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Raphaël Glucksmann et la gauche

18 prises de position - 5 interventions vidéo

Raphaël Glucksmann et la gauche

Figure centrale de la refondation de la gauche française, Raphaël Glucksmann défend une gauche de gouvernement, républicaine et écologiste, opposée au populisme et à la stratégie de rupture de La France Insoumise. Il plaide pour un rassemblement autour d'un projet commun à vocation majoritaire pour 2027.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur la gauche

18 prises de position

La fuite de la note interne sur les « publics cibles » pour 2027

Une note confidentielle de 48 pages élaborée pour Raphaël Glucksmann en vue de la présidentielle 2027, confirmée par Franceinfo après une révélation de Politico, liste des électeurs « à éviter pour le moment » : les 18-25 ans, les CSP - et les habitants des banlieues. Raphaël Glucksmann dénonce un « document volé » et affirme avoir exigé le retrait de cette page avant sa présentation aux cadres du parti. La polémique éclate à un mois de son meeting du 13 juin aux Docks de Paris.

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Construire 2027 : un projet commun sans alliance avec LFI

Le 1er mai 2026, Raphaël Glucksmann défile à Rouen aux côtés de Yannick Jadot et du maire PS Nicolas Mayer-Rossignol, quelques jours après la publication du manifeste « Construire 2027 », qui prône un rassemblement de la gauche hors LFI. Leur présence est accueillie « de manière particulièrement houleuse » par les militants insoumis du cortège. Raphaël Glucksmann déclare : « Ce n’est pas un match à gauche, le but c’est de gagner l’élection. »

« Ce n’est pas un match à gauche, le but c’est de gagner l’élection. »

Raphaël Glucksmann - mai 2026
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Tribune pour un programme avant une candidature

Avec Yannick Jadot, Raphaël Glucksmann signe une tribune collective en avril 2026 pour plaider pour la construction d'un programme de large rassemblement avant de désigner un candidat, contre la logique de primaire.

« Nous nous donnons un seul objectif : construire un projet à vocation majoritaire, construire l'équipe qui le mettra en œuvre. »

Raphaël Glucksmann - avr. 2026
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Refus des alliances avec LFI aux municipales

Dans le « 8h30 franceinfo » de mars 2026, Raphaël Glucksmann annonce que Place Publique retire ses candidats de toutes les listes qui font la fusion avec LFI. Il critique les accords locaux PS-LFI à Toulouse, Limoges, Brest et Nantes.

« Avec Place publique, nous refusons toutes ces fusions sans exception avec LFI. »

Raphaël Glucksmann - mars 2026
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Critiquer les pseudo-fronts antifascistes

Raphaël Glucksmann dénonce l'incohérence de ceux qui accusent Jean-Luc Mélenchon d'antisémitisme tout en constituant avec lui des fronts antifascistes pour les municipales. Il estime que « la politique, c'est aussi une affaire de clarté ».

« On ne peut pas dire que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites et ensuite constituer avec lui et son parti des pseudo-fronts antifascistes. »

Raphaël Glucksmann - mars 2026
LFIantisémitismegaucheclarté

Plus jamais à la remorque de choix opérés par d'autres

Dans un podcast avec Agathe Lambret, Raphaël Glucksmann revient sur la genèse douloureuse du Nouveau Front Populaire en juin 2024 et son sentiment d'avoir été contraint par les circonstances. Il affirme que désormais il ne se laissera plus imposer des choix par d'autres.

« Plus jamais je ne me retrouverai à la remorque de choix opérés par d'autres. »

Raphaël Glucksmann - févr. 2026
gaucheNFPLFIprésidentielle

Réveiller un espace social-démocrate jusqu'ici moribond

Dans un podcast intime sur son parcours, Raphaël Glucksmann explique sa vocation politique : réveiller un espace social-démocrate qu'il juge assoupi, et peser sur la présidentielle de 2027 non comme simple alternance mais comme barrage contre ce qu'il appelle la « bascule » vers le poutinisme et le trumpisme.

« Cette fois, il faudra qu'on y aille pour gagner. Si on perd, ce sont les poutinistes et les trumpistes qui l'emportent. Ce n'est pas juste une alternance, c'est une bascule. »

Raphaël Glucksmann - févr. 2026
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Une enfance à l'ambassade des causes perdues

Dans le podcast « Dans les yeux d'Agathe » de février 2026, Raphaël Glucksmann raconte son appartement d'enfance où se croisaient opposants d'Amérique latine et dissidents soviétiques - des hommes de convictions opposées mais unis par l'amour de la liberté. C'est là qu'il dit s'être forgé sa « boussole morale ».

« Notre appartement était devenu l'ambassade des causes perdues. »

Raphaël Glucksmann - févr. 2026
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Refuser la primaire : un outil ni efficace ni mobilisateur

Avec Yannick Jadot, Raphaël Glucksmann refuse la primaire de la gauche, qu'il juge ni efficace ni mobilisatrice. Sur BFMTV en janvier 2026, il explique que la primaire crée des perdants et affaiblit le candidat qui en sort. Il préfère construire d'abord un projet avant de désigner une candidature.

primaireprésidentiellegauchecandidature

La grande lutte pour ou contre la liberté dépasse les frontières nationales

Dans sa newsletter de janvier 2026, Raphaël Glucksmann affirme que la séparation entre politique étrangère et politique intérieure est révolue. Le destin de la France, de l'Europe et du monde est intimement lié dans une seule et même lutte pour ou contre la liberté, la solidarité et la souveraineté.

« Il n'y a plus qu'une grande lutte pour ou contre la liberté, la solidarité et la souveraineté. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2026
libertésouverainetémondialisationengagement

Montrer que la gauche démocrate est majoritaire face à LFI

Raphaël Glucksmann affirme que Place Publique assumera la confrontation directe avec LFI pour démontrer que la gauche démocrate et républicaine est majoritaire dans le pays. Il estime qu'il est « minuit moins une » avant l'arrivée du RN au pouvoir.

« Nous assumerons la confrontation, et nous montrerons que la gauche démocrate et républicaine est majoritaire dans notre pays. »

Raphaël Glucksmann - nov. 2025
LFIgaucheRNdémocratie

La domination de LFI, conséquence de l'inaction de la gauche

Raphaël Glucksmann estime que l'absence d'une offre politique claire et cohérente à gauche a permis à LFI de dominer le camp progressiste. Il assume que la solution vient d'abord d'un travail de fond sur les idées, pas de manœuvres tactiques.

« Ne pas faire ce qu'on fait là a conduit à la domination sur la gauche de Jean-Luc Mélenchon. Le problème, ce n'est pas eux, c'est nous. »

Raphaël Glucksmann - juin 2025
gaucheLFIsocial-démocratieprésidentielle

Refus de participer à une primaire de la gauche

Raphaël Glucksmann annonce dans Le Monde qu'il ne participera pas à une primaire de la gauche, la jugeant mortifère. Il refuse un processus d'appareils et exclut toute candidature commune avec Jean-Luc Mélenchon, assumant une contradiction frontale sur l'Europe, la défense et le nucléaire.

« Je ne participerai pas à un truc d'appareils qui produit une synthèse molle, car ça ne fonctionnera pas. »

Raphaël Glucksmann - mai 2025
primairegaucheMélenchonprésidentielle

Glucksmann rejoint le NFP avec des garanties sur l’Ukraine et l’Europe

Dans un article de France 24 en anglais, Raphaël Glucksmann déclare avoir obtenu des « engagements extrêmement clairs » avant de rejoindre le Nouveau Front Populaire : soutien à l’Ukraine, à la construction européenne, et qualification des attaques du 7 octobre comme « terroristes. » Il confie : « La seule chose qui m’importe, c’est que le Rassemblement national ne gagne pas et ne gouverne pas. » Il accuse Macron d’avoir « ouvert la voie au pouvoir pour l’extrême droite. »

« La seule chose qui m’importe, c’est que le Rassemblement national ne gagne pas et ne gouverne pas. »

Raphaël Glucksmann - juin 2024
NFPgauchelégislativesUkraine

Proposition de Laurent Berger comme Premier ministre

Le lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale en juin 2024, Raphaël Glucksmann propose sur France 2 le nom de Laurent Berger comme Premier ministre pour incarner une figure de la société civile capable d'apaiser et de réconcilier les Français.

