique, c'est-à-dire une République libre ! » Cette formulation lie explicitement souveraineté énergétique et liberté républicaine.

« Nous ferons de la République française une République écologique, c'est-à-dire une République libre ! »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous ferons de la République française une République écologique, c'est-à-dire une République libre ! Depuis 4 mois, les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler paient chaque jour le prix de décisions délirantes de dirigeants étrangers sur lesquels nous n'avons aucune prise. Ils paient aussi, dans le même mouvement, l'inaction écologique de leurs gouvernements successifs. Alors nous ferons, nous, de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale absolue. En 2021-2022 déjà, le chantage gazier de Poutine puis l'invasion de l'Ukraine ont précipité une inflation record, Et les gouvernements d'Emmanuel Macron ont alors dépensé 72 milliards d'euros en subventions aux énergies fossiles. 72 milliards pour renforcer notre dépendance au gaz et au pétrole. Mais ils n'ont pas trouvé, par contre, 10 milliards, ne serait-ce que 10 milliards pour nous en libérer. Alors nous, nous le ferons. Ce sera ma priorité. Ce sera notre priorité absolue. Pour le climat, oui, mais aussi pour notre liberté, pour l'indépendance de la France et pour le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.

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Rénovation thermique des écoles : un plan « bâtisseur » chiffré en milliards sur dix ans

Dans une interview sur RTL Public Sénat - Le Grand jury, menée par Thomas Despre et Perrine Tarneaud (publiée en période de canicule scolaire), Raphaël Glucksmann défend un grand plan de rénovation thermique des bâtiments publics, en commençant par les établissements scolaires. Il récuse l'idée d'une écologie « punitive » : « L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde ». Sur l'état du bâti scolaire, il décrit des situations concrètes : « Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a 2 mois et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'il faisait 12 degrés. Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes ». Il cite le chiffre de 30 % du bâti scolaire considéré comme délabré et constituant des « passoires thermiques ». Interrogé sur le coût, il reconnaît que le montant « chiffre en milliards ». Perrine Tarneaud précise le chiffre de 40 milliards d'euros, ce que Raphaël Glucksmann valide en estimant qu'un plan de financement sur dix ans est nécessaire, le qualifiant d'« urgence absolue » qui générera à terme « des économies pour l'ensemble de la société » tout en permettant aux élèves « de suivre leurs cours dans des conditions normales ».

« C'est insupportable, ces écoles où on cuit en salle de cours dès le mois de mai. On a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques. Il faut un véritable plan bâtisseur d'école. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On a l'habitude aujourd'hui d'expliquer que l'écologie est punitive. Non, l'écologie n'est pas punitive. L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde qui fait 35 degrés.

Thomas Despre Qu'est-ce que vous proposez concrètement ? Par exemple, sur les écoles, dans votre livre, vous proposez la rénovation thermique de tous les établissements scolaires. Eh bien, qu'est-ce qu'il y a dans votre programme, dans votre livre en tout cas ?

Raphaël Glucksmann Un grand plan sur la rénovation thermique des bâtiments, et on commence par les écoles. C'est insupportable, ces écoles où on cuit en salle de cours dès le mois de mai. Je veux dire, on a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques. Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a 2 mois et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'il faisait 12 degrés. Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes. Donc en réalité, il faut...

Thomas Despre Une étude menée par le principal syndicat des collèges lycées, dans 80% des classes, la température a dépassé les 30 degrés cette semaine.

Raphaël Glucksmann Et on a 30% du bâti scolaire qui est considéré par toutes les études comme étant délabrés. Ce sont des passoires thermiques délabrées. Donc il faut un véritable plan bâtisseur d'école.

Perrine Tarneaud Est-ce que vous connaissez le coût global, effectivement, de rénovation thermique des bâtiments scolaires ?

Raphaël Glucksmann Ça chiffre en milliards.

Perrine Tarneaud En dizaines de milliards, 40 milliards exactement. Donc effectivement, ça suppose un plan de financement sur 10 ans.

Raphaël Glucksmann Ça suppose un plan de financement sur 10 ans, mais c'est une urgence absolue, et ça sera des économies, des économies pour l'ensemble de la société, et surtout ça permettra à nos élèves de suivre leurs cours dans des conditions normales.

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Critique du bilan écologique de Macron et plaidoyer pour l'électrification

Dans une interview sur le plateau de Quotidien (TF1-TMC), animée par Yann Barthes, Raphaël Glucksmann critique le bilan d'Emmanuel Macron en matière de transition écologique. Il dénonce des « effets d'annonce » sans suite, citant l'exemple de la rénovation thermique des bâtiments. Il affirme que le président « a raté la transition écologique, la transformation écologique » et « n'a pas pris la mesure » du coût de l'inaction comme des bénéfices concrets pour les Français. Sur le plan budgétaire, il avance un chiffre précis : « Vous savez combien on a investi, l'État français, après la dernière crise gazière de 2021, combien on a investi en subventions du gaz et du pétrole ? 72 milliards d'euros. » Il soutient que cet argent aurait dû être orienté vers l'électrification, l'accès à la voiture électrique, la rénovation thermique et les pompes à chaleur. Il lie la question écologique à celle de la souveraineté énergétique : investir dans ces domaines aurait rendu la France « moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France ». Il insiste sur le fait que la transformation écologique n'est pas seulement une nécessité planétaire mais un levier d'amélioration des conditions de vie des Français.

« Si nous avions investi cet argent dans l'électrification, dans l'accès à la voiture électrique, dans la rénovation thermique des bâtiments, dans les pompes à chaleur, eh bien aujourd'hui nous serions moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Non, mais il l'a fait à toutes petites touches, comme la rénovation thermique des bâtiments. C'est des effets d'annonce et derrière, il n'y a rien. Emmanuel Macron a raté la transition écologique, la transformation écologique. Il n'a pas pris la mesure de, un, ce que ça coûtait de ne pas faire cette transformation, et deux, de ce que ça pouvait apporter aux Françaises et aux Français. On ne va pas simplement faire cette transformation parce qu'il faut sauver la planète. On va le faire parce que ça va améliorer la vie des Françaises et des Français. Vous savez combien on a investi l'état français, après la première, la dernière crise gazière de 2021, combien on a investi en subventions du gaz et du pétrole ? 72 milliards d'euros. Si nous avions investi cet argent dans l'électrification, c'était sous Emmanuel Macron, si nous avions investi cet argent dans l'électrification, dans l'accès à la voiture électrique, dans la rénovation thermique des bâtiments, dans les pompes à chaleur, eh bien aujourd'hui nous serions moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France.

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Nucléaire : ouverture conditionnée à la rationalité économique et à l'objectif de décarbonation

Dans une interview diffusée le 6 juillet 2025 sur BFM TV, dans l'émission « C'est pas tous les jours dimanche » animée par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann expose sa méthode et sa position sur le nucléaire. Il précise que le projet qu'il porte n'est pas un programme avec des mesures chiffrées, mais un cadre de « chantiers » destinés à être discutés avec l'ensemble de la société française : entreprises, syndicats, associations, acteurs sociaux. Sur le nucléaire, il affirme une position qu'il qualifie lui-même de « singulière » au sein de la gauche : il se dit prêt à soutenir le nucléaire si la démonstration est faite que c'est « économiquement rationnel », tout en rappelant qu'il y a eu « des gabegies aussi dans le nucléaire ». Il refuse de poser le débat en termes de « pour ou contre le nucléaire » et fixe comme objectif prioritaire « la décarbonation de notre production énergétique ». Il revendique une approche pragmatique : « Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. » Il assume que cette méthode produira des « positions singulières » sur plusieurs sujets et affirme que « la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité ». Sur le « comment on fait », il promet d'être « totalement ouverts et rationnels ».

« L'objectif absolu, c'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Non, nous ce qu'on dit, et c'est une vision, et ensuite c'est des chantiers, vous avez vu, on va en parler avec toute la société française, on va engager un grand dialogue avec l'ensemble des acteurs sociaux dans le pays. On a bien précisé, c'est pas un programme avec des mesures extrêmement précises et chiffrées. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut, c'est ensuite aller dialoguer avec les entreprises, avec les acteurs, avec les associations, avec les syndicats, faire en sorte que ça émerge, ce projet émerge d'une rencontre avec la société française. Maintenant, nous ce qu'on dit de manière très simple, c'est que si on nous prouve que c'est économiquement rationnel de le faire, parce que sinon il y a une il y a eu des gabegies aussi dans le nucléaire, eh bien nous le ferons. Pourquoi ? Parce que l'objectif absolu, c'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela.

Benjamin Duhamel Mais je souligne malgré tout la singularité de votre position.

Raphaël Glucksmann Mais il y a plein d'endroits où on aura des positions singulières. Et je vais vous dire, la seule exigence qu'on a, la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité. On se fixe des objectifs, on dit on veut arriver à la décarbonation de notre production énergétique, comment on fait ? Eh bien, sur le comment on fait, on sera totalement ouverts et rationnels.

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Interventions de Raphaël Glucksmann sur les grands enjeux internationaux et les droits humains.

Antisémitisme : « ce n'est pas aux Juifs de dénoncer Netanyahou, c'est aux démocrates »

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI et animé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann intervient face à Ségolène Royal sur la politique israélienne et l'antisémitisme en France. Il rappelle d'abord qu'« un Français juif n'a rien à voir avec Netanyahou », dénonçant les amalgames qui conduisent à ce qu'un père portant une kippa « se fait traiter de génocidaire ». Il affirme : « c'est pas aux Juifs de dénoncer Netanyahou, c'est aux démocrates, c'est aux humanistes ». Il précise dénoncer Netanyahou non en raison de ses origines juives, mais comme « un humaniste qui est révolté par l'extrême droite », visant aussi Smotrich et Ben-Gvir et qualifiant la colonisation en Cisjordanie de « purification ethnique ». Sur les moyens d'action, il plaide pour la dénonciation de l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël, un combat mené selon lui « au Parlement européen depuis des années ». Il défend l'idée de sanctions : sans coût infligé, Netanyahou « va aller de plus en plus loin ». Il souligne que soutenir « les voix israéliennes opposées à Netanyahou, les voix pacifistes », suppose de montrer « qu'il y a un coût pour les politiques menées par Ben-Gvir et Netanyahou », reprochant aux Européens de n'avoir eu jusqu'ici « que des paroles » sans conséquences. Il conclut en dénonçant l'« essentialisation » permanente du débat français et se dit « fermement attaché à l'universalisme républicain », appelant les dirigeants politiques à faire attention aux mots utilisés.

« C'est pas aux Juifs de dénoncer Netanyahou, c'est aux démocrates, c'est aux humanistes. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Précisons : un Français juif n'a rien à voir avec Netanyahou. Jamais. Maintenant, il faut le dire, le répéter, et vraiment l'enterrer, parce qu'il y en a marre. Je veux dire, avec ce type de discours, à la fin, on se retrouve avec un père et ses enfants qui marchent dans la rue et qui se fait traiter de génocidaire juste parce qu'il a une kippa. Donc à un moment...

Ségolène Royal C'est contre ça que je plaide justement.

Raphaël Glucksmann Oui, mais justement, dans ce cas-là, il faut faire attention à ce qu'on dit, parce que c'est pas aux Juifs de dénoncer Netanyahou, c'est aux démocrates, c'est aux humanistes. Moi, je dénonce Netanyahou pas parce que j'ai des origines juives, je dénonce Netanyahou parce que je suis un humaniste qui est révolté par l'extrême droite, ce que fait Netanyahou, ce qu'il fait à Gaza, ce que fait Smotrich, ce que fait Ben-Gvir, ce que font ces bouchers à Gaza ou en Cisjordanie, où la colonisation en fait c'est juste de la purification ethnique. Donc moi ce que je pense, c'est qu'il faut agir, agir, agir. Et donc ça commence par quoi ? Oui, dénoncer l'accord d'association, mais on se bat au Parlement européen pour ça depuis des années. Et en réalité, ce qui s'est passé, c'est que, eh bien, si vous n'agissez pas, s'il n'y a pas de sanctions contre quelqu'un comme Netanyahou, il va aller de plus en plus loin. Et si on veut aider les voix dont tu parles, d'ailleurs à juste titre, les voix israéliennes qui sont opposées à Netanyahou, qui sont les voix pacifistes, qui sont les voix humanistes, il faut montrer qu'il y a un coût, qu'il y a un coût pour les politiques menées par Ben-Gvir et Netanyahou. Et le problème des Européens, c'est que jusqu'ici, ils n'ont pas montré qu'il y avait un coût. Il y avait des paroles et franchement, pas toujours à temps, et pas toujours assez fortes, mais il n'y avait pas de coût. Et en politique, si vous n'infligez pas un coût à celui qui commet un crime, ça veut dire qu'en fait vous finissez par l'accepter. Donc voilà, moi je pense que ça c'est extrêmement important. Mais j'aimerais vraiment revenir, il faut faire attention. Aujourd'hui on est dans une situation où le débat français est en permanence dans l'essentialisation. Et donc en tant que dirigeant politique, en tant que dirigeant républicain, fermement attaché à l'universalisme républicain, eh bien, on doit faire très attention dans les mots qu'on utilise.

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Dénonciation d'une opération de désinformation russe visant la France

Dans une interview accordée à RTL le 25 mars 2025, Raphaël Glucksmann réagit à une vidéo de désinformation le ciblant. Interrogé par Vincent Derosier, il attribue cette opération au groupe Storm-1516, qu'il rattache aux services de renseignement militaire russes (GRU). Il indique avoir été informé par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale de l'origine de cette opération. Il déclare : « Il s'agit d'une opération des services de renseignement militaire russes qui vise à créer le chaos, à créer le doute dans la société française et qui entend jeter le discrédit sur des personnalités qui s'opposent à l'impérialisme russe ». Selon lui, l'objectif de Vladimir Poutine est de « déstabiliser la France au moment d'une élection présidentielle cruciale ». Il avertit que cette vidéo n'est « qu'un avant-goût de ce qui nous attend dans les semaines et les mois qui viennent ». L'extrait porte exclusivement sur cette menace informationnelle, présentée comme un enjeu de souveraineté et de démocratie pour l'ensemble des citoyens français.

