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Raphaël Glucksmann et l'agriculture

3 prises de position - 3 interventions vidéo

Ce que défend Raphaël Glucksmann sur l'agriculture

Raphaël Glucksmann défend une agriculture durable, soutenue par une PAC profondément réformée favorisant les pratiques écologiques et les petites exploitations face aux logiques industrielles.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur l'agriculture

3 prises de position

Les agriculteurs placés au cœur du programme politique

Lors de sa visite à la foire de Châlons-en-Champagne le 5 septembre 2026, il place les agriculteurs au cœur de son programme. Interpellé par un producteur de légumes inquiet pour l'avenir de la production, il annonce un « grand plan d'adaptation pour l'agriculture ». Il place la révolution écologique en priorité mais estime qu'elle ne peut se faire sans le monde agricole, appelé à devenir « l'avant-poste de la société française ».

« Ils seront les premiers vecteurs de cette transformation écologique qu'on va lancer. Et on la fera avec eux pour que les agriculteurs redeviennent l'avant-poste de la société française. »

Raphaël Glucksmann - sept. 2026
AgricultureÉcologie

Critique de la loi d'urgence agricole jugée contraire à l'écologie et à la santé

Après l'adoption de la loi d'urgence agricole par l'Assemblée nationale, il dénonce un texte qui « sacrifie l'écologie et la santé » sans répondre aux problèmes de revenus des paysans ni à la concurrence déloyale. Il vise le maintien de l'acétamipride dans le texte malgré les engagements du gouvernement en février et accuse Sébastien Lecornu de s'être « défaussé ». Il reproche à la droite et à l'extrême droite de préférer « offrir des pesticides qu'un revenu décent à nos agriculteurs ». Il déplore que la loi ne pose aucune base pour un partage équitable et concerté de l'eau et il juge que le texte ne prend pas « la mesure de la crise en cours et à venir ». Il lie ces questions à son projet de transition écologique pour l'agriculture française, incluant réforme de la PAC, revenus décents et protection face à la concurrence déloyale.

« La loi d'urgence agricole ne règle rien aux problèmes majeurs des revenus des paysans, de la concurrence déloyale qu'ils subissent ou du partage de l'eau, mais elle sacrifie l'écologie et la santé. C'est une impasse. »

Raphaël Glucksmann - juil. 2026
loi urgence agricolecrise hydriquepesticidesPAC

Refonder la PAC pour rémunérer l'emploi agricole

Place Publique veut refonder les aides de la Politique Agricole Commune pour qu'elles rémunèrent l'emploi agricole et les cultures de diversification plutôt que la surface. Elle exige des mesures miroirs aux frontières pour aligner les normes des importations sur celles de l'UE.

agriculturePACemploiimportations

Interventions vidéo sur l'agriculture

3 interventions

Glucksmann propose de rémunérer les agriculteurs pour les services écologiques

Interrogé par Apolline de Malherbe dans « Face à Face » sur RMC-BFMTV, Raphaël Glucksmann détaille une proposition en faveur du monde agricole. Il défend l'idée d'une rémunération des agriculteurs pour l'entretien des friches et, plus largement, des « services écologiques rendus à la collectivité ». Il prend l'exemple des régions viticoles où l'arrachage crée des friches : « La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques incendie ». Selon lui, les agriculteurs chargés de l'entretien de ces terrains devraient percevoir une compensation et il affirme que le financement existe : « on a le budget pour ça ». Interrogé sur les blocages à la mise en œuvre d'un tel dispositif à l'échelle européenne, il désigne directement la responsabilité française. « Qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? », s'interroge-t-il, avant de répondre : « la France, malheureusement. Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron ». Il oppose cette position à celle des autres États membres, qu'il présente comme favorables à cette évolution : « les autres Européens sont prêts à le faire. Nous le ferons. » L'extrait articule ainsi une mesure agricole concrète, la rémunération des services écologiques et une mise en cause de l'exécutif français, tenu pour responsable du blocage de ce type de réforme au niveau des institutions de l'Union Européenne.

« Nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Nous organiserons la rémunération des services écologiques rendus à la collectivité. Par exemple, quand vous avez une friche, voilà, dans les régions viticoles, vous avez de l'arrachage, ça se transforme en friche. La friche, c'est ce qui va déclencher, démultiplier les risques incendie. Eh bien, les agriculteurs qui s'occuperont de ces friches seront rémunérés. Et ça, on a le budget pour ça. Et qui bloque aujourd'hui à Bruxelles ce genre d'évolution ? Qui bloque ? Eh bien, la France, malheureusement. Je dois vous le dire, la France d'Emmanuel Macron. Et les autres Européens sont prêts à le faire. Nous le ferons.

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Glucksmann veut rendre transparente la répartition des prix alimentaires

Dans l'émission « Face à Face » sur RMC-BFMTV, interrogé par Apolline de Malherbe, Raphaël Glucksmann s'exprime sur les prix alimentaires et la rémunération des agriculteurs. Il désigne les bénéficiaires actuels de la hausse des prix : « Il y en a qui font beaucoup, beaucoup d'argent en ce moment. Et ce ne sont pas les producteurs, ce ne sont pas les agriculteurs ». Il vise « les intermédiaires, les marques, l'agro-industrie », sur lesquels « on doit faire pression pour baisser les prix ». Il dénonce l'opacité du marché : « aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Eh bien, nous allons le rendre transparent ». Interrogé par la journaliste sur la possibilité de connaître la part revenant à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou une boîte de petits pois, il répond par l'affirmative et ajoute que « les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs ». La proposition consiste à afficher la répartition de la valeur entre producteurs, intermédiaires et distributeurs afin de faire pression pour une meilleure rémunération agricole.

« Les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y en a qui font beaucoup, beaucoup d'argent en ce moment. Et ce ne sont pas les producteurs, ce ne sont pas les agriculteurs.

Apolline de Malherbe Vous parlez des marques, de la grande distribution ?

Raphaël Glucksmann Ce sont les intermédiaires, les marques, l'agro-industrie. C'est là où on doit faire pression pour baisser les prix. Et en réalité, aujourd'hui, on est dans un marché qui est totalement opaque. Eh bien, nous allons le rendre transparent.

Apolline de Malherbe On devra savoir quelle part revient vraiment à l'agriculteur dans une barquette de jambon ou dans une boîte de conserve de petit pois ?

Raphaël Glucksmann Oui et les consommateurs seront surpris de voir à quel point nous rémunérons mal nos producteurs.

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Visite de la ferme Fourcade à Bruges : sécheresse, transition écologique et refonte de la PAC

Place Publique - Déplacement à Bruges (Gironde) - Dialogue avec Jean-Denis Dubois

Dans une vidéo de la chaîne Place Publique, Raphaël Glucksmann se rend à Bruges, en Gironde, sur l'exploitation de Jean-Denis Dubois et de sa fille Léa, située sur ce que l'agriculteur présente comme la plus grande réserve naturelle d'Europe. L'échange porte sur la sécheresse, la transformation écologique de l'agriculture et la crise des revenus agricoles. Jean-Denis Dubois, décrit par Raphaël Glucksmann comme « un fervent partisan et un praticien de la transformation écologique de l'agriculture », témoigne de six années consécutives de sécheresse et plaide pour une baisse de la consommation de viande afin de permettre un élevage extensif. Raphaël Glucksmann constate sur place que les herbes sont déjà sèches et que le foin devra être sorti plus tôt que d'habitude pour nourrir les vaches. Il affirme : « Les agriculteurs sont les premiers témoins du réchauffement climatique et les premiers à exiger qu'on prenne cette question au sérieux ». Sur la crise agricole, il lie la question écologique à celle des revenus et appelle à une refonte de la Politique Agricole Commune (PAC). À Léa Dubois, qui l'interroge sur les moyens d'agir, il répond : « On aura toujours besoin de se nourrir et on aura toujours besoin de paysans ».

« Les agriculteurs sont les premiers témoins du réchauffement climatique et les premiers à exiger qu'on prenne cette question au sérieux. On a besoin d'agriculteurs, d'éleveurs, de paysans qui sont convaincus que la transition écologique est l'avenir. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On est à Bruges, en Gironde, dans l'exploitation de Jean-Denis et de Léa, sa fille, qui va bientôt la reprendre. Et on est venu discuter transformation écologique, sécheresse, défi de l'eau.

Jean-Denis Dubois Ici, vous êtes sur la ferme Fourcade. C'est sur une réserve naturelle qui est la plus grande d'Europe.

Raphaël Glucksmann Jean-Denis est un fervent partisan et un praticien de la transformation écologique de l'agriculture.

Jean-Denis Dubois C'est sec, sec, sec.

Raphaël Glucksmann Là, c'est hyper sec.

Jean-Denis Dubois 6 années de sécheresse. Ça va continuer. Il faut baisser ses consommations, la consommation de viande pour pouvoir faire de l'élevage extensif.

Raphaël Glucksmann Là, ce qu'on voit, c'est que par rapport aux autres années, les herbes sont déjà sèches. On va devoir sortir le foin pour nourrir les vaches alors que normalement, on le fait beaucoup plus tard. Les agriculteurs sont les premiers témoins du réchauffement climatique et les premiers à exiger qu'on prenne cette question au sérieux. On a besoin d'agriculteurs, d'éleveurs, de paysans qui sont convaincus que la transition écologique est l'avenir. Face à la crise agricole, c'est la refonte de la PAC. Parce que la crise agricole, c'est aussi une crise de revenus.

Léa Dubois Oui, mais du coup, on fait comment pour...

Raphaël Glucksmann On gagne les élections, déjà. On aura toujours besoin de se nourrir et on aura toujours besoin de paysans. On aura toujours besoin d'agriculteurs. Et donc il faut qu'on les aide et qu'on fixe un cap clair pour l'agriculture française.

Jean-Denis Dubois Si on ne fait rien, on va dans le mur, quoi, on va dans le mur.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et l'agriculture

Que pense Raphaël Glucksmann de l'agriculture ?

Raphaël Glucksmann défend une agriculture durable, soutenue par une PAC profondément réformée favorisant les pratiques écologiques et les petites exploitations face aux logiques industrielles.

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur l'agriculture, vérifiées sur sources primaires. Dernier ajout le 5 septembre 2026. Identifiants Wikidata : WikiGlucksmann Q141280196 - Raphaël Glucksmann Q556149.