« Je pense qu'il y a une figure de la société civile qui est capable d'apaiser, qui est l'antithèse du président actuel. »

Raphaël Glucksmann - juin 2024
gauchePremier ministreNFPlégislatives

Tremper ses convictions européennes dans le tragique de l'Ukraine et de la Géorgie

Raphaël Glucksmann explique dans son discours de Strasbourg que ses convictions européennes se sont forgées non dans les textes, mais au contact du réel - les révolutionnaires ukrainiens sur Maïdan en 2014 avec des drapeaux européens, les dissidents géorgiens face aux chars russes en 2008.

« J'ai vu, au début de l'année 2014, des jeunes Ukrainiens braver les balles des snipers sur la Place Maïdan avec un drapeau bleu étoilé dans les mains. »

Raphaël Glucksmann - avr. 2024
EuropeUkraineGéorgieconvictions

S'inscrire dans la tradition de Jaurès, Blum et des Lumières

La Charte ancre Place Publique dans une généalogie politique assumée : le socialisme de Jaurès et Blum, les philosophes des Lumières, l'humanisme civique et les précurseurs de la révolution écologique. Ce « sol stable » doit permettre de tenir debout au cœur de la tempête politique actuelle.

« Nous avons un sol stable sur lequel nous pouvons nous tenir debout au cœur de la tempête. Ce sol est celui du socialisme de Jaurès et Blum, celui des philosophes des Lumières. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2023
gaucheJaurèsLumièressocialisme

Recueillir le meilleur du libéralisme politique et du socialisme démocratique

La Charte défend une synthèse inédite : liberté individuelle et liberté collective ne sont pas dissociables, et le libéralisme politique comme le socialisme démocratique ont besoin l'un de l'autre. Cette vision refuse aussi bien les totalitarismes que le néolibéralisme qui a vidé la démocratie de sa substance.

« La conscience écologique exige de recueillir et de réactiver le meilleur de l'héritage du libéralisme politique et du socialisme démocratique, qui ont plus que jamais besoin l'un de l'autre. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2023
libéralismesocialismelibertédémocratie

Interventions vidéo sur la gauche

5 interventions

Refus du macronisme et critique d'Emmanuel Macron

Dans une interview diffusée sur TF1 TMC dans l'émission Quotidien présentée par Yann Barthes, Raphaël Glucksmann répond à l'étiquette de « nouveau Macron » qui lui est accolée. Il affirme avoir refusé les sollicitations du camp macroniste alors que celui-ci était au pouvoir, y compris des propositions de postes ministériels : « Je pouvais tout devenir ». Il justifie ces refus par un désaccord de fond sur trois axes. Sur l'économie, il déclare : « J'ai toujours su qu'Emmanuel Macron au pouvoir, ce que ça allait produire, c'est des riches plus riches et des pauvres plus pauvres. » Sur l'écologie, il estime qu'Emmanuel Macron « n'avait rien compris à la transformation écologique ». Sur la démocratie, il dit n'avoir « jamais cru non plus à son rapport à la démocratie ». Il attribue cette étiquette de « nouveau Macron » à une stratégie de La France Insoumise visant à le discréditer, et revendique de vouloir « réveiller un espace démocrate à gauche républicain qui ne soit pas sous la coupe de La France Insoumise ». Il précise également qu'il ne faisait pas de politique avant son engagement, mais réalisait des films documentaires.