« Il s'agit d'une opération des services de renseignement militaire russes qui vise à créer le chaos, à créer le doute dans la société française et qui entend jeter le discrédit sur des personnalités qui s'opposent à l'impérialisme russe. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Vincent Derosier Elle vous effraie un peu quand même cette vidéo ?

Raphaël Glucksmann Elle doit effrayer l'ensemble des Françaises et des Français qui sont attachés à leur souveraineté, à la démocratie. Il s'agit d'une opération, d'une opération des services de renseignement militaire russes qui vise à créer le chaos, à créer le doute dans la société française et qui entend jeter le discrédit sur des personnalités qui s'opposent à l'impérialisme russe, qui s'opposent à la stratégie de Vladimir Poutine et qui entendent défendre la démocratie française. Et moi, j'ai été informé par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale qu'il s'agissait d'une opération montée par un groupe parfaitement identifié, le groupe Storm-1516, qui appartient aux services de renseignement militaire russes, le GRU. Et pour Poutine, il s'agit de venir déstabiliser la France au moment d'une élection présidentielle cruciale. Et malheureusement, ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend dans les semaines et les mois qui viennent.

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Alerte sur les ingérences russes attendues lors de l'élection de 2027

Lors de son meeting du 13 juin 2026 retransmis en direct sur BFM TV, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la menace d'ingérences étrangères dans la prochaine élection présidentielle française. Il affirme que l'Ukraine n'est qu'une étape pour Vladimir Poutine et que la France constitue la véritable cible. Selon lui, des « campagnes d'une violence inédite viseront à discréditer les candidats pro-européens et à favoriser les forces pro-russes, au premier rang desquelles l'extrême droite ». Il estime que Poutine peut « obtenir politiquement, chez nous, en France, ce que la résistance ukrainienne lui refuse militairement en Ukraine », à savoir « la bascule de l'Europe en faisant basculer la France ». Il prévient que la campagne sera marquée par des « fake news partout » et que « cette élection ne ressemblera à aucune autre ». Malgré cette mise en garde, il conclut en exprimant une « confiance inébranlable dans les Français, dans leur intelligence, dans leur patriotisme » et déclare : « Ils ne céderont pas. »

« Poutine peut obtenir politiquement, chez nous, en France, ce que la résistance ukrainienne lui refuse militairement en Ukraine. Il peut obtenir la bascule de l'Europe en faisant basculer la France. Alors il ne reculera devant rien. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je sais que l'Ukraine n'est qu'une étape et que nous sommes, nous, les véritables cibles. Je sais aussi, et je tiens à vous le dire, je sais aussi que l'élection de 2027 ne se déroulera pas sans ingérences brutales. Des campagnes d'une violence inédite viseront à discréditer les candidats pro-européens et à favoriser les forces pro-russes, au premier rang desquelles l'extrême droite. Poutine peut obtenir politiquement, chez nous, en France, ce que la résistance ukrainienne lui refuse militairement en Ukraine. Il peut obtenir la bascule de l'Europe en faisant basculer la France. Alors il ne reculera devant rien. Ce sera sale. Il y aura des fake news partout. Cette élection ne ressemblera à aucune autre. Mais j'ai, moi, une confiance inébranlable dans les Français, dans leur intelligence, dans leur patriotisme. Ils ne céderont pas.

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Les États-Unis de Trump ne sont plus un allié fiable pour l'Europe

Dans une interview sur RTL Matin accordée à Thomas Sotto, diffusée à l'occasion de commémorations liées au 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, Raphaël Glucksmann établit une distinction entre les États-Unis actuels et ceux de l'époque de Roosevelt. Il affirme : « Les États-Unis de Trump ne sont pas les États-Unis de Roosevelt. Et Trump n'est pas Roosevelt ». Il insiste sur la nécessité de s'interroger sur « la fragilité de la démocratie, de la paix, de la liberté sur le sol européen » dans le contexte actuel. Interrogé par Thomas Sotto sur le statut d'allié des États-Unis, il déclare : « Les États-Unis aujourd'hui nous font comprendre qu'ils ne le sont pas ». Il qualifie la situation de rupture historique, évoquant « une page d'histoire de 80 longues années de stabilité, de relations transatlantiques, de paix qui se tourne ». Il conclut que les Européens sont désormais « face à leur destin », appelant implicitement à une autonomie stratégique européenne. Il estime que l'on « ne peut pas faire confiance aujourd'hui aux États-Unis pour sauver l'Europe ».

« Les États-Unis aujourd'hui nous font comprendre qu'ils ne le sont pas. Et c'est pour les Européens une page d'histoire de 80 longues années de stabilité, de relations transatlantiques, de paix qui se tourne. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Les États-Unis de Trump ne sont pas les États-Unis de Roosevelt. Et Trump n'est pas Roosevelt. Et vous savez, ces moments de commémoration doivent nous interroger sur la période que l'on vit, sur la fragilité de ce qui nous entoure, sur la fragilité de la démocratie, de la paix, de la liberté sur le sol européen. Et on traverse un moment de bascule. Et non, nous ne pouvons pas faire confiance aujourd'hui aux États-Unis pour sauver l'Europe.

Thomas Sotto Ils ne sont plus nos alliés ? Est-ce que les mots ont un sens, surtout un jour comme aujourd'hui ? Est-ce que les États-Unis de Donald Trump sont encore nos alliés ?

Raphaël Glucksmann Les États-Unis aujourd'hui nous font comprendre qu'ils ne le sont pas. Et c'est pour les Européens une page d'histoire de 80 longues années de stabilité, de relations transatlantiques, de paix qui se tourne. Et donc nous sommes, nous, face à notre destin.

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Conférence sur la Palestine : maintenir l'initiative française pour un État palestinien

Dans une interview sur TF1 dans l'émission En Toute Franchise menée par Adrien Gindre, Raphaël Glucksmann revient sur la conférence internationale sur la Palestine initiée par la France puis reportée sine die en raison du contexte régional, notamment les frappes entre Israël et l'Iran. Sur le report de la conférence, il refuse de qualifier cette décision de faute, reconnaissant une contrainte diplomatique : « Vous ne faites pas une conférence tout seul. Donc si les autres acteurs régionaux ne veulent pas la faire à ce moment-là, à cause des frappes entre Israël et l'Iran, vous ne pouvez pas la faire seul ». Il qualifie néanmoins l'initiative de bonne et appelle à la maintenir. Sur la question palestinienne, il oppose deux issues possibles : celle portée selon lui par les ministres israéliens Smotrich et Ben Gvir, consistant à expulser la population et prendre les terres, qu'il juge « inacceptable », et celle de la construction d'un État palestinien conforme au droit international. Il affirme : « Les Palestiniens ont droit à leur État et les Israéliens ont droit à leur sécurité. » Il précise que cet État doit exister « sans le Hamas et avec un Iran dénucléarisé ». Il critique par ailleurs les accords d'Abraham soutenus par les États-Unis, qui selon lui mettaient de côté la question palestinienne, alors qu'une solution ne peut être que « globale ».

« Les Palestiniens ont droit à leur État et les Israéliens ont droit à leur sécurité. Ça veut dire cet État, c'est sans le Hamas et c'est avec un Iran dénucléarisé. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La conférence initiée par la France...

Adrien Gindre Qui a été reportée sine die.

Raphaël Glucksmann ...est importante parce qu'en fait ce qu'on doit porter nous comme voix, contrairement par exemple à tous les efforts américains qui avaient été faits avec les accords d'Abraham, eh bien, et qui mettaient de côté la question palestinienne, c'est de dire il ne peut y avoir de solution que globale et que donc vous avez un peuple, le peuple palestinien, qui est un peuple sans État.

Adrien Gindre Mais vous regrettez que cette conférence ait été reportée ? Ça a été annoncé, comme vous l'avez dit, par le président français en raison du contexte régional international. Vous considérez qu'il aurait fallu maintenir cette conférence conférence à l'ONU, malgré le contexte ?

Raphaël Glucksmann Vous ne faites pas une conférence tout seul. Donc si les autres acteurs régionaux ne veulent pas la faire à ce moment-là, à cause des frappes entre Israël et l'Iran, vous ne pouvez pas la faire seul. Donc moi, je vais pas faire de la politique politicienne en expliquant que c'est une faute impardonnable. Ce que je veux dire, c'est que c'est une bonne initiative et donc il faut la maintenir. Et pourquoi c'est une bonne initiative ? Parce qu'à la fin, si vous avez un peuple qui n'a pas d'État, eh bien il y a que deux solutions : c'est celle de Smotrich et celle de Ben Gvir, c'est-à-dire que vous expulsez l'ensemble de la population et vous prenez les terres. Mais ça, pour nous, c'était inacceptable. Et l'autre solution, et bien c'est de construire cet État, cet État. Et donc nous, notre position, elle doit être une position qui est celle du droit international. Les Palestiniens ont droit à leur État et les Israéliens ont droit à leur sécurité. Ça veut dire cet État, c'est sans le Hamas et c'est avec un Iran dénucléarisé,

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Reconnaissance de l'État palestinien face à l'extrême droite israélienne

LCI - 24H Pujadas - Interview par David Pujadas

Dans une interview sur LCI - 24H Pujadas, conduite par David Pujadas, Raphaël Glucksmann détaille sa position sur le conflit israélo-palestinien et la nécessité de reconnaître l'État palestinien. Il affirme que les dirigeants actuels d'Israël, qu'il qualifie d'« extrémistes », d'« idéologues » et de « messianiques », poursuivent la colonisation en Cisjordanie en pleine guerre et « expliquent chaque jour à la télévision qu'ils ne veulent pas de création de cet État ». Il cite nommément les ministres Smotrich et Ben Gvir, qui selon lui « n'en ont strictement rien à faire d'engager leur pays dans une guerre sans fin ». Il qualifie le Hamas d'« organisation terroriste » tout en soulignant que le refus israélien de l'État palestinien dépasse la question du Hamas. Il plaide pour que la reconnaissance de l'État palestinien devienne « un objectif contraignant » dans les relations européennes avec Israël, et non plus une simple formule diplomatique. Sur la portée du geste : il concède que la reconnaissance sera « d'abord vraisemblablement principalement symbolique », mais estime qu'elle enverra un message selon lequel « vous ne pourrez pas avoir des relations normales avec nous s'il n'y a pas d'État palestinien ». Il avertit que sans cette démarche, les Européens risquent de « se laisser aspirer par la spirale de ces gens ».

« Vous ne pourrez pas avoir des relations normales avec nous s'il n'y a pas d'État palestinien. Si on ne fait pas ça, à la fin, on va se laisser aspirer par la spirale de ces gens. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous savez, le but des extrémistes au pouvoir en Israël aujourd'hui, c'est de rendre impossible la solution à deux États, d'où la poursuite de la colonisation en pleine guerre en Cisjordanie. Donc on doit envoyer un message que la solution à deux États, c'est pas simplement des mots, que nous, nous ne tolérerons pas la destruction de la perspective de la création d'un État palestinien. C'est pour ça qu'il faut reconnaître l'État palestinien. Ça fait des décennies qu'on dit qu'on est pour la solution à deux États, mais qu'on ne marque pas la reconnaissance de l'État palestinien. Alors je suis d'accord que ce sera d'abord vraisemblablement principalement symbolique, mais ça marquera le fait que nous, nous sommes fixés sur cet objectif là, que nous savons qu'il n'y aura pas de paix sans reconnaissance de l'État palestinien. Parce qu'en fait, on a affaire là avec des dirigeants israéliens qui sont extrêmement différents des dirigeants précédents. Ces dirigeants expliquent chaque jour à la télévision qu'ils ne veulent pas de création de cet État, pas parce qu'ils n'aiment pas l'autorité palestinienne ou parce que le Hamas est une organisation terroriste, ce qu'ils sont, des terroristes, mais parce qu'ils ne veulent tout simplement pas d'État palestinien. Et donc, quand vous faites face à ce type d'idéologues, parce que ce sont des idéologues, au pouvoir, À cette extrême droite israélienne, vous devez montrer qu'en fait, pour vous, c'est non négociable le fait qu'il y ait un État palestinien. Et donc, quand vous avez ces fanatiques qui vous expliquent jour après jour que non, c'est pas de la colonisation puisque la Judée Samarie est, dans leurs termes, une région israélienne et qu'il faut vider la population de Gaza, nous, on est dans le devoir de leur envoyer un message extrêmement net en disant : vous ne pourrez pas avoir des relations normales avec nous s'il n'y a pas d'État palestinien. Si on ne fait pas ça, à la fin, on va se laisser aspirer par la spirale de ces gens. Vous savez, Smotrich ou Ben Gvir, ce sont réellement des messianiques qui n'en ont strictement rien à faire, en fait, d'engager leur pays dans une guerre sans fin et qui déstabiliserait l'ensemble de la région. Et donc, nous, face à cela, on doit montrer que nous sommes du côté du droit international et que quand on dit solution à deux États, puisque autour des États, je suis sûr que tout le monde va dire : «Nous sommes pour la solution à deux États», ce ne sont pas que des mots, ça devient un objectif contraignant en fait dans nos relations.

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Condamnation du Hamas et de l'extrême droite israélienne, appel à un mouvement pour la paix

Libération - Grand oral des candidats aux européennes à la Sorbonne - Discours de Raphaël Glucksmann

Lors du grand oral des candidats aux élections européennes organisé par Libération à la Sorbonne en 2024, Raphaël Glucksmann prend position sur le conflit israélo-palestinien. Il affirme avoir condamné sans ambiguïté les attentats du Hamas du 7 octobre, tout en dénonçant les agissements de l'extrême droite israélienne au pouvoir. Il qualifie de « parfaitement légitime » le mouvement de solidarité avec les Palestiniens, à condition qu'il se structure autour de revendications précises : un cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et la fin de la négation des droits des Palestiniens, qu'il identifie comme l'obstacle principal à toute perspective de paix. Il déclare : « Je n'ai pas bégayé pour condamner les attentats terroristes de l'organisation terroriste Hamas. Et je n'ai pas bégayé non plus pour condamner les crimes de l'extrême droite israélienne aujourd'hui au pouvoir. » Il ajoute que si le mouvement de solidarité porte ces exigences, « il est plus que légitime, il est nécessaire ».

« Depuis le 7 octobre, moi je n'ai pas bégayé pour condamner les attentats terroristes de l'organisation terroriste Hamas. Et je n'ai pas bégayé non plus pour condamner les crimes de l'extrême droite israélienne aujourd'hui au pouvoir. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Depuis le 7 octobre, moi je n'ai pas bégayé pour condamner les attentats terroristes de l'organisation terroriste Hamas. Et je n'ai pas bégayé non plus pour condamner les crimes de l'extrême droite israélienne aujourd'hui au pouvoir. Ce mouvement parfaitement légitime dans sa solidarité, eh bien, ça doit être un mouvement pour la paix, pour obtenir un cessez-le-feu immédiat et la libération des otages, et pour mettre fin à ce qui détruit toute possibilité de paix, qui est la négation des droits des Palestiniens. Si c'est ça ce mouvement, eh bien, il est plus que légitime, il est nécessaire.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Économie

6 interventions2026

Déclarations de Raphaël Glucksmann sur le modèle économique européen et la réindustrialisation.

Raphaël Glucksmann relie la dette française à la désindustrialisation

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI et animé par David Pujadas face aux Français, Raphaël Glucksmann analyse l'origine de la dette publique. Il affirme qu'elle « vient de la désindustrialisation de la France dans les années 90-2000 » et que le pays est endetté « parce que nous ne produisons plus assez de richesses ». Il vise « des élites politiques, économiques, médiatiques » qui ont cru qu'un pays sans usine serait plus propre, prospère et libre. Selon lui, la priorité est de réindustrialiser le pays, ce qui suppose de changer les politiques commerciales. Il décrit un « rouleau compresseur chinois qui va ratiboiser l'ensemble des secteurs productifs européens », citant le photovoltaïque, où « on avait des champions, ils ont été éliminés, rayés de la carte », avec l'exemple de Systovi près de Nantes. Face à Pujadas qui rappelle que le commerce est une compétence européenne, il rétorque que « la compétence européenne, c'est aussi le gouvernement français » et qu'il faut « se battre » à Bruxelles. Il alerte sur l'industrie automobile, où le constructeur chinois BYD pourrait « écraser le marché ». Pour résorber la dette, il propose de développer le « Made in France » et le « Made in Europe » et de réserver les marchés publics aux productions européennes. Il oppose l'ancien « État stratège » du plan Messmer nucléaire à un « État Sofinco » qui subventionne « l'achat de produits chinois ».

« En réalité, nous sommes endettés parce que nous ne produisons plus assez de richesses. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Parce qu'en fait, la clé, et ça on n'en parle jamais quand on parle de la dette, d'où elle vient structurellement, la dette ? Elle vient de la désindustrialisation de la France dans les années 90-2000. En réalité, nous sommes endettés parce que nous ne produisons plus assez de richesses, parce que nous avons eu des élites politiques, économiques, médiatiques même, qui ont cru qu'un pays sans usine, c'était un pays plus propre, que ça pouvait être un pays prospère, que ça pouvait être un pays libre. La première des choses qu'il va falloir qu'on fasse, c'est de réindustrialiser le pays. Et pour réindustrialiser le pays, je suis d'accord avec monsieur Morel, la première des choses qu'il va falloir faire, c'est changer les politiques commerciales. Aujourd'hui, on est face, par exemple, à un rouleau compresseur chinois qui va ratiboiser l'ensemble des secteurs productifs européens, les uns après les autres, tous nos secteurs stratégiques. Le photovoltaïque, qui est une industrie d'avenir, on avait des champions, ils ont été éliminés, rayés de la carte. Qui a bougé le petit doigt ? Ni le gouvernement français, ni la Commission Européenne.

David Pujadas C'est une compétence européenne.

Raphaël Glucksmann Mais non, mais c'est pas qu'une compétence européenne. Européenne.

David Pujadas Le commerce ?

Raphaël Glucksmann Le commerce, si, mais le gouvernement français n'a rien fait pour sauver Systovi, par exemple, à côté de Nantes, alors qu'en fait on aurait très bien pu. La compétence européenne, c'est aussi le gouvernement français. Qu'est-ce qu'on fait quand on va à Bruxelles ? Eh bien, il faut se battre. Il faut se battre pour changer les politiques commerciales et faire en sorte une chose simple: aujourd'hui, l'industrie automobile, on parlait tout à l'heure des voitures électriques, mais si on fait rien, Si on fait rien, si on change pas nos politiques commerciales, qu'est-ce qui va se passer ? BYD va, donc le constructeur chinois, va écraser le marché de l'automobile. Et ça va se passer pareil dans tous nos secteurs stratégiques. Si on veut résorber la dette, eh bien qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut produire chez nous, il faut développer le Made in France et le Made in Europe. Si on veut réduire la dette, qu'est-ce qu'il faut faire ? Eh bien il faut que, par exemple, les marchés publics soient réservés aux productions européennes. On dépense aujourd'hui des milliers de milliards à acheter des produits chinois. On a un État, on avait un État stratège qui était capable, par exemple quand il y avait la crise énergétique, on en a parlé tout à l'heure, le choc pétrolier, qui était capable de lancer un grand programme nucléaire civil. C'était le plan Messmer, de dire voilà, nous on va sur 30 ans faire ça. Aujourd'hui on n'a plus un État stratège, on a un État Sofinco qui va subventionner quoi ? L'achat de produits chinois. Eh bien c'est comme ça qu'on creuse la dette, on produit plus assez.

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Critique de la politique économique du Rassemblement national lors du débat du Medef

Lors du grand débat organisé par le Medef et diffusé sur LCI, Raphaël Glucksmann interpelle Marine Le Pen sur sa proposition de réduire la dette par l'arrêt de l'immigration. Il conteste cette analyse en posant une alternative : soit suivre l'exemple de Giorgia Meloni, qui a promis une immigration zéro avant de reconnaître le besoin d'immigration de travail, soit « couler définitivement l'économie française et aggraver grandement la dette ». Il attaque ensuite le vote du Rassemblement national à l'Assemblée nationale contre la taxe sur les petits colis chinois, notamment ceux de la plateforme Shein. Il décrit cette plateforme comme étant « en train de détruire l'industrie de la mode française » et de « saccager les commerces des centres bourgs français ». Il reproche à Marine Le Pen d'avoir voté « contre la protection des industries françaises » et « contre la protection des petits commerces français », qualifiant cette position de motivée « par idéologie ». Il conclut en dénonçant une méthode rhétorique : « Quand on vous pose une question sur la dette, vous répondez les immigrés et l'Europe. »

« Vous allez faire soit comme Madame Meloni, c'est-à-dire promettre une immigration zéro et ensuite vous rendre compte qu'on a besoin d'immigration dans notre pays, d'immigration de travail, soit couler définitivement l'économie française et aggraver grandement la dette. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La solution de Marine Le Pen pour lutter contre la dette, c'est mettre fin à l'immigration. Et je pense que c'est vraiment le lieu de produire une telle analyse. Vous allez faire soit comme Madame Meloni, c'est-à-dire promettre une immigration zéro et ensuite vous rendre compte qu'on a besoin d'immigration dans notre pays, d'immigration de travail, soit couler définitivement l'économie française et aggraver grandement la dette. Et vous-même, Madame Le Pen, vous-même à l'Assemblée nationale, quand il y a un vote sur la taxe sur les petits colis chinois sur Shein, cette plateforme qui est en train de détruire l'industrie de la mode française, qui est en train de saccager les commerces des centres bourgs français, eh bien vous votez contre. Vous votez contre la protection donc des industries françaises, vous votez contre la protection des petits commerces français, et tout ça par idéologie. Donc quand on vous pose une question sur la dette, vous répondez les immigrés et l'Europe.

detteimmigration-de-travailSheinRassemblement-national

État d'urgence industrielle contre la désindustrialisation et la dépendance à la Chine

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la dette française et à ses causes structurelles. Il établit un lien direct entre désindustrialisation, dépendance aux importations chinoises et endettement public. Il décrit la transformation de l'État français : « Nous avions un État stratège jadis. Il s'est transformé en État Sofinco qui pallie à la perte de revenus des Français en subventionnant la consommation de produits étrangers, et chinois en particulier ». Il annonce la proclamation d'un « état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine » et promet de rompre avec « cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe ». Il oppose sa démarche à celle d'Emmanuel Macron, dont il juge les déclarations sans effet, et à celle du Rassemblement National, revendiquant pour son camp la défense de la production et de la souveraineté française : « Nous sommes, nous, les défenseurs de la production et de la souveraineté française, pas le Rassemblement National ». Le passage articule politique commerciale, politique industrielle et critique du modèle économique fondé sur la consommation de biens importés.

« Nous avions un État stratège jadis. Il s'est transformé en État Sofinco qui pallie à la perte de revenus des Français en subventionnant la consommation de produits étrangers, et chinois en particulier. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous voulez l'origine de cette dette française qui aujourd'hui nous obsède tant ? Eh bien penchez vous sur la désindustrialisation. Nous avions un État stratège jadis. Il s'est transformé en État Sofinco qui pallie à la perte de revenus des Français en subventionnant la consommation de produits étrangers, et chinois en particulier. Et plus nous consommons sans produire, plus nous sommes dépendants et endettés. Et le cercle vicieux n'est pas fini. Malgré les déclarations solennelles, la main sur le cœur, de notre président, nous proclamerons donc l'état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine. Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe, et nous protégerons enfin nos productions et nos producteurs. Et nous le ferons, nous, pas l'extrême droite. Nous sommes, nous, les défenseurs de la production et de la souveraineté française, pas le Rassemblement national.

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Appel à un état d'urgence industrielle face à la concurrence chinoise

Lors de son meeting du 13 juin 2026, retransmis en direct sur BFM TV, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la politique commerciale européenne. Il annonce vouloir proclamer un « état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine » et détaille plusieurs mesures : mise en place de « défenses commerciales spécifiques », adoption d'une loi « acheter européen » réservant les marchés publics aux productions du continent, et fin de ce qu'il qualifie de « religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe ». Il affirme vouloir « protéger nos productions et nos producteurs » et revendique cette politique protectionniste comme un marqueur de son camp face à l'extrême droite : « Nous le ferons, nous, pas l'extrême droite ! » Le passage oppose ainsi une gauche pro-européenne assumant le protectionnisme à une extrême droite à laquelle il refuse de laisser ce terrain.

« Nous imposerons une loi "acheter européen" qui réservera les marchés publics aux productions européennes. Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous proclamerons donc l'état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine. Nous mettrons en place des défenses commerciales spécifiques. Nous imposerons une loi «acheter européen» qui réservera les marchés publics aux productions européennes. Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe. Et nous protégerons enfin, nous aurons enfin le courage de protéger nos productions et nos producteurs. Et nous le ferons, nous, pas l'extrême droite ! Pas l'extrême droite !

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Contre les élites qui ont abandonné l'industrie et la construction nationale

Dans une interview sur RMC (Face aux GG), face à Flora Ghebali, Charles Consigny et Mourad Boudjellal, Raphaël Glucksmann développe sa critique des élites françaises à l'occasion de la promotion de son livre. Il répond à Charles Consigny, qui lui suggère de défendre la retraite à 70 ans et la suppression d'un million de postes de fonctionnaires. Raphaël Glucksmann qualifie ces propositions d'« enfilade de clichés » et expose son diagnostic : les élites économiques et politiques françaises ont « failli » depuis les années 1980-1990 en décidant « qu'on pouvait faire un pays sans usine ». Cette désindustrialisation a, selon lui, engendré « la fracture sociale, la destruction des territoires, la perte de souveraineté et la dette », la France subventionnant désormais « la consommation de produits étrangers au lieu d'avoir des industries qui produisent de la richesse ». Il ajoute un second constat : « On a pensé que la France était une nation qui pouvait exister sans qu'on la construise », ce qu'il qualifie d'« erreur fondamentale de ces élites qui se sont endormies ». Face à Consigny, il affirme vouloir « refaire nation ensemble » mais refuse les conclusions libérales que son interlocuteur voudrait tirer de ce diagnostic : il déclare vouloir « sauver l'école publique » et défendre « des services publics qui soient efficaces ».

« L'abandon des usines, ça date des années 80-90, et l'ensemble des élites françaises économiques et politiques ont décidé qu'on pouvait faire un pays sans usine. La vérité, c'est que ça a créé à la fois la fracture sociale, la destruction des territoires, la perte de souveraineté et la dette. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je m'oppose à toute cette tendance d'un pays dont les élites ont failli.

Charles Consigny Je vais vous dire, si vous étiez vraiment à gauche et si vous vouliez vraiment sauver le système français, vous défendriez la retraite à 70 ans, vous défendriez la suppression d'un million de fonctionnaires, d'un million de postes de fonctionnaires.

