WikiGlucksmann ← Accéder à l'application interactive

Raphaël Glucksmann et l'écologie

16 prises de position - 13 interventions vidéo

Ce que défend Raphaël Glucksmann sur l'écologie

Raphaël Glucksmann défend une révolution écologique par le politique : protectionnisme vert, Buy European Act, développement massif des renouvelables avec une part durable de nucléaire, refonte de la PAC et rupture avec la religion du libre-échange.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur l'écologie

16 prises de position

La révolution écologique comme condition de l'indépendance géopolitique

À propos de l'Iran et de la crise pétrolière, il relie dépendance énergétique et vulnérabilité stratégique. Avec Ormuz au nord et Bab el-Mandeb au sud, il estime que Téhéran et ses alliés tiennent deux verrous de l'énergie mondiale. Selon lui, l'addiction aux énergies fossiles rend l'Europe dépendante de régimes hostiles et de décisions étrangères sur lesquelles elle n'a aucune prise. Il en déduit que la transition écologique est un levier de souveraineté : « La révolution écologique est la condition de notre indépendance géopolitique ».

« La révolution écologique est la condition de notre indépendance géopolitique. »

Raphaël Glucksmann - oct. 2026
ÉcologieGéopolitiqueEuropeÉconomie

Promesse de parler d'écologie durant toute la campagne présidentielle

Au lendemain d'un deuxième débat télévisé de la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann choisit l'usine Renault de Cléon pour s'engager à faire de l'écologie un thème permanent de la présidentielle. Il relie la cause environnementale à l'école, à la souveraineté et à la jeunesse, estimant que « nos enfants » doivent « pouvoir vivre dans une France habitable ». Il promet « une révolution écologique, qui sera aussi une révolution industrielle ». L'usine Renault de Cléon produit 4 500 moteurs électriques par semaine et il développe sa mesure phare : ouvrir un leasing social d'un million de véhicules électriques permettant aux ménages modestes de rouler pour 100 euros par mois. Il assume un coût de 6 milliards d'euros et présente le dispositif comme une protection face au prix des carburants : « Ce que nous proposons permettrait aux classes populaires de ne plus dépendre de la hausse des carburants. »

« Parler d'écologie c'est aussi parler de la jeunesse. »

Raphaël Glucksmann - oct. 2026
écologievoiture électriquejeunesseindustrie

Promesse des cent jours de la révolution écologique dès l'arrivée au pouvoir

Lors de son premier déplacement de candidat, au parc éolien d'Aunis en Charente-Maritime, il annonce vouloir engager « les 100 jours de la révolution écologique » dès son élection. Ces cent jours doivent « libérer la France » de « son addiction au gaz et au pétrole », lui « redonner sa souveraineté » et faire de la lutte climatique « l'alpha et l'oméga des politiques publiques ». Il critique les « zigzags » d'Emmanuel Macron sur le sujet. Il lie transition écologique et réindustrialisation en affirmant que « la révolution écologique, c'est une révolution industrielle ». Sur le nucléaire, un désaccord est assumé avec Yannick Jadot. Raphaël Glucksmann estime qu'il faut développer de nouveaux EPR mais le candidat reconnaît que la question « reste à discuter » et s'engage à présenter une solution commune « d'ici un mois, un mois et demi ».

« Dès notre victoire, nous engagerons les 100 jours de la révolution écologique. »

Raphaël Glucksmann - août 2026
révolution écologiquecent jourstransition énergétiquenucléaire

Proposition d'un leasing social pour l'accès à la voiture électrique

Lors d'une conférence sur le réchauffement climatique à Coulaines (Sarthe), aux côtés de François Hollande et Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann propose un « leasing social » destiné aux travailleurs modestes contraints d'utiliser leur véhicule. Le dispositif vise « chaque Français qui a besoin de sa voiture pour faire plus de 30 kilomètres par jour pour aller travailler et qui touche moins de 2 000 euros par mois » afin de lui garantir l'accès à une voiture électrique pour 100 euros par mois.

« Chaque Français qui a besoin de sa voiture pour faire plus de 30 kilomètres par jour pour aller travailler et qui touche moins de 2 000 euros par mois, ait accès à une voiture électrique pour un loyer de 100 euros par mois. »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
leasing socialvoiture électriquemobilitétransition écologique

Pour une « république écologique » et la fin des dépendances

Au meeting d'Aubervilliers, le discours a porté sur la création d'une « république écologique » et la réduction des dépendances de la France aux énergies fossiles et aux puissances étrangères. La transition écologique est présentée comme un axe central de la campagne, liée à la souveraineté européenne et à la défense de la démocratie.

transition écologiquesouverainetéénergies fossilesrépublique écologique

Promesse d'une République écologique et critique du bilan Macron

Il promet de faire de la France « une république écologique » et justifie son refus de rejoindre le camp macroniste par la question environnementale. Il déclare : « J'ai toujours su qu'Emmanuel Macron n'avait rien compris à l'écologie. Il nous a fait perdre dix années cruciales. » L'écologie est présentée comme un marqueur de rupture avec le pouvoir sortant.