« Si j'avais cru au macronisme, j'aurais répondu aux appels du pied des macronistes quand ils étaient au pouvoir. J'ai toujours refusé. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann D'ailleurs, je ne faisais pas de politique. Alors, j'ai lu aussi : «Candidat aux législatives pour un parti libéral». Enfin non, je faisais pas de politique, je faisais des films documentaires. Mais une chose, il y a aussi, vous avez oublié dans le bingo, «nouveau Macron» ou je sais pas si vous l'avez dit.

Yann Barthes Ah non, j'ai dit «macroniste », pas «nouveau Macron».

Raphaël Glucksmann Ah ouais, voilà, le «nouveau Macron». Mais en fait, il y a une réponse toute simple. Si j'avais cru au macronisme, j'aurais répondu aux appels du pied des macronistes quand ils étaient au pouvoir. J'ai toujours refusé.

Yann Barthes Ils avaient envie de quoi ?

Raphaël Glucksmann Je pouvais tout devenir.

Jean-Michel Aphatie Ministre ?

Raphaël Glucksmann Oui, bien sûr. Mais j'ai toujours refusé. Pourquoi ? Parce que j'y ai jamais cru.

Yann Barthes Qui vous a appelé ? Lui ?

Raphaël Glucksmann Je n'en révèle pas de ces conversations. Mais je n'ai jamais cru...

Jean-Michel Aphatie Ah, pas de langue de bois !

Raphaël Glucksmann Non, mais je n'ai jamais cru au ruissellement. J'ai toujours su qu'Emmanuel Macron au pouvoir, ce que ça allait produire, c'est des riches plus riches et des pauvres plus pauvres. Et j'ai jamais cru non plus à ses discours sur l'écologie. J'ai toujours pensé qu'il n'avait rien compris à la transformation écologique. J'ai jamais cru non plus à son rapport à la démocratie. Donc «nouveau Macron», c'est oui, quand vous êtes insoumis, vous allez expliquer «nouveau Macron» parce que pourquoi ? Parce qu'en fait, moi, ce que j'essaye de faire, c'est de réveiller un espace démocrate à gauche républicain qui ne soit pas sous la coupe de La France Insoumise. Et donc ils sont très forts. Ils vont m'affubler de tout. Je suis préparé, ça ne me touche pas vraiment.

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Défense d'une ligne sociale-démocrate et pro-européenne face aux préoccupations des Français

France Info TV - Interview par Gilles Bornstein

Dans une interview accordée à France Info TV, menée par Gilles Bornstein, Raphaël Glucksmann défend la ligne politique qu'il porte à gauche. Il revendique le score de 14 % obtenu aux élections européennes comme la preuve que sa ligne « social-démocrate, écologiste, viscéralement pro-européenne et attachée à la démocratie » est majoritaire à gauche. Il appelle les forces de gauche à s'accorder entre elles et insiste sur la nécessité de répondre aux préoccupations concrètes des citoyens plutôt que de se perdre dans des querelles internes qu'il qualifie de « course de petits chevaux ». Il pointe en particulier la question du pouvoir d'achat et de la dépendance énergétique, en demandant : « Quelle est notre réponse pour que les Françaises et les Français ne soient pas à ce point dépendants de la volatilité des prix du gaz et du pétrole ? » Il inscrit ainsi son propos dans une double exigence : unité programmatique à gauche et ancrage dans les difficultés quotidiennes, notamment le prix à la pompe.

« Notre ligne est majoritaire à gauche. On a fait 14 % aux élections européennes. Pourquoi ? Parce qu'on a assumé une ligne social-démocrate, écologiste, viscéralement pro-européenne et attachée à la démocratie. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Notre ligne est majoritaire à gauche. On a fait 14 % aux élections européennes. Pourquoi ? Parce qu'on a assumé une ligne social-démocrate, écologiste, viscéralement pro-européenne et attachée à la démocratie. Et oui, à un moment, il faut se mettre d'accord entre nous. Et à un moment surtout, il va falloir répondre aux questions que se posent les Françaises et les Français. Et aujourd'hui, ils ne sont pas obsédés par la course de petits chevaux. Aujourd'hui, ils sont obsédés par le prix à la pompe. Quelle est notre réponse ? Quelle est notre réponse pour que les Françaises et les Français ne soient pas à ce point dépendants de la volatilité des prix du gaz et du pétrole ?

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Rupture avec LFI et réaffirmation de la gauche républicaine

Dans une interview sur France Inter - La Grande Matinale, conduite par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann trace une ligne de démarcation avec La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Il affirme : « Quand vous jouez sur les noms juifs, quand vous bafouez les principes républicains, vous n'êtes pas la gauche ». Interrogé sur l'existence de gauches irréconciliables, il répond : « Pour moi, ils ne sont pas de gauche », estimant que LFI a « quitté les rives » de la tradition de gauche républicaine. Il définit la gauche par l'émancipation, la République, la fin de l'assignation identitaire, le progrès et la construction européenne, déclarant : « Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine. » Sur les victoires électorales de LFI dans des villes populaires, il refuse la notion de « nouvelle France » avancée par Jean-Luc Mélenchon : « Il n'y a pas de nouvelle France. Il n'y a pas d'ancienne France. Il n'y a que la France. » Il dit ne pas se résoudre à ce que les quartiers populaires soient « captés » par LFI, ni les villes moyennes par le Rassemblement National, et appelle à une politique ambitieuse sur l'école, l'intégration et la justice sociale pour proposer un « contrat patriotique » à l'ensemble des Français.

« Si la gauche, c'est la lutte pour l'émancipation, si la gauche, c'est la République, si la gauche, c'est la fin de l'assignation à résidence identitaire, si la gauche, c'est le progrès, si la gauche, c'est d'assumer la construction européenne jusqu'au bout, nous sommes la gauche. Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Quand vous jouez sur les noms juifs, quand vous bafouez les principes républicains, vous n'êtes pas la gauche. Ce n'est pas notre famille, ce n'est pas notre histoire, ce n'est pas notre tradition.

Benjamin Duhamel Donc ça veut dire des gauches irréconciliables ?

Raphaël Glucksmann Mais pour moi, ils ne sont pas de gauche. Enfin, je veux dire, qu'est-ce que c'est que la gauche ? Si la gauche, c'est la lutte pour l'émancipation, si la gauche, c'est la République, si la gauche, c'est la fin de l'assignation à résidence identitaire, si la gauche, c'est le progrès, si la gauche, c'est d'assumer la construction européenne jusqu'au bout, nous sommes la gauche. Nous sommes la gauche qui peut gagner. Nous sommes la gauche républicaine.

Benjamin Duhamel Pourquoi Jean-Luc Mélenchon, selon vous, ce n'est pas la gauche ?

Raphaël Glucksmann Ce n'est pas notre histoire, ce n'est pas notre famille. Ils ont quitté les rives de cela. Ils ont quitté les rives de cela. Il faut le dire une fois pour toutes. Ce n'est pas quelque chose qu'on peut effacer d'un coup d'éponge dans une salle obscure pour faire des négociations électorales. Donc en fait, la seule manière, la seule manière, c'est de renouer avec notre histoire, c'est de montrer qu'en fait on peut être viscéralement attaché à la justice sociale, aux services publics, et fondamentalement attaché au principe de la démocratie libérale, qu'on peut voter en étant à la fois complètement écolo, complètement favorable à la transformation écologique, et farouche Partisan de l'Europe, on n'a pas besoin de se scinder intérieurement à chaque élection.

Benjamin Duhamel Vous pouvez dire si vous voulez que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, c'est pas la gauche. Simplement, on voit aussi des victoires du côté de la France Insoumise, en plus de Saint-Denis au premier tour, à La Courneuve, à Roubaix, à Vaulx-en-Velin, à Creil, à Vénissieux. Ça aussi, c'est un mouvement en faveur de la gauche, de villes qui par ailleurs ont un électorat populaire. C'est ce que Jean-Luc Mélenchon, il appelle la nouvelle France.

Raphaël Glucksmann Mais il n'y a pas de nouvelle France. Il n'y a pas d'ancienne France. Il n'y a que la France. Et vous savez, il faut s'adresser à tous les Français, en tant que citoyen français. Et moi, je ne me résous pas à ce que les quartiers populaires des métropoles soient désormais simplement captés par la France Insoumise. D'ailleurs, tout comme je ne me résous pas à ce que les villes moyennes françaises soient aujourd'hui captées par le Rassemblement National. Il va falloir qu'on aille partout, dans tous les quartiers français, qu'on reprenne le métier à tisser de la République française, qu'on Lance une politique forte sur l'école, sur l'intégration, sur la justice sociale, pour que l'ensemble des Françaises et des Français trouvent leur place dans le projet de redressement et de contrat patriotique qu'on va leur proposer.

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La clarté comme condition pour que la gauche républicaine soit une digue face à l'extrême droite

Dans une interview sur France Info TV - 8.30, conduite par Agathe Lambret et Paul Larrouturou, Raphaël Glucksmann développe sa position sur la stratégie que doit adopter la gauche républicaine face à la montée de l'extrême droite. Il affirme que « la seule manière pour la gauche républicaine et démocrate d'être la digue face à l'extrême droite » et de « reprendre le pouvoir » est « la clarté ». Il exclut toute alliance avec Jean-Luc Mélenchon, qu'il accuse de fouler « aux pieds les principes républicains ». Pour illustrer la cohérence qu'il appelle de ses vœux, il cite l'exemple de Jérôme Auslender, adjoint à la mairie de Clermont-Ferrand, qui choisit de se retirer face à une fusion de listes impliquant La France insoumise, perdant ainsi « sa mission, son travail, son salaire ». Selon Raphaël Glucksmann, ces choix individuels de principe « réenchanteront le rapport à la politique » et permettront aux citoyens de « croire à nouveau dans la politique ». Il conclut en affirmant qu'il faut montrer que la gauche républicaine est « assez cohérente, assez ferme et assez forte pour risquer des pertes afin de pouvoir défendre nos principes et de pouvoir gagner ».

« La seule manière pour la gauche républicaine et démocrate d'être la digue face à l'extrême droite, c'est la clarté. La seule manière pour être crédible quand on défend la démocratie, quand on défend la République, c'est de ne pas s'allier à Jean-Luc Mélenchon et à ceux qui foulent aux pieds les principes républicains. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je pense que la seule manière pour la gauche républicaine et démocrate d'être la digue face à l'extrême droite, parce que ce sera ça l'enjeu des mois, des semaines, des années qui viennent, et la seule manière de reprendre le pouvoir, d'aspirer à à nouveau conduire le destin immense de la France, la seule manière, c'est la clarté. La seule manière pour être crédible quand on défend la démocratie, quand on défend la République, c'est de ne pas s'allier à Jean-Luc Mélenchon et à ceux qui foulent aux pieds les principes républicains. Moi, je vais vous dire, c'est à chaque fois des choix personnels extrêmement compliqués. Moi, je pense par exemple à Jérôme Auslender, qui est adjoint à la mairie de Clermont-Ferrand. C'est l'engagement de sa vie, c'est sa mission. Et là, il va y avoir une fusion. Et qu'est-ce qu'il fait? Eh bien, il se retire. Il perd sa mission, il perd son travail, il perd son salaire. Il le fait pourquoi ? Parce qu'en fait, il s'engage pour des principes et pour des idées. Et ces exemples là, partout en France, eh bien, réenchanteront le rapport à la politique, feront en sorte que les électrices et les électeurs, les citoyennes et les citoyens croient à nouveau dans la politique. Il faut montrer que nous sommes capables, que nous sommes assez cohérents, que nous sommes assez fermes et assez forts pour risquer des pertes afin de pouvoir défendre nos principes et de pouvoir gagner.