Raphaël Glucksmann La vérité, c'est que c'est une enfilade de clichés ce que vous nous sortez, qui prouve que vous n'avez pas lu le livre. Mais c'est pas grave, parce que justement, je m'oppose à tout cette tendance d'un pays dont les élites ont failli. L'abandon des usines, ça date des années 80-90, et l'ensemble des élites françaises économiques et politiques, eh bien, ont décidé qu'on pouvait faire un pays sans usine. La vérité, c'est que ça a créé à la fois la fracture sociale, la destruction des territoires, la perte de souveraineté et la dette, puisque aujourd'hui on subventionne la consommation de produits étrangers au lieu d'avoir des industries qui produisent de la richesse. Le deuxième constat, c'est qu'en fait, on a pensé que la France était une nation qui pouvait exister sans qu'on la construise. Eh bien moi, je pense que ça, c'est l'erreur fondamentale de ces élites qui se sont endormies. Donc moi, ce que je veux justement, c'est qu'on refasse nation ensemble. Pas rien de bobo, pas d'histoire. Mais j'en tire toutes les conséquences. Le seul problème, Monsieur Consigny, c'est que mes conséquences ne sont pas les vôtres. Vous vous aimeriez qu'à partir de mes diagnostics, j'explique qu'il faut être encore plus libéral, qu'il faut tout ouvrir, qu'il faut tout casser dans les services publics. Eh bien moi, je ne veux pas de ça. Moi, ce que je veux, c'est sauver l'école publique. Ce que je veux, c'est des services publics qui soient efficaces.

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Contre la baisse générale de la TVA proposée par le RN, pour des aides ciblées et la transition énergétique

Dans une interview sur TF1 - En Toute Franchise, conduite par Bastien Augey, Raphaël Glucksmann critique la proposition du Rassemblement National d'une baisse générale de la TVA. Il qualifie cette mesure de triple erreur : « socialement injuste », financièrement « désastreuse » compte tenu de la dette publique, et « écologiquement calamiteuse ». Il illustre l'injustice sociale de la mesure : « je ne vois pas pourquoi l'état financerait le SUV d'un cadre-sup qui part en week-end ». Il lui oppose une stratégie d'aides ciblées et massives, articulée autour de la transition écologique. Sur la dépendance énergétique, il établit un lien entre la vulnérabilité des Français face à la volatilité des prix du gaz et du pétrole et le défaut d'investissement dans l'électrification, les voitures électriques, l'efficacité énergétique et les pompes à chaleur. Il affirme que « quand Donald Trump déclenche une guerre, ce sont les Françaises et les Français qui en payent le prix » en raison de cette dépendance. Selon lui, l'arrivée au pouvoir de mouvements populistes provoquerait l'effondrement financier du pays. Il déplore que l'échéance de la transition énergétique ait été constamment repoussée et que l'argent non investi dans ces domaines se retrouve payé par les Français à travers leur dépendance aux hydrocarbures.

« Une baisse générale de la TVA comme le propose le Rassemblement National, mais c'est la faillite pour le pays. Cette baisse généralisée, un, elle est socialement injuste parce que je ne vois pas pourquoi l'État financerait le SUV d'un cadre-sup qui part en week-end. Elle est désastreuse financièrement, on a une dette, et elle est en plus écologiquement calamiteuse. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Une baisse générale de la TVA comme le propose le Rassemblement National, mais c'est la faillite pour le pays. C'est la faillite pour le pays. Ce que ça montre, c'est quoi ? C'est qu'en fait ces mouvements populistes, s'ils arrivent au pouvoir, qu'est-ce qui se passe ? La France s'effondre. Parce qu'en fait cette baisse généralisée, un, elle est socialement injuste parce que je ne vois pas pourquoi l'état financerait le SUV d'un cadre sup qui part en week-end. Elle est désastreuse financièrement, on a une dette, je suis désolé de le rappeler, et elle est en plus écologiquement calamiteuse. Et donc ce qu'il faut, c'est des aides ciblées, massives, et engager enfin cette transition écologique qui nous permettra de ne plus dépendre, nous Français, de la volatilité des prix du gaz et du pétrole. Vous savez, quand Donald Trump déclenche une guerre, ce sont les Françaises et les Français qui en payent le prix. Pourquoi ? Parce que nous dépendons trop du gaz et du pétrole et que donc il faut engager l'électrification réellement. Et jusqu'ici, à chaque fois, on a repoussé l'échéance. Et tout l'argent qu'on n'investit pas dans les voitures électriques, dans l'efficacité énergétique, dans les pompes à chaleur, eh bien c'est de l'argent qu'on finit par payer quand on est Français dans nos dépendances à l'égard du gaz et du pétrole.

TVAtransition-énergétiquedépendance-énergétiqueRassemblement-National
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Raphaël Glucksmann en vidéo : Sécurité

2 interventions2026, 2025

Interventions de Raphaël Glucksmann sur la sécurité, la guerre hybride et l'ordre public.

Violences urbaines après la victoire du PSG : fermeté contre les casseurs et critique du lien établi avec l'immigration

Dans une interview sur RMC BFM TV - Face à Face avec Apolline de Malherbe, diffusée en 2025, Raphaël Glucksmann réagit aux violences survenues lors des célébrations de la victoire du PSG en Ligue des Champions. Il distingue d'abord la « liesse populaire avec des centaines de milliers de jeunes à travers la France » et les casseurs, qu'il qualifie de « minorité ». Il appelle à la fermeté : « Il faut les sanctionner, il faut les arrêter, il faut les écarter. » Il préconise des comparutions immédiates et une adaptation de la doctrine de maintien de l'ordre pour « anticiper ces groupes mobiles qui ne viennent pas pour faire la fête ». Il écarte toute solution miracle, qualifiant de « propagande et égotisme » les promesses de candidats à la présidentielle prétendant pouvoir régler seuls ce type de situation. Sur le lien entre ces violences et l'immigration, avancé par Jordan Bardella, Raphaël Glucksmann conteste frontalement cette lecture. Il demande : « Il a des statistiques sur le nombre d'étrangers qui ont été arrêtés ? » et accuse Bardella de pratiquer du « profiling », c'est-à-dire de considérer que « ces jeunes ne sont pas français » sur la base de leur apparence, sans fondement statistique. Il estime qu'en l'absence de données, il n'existe « pas de lien avec la politique migratoire actuelle de tel ou tel gouvernement ».

« Les casseurs qui sont une minorité, il faut les sanctionner, il faut les arrêter, il faut les écarter. Et ils sont aujourd'hui un facteur qui nous empêche de nous réunir, de nous rassembler, de faire la fête. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Déjà, je veux vous le dire, les casseurs qui sont une minorité, puisqu'il y avait quand même une liesse populaire avec des centaines de milliers de jeunes à travers la France qui ont fait la fête pour la victoire du PSG, de Luis Enrique, du collectif parisien. Les casseurs qui sont une minorité, il faut les sanctionner, il faut les arrêter, il faut les écarter. Et ils sont aujourd'hui un facteur qui nous empêche de nous réunir, de nous rassembler, de faire la fête. Et il n'y a aucune forme de laxisme à avoir contre ces casseurs. Par contre, il n'y a pas de baguette magique. C'est-à-dire que ceux qui vont venir vous voir et qui vont vous dire: «Moi, avec moi à l'Élysée», comme le font absolument tous les candidats à la présidentielle, «eh bien, avec moi à l'Élysée, je sais comment je gérerai ces groupes». Tout cela, c'est, si vous voulez, de la propagande et de l'égotisme. Ce qu'il faut faire, c'est être intransigeant vis-à-vis des minorités qui perturbent la majorité qui veut faire la fête. Ce qu'il faut faire, c'est des comparutions immédiates comme la justice l'a fait. Ce qu'il faut faire, c'est être capable dans notre doctrine de maintien de l'ordre d'anticiper ces groupes mobiles qui ne viennent pas pour faire la fête et qui viennent juste pour casser, cambrioler et empêcher les autres de faire la fête.

Apolline de Malherbe Donc vous dites...

Raphaël Glucksmann Une société qui se désintègre. Mais Jordan Bardella, quand il parle de lien avec l'immigration, il a des statistiques ? Il a des statistiques sur le nombre d'étrangers qui ont été arrêtés ? Sur le nombre d'immigrés ? Ou alors il considère quoi ? Qu'il a vu des Français noirs à la télé et qu'il en a déduit qu'ils étaient étrangers ? Il faut qu'il réponde parce qu'il n'y a pas de statistiques là sur le nombre d'étrangers qui auraient été arrêtés par la police au moment des casses. Donc quelle est la logique ? Il fait quoi là, en réalité ?

Apolline de Malherbe Il fait quoi pour vous ?

Raphaël Glucksmann Il fait ce qu'on appelle du profiling, c'est-à-dire qu'il explique que ces jeunes ne sont pas français. C'est ça. Parce qu'en fait sinon il n'y a pas de lien avec la politique migratoire actuelle de tel ou tel gouvernement.

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Hommage aux victimes du 13 novembre 2015, dix ans après les attentats de Paris

Parlement Européen - Discours de Raphaël Glucksmann

Le 12 novembre 2025, au Parlement européen, Raphaël Glucksmann prononce un discours d'hommage à l'occasion du dixième anniversaire des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Il rappelle que 130 personnes ont été assassinées cette nuit-là alors qu'elles assistaient à un concert, à un match de football ou buvaient un verre en terrasse. Il qualifie les assaillants de « fanatiques ivres de sang » et affirme que les terroristes « ont visé la France, la liberté, la joie, les rencontres, la fête, les mélanges, la musique, le sport, le bonheur, tout ce qui embellit la vie ». Il déclare : « Ils ont tué et tué encore, mais ils n'ont pas gagné. » Sur la réponse collective, il souligne que « la France s'est tenue droite et l'Europe avec elle » face aux djihadistes. Il rend hommage aux forces de l'ordre, aux services de sécurité, aux secouristes, aux soignants, aux magistrats et aux enseignants, qu'il décrit comme « tous ceux qui portent la République chaque jour ». Il conclut en affirmant que « la démocratie est plus forte que ne le pensent les terroristes » et que « la liberté est un combat » à mener « sans relâche, sans faiblesse ». Ce discours, prononcé dans l'hémicycle européen, constitue un acte mémoriel et une réaffirmation des valeurs démocratiques face au terrorisme islamiste.

« Ils ont tué et tué encore, mais ils n'ont pas gagné. Face aux djihadistes, la France s'est tenue droite et l'Europe avec elle. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y a 10 ans, le terrorisme islamiste frappait la France et Paris basculait dans l'horreur. Lors de cette nuit tragique du 13 novembre 2015, 130 femmes et hommes venus écouter un concert, assister à un match de football ou boire un verre en terrasse ont été assassinés par des fanatiques ivres de sang. Je veux aujourd'hui, ici, au cœur de cet hémicycle, symbole de la démocratie européenne, rendre hommage à ces vies brisées. Ce soir-là, les terroristes ont visé la France, la liberté, la joie, les rencontres, la fête, les mélanges, la musique, le sport, le bonheur, tout ce qui embellit la vie. Ils ont tué et tué encore, mais ils n'ont pas gagné. Face aux djihadistes, la France s'est tenue droite et l'Europe avec elle. Je veux rendre hommage ici aux hommes et aux femmes qui nous protègent sans relâche: nos forces de l'ordre et nos services de sécurité, mais aussi les secouristes, les soignants, les magistrats, les enseignants, tous ceux qui portent la République chaque jour. Nous savons que la démocratie est plus forte que ne le pensent les terroristes. Nous savons que la liberté est un combat et que ce combat, nous le mènerons sans relâche, sans faiblesse.

attentats 13 novembreterrorisme islamistehommagedémocratie
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Raphaël Glucksmann en vidéo : Immigration

2 interventions2026, 2024

Interventions de Raphaël Glucksmann sur l'immigration, l'asile et l'intégration.

Régularisation en Espagne : critique de la réaction de Bruno Retailleau

Dans une interview sur TF1 - En Toute Franchise, conduite par Bastien Augey, Raphaël Glucksmann réagit à la décision du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez de régulariser des travailleurs sans-papiers, et aux critiques formulées par Bruno Retailleau. Il dénonce la posture du ministre français, qui a évoqué l'idée de « mettre l'Espagne au ban des nations » et de rétablir des contrôles aux frontières franco-espagnoles. Raphaël Glucksmann souligne que Retailleau n'a jamais employé de tels termes à l'encontre de Viktor Orbán, « qui s'asseyait sur l'État de droit et qui servait de cheval de Troie de Vladimir Poutine dans nos institutions ». Sur le fond du dossier migratoire, il affirme que « l'écrasante majorité des travailleurs qui ont été régularisés en Espagne sont des travailleurs hispanophones qui viennent d'Amérique latine » et qu'ils n'ont pas vocation à se rendre en France. Il qualifie la réaction de Retailleau de « volonté populiste, démagogique d'agiter des peurs et ensuite de faire imploser l'Union européenne ». Il appelle à des comportements « responsables » dans un contexte géopolitique qu'il juge grave, et estime que la droite républicaine mène une « course à l'échalote avec le Rassemblement National ».

« L'écrasante majorité des travailleurs qui ont été régularisés en Espagne sont des travailleurs hispanophones qui viennent d'Amérique latine. Ils ne vont pas venir en France. Donc en fait il y a là la volonté populiste, démagogique d'agiter des peurs et ensuite de faire imploser l'Union européenne. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann C'est que oui, il y a besoin de travailleurs qui doivent rentrer dans un système légal, qui ne peuvent pas rester dans une zone grise comme celle-là. Et ce que je veux dire aussi, c'est que j'ai vu les réactions, moi, à ce que décide Pedro Sánchez. J'ai entendu monsieur Retailleau...

Bastien Augey Bruno Retailleau appelle à mettre l'Espagne au ban des nations et à fermer les frontières avec les Espagnols. Vous lui répondez quoi ?

Raphaël Glucksmann Vous vous rendez compte que vous avez un leader de la droite républicaine française qui parle d'un gouvernement démocratique européen en disant: «On va le mettre au ban des nations de l'Europe» ? Il n'a jamais employé ces termes. Orban qui s'asseyait sur l'État de droit et qui servait de cheval de Troie de Vladimir Poutine dans nos institutions.

Bastien Augey Non mais là il parle concrètement par exemple de couper les frontières ou remettre des contrôles aux frontières avec l'Espagne.

Raphaël Glucksmann Vous savez qui est régularisé en Espagne ? L'écrasante majorité des travailleurs qui ont été régularisés en Espagne sont des travailleurs hispanophones qui viennent d'Amérique latine. Ils ne vont pas venir en France. Donc en fait il y a là la volonté populiste, démagogique d'agiter des peurs et ensuite de faire imploser l'Union européenne. Moi je veux que dans un moment aussi grave de notre histoire nous ayons des gens responsables, responsable sur la scène politique. On peut ne pas être d'accord, mais il faut arrêter de raconter n'importe quoi pour flatter les instincts les plus vils. Et honnêtement, là, c'est la course à l'échalote avec le Rassemblement National. C'est ça qui est en train de se passer.

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Pour des filières légales d'immigration et une politique migratoire européenne assumée

Interrogé par Caroline Roux sur France 2 dans l'émission L'événement, Raphaël Glucksmann expose sa position sur la politique migratoire européenne. Il dénonce ce qu'il qualifie de « bal d'hypocrites » autour de la question migratoire, visant les dirigeants qui promettent l'immigration zéro tout en sachant, selon lui, que celle-ci « c'est la mort des économies européennes, c'est la mort des sociétés européennes ». Il plaide pour la création de filières légales d'immigration en Europe. Sur le pacte asile et immigration, il estime que la question migratoire n'a pas été véritablement européanisée. Il critique le système de Dublin, qu'il accuse de créer « le chaos migratoire », en soulignant que les personnes qui traversent la Méditerranée « veulent rejoindre l'Europe » et non un pays en particulier. Il propose une politique migratoire « réellement européenne » qui respecte le droit d'asile et les migrations liées au travail, et qui « assume d'organiser l'accueil ». Relancé par Caroline Roux sur le fait que cela signifie une Europe plus accueillante, il confirme cette orientation.

« Vous avez tous ces dirigeants qui viennent battre les estrades en promettant l'immigration zéro. Mais la réalité, c'est que l'immigration zéro, c'est la mort des économies européennes, c'est la mort des sociétés européennes. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La fin de l'hypocrisie. On assiste à un bal d'hypocrites sur la question migratoire. Vous avez tous ces dirigeants qui viennent battre les estrades en promettant l'immigration zéro. Mais la réalité, c'est que l'immigration zéro, c'est la mort des économies européennes, c'est la mort des sociétés européennes. Et que donc, si on veut cesser d'être hypocrite, oui, il faut des filières légales, des voies légales d'immigration en Europe.

Caroline Roux Donc une Europe plus accueillante pour les migrants.

Raphaël Glucksmann Et il faut gérer les choses à l'échelle européenne. Le problème du pacte asile immigration, c'est qu'en fait, on n'a pas européanisé la question migratoire. Quand les gens montent dans des canots et qu'ils risquent leur peau en Méditerranée, ils veulent pas rejoindre la Grèce ou l'Italie. Ils veulent rejoindre l'Europe. Et on est dans un système actuel qu'on appelle le système de Dublin qui crée le chaos migratoire. Et donc, ce que moi je propose, ce que nous proposons, c'est une politique migratoire réellement européenne qui respecte le droit d'asile, qui respecte les migrations liées au travail...

Caroline Roux Et plus accueillante en matière d'immigration.

Raphaël Glucksmann Et qui est plus accueillante et qui assume d'organiser l'accueil.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Numérique

4 interventions2026, 2025

Déclarations de Raphaël Glucksmann sur la souveraineté numérique et la régulation des plateformes.

« Notre agora est une propriété privée dont les clés sont à San Francisco ou à Pékin »

Place Publique - Réseaux sociaux - Déplacement à Conquereuil en Loire-Atlantique

Dans cet extrait vidéo diffusé sur les réseaux sociaux de Place Publique lors d'un déplacement en Loire-Atlantique, Raphaël Glucksmann met en cause la dépendance européenne aux plateformes numériques étrangères. Il vise les dirigeants politiques : « On est dirigé par des pleutres, c'est ça la vérité. Gauche ou droite, ils n'ont pas osé s'affronter ni à TikTok, ni à Musk. » Il décrit l'espace de débat public comme « une propriété privée dont les clés sont à San Francisco ou à Pékin » et dénonce l'incapacité de l'Union Européenne à produire son propre réseau social, source selon lui d'une dépendance « aux Américains et aux Chinois » qu'il juge « mortelle pour la démocratie ». Il présente le scrutin à venir comme décisif : « Je pense que c'est la dernière élection où on peut encore élire un pouvoir qui assume la confrontation avec le capitalisme algorithmique. Parce que sinon, ce sera fini ». Pour illustrer les risques, il cite l'exemple roumain : un candidat inconnu passé « de 1 % à 23 % en quelques semaines sans faire un meeting, sans aller dans un média, simplement en devenant une trend mondiale sur TikTok, dopée par un algorithme mis au service de l'extrême droite ». Il articule ainsi souveraineté numérique et défense démocratique face à ce qu'il nomme le « capitalisme algorithmique ».

« Aujourd'hui, notre agora, notre espace de débat, c'est une propriété privée dont les clés sont à San Francisco ou à Pékin. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On est dirigé par des pleutres, c'est ça la vérité. Gauche ou droite, ils n'ont pas osé s'affronter ni à TikTok, ni à Musk, ni aux utilisateurs qui sont leurs propres concitoyens. Aujourd'hui, notre agora, notre espace de débat, c'est une propriété privée dont les clés sont à San Francisco ou à Pékin. Moi, je pense que c'est la dernière élection où on peut encore élire un pouvoir qui assume la confrontation avec le capitalisme algorithmique. Parce que sinon, ce sera fini. Le fait que l'Europe soit infoutue de produire un réseau social, qu'on dépende des Américains et des Chinois, on va absolument Tout ! Et c'est mortel pour la démocratie. Regardez ce qui s'est passé en Roumanie. Un candidat inconnu est passé de 1% à 23% en quelques semaines sans faire un meeting, sans faire une réunion comme celle-ci, sans aller dans un média, simplement en devenant une trend mondiale sur TikTok, dopée par un algorithme mis au service de l'extrême droite.

souveraineté numériqueTikTokdémocratieextrême droite

Lutte contre l'oligarchie numérique mondiale et interdiction de la publicité ciblée

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la lutte contre ce qu'il qualifie de « nouvelle oligarchie mondiale » incarnée par les dirigeants des grandes plateformes numériques. Il affirme : « Nous ne laisserons pas la France devenir une colonie de la Silicon Valley et du Parti communiste chinois ». Il désigne nommément Elon Musk, Sam Altman et Zhang Yiming comme les visages de cette concentration inédite de « fortunes et de pouvoirs » entre quelques mains. Sur le plan des mesures, il annonce vouloir « interdire la publicité ciblée » pour s'attaquer au cœur du modèle économique des plateformes. Il présente ce combat comme « la plus grande lutte politique, sociale, économique, culturelle du 21e siècle » et le qualifie de « grand combat anticapitaliste de notre époque », en l'érigeant en « combat central de la gauche française et européenne » et en « combat existentiel ». Il conclut en exprimant sa conviction de le « gagner ensemble ».

« Nous ne laisserons pas la France devenir une colonie de la Silicon Valley et du Parti communiste chinois. [...] Notre ennemi a un visage. Et il a un nom : il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous ne laisserons pas la France devenir une colonie de la Silicon Valley et du Parti communiste chinois. Nous engagerons une lutte féroce, la plus grande lutte politique, sociale, économique, culturelle du 21e siècle contre cette nouvelle oligarchie mondiale qui concentre dans les mains de quelques-uns des fortunes et des pouvoirs inédits dans l'histoire humaine. Notre ennemi a un visage. Et il a un nom : il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming. Face à cette oligarchie mondiale, nous résisterons ! Nous nous attaquerons au cœur du business model de ces plateformes en interdisant la publicité ciblée. Nous, nous ne laisserons pas cette nouvelle oligarchie prendre possession de nos vies et soumettre nos nations. Mes amis, voilà le grand combat anticapitaliste de notre époque ! Voilà le combat le combat central de la gauche française et européenne. Voilà le combat existentiel que nous allons mener et que nous allons gagner ensemble.

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Réguler TikTok et X : appel au courage politique européen face aux ingérences numériques

Lors de la table ronde animée par Flora Ghebali dans le cadre de La Convention "Retrouvons Nous !", Raphaël Glucksmann interpelle sur l'inaction des institutions européennes face aux plateformes numériques malgré l'existence du Digital Services Act voté au Parlement européen. Sur TikTok et l'élection roumaine : il rappelle que la plateforme chinoise a « faussé sciemment le résultat d'une élection » présidentielle en Roumanie, ignorant 18 avertissements des services de sécurité roumains pendant la campagne, en viralisant les contenus d'extrême droite et en diminuant la visibilité des contenus démocrates. La Cour constitutionnelle roumaine a dû annuler l'élection, qualifiée par Raphaël Glucksmann de « geste le plus difficile imaginable dans une démocratie ». Il affirme que la présidente de la Commission européenne devrait, au terme de l'enquête, « prononcer le bannissement de TikTok ». Sur Elon Musk et X : il décrit un « tycoon américain » ayant décrété que les démocraties européennes progressistes étaient des ennemis, et qui s'engage à « mettre fin au virus woke européen ». Raphaël Glucksmann rappelle que la législation européenne prévoit une amende pouvant atteindre 6 % de l'ensemble de l'empire Musk, et non du seul réseau X, mais déplore l'absence de décision politique. Il interroge : « Où est le courage politique à la tête de l'Europe et à la tête de nos nations ? »

« On a un tycoon américain qui a décrété que les démocraties européennes, et en particulier les gouvernements progressistes des démocraties européennes, étaient des ennemis plus dangereux qu'un virus, et qui a écrit qu'il mettrait tout en œuvre pour mettre fin au virus woke européen incarné par les progressistes. Où est l'amende pour Monsieur Musk ? Où est le courage politique à la tête de l'Europe et à la tête de nos nations ? »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Les réseaux sociaux, nous les avons. Nous avons voté au Parlement européen le Digital Services Act. On a une plateforme chinoise, TikTok, qui fausse sciemment le résultat d'une élection en Roumanie, d'une élection présidentielle, qui ignore 18 avertissements des services de sécurité roumains pendant toute la campagne parce qu'elle viralisait les contenus de l'extrême droite et diminuait la viralité des contenus démocrate. TikTok ne réagit pas. La Cour constitutionnelle roumaine est amenée au geste le plus difficile imaginable dans une démocratie, qui est l'annulation d'une élection présidentielle. Où est la conséquence pour TikTok ? On a bien des mangeurs de dragibus candidats aux élections présidentielles dessus, mais où est la conséquence ? Or, selon les règles européennes, la présidente de la Commission européenne devrait aujourd'hui, comme résultat de l'enquête diligentée, prononcer le bannissement de TikTok. Pourquoi une telle faiblesse ? On a un tycoon américain qui a décrété que les démocraties européennes, et en particulier les gouvernements progressistes des démocraties européennes, étaient des ennemis plus dangereux qu'un virus, et qui a écrit qu'il mettrait tout en œuvre, je parle de Monsieur Musk, qui a écrit qu'il mettrait tout en œuvre pour mettre fin au virus woke européen incarné par les progressistes, parce que sinon l'administration américaine ne serait jamais safe aux États-Unis. Il va s'en prendre aux mouvements sociaux-démocrates européens les uns après les autres. Il va s'asseoir, et il s'assoit déjà sur les règles européennes. Où est l'amende pour Monsieur Musk ? Ce qui est prévu dans la loi que nous avons écrite et votée, C'est 6 % de l'ensemble de l'empire Musk, pas simplement de X. Où est la décision politique ? Où est le courage politique à la tête de l'Europe et à la tête de nos nations ? Et si nous ne faisons pas preuve de ce courage, les tyrans à l'extérieur, les tycoons à l'extérieur,

Digital Services ActTikTokElon Muskrégulation numérique

Appel à appliquer le Digital Services Act face aux ingérences de Musk et à la passivité de la Commission

Parlement Européen - Discours de Raphaël Glucksmann

Lors d'un discours au Parlement Européen, Raphaël Glucksmann interpelle la Commission européenne sur l'application du Digital Services Act (DSA). Il rappelle que ce texte a été adopté « par une majorité écrasante des députés et par l'unanimité du Conseil » et dénonce l'inaction de la Commission face aux agissements d'Elon Musk via la plateforme X, ainsi que ceux de TikTok. Il affirme : « L'Europe n'est pas une colonie chinoise et elle ne sera jamais le 51e État américain ». Il pointe ce qu'il qualifie d'« ingérences incessantes de Musk en Angleterre, en Allemagne, partout en Europe » et juge la Commission « tétanisée ». Il formule plusieurs demandes concrètes : publication des résultats des enquêtes sur X et TikTok, exigence de transparence algorithmique, sanctions contre ceux qui violent la législation européenne. Il met en garde contre les « pressions venues des États-Unis ou de certains gouvernements européens aux attitudes de laquais » et contre « les voix de la soumission dans cette enceinte ». Il conclut : « Montrons ensemble que nous ne sommes pas des paillassons. Soyons inflexibles et alors nous serons respectés. »

« L'Europe n'est pas une colonie chinoise et elle ne sera jamais le 51e État américain. Quand vous voulez opérer chez nous, eh bien, vous devez respecter nos lois. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann L'Europe n'est pas une colonie chinoise et elle ne sera jamais le 51e État américain. Quand vous voulez opérer chez nous, eh bien, vous devez respecter nos lois. C'est simple, c'est basique. Le Digital Services Act a été adopté ici, dans cette enceinte, par une majorité écrasante des députés et par l'unanimité du Conseil. Mais à quoi cela sert-il d'avoir des lois, aussi belles soient-elles, si nous n'avons pas le courage de les appliquer. Depuis des semaines, face aux ingérences incessantes de Musk en Angleterre, en Allemagne, partout en Europe, votre Commission semble tétanisée. Alors nous sommes ici une majorité à vous dire une chose simple: n'ayez pas peur! Publiez les résultats des enquêtes sur X et TikTok. Exigez la transparence algorithmique. Sanctionnez ceux qui violent nos lois, aussi puissants soient-ils. Ne cédez pas aux pressions venues des États-Unis ou de certains gouvernements européens aux attitudes de laquais. N'écoutez pas les voix de la soumission dans cette enceinte. Montrons ensemble que nous ne sommes pas des paillassons. Soyons inflexibles et alors nous serons respectés.

Digital Services Actsouveraineté numériqueElon MuskCommission européenne
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Raphaël Glucksmann en vidéo : Ukraine

6 interventions2026, 2025

Prises de position de Raphaël Glucksmann en soutien à l'Ukraine face à l'agression russe.

Glucksmann propose de protéger le ciel ukrainien et de saisir les avoirs russes gelés

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI et animé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann développe sa position sur la défense de l'Ukraine face à la Russie. Il rapporte une rencontre avec le chef des services de sécurité allemand, qui avait avancé 2029 comme date possible d'une confrontation militaire sur le sol européen. Interrogé par ses soins, ce responsable aurait révisé son jugement : « 2029 c'était trop optimiste ». Raphaël Glucksmann appelle à une préparation qui passe d'abord par une aide accrue à la résistance ukrainienne. Il propose de reproduire pour l'Ukraine ce qui a été fait pour les Émirats Arabes Unis : « simplement de protéger le ciel d'Abu Dhabi contre les missiles iraniens », un dispositif qui, souligne-t-il, n'a jamais fait considérer la France comme cobelligérante. Il interroge : « pourquoi les pays européens assistent passivement à la destruction de l'Ukraine ? » Il rappelle que 20 drones ont pénétré l'espace aérien polonais et que ces missiles finiront par toucher la Pologne. Il avance une seconde mesure : la saisie des « 210 milliards d'avoirs publics russes gelés en Europe » afin de les affecter à l'aide à l'Ukraine. Il précise que cette opération « ne coûtera pas un euro aux contribuables européens », s'agissant d'argent appartenant à « l'État agresseur ».

« On a 210 milliards d'avoirs publics russes gelés en Europe. Saisissons les et affectons les à l'aide à l'Ukraine. Ça ne coûtera pas un euro aux contribuables européens. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann J'ai rencontré le chef des services de sécurité allemand. Il avait annoncé 2029 comme date possible d'une confrontation militaire sur le sol de l'Europe. Et je lui ai dit, mais est-ce que vous avez révisé votre jugement ? Il a dit, oui, 2029 c'était trop optimiste. Il faut qu'on se prépare, ça passe par plusieurs choses. D'abord, ça passe par une aide accrue à la résistance ukrainienne. Ce qu'on a fait pour les Émirats Arabes Unis, c'est-à-dire simplement de protéger le ciel d'Abu Dhabi contre les missiles iraniens, eh bien il faut le faire pour le ciel de l'ouest et du centre de l'Ukraine. Personne n'a dit que la France était entrée en guerre contre l'Iran parce qu'elle avait protégé le ciel d'Abu Dhabi. À aucun moment la France n'a été considérée comme cobelligérante. Donc pourquoi les pays européens assistent passivement à la destruction de l'Ukraine ? Parce qu'en plus, ces drones et ces missiles, ils finiront par toucher la Pologne. Il y a 20 drones qui ont pénétré dans l'espace aérien polonais. Deuxième chose qu'il faut faire: on a 210 milliards d'avoirs publics russes gelés en Europe. Saisissons les et affectons les à l'aide à l'Ukraine. Ça ne coûtera pas un euro aux contribuables européens. C'est de l'argent qui est chez nous et qui appartient à l'État agresseur.

UkraineRussiedéfense européenneavoirs gelés

Ukraine : Glucksmann propose une interception aérienne des missiles et drones

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI et animé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann précise sa position sur le soutien à l'Ukraine, face à Jérôme Guedj. Il défend une aide portant sur l'interception des missiles et des drones, en écartant toute confrontation directe entre armées : « Il n'y aura aucune confrontation directe entre les différentes armées ». Interrogé par Jérôme Guedj sur l'ambiguïté du terme « no-fly zone », qui suppose selon ce dernier une intervention de forces aériennes, Raphaël Glucksmann corrige : « J'ai dit interception ». Il compare ce dispositif à celui existant avec les Émirats Arabes Unis : « C'est exactement ce qu'on a fait pour les Émirats Arabes Unis ». Il s'appuie sur cet exemple pour questionner la hiérarchie stratégique française. Selon lui, la France dispose d'un accord stratégique avec les Émirats Arabes Unis mais les considérerait comme plus importants que l'Ukraine, ce qu'il juge être « une erreur de notre réflexion qui est totale ». L'échange porte sur la nature concrète de l'engagement européen aux côtés de Kiev et sur les moyens militaires envisageables sans engagement direct des armées occidentales dans le conflit. La distinction entre interception défensive et zone d'exclusion aérienne constitue le cœur du désaccord terminologique soulevé pendant cette séquence du débat.

« On a un accord stratégique avec les Émirats Arabes Unis, mais considérez que les Émirats Arabes Unis sont plus stratégiques pour nous que l'Ukraine. Ça, c'est une erreur de notre réflexion qui est totale. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Pour les missiles et pour les drones. Il n'y aura aucune confrontation directe entre les différentes armées.

Jérôme Guedj Pardon, il y a une ambiguïté dans ton propos parce que quand on parle d'interdiction du survol, ça s'appelle no-fly zone.

Raphaël Glucksmann J'ai dit interception...

Jérôme Guedj Ça a existé dans d'autres conflits et ça nécessite une intervention de forces aériennes. Mais on a levé l'ambiguïté, ça me va bien.

Raphaël Glucksmann C'est exactement ce qu'on a fait pour les Émirats Arabes Unis. Et moi, je me pose la question. Je veux dire, on a un accord stratégique avec les Émirats Arabes Unis, mais considérez que les Émirats Arabes Unis sont plus stratégiques pour nous que l'Ukraine. Ça, c'est une erreur de notre réflexion qui est totale.

UkraineinterceptionÉmirats Arabes Unisdéfense

Protéger le ciel de Kyiv comme celui d'Abu Dhabi

Lors d'une intervention au Parlement Européen, dans le cadre du débat sur l'état de l'Union, Raphaël Glucksmann interpelle les Européens sur leur inaction face aux frappes russes en Ukraine. Il établit une comparaison avec la défense antiaérienne déployée pour les Émirats arabes unis : « Nous avons abattu les missiles Shahed que les Iraniens ont envoyés sur les Émirats. Personne à ce moment-là n'a considéré, par exemple, que la France entrait en guerre contre l'Iran ». Il dénonce une passivité européenne : « Nous assistons passivement au bombardement des villes, des infrastructures et des trains ukrainiens ». Selon lui, ce qui a été réalisé pour la protection du ciel émirati doit l'être pour l'Ukraine : « Ce que nous avons fait pour le ciel d'Abu Dhabi, nous devons le faire pour le ciel de Kyiv ». Il pose une question sur les priorités stratégiques de l'Europe : « Est-ce que ça veut dire que nous considérons que l'Ukraine est moins stratégique pour l'Europe que les Émirats arabes unis ? ». Il conclut son propos par un appel à l'action concrète : « Si nous voulons réellement aider l'Ukraine, alors protégeons le ciel ukrainien ».

« Ce que nous avons fait pour le ciel d'Abu Dhabi, nous devons le faire pour le ciel de Kyiv. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Pourquoi ce que nous avons fait pour les Émiratis, nous sommes incapables de le faire pour les Ukrainiens ? Nous assistons passivement au bombardement des villes, des infrastructures et des trains ukrainiens. Ce que nous avons fait pour le ciel d'Abu Dhabi, nous devons le faire pour le ciel de Kyiv. Nous avons abattu les missiles Shahed que les Iraniens ont envoyés sur les Émirats. Personne à ce moment-là n'a considéré, par exemple, que la France entrait en guerre contre l'Iran. Pourquoi ce que nous avons fait pour les Émiratis, nous sommes incapables de le faire pour les Ukrainiens ? Est-ce que ça veut dire que nous considérons que l'Ukraine est moins stratégique pour l'Europe que les Émirats arabes unis ? Si nous voulons réellement aider l'Ukraine, alors protégeons le ciel ukrainien.

Ukrainedéfense aérienneEuropeRussie

À Saint-Malo, Raphaël Glucksmann dénonce « l'esprit de capitulation des extrêmes droites européennes »

Place Publique - Réseaux sociaux - Intervention au Forum Économique Breton à Saint-Malo

Lors de son intervention au Forum Économique Breton à Saint-Malo, diffusée sur les réseaux sociaux de Place Publique, Raphaël Glucksmann met en cause « l'esprit de collaboration des différentes extrêmes droites européennes et en particulier de l'extrême droite française ». Il vise des « forces politiques en Europe » qui « continuent à prôner la soumission et la capitulation ». Il cite l'AFD allemande, qui « vient de choquer l'ensemble du continent européen par son score en Saxe-Anhalt », et qu'il qualifie de « parti valet de Vladimir Poutine sur la scène politique européenne ». Sur l'Ukraine, il rappelle que « l'extrême droite française vient d'annoncer qu'elle voulait couper le robinet de l'aide à l'Ukraine ». Il dénonce « la soumission de Madame Le Pen à Monsieur Poutine et à Monsieur Trump » et alerte sur « ce mouvement de fond dans nos sociétés qui conduirait à la soumission de la France et de l'Europe à des tyrannies étrangères ». L'extrait articule ainsi son propos autour d'un fil unique : la continuité, selon lui, d'une posture de capitulation des extrêmes droites face à Moscou, illustrée par les scores électoraux allemands et par les prises de position françaises sur l'aide militaire à Kyiv.

« Ce qui n'a donc pas changé, c'est l'esprit de capitulation des extrêmes droites européennes, la soumission de Madame Le Pen à Monsieur Poutine et à Monsieur Trump. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Ce qui n'a pas changé, c'est finalement l'esprit de collaboration des différentes extrêmes droites européennes et en particulier de l'extrême droite française. Des forces politiques en Europe continuent à prôner la soumission et la capitulation. L'AFD allemande par exemple, qui vient de choquer l'ensemble du continent européen par son score en Saxe-Anhalt, est un parti valet de Vladimir Poutine sur la scène politique européenne. L'extrême droite française vient d'annoncer qu'elle voulait couper le robinet de l'aide à l'Ukraine. Ce qui n'a donc pas changé, c'est l'esprit de capitulation des extrêmes droites européennes, la soumission de Madame Le Pen à Monsieur Poutine et à Monsieur Trump, ce mouvement de fond dans nos sociétés qui conduirait à la soumission de la France et de l'Europe à des tyrannies étrangères.

extrême droiteUkraineAfDLe Pen

Refuser tout dialogue avec Poutine hors du retrait des troupes russes d'Ukraine

Dans une interview diffusée le 6 juillet 2025 sur BFM TV dans l'émission « C'est pas tous les jours dimanche », Raphaël Glucksmann expose sa position sur les relations avec la Russie. Il refuse tout dialogue diplomatique avec Vladimir Poutine en dehors de la question du retrait des troupes russes d'Ukraine et d'un cessez-le-feu. Il dénonce les tentatives de rapprochement, citant Donald Trump et Emmanuel Macron, qu'il accuse respectivement de « se coucher » devant Poutine et de proposer de « travailler ensemble sur l'Iran ». Selon lui, ces gestes d'ouverture produisent l'effet inverse : « À chaque fois qu'il perçoit chez nous la tentation d'un retour à la discussion ou à la normale avec lui, eh bien il attaque encore plus fort ». Il souligne que les bombardements sur Kyiv n'ont jamais été aussi intenses et que Poutine « est en train de littéralement incendier la capitale ukrainienne ». Raphaël Glucksmann formule trois mesures concrètes : la saisie des 210 milliards d'euros d'avoirs publics russes détenus dans les banques européennes, l'adoption du paquet de sanctions prévu mais non encore mis en œuvre et l'augmentation des aides à l'Ukraine.

« À chaque fois qu'il perçoit chez nous la tentation d'un retour à la discussion ou à la normale avec lui, eh bien il attaque encore plus fort. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Tant que Vladimir Poutine menace la sécurité des Européens, nous ne lui parlons pas sur le reste. Nous ne faisons pas semblant qu'on peut, eh bien, continuer à avoir des relations diplomatiques avec lui tant qu'il n'y a pas la paix en Ukraine. Donc la seule chose dont nous devons parler avec lui, c'est du retrait des troupes russes d'Ukraine, c'est d'un cessez-le-feu en Ukraine. Et vous avez vu comment Vladimir Poutine réagit quand on l'appelle, quand M. Trump se couche devant lui, quand Emmanuel Macron dit qu'on peut travailler ensemble sur l'Iran ? Ça le calme ? Il n'y a jamais eu des bombardements aussi forts sur Kyiv en ce moment. Il est en train de littéralement incendier la capitale ukrainienne. Donc en fait, à chaque fois qu'il perçoit chez nous la tentation d'un retour à la discussion ou à la «normale» avec lui, eh bien il attaque encore plus fort. Donc il faut maintenant saisir les avoirs publics russes qui sont dans nos banques, 210 milliards. Il faut enfin ce paquet de sanctions qui a été prévu et qui n'arrive pas. Et il faut augmenter nos aides à l'Ukraine.