« Emmanuel Macron n'avait rien compris à l'écologie. Il nous a fait perdre dix années cruciales »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
écologierépublique écologiqueMacrontransition

La libération écologique comme priorité absolue

Sur l'écologie, il s'engage à en faire la priorité transversale de son projet, couvrant les dimensions politique, économique et sociale. Il critique frontalement Emmanuel Macron, qu'il accuse de n'avoir « rien compris à l'écologie ». Il propose notamment de permettre aux Français modestes d'accéder à une voiture électrique pour un loyer de 100 euros par mois.

« De la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale, absolue. »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
écologievoiture électriquetransition écologiqueMacron

L’écologie comme condition de la souveraineté

L’écologie est d’abord, pour Raphaël Glucksmann, une affaire de souveraineté : la transition n’est pas une contrainte morale mais une révolution industrielle qui rend la France plus indépendante. Importatrice de 90 % de son gaz et de 97 % de son pétrole, elle subit une dépendance dont il chiffre le coût à près de 100 milliards d’euros lors du choc pétrogazier de 2021-2024. Renouvelables, nucléaire et sobriété sont, selon lui, la voie de l’indépendance.

« Nous sommes condamnés à être climatiquement vertueux pour être politiquement libres. »

Raphaël Glucksmann - mai 2026
écologiesouverainetéénergies fossilesnucléaire

Pragmatisme sur le nucléaire : ni dogme ni sortie irréaliste

Raphaël Glucksmann se démarque des écologistes en affirmant que vouloir sortir du nucléaire est « totalement irréaliste et suicidaire ». Il défend un mix énergétique incluant une part durable de nucléaire, tout en développant massivement les renouvelables.

« Faire de la sortie du nucléaire un objectif est totalement irréaliste et suicidaire. »

Raphaël Glucksmann - juin 2025
nucléaireénergieécologiepragmatisme

Pour une révolution écologique comme priorité absolue

Raphaël Glucksmann défend une « révolution écologique » articulant sobriété énergétique, développement massif des renouvelables, rénovation des bâtiments et « ticket climat » pour rendre le train moins cher que l'avion.

écologierenouvelablestrainbâtiments

Sortir l'écologie politique de son ghetto

Dans son entretien avec Reporterre, Raphaël Glucksmann explique que l'écologie politique doit se défaire de sa méfiance historique vis-à-vis de l'État et de l'armée pour pouvoir gouverner. Il défend une « puissance écologique » qui dépasse les clivages.

« Si l'on veut sortir l'écologie politique de son ghetto, il faut qu'un grand groupe comme le nôtre opère cette conversion. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
écologiepolitiquesocial-démocratiegouvernement

La PAC doit rémunérer à l'emploi et à l'utilité écologique

Lors d'un débat télévisé, Raphaël Glucksmann critique la PAC actuelle qui subventionne les grandes exploitations à l'hectare. Il plaide pour que les aides agricoles rémunèrent l'emploi et l'utilité écologique, pas la surface.

« 80% des subventions sont réservées à 20% des exploitations les plus grandes. Cette politique est totalement injuste. »

Raphaël Glucksmann - mars 2024
agriculturePACécologiesubventions

Réduire de moitié les émissions carbone d'ici 2030

Place Publique pose l'urgence climatique comme priorité absolue : atteindre la neutralité carbone exige de réduire les émissions de moitié avant 2030. Cela implique une révolution des modes de production, de consommation et une reconnexion à la nature pour une prospérité moins dépendante de la croissance.

climatcarbone2030urgence

70 % d'énergies renouvelables dans le mix européen d'ici 2040

Place Publique propose d'atteindre plus de 70 % d'énergies renouvelables dans l'énergie consommée en Europe d'ici 2040, en soutenant les filières de batteries, pompes à chaleur et panneaux solaires. L'objectif est de faire des renouvelables la source d'énergie la moins chère.

renouvelablesénergie2040solaire

Fin des subventions publiques aux énergies fossiles

Place Publique exige la suppression de toutes les subventions publiques aux énergies fossiles au niveau européen, dans le cadre d'une transition énergétique cohérente et d'une sortie programmée de la dépendance au pétrole et au gaz.

fossilessubventionsénergietransition

Un ticket climat à 49 euros par mois pour le train

Place Publique propose un ticket climat à tarif unique de 49 euros par mois donnant accès aux trains régionaux et de proximité, sur le modèle du Deutschlandticket. L'objectif est de rendre le train structurellement moins cher que l'avion.

traintickettransportécologie

Interventions vidéo sur l'écologie

13 interventions

Face au coût de l'énergie, Raphaël Glucksmann prône chèque énergie ciblé et électrification

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI, interrogé par David Pujadas sur le pouvoir d'achat lié à la voiture, Raphaël Glucksmann défend deux niveaux de réponse. Dans l'urgence, il propose « le triplement du chèque énergie », ciblé sur « les classes populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler », et non des mesures générales qui bénéficieraient à « des bourgeois » partant en week-end en SUV. Sur le financement, il pointe TotalEnergies, qui « fait aujourd'hui des résultats incroyables : 11 milliards de bénéfices au premier semestre », et rappelle qu'en 2022-2023, après l'invasion de l'Ukraine, le groupe a versé 37 milliards de dividendes ou rachats d'actions. Face à l'objection de Pujadas selon laquelle 95 % des bénéfices seraient réalisés à l'étranger, il répond qu'il faut « faire jouer la solