Lors de son meeting du 13 juin 2026, retransmis en direct sur BFM TV, Raphaël Glucksmann consacre une séquence aux violences sexuelles contre les enfants et les femmes, à la suite de la mort de Lyhanna. Il qualifie ce drame de « conséquence d'une faillite collective, celle de notre système judiciaire et sécuritaire, celle des ministres successifs qui n'ont pas agi, celle d'une société malade ». Il cite d'autres victimes - Maëlys, Philippine, Laetitia - et affirme que « les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas des faits divers » mais « des faits politiques, des faits de société, que le gouvernement n'a jamais affrontés comme il l'aurait dû ». Il relaie la colère des parents, associations, militantes et parlementaires féministes qui dénoncent « l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle ». Il interpelle la classe politique qui multiplie les commentaires et propose une solution concrète : faire adopter « à l'Assemblée Nationale la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles », un texte déposé « il y a déjà 10 mois » et prêt à être voté depuis six mois. Il conclut par un appel répété à agir « tout de suite, sans délai ».
« Les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas des faits divers. Ce sont des faits politiques, des faits de société, que le gouvernement n'a jamais affrontés comme il l'aurait dû. »
Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim
Raphaël Glucksmann La mort de Lyhanna est la conséquence d'une faillite collective, celle de notre système judiciaire et sécuritaire, celle des ministres successifs qui n'ont pas agi, celle d'une société malade. Avant Lyhanna, il y eut Maëlys, Philippine, Laetitia, et tant, tant d'autres. Les violences sexuelles contre les enfants et les femmes ne sont pas des faits divers. Ce sont des faits politiques, des faits de société, que le gouvernement n'a jamais affrontés comme il l'aurait dû. Cette colère qui agite le pays, c'est celle des parents, des associations, des militantes comme des parlementaires féministes, qui depuis des années documentent et dénoncent l'absence de priorité nationale, la misère des moyens, la maltraitance institutionnelle. J'entends, j'entends depuis une semaine les politiques commenter les uns après les autres et avancer chacun leur solution. Mais il y en a une de solution qui est sur la table depuis 6 mois : faire adopter à l'Assemblée Nationale la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Cette loi déposée il y a déjà 10 mois ! 10 mois ! Alors il faut le faire tout de suite ! Tout de suite Tout de suite Sans délai
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