Russiesanctionsavoirs russescessez-le-feu

Depuis l'Ukraine, appel à des « actes forts » des Européens face à la « trahison américaine »

Place Publique - Déplacement en Ukraine

Dans une vidéo publiée par Place Publique depuis l'Ukraine, Raphaël Glucksmann dresse le bilan de trois jours de déplacement dans le pays, trois ans après le début de l'invasion russe. Il indique avoir rencontré des militaires revenant du front, des membres de la société civile, des responsables politiques, des officiels et des industriels produisant des drones pour combattre l'armée russe. Il décrit une société « encore prête à résister » et faisant preuve de « résilience » et d'« inventivité ». Il rapporte que la question centrale posée par les Ukrainiens aux Européens est : « Êtes-vous capables de faire face après la trahison américaine ? Êtes-vous capables de vous défendre vous-mêmes et de nous aider ? ». Il reconnaît ne pas encore avoir la réponse, estimant qu'il ne sait pas si les capitales européennes Paris, Berlin, Bruxelles ont « conscience de la gravité du moment ». Il affirme : « Les mots ne suffiront pas, il faut des actes forts ». Il cite deux mesures concrètes : la saisie des 209 milliards d'euros d'avoirs publics russes actuellement gelés dans les banques européennes, et la construction d'une défense européenne autonome. Il conclut par « Slava Ukraini et vive l'Europe libre et démocratique ».

« Les mots ne suffiront pas, il faut des actes forts. Dans le soutien à la résistance ukrainienne, la saisie des 209 milliards d'avoirs publics russes actuellement gelés dans nos banques ou dans la construction enfin de cette défense européenne autonome. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann C'est ici, en Ukraine, que se joue l'avenir de l'Europe. Depuis 3 jours, nous avons rencontré des militaires, hommes et femmes, qui reviennent du front. Nous avons rencontré des personnes de la société civile, des politiques, des officiels, des industriels qui produisent des drones pour combattre l'armée russe. Nous avons rencontré une société qui est, 3 ans après, encore prête à résister, qui fait preuve d'une résilience, d'une inventivité, d'une capacité d'innovation incroyable. Mais la question qui taraude toutes les Ukrainiennes et tous les Ukrainiens que nous avons rencontrés, c'est une question qui nous est adressée à nous, Européens : êtes-vous capables de faire face après la trahison américaine ? Êtes-vous capables de vous défendre vous-mêmes et de nous aider ? C'est cela que nous demandent les Ukrainiens. Et à cette question ukrainienne adressée aux Européens, moi, je n'ai pas encore la réponse. Parce qu'en réalité, je ne sais pas si nous avons conscience à Paris, à Berlin, à Bruxelles, de la gravité du moment qu'on traverse. Les mots ne suffiront pas, il faut des actes forts. Dans le soutien à la résistance ukrainienne, la saisie des 209 milliards d'avoirs publics russes actuellement gelés dans nos banques, ou dans la construction enfin de cette défense européenne autonome. Aujourd'hui plus que jamais, 3 ans après le début de l'invasion totale de l'Ukraine, Slava Ukraini et vive l'Europe libre et démocratique!

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Travail

1 intervention2025

Prises de parole de Raphaël Glucksmann sur le travail, les salaires et les droits des salariés.

Revaloriser les salaires pour restaurer la promesse démocratique

Dans une interview accordée à RTL et menée par Thomas Sotto, Raphaël Glucksmann est interrogé sur le pouvoir d'achat des Français à l'approche des fêtes de fin d'année. Il identifie la question des salaires comme l'enjeu central, affirmant : « En France, les salaires sont trop bas. » Il dénonce un choix fiscal qu'il qualifie d'« erreur fondamentale » consistant à « surtaxer le travail et de moins taxer le capital, les retraites, l'héritage ». Il établit un lien entre la stagnation des salaires et la fragilisation des démocraties occidentales, estimant que « la grande promesse qui avait assuré le progrès dans nos démocraties n'est plus tenue », à savoir « la promesse d'améliorer ses conditions de vie par le travail ». Il conclut : « Ça doit être ça notre obsession. »

« En France, les salaires sont trop bas. On a fait le choix en France de surtaxer le travail et de moins taxer le capital, les retraites, l'héritage. Eh bien, c'était une erreur fondamentale. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Thomas Sotto Une des préoccupations du quotidien des Français, c'est le pouvoir d'achat. À quelques semaines des fêtes de Noël, de fin d'année, comment redonner du pouvoir d'achat aux Français? C'est quoi la méthode Glucksmann ?

Raphaël Glucksmann C'est les salaires. En France, les salaires sont trop bas. On a fait le choix en France de surtaxer le travail et de moins taxer le capital, les retraites, l'héritage. Eh bien, c'était une erreur fondamentale. Il faut à nouveau qu'en France, on puisse vivre dignement de son travail. L'enjeu numéro 1, ce qui fait la faiblesse de notre démocratie aujourd'hui et de toutes les démocraties occidentales, ce qui explique la montée du populisme, c'est le fait que la grande promesse qui avait assuré le progrès dans nos démocraties n'est plus tenue. C'était la promesse d'améliorer ses conditions de vie par le travail. Ça doit être ça notre obsession.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Social

3 interventions2026, 2025

Déclarations de Raphaël Glucksmann sur la solidarité, la pauvreté et la protection sociale.

Carburants : Glucksmann écarte les mesures universelles du RN

France Info TV - 8:30 - Interview par Agathe Lambret et Simon Le Baron

Interrogé le 8h30 de France Info TV par Agathe Lambret et Simon Le Baron, Raphaël Glucksmann prend position sur les aides au carburant. Il rejette les dispositifs universels comme le blocage des prix ou la baisse générale des taxes proposée par le Rassemblement National, au motif qu'ils profiteraient indistinctement aux plus aisés. Il affirme : « ça bénéficierait à des bourgeois qui prennent leur SUV pour partir dans leur maison de campagne ». Il ajoute : « Moi, les week-ends des grands bourgeois dans leurs grandes maisons, je ne vois pas pourquoi ce serait aux contribuables de payer pour qu'ils fassent leur plein ». Il défend à l'inverse des aides ciblées et chiffre le coût de la proposition du Rassemblement National à « plus de 12 milliards d'euros à l'État », s'interrogeant : « Pour financer quoi ? » L'extrait oppose ainsi deux logiques de soutien au pouvoir d'achat : l'universalité des mesures, qu'il conteste pour leur effet redistributif inversé, et le ciblage, qu'il privilégie. La brièveté de l'extrait ne permet pas de détailler la nature exacte des aides ciblées qu'il propose ni leur mode de financement.

« Moi, les week-ends des grands bourgeois dans leurs grandes maisons, je ne vois pas pourquoi ce serait aux contribuables de payer pour qu'ils fassent leur plein. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann ça bénéficierait à des bourgeois qui prennent leur SUV pour partir dans leur maison de campagne. Là où je ne suis pas d'accord, c'est quand on propose des mesures universelles, que ce soit le blocage des prix ou la baisse des taxes de manière générale que propose le Rassemblement National. Parce que dans ce cas-là, ça bénéficierait à des bourgeois qui prennent leur SUV pour partir dans leur maison de campagne. Moi, les week-ends des grands bourgeois dans leurs grandes maisons, je ne vois pas pourquoi ce serait aux contribuables de payer pour qu'ils fassent leur plein. Moi, ce que je veux, c'est des aides. Ce que je veux, c'est des aides à des aides universelles. La proposition du Rassemblement National, par exemple, ça coûterait plus de 12 milliards d'euros à l'État. Pour financer quoi ?

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90 ans des congés payés : lancement du projet « Colos pour tous » au quartier du Grammont à Rouen

Place Publique - 90 ans des congés payés - Déplacement au quartier du Grammont à Rouen

Dans une vidéo publiée par Place Publique à l'occasion des 90 ans des congés payés, Raphaël Glucksmann se rend au quartier du Grammont, quartier populaire de Rouen, pour présenter son projet « Colos pour tous ». Il inscrit cette visite dans l'héritage des conquêtes sociales de 1936, déclarant que cet anniversaire « c'est pas simplement une commémoration, c'est une exhortation à de nouvelles conquêtes sociales ». Sur le constat : il relève qu'il y a quarante ans, plus de quatre millions d'enfants partaient chaque année en colonie de vacances, contre moins d'un million aujourd'hui. Il dénonce la disparition de la mixité sociale dans les colonies, affirmant qu'« aujourd'hui, les enfants de bourgeois font des colos de ski, des colos de voile, des colos de tennis et c'est ça la masse des colonies de vacances ». Sur le dispositif proposé : il annonce la création d'un « passeport » permettant à chaque enfant, au cours de sa scolarité, de participer à une classe verte ou à une colonie de vacances. Le financement reposerait sur les collectivités locales, l'État et les comités d'entreprise. L'objectif affiché est de permettre aux enfants « de découvrir la collectivité et de sortir de leur environnement social immédiat ».

« C'est pas simplement une commémoration, c'est une exhortation à de nouvelles conquêtes sociales, et notamment ce simple fait : les enfants français doivent pouvoir toutes et tous partir en vacances. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Aujourd'hui, c'est les 90 ans des congés payés, un moment fondateur pour la République, pour les travailleurs et les travailleuses. C'est pas simplement une commémoration, c'est une exhortation à de nouvelles conquêtes sociales, et notamment ce simple fait : les enfants français doivent pouvoir toutes et tous partir en vacances. C'est l'objet de notre visite au quartier du Grammont, quartier populaire de Rouen. On est venu ici pour défendre notre projet «Colos pour tous» qui permettra aux enfants des travailleurs et des travailleuses, eh bien, de partir en vacances et de renouer avec une tradition française qui était celle de de la mixité sociale par les vacances. Il y a 40 ans, il y avait 4 millions ou plus d'enfants français qui partaient chaque année en colonie de vacances. Aujourd'hui, c'est moins d'un million et la mixité sociale a largement disparu. En réalité, aujourd'hui, les enfants de bourgeois font des colos de ski, des colos de voile, des colos de tennis et c'est ça la masse des colonies de vacances. On doit rencontrer, quand on est enfant, des enfants de catégories sociales différentes. Il va y avoir un passeport qui permettra à chaque enfant, au cours de sa scolarité, de participer soit à une classe verte, soit à une colonie de vacances. Et donc un soutien qui est organisé par les collectivités locales, par l'État, par les comités d'entreprise pour relancer des colonies de vacances qui permettront à des enfants de découvrir la collectivité et de sortir de leur environnement social immédiat.

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Retraites : abroger pour réformer sur la base de la justice sociale

Dans une interview sur France TV - C'est à vous, diffusée le 23 juin 2025, Raphaël Glucksmann expose sa position sur la réforme des retraites face à Anne-Élisabeth Lemoine et Patrick Cohen. Il affirme vouloir abroger la réforme en cours, tout en précisant qu'il ne s'agit pas de revenir au statu quo : « C'est pas juste revenir au statu quo ante. On sait que le système est menacé, qu'il faut qu'il y ait un équilibre, mais il faut qu'il y ait un équilibre qui soit basé sur la justice. » Il critique la focalisation du débat sur le seul âge légal de départ, estimant que l'enjeu central réside dans la prise en compte des inégalités de parcours professionnels. Il développe un raisonnement fondé sur la pénibilité et l'espérance de vie : les travailleurs ayant des carrières pénibles, dont l'espérance de vie à la retraite est plus courte, devraient pouvoir partir plus tôt, tandis qu'un cadre disposant d'une espérance de vie plus longue pourrait partir plus tard. Il conclut en définissant l'objectif d'une réforme alternative : préserver l'équilibre du système de retraites en plaçant la reconnaissance des inégalités de parcours au cœur du dispositif. Il déclare : « Ne pas faire de la reconnaissance des inégalités de parcours le cœur même de ce système, c'est finalement perpétuer l'injustice ». Il se montre prudent quant aux suites concrètes, évoquant le conclave en cours.

« C'est pas juste revenir au statu quo ante. On sait que le système est menacé, qu'il faut qu'il y ait un équilibre, mais il faut qu'il y ait un équilibre qui soit basé sur la justice. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On explique noir sur blanc qu'on veut abroger cette réforme, c'est-à-dire proposer une autre réforme.

Anne-Élisabeth Lemoine Il faut tout revoir ?

Raphaël Glucksmann C'est pas juste revenir au statu quo ante. On sait que le système est menacé, qu'il faut qu'il y ait un équilibre, mais il faut qu'il y ait un équilibre qui soit basé sur la justice. Mais disons-le très clairement, le problème de ce débat depuis le début, c'est qu'il s'est focalisé de part et d'autre simplement sur l'âge légal. Or, en réalité, il faut que les gens qui ont des carrières pénibles pussent partir tôt à la retraite. Leur espérance de vie une fois à la retraite est d'ailleurs beaucoup plus courte que les autres. Par contre, quand vous êtes un cadre qui gagnez bien votre vie et qui avez une espérance de vie de 30 ou 40 ans après, vous pouvez partir plus tard. Et finalement, l'esprit de la réforme qu'on proposerait, attendez, enfin là on est dans la spéculation pure parce que peut-être que le conclave va déboucher sur quelque chose de concret.

Anne-Élisabeth Lemoine Oui, on reste très prudent.

Raphaël Glucksmann On l'espère. Et on l'espère, ce serait surtout une formidable nouvelle démocratique. Mais nous, ce qu'on veut proposer, c'est une réforme qui pense à l'équilibre de notre système, parce qu'on doit le préserver, en se basant sur l'idée de justice. En ne pas reconnaître ou ne pas faire de la reconnaissance des inégalités de parcours le cœur même de ce système, c'est finalement perpétuer l'injustice.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Droits humains

2 interventions2026, 2024

Interventions de Raphaël Glucksmann sur les droits humains, la protection des personnes vulnérables et le droit international.