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Ralliements d'ex-macronistes : Raphaël Glucksmann assume et revendique l'élargissement de la gauche

Lors d'une interview sur France Inter - La Grande Matinale, conduite par Florence Paracuellos, Raphaël Glucksmann est interrogé sur les ralliements successifs à son mouvement de personnalités issues du macronisme : Marguerite Cazeneuve, ancienne conseillère d'Emmanuel Macron, Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé, et Sacha Houlié, ex-député macroniste. Des auditeurs s'interrogent sur ce que ces ralliements disent de son positionnement politique. Raphaël Glucksmann récuse toute filiation avec le macronisme : « Je ne suis pas le nouvel Emmanuel Macron. J'ai toujours refusé les offres qui m'étaient faites par le macronisme triomphant. » Il justifie cette distance par un désaccord de fond : « Je ne croyais pas à cet état d'esprit qui est irrespectueux pour les plus vulnérables, qui méprise la solidarité, qui n'a jamais rien compris à la transition écologique. » Il affirme néanmoins se réjouir de ces ralliements, qu'il inscrit dans une stratégie d'élargissement de la gauche au-delà de son électorat traditionnel. Il déclare que son « obsession » est « que la gauche fasse sauter le plafond de verre » et adresse un appel aux électeurs centristes : « Mon message aux électeurs centristes qui ont voté Emmanuel Macron, eh bien, c'est de revenir, c'est de revenir pour nous, pour voter pour nous. » Il oppose cette démarche à une attitude qu'il qualifie de « sectaire », affirmant vouloir « y aller pour gagner ».

« Mon obsession, c'est que la gauche fasse sauter le plafond de verre et c'est que des gens qui n'étaient plus à gauche redeviennent à gauche, reviennent. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Florence Paracuellos Plusieurs questions d'auditeurs, je cite Christophe, je cite Jacques, qui s'interrogent sur le dernier ralliement en date à votre mouvement, celui de Marguerite Cazeneuve, ancienne conseillère d'Emmanuel Macron, qui a suivi les ralliements d'Aurélien Rousseau, ancien ministre de la Santé d'Emmanuel Macron, de Sacha Houlié, ex-député macroniste. Qu'est-ce que ça dit de votre positionnement? Est-ce que vous êtes le nouvel Emmanuel Macron ?

Raphaël Glucksmann Je ne suis pas le nouvel Emmanuel Macron. Je suis très fier que ces gens de grande qualité nous aient rejoints. Je ne suis pas le nouvel Emmanuel Macron. J'ai toujours refusé refusé les offres qui m'étaient faites par le macronisme triomphant. Pourquoi ? Parce que je n'y croyais pas, parce que je ne croyais pas à cet état d'esprit qui est un état d'esprit qui est irrespectueux pour les plus vulnérables, qui méprise la solidarité, qui n'a jamais rien compris à la transition écologique. Donc nous ne portons ni les mêmes principes, ni les mêmes convictions. Mais par contre, je vais vous dire une chose, Bien sûr, bien sûr que je suis content que des gens qui ont cru en Emmanuel Macron nous rejoignent. Pourquoi ? Mais parce que moi, mon obsession, mon obsession, c'est que la gauche fasse sauter le plafond de verre et c'est que des gens qui n'étaient plus à gauche redeviennent à gauche, reviennent. Et mon message aux électeurs centristes qui ont voté Emmanuel Macron, eh bien, c'est de revenir, c'est de revenir pour nous, pour voter pour nous. C'est absolument pas de se comporter de manière sectaire et d'expliquer que nous sommes très heureux de perdre chaque élection droite. Cette fois-ci, il faudra y aller pour gagner, pour gagner.

Florence Paracuellos Merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin, la revue de presse à suivre.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et la gauche

Que pense Raphaël Glucksmann de la gauche ?

Figure centrale de la refondation de la gauche française, Raphaël Glucksmann défend une gauche de gouvernement, républicaine et écologiste, opposée au populisme et à la stratégie de rupture de La France Insoumise. Il plaide pour un rassemblement autour d'un projet commun à vocation majoritaire pour 2027. Il déclare notamment : « Ce n’est pas un match à gauche, le but c’est de gagner l’élection. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur la gauche, vérifiées sur sources primaires. Mise à jour le 2026-07-02. Identifiant Wikidata : Q556149.