Appel à l'adoption immédiate de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles après la mort de Lyhanna

Lors de son meeting du 13 juin 2026, retransmis en direct sur BFM TV, Raphaël Glucksmann consacre une séquence aux violences sexuelles contre les enfants et les femmes, à la suite de la mort de Lyhanna. Il qualifie ce drame de « conséquence d'une faillite collective, celle de notre système judiciaire et sécuritaire, celle des ministres successifs qui n'ont pas agi, celle d'une société malade ». Il cite d'autres victimes - Maëlys, Philippine, Laetitia - et affirme que « les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas des faits divers » mais « des faits politiques, des faits de société, que le gouvernement n'a jamais affrontés comme il l'aurait dû ». Il relaie la colère des parents, associations, militantes et parlementaires féministes qui dénoncent « l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle ». Il interpelle la classe politique qui multiplie les commentaires et propose une solution concrète : faire adopter « à l'Assemblée Nationale la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles », un texte déposé « il y a déjà 10 mois » et prêt à être voté depuis six mois. Il conclut par un appel répété à agir « tout de suite, sans délai ».

« Les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas des faits divers. Ce sont des faits politiques, des faits de société, que le gouvernement n'a jamais affrontés comme il l'aurait dû. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La mort de Lyhanna est la conséquence d'une faillite collective, celle de notre système judiciaire et sécuritaire, celle des ministres successifs qui n'ont pas agi, celle d'une société malade. Avant Lyhanna, il y eut Maëlys, Philippine, Laetitia, et tant, tant d'autres. Les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas des faits divers. Ce sont des faits politiques, des faits de société, que le gouvernement n'a jamais affrontés comme il l'aurait dû. Cette colère qui agite le pays, c'est celle des parents, des associations, des militantes comme des parlementaires féministes, qui depuis des années documentent et dénoncent l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle. J'entends, j'entends depuis une semaine les politiques commenter les uns après les autres et avancer chacun leur solution. Mais il y en a une de solution qui est sur la table depuis 6 mois : faire adopter à l'Assemblée Nationale la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette loi déposée il y a déjà 10 mois ! 10 mois ! Alors il faut le faire tout de suite ! Tout de suite Tout de suite Sans délai

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Suspendre l'accord d'association UE-Israël pour imposer un cessez-le-feu à Gaza

Dans une interview diffusée sur France Télévisions dans le cadre de l'émission L'Événement consacrée aux européennes 2024, Raphaël Glucksmann est interrogé par Caroline Roux sur le conflit à Gaza. Il évoque le cas d'un enfant prénommé Karam, mort de faim dans les bras de sa mère, et déclare : « C'est ça qui doit nous obséder. Ce sont ces images là qui doivent nous hanter ». Il appelle à « un cessez-le-feu permanent et la libération des otages » ainsi qu'à « mettre fin à l'offensive et au carnage ». Sur les leviers d'action européens, il affirme qu'il faut « allier les actes aux paroles » et propose d'activer la clause de respect des droits humains contenue dans l'accord d'association entre l'Union Européenne et Israël. Caroline Roux précise qu'Israël est le premier partenaire commercial de l'Europe dans le cadre de cet accord. Raphaël Glucksmann déclare : « Il faut activer cette clause pour suspendre cet accord ». Il situe son action à l'échelle du Parlement Européen, en tant que député, pour « mettre la pression sur Benjamin Netanyahou ».

« Il faut désormais allier les actes aux paroles. Il y a un accord d'association avec Israël. [...] Cet accord, il a une clause des droits humains, de respect des droits humains. Il faut activer cette clause pour suspendre cet accord. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Ce qui m'obsède, c'est les images d'un enfant. Un enfant qui s'appelait Karam et qui est mort de faim dans les bras de sa mère. Et sa mère, pendant des heures, n'a pas voulu recouvrir son corps pour pouvoir continuer à lui parler. Et elle a demandé aux médecins de montrer au monde l'image de cet enfant. Et c'est ça qui doit nous obséder. Ce sont ces images là qui doivent nous hanter. Et c'est pour cela qu'il faut tout faire, tout faire, pour obtenir un cessez-le-feu, un cessez-le-feu permanent et la libération des otages, mettre fin à l'offensive et au carnage. Il faut désormais allier les actes aux paroles. Il y a un accord d'association avec Israël.

Caroline Roux Entre l'Europe ?

Raphaël Glucksmann Entre l'Union Européenne et Israël. Moi, je suis député européen. Ce qui m'intéresse là, c'est qu'est-ce qu'on peut faire à l'échelle européenne pour mettre la pression sur Benjamin Netanyahou.

Caroline Roux Je précise peut-être pour les gens qui nous regardent que cet accord fait d'Israël le premier partenaire de l'Europe, le premier partenaire commercial d'Israël.

Raphaël Glucksmann Et donc cet accord, il a une clause des droits humains, de respect des droits humains. Il faut activer cette clause pour suspendre cet accord.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Agriculture

3 interventions2026

Prises de parole de Raphaël Glucksmann sur l'agriculture, la réforme de la PAC et l'adaptation des exploitations au dérèglement climatique.

Glucksmann propose de rémunérer les agriculteurs pour les services écologiques

Interrogé par Apolline de Malherbe dans « Face à Face » sur RMC-BFMTV, Raphaël Glucksmann détaille une proposition en faveur du monde agricole. Il défend l'idée d'une rémunération des agriculteurs pour l'entretien des friches et, plus largement, des « services écologiques rendus à la collectivité ». Il prend l'exemple des régions viticoles où l'arrachage crée des friches : « La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques incendie ». Selon lui, les agriculteurs chargés de l'entretien de ces terrains devraient percevoir une compensation et il affirme que le financement existe : « on a le budget pour ça ». Interrogé sur les blocages à la mise en œuvre d'un tel dispositif à l'échelle européenne, il désigne directement la responsabilité française. « Qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? », s'interroge-t-il, avant de répondre : « la France, malheureusement. Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron ». Il oppose cette position à celle des autres États membres, qu'il présente comme favorables à cette évolution : « les autres Européens sont prêts à le faire. Nous le ferons. » L'extrait articule ainsi une mesure agricole concrète, la rémunération des services écologiques et une mise en cause de l'exécutif français, tenu pour responsable du blocage de ce type de réforme au niveau des institutions de l'Union Européenne.

« Nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. Par exemple, quand vous avez une friche, voilà, dans les régions viticoles, vous avez de l'arrachage, ça se transforme en friche. La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques incendie. Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Et ça, on a le budget pour ça. Et qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? Qui bloque ? Eh bien, la France, malheureusement. Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron. Et les autres Européens sont prêts à le faire. Nous le ferons.

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Glucksmann veut rendre transparente la répartition des prix alimentaires

Dans l'émission « Face à Face » sur RMC-BFMTV, interrogé par Apolline de Malherbe, Raphaël Glucksmann s'exprime sur les prix alimentaires et la rémunération des agriculteurs. Il désigne les bénéficiaires actuels de la hausse des prix : « Il y en a qui font beaucoup, beaucoup d'argent en ce moment. Et ce ne sont pas les producteurs, ce ne sont pas les agriculteurs ». Il vise « les intermédiaires, les marques, l'agro-industrie », sur lesquels « on doit faire pression pour baisser les prix ». Il dénonce l'opacité du marché : « aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Eh bien, nous allons le rendre transparent ». Interrogé par la journaliste sur la possibilité de connaître la part revenant à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou une boîte de petits pois, il répond par l'affirmative et ajoute que « les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs ». La proposition consiste à afficher la répartition de la valeur entre producteurs, intermédiaires et distributeurs afin de faire pression pour une meilleure rémunération agricole.

« Les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y en a qui font beaucoup, beaucoup d'argent en ce moment. Et ce ne sont pas les producteurs, ce ne sont pas les agriculteurs.

Apolline de Malherbe Vous parlez des marques, de la grande distribution ?

Raphaël Glucksmann Ce sont les intermédiaires, les marques, l'agro-industrie. C'est là où on doit faire pression pour baisser les prix. Et en réalité, aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Eh bien, nous allons le rendre transparent.

Apolline de Malherbe On devra savoir quelle part revient vraiment à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou dans une boîte de conserve de petit pois ?

Raphaël Glucksmann Oui et les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs.

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Visite de la ferme Fourcade à Bruges : sécheresse, transition écologique et refonte de la PAC

Place Publique - Déplacement à Bruges (Gironde) - Dialogue avec Jean-Denis Dubois

Dans une vidéo de la chaîne Place Publique, Raphaël Glucksmann se rend à Bruges, en Gironde, sur l'exploitation de Jean-Denis Dubois et de sa fille Léa, située sur ce que l'agriculteur présente comme la plus grande réserve naturelle d'Europe. L'échange porte sur la sécheresse, la transformation écologique de l'agriculture et la crise des revenus agricoles. Jean-Denis Dubois, décrit par Raphaël Glucksmann comme « un fervent partisan et un praticien de la transformation écologique de l'agriculture », témoigne de six années consécutives de sécheresse et plaide pour une baisse de la consommation de viande afin de permettre un élevage extensif. Raphaël Glucksmann constate sur place que les herbes sont déjà sèches et que le foin devra être sorti plus tôt que d'habitude pour nourrir les vaches. Il affirme : « Les agriculteurs sont les premiers témoins du réchauffement climatique et les premiers à exiger qu'on prenne cette question au sérieux ». Sur la crise agricole, il lie la question écologique à celle des revenus et appelle à une refonte de la Politique Agricole Commune (PAC). À Léa Dubois, qui l'interroge sur les moyens d'agir, il répond : « On aura toujours besoin de se nourrir et on aura toujours besoin de paysans ».

« Les agriculteurs sont les premiers témoins du réchauffement climatique et les premiers à exiger qu'on prenne cette question au sérieux. On a besoin d'agriculteurs, d'éleveurs, de paysans qui sont convaincus que la transition écologique est l'avenir. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On est à Bruges, en Gironde, dans l'exploitation de Jean-Denis et de Léa, sa fille, qui va bientôt la reprendre. Et on est venu discuter transformation écologique, sécheresse, défi de l'eau.

Jean-Denis Dubois Ici, vous êtes sur la ferme Fourcade. C'est sur une réserve naturelle qui est la plus grande d'Europe.

Raphaël Glucksmann Jean-Denis est un fervent partisan et un praticien de la transformation écologique de l'agriculture.

Jean-Denis Dubois C'est sec, sec, sec.

Raphaël Glucksmann Là, c'est hyper sec.

Jean-Denis Dubois 6 années de sécheresse. Ça va continuer. Il faut baisser ses consommations, la consommation de viande pour pouvoir faire de l'élevage extensif.

Raphaël Glucksmann Là, ce qu'on voit, c'est que par rapport aux autres années, les herbes sont déjà sèches. On va devoir sortir le foin pour nourrir les vaches alors que normalement, on le fait beaucoup plus tard. Les agriculteurs sont les premiers témoins du réchauffement climatique et les premiers à exiger qu'on prenne cette question au sérieux. On a besoin d'agriculteurs, d'éleveurs, de paysans qui sont convaincus que la transition écologique est l'avenir. Face à la crise agricole, c'est la refonte de la PAC. Parce que la crise agricole, c'est aussi une crise de revenus.

Léa Dubois Oui, mais du coup, on fait comment pour...

Raphaël Glucksmann On gagne les élections, déjà. On aura toujours besoin de se nourrir et on aura toujours besoin de paysans. On aura toujours besoin d'agriculteurs. Et donc il faut qu'on les aide et qu'on fixe un cap clair pour l'agriculture française.

Jean-Denis Dubois Si on ne fait rien, on va dans le mur, quoi, on va dans le mur.

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Raphaël Glucksmann en vidéo : Féminisme

1 intervention2026

Interventions de Raphaël Glucksmann sur les droits des femmes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles : adoption immédiate exigée

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre une partie de son discours à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et la protection de l'enfance. Il qualifie le démantèlement du patriarcat de « nouvelle frontière de notre République » et dénonce l'inaction des gouvernements successifs sur ces sujets. Il affirme : « Nous vivons dans le 3e pays au monde qui télécharge le plus de vidéos pédopornographiques. C'est un mal profond que nos dirigeants successifs n'ont pas assez pris au sérieux ». Il salue la mobilisation des parents, associations et parlementaires féministes qui « documentent et dénoncent l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle ». Face aux commentaires de responsables politiques proposant chacun leur solution, il rappelle qu'une proposition concrète existe déjà : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, déposée six mois plus tôt par 120 associations et 120 parlementaires. Il en demande l'adoption immédiate à l'Assemblée Nationale : « Il faut le faire tout de suite, tout de suite, sans délai ».

« La nouvelle frontière de notre République, c'est le démantèlement du patriarcat, la protection des enfants, la lutte sans faille contre les violences sexistes et sexuelles. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La nouvelle frontière de notre République, c'est le démantèlement du patriarcat, la protection des enfants, la lutte sans faille contre les violences sexistes et sexuelles. Oui, nous vivons encore dans un monde où les femmes ont peur, et où tant, tant d'enfances sont brisées par des prédateurs qu'on aurait dû, qu'on aurait pu, mettre hors d'état de nuire. Oui, nous vivons dans le 3e pays au monde qui télécharge le plus de vidéos pédopornographiques. C'est un mal profond que nos dirigeants successifs n'ont pas assez pris au sérieux. Cette colère qui agite le pays, c'est celle des parents, des associations, des militantes comme des parlementaires féministes, qui depuis des années documentent et dénoncent l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle. J'entends depuis une semaine les politiques commenter les uns après les autres et avancer chacun leur solution. Mais il y en a une de solution qui est sur la table depuis 6 mois: faire adopter à l'Assemblée Nationale la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette loi, pour déposé 120 associations et 120 parlementaires il y a déjà 6 mois. 6 mois ! Alors il faut le faire tout de suite, tout de suite, sans délai.

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Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), catalogue documentaire indépendant des interventions vidéo de Raphaël Glucksmann, retranscrites à partir de leurs diffusions d'origine. Dernier ajout le 23 septembre 2026. Identifiants Wikidata : WikiGlucksmann Q141280196 - Raphaël Glucksmann Q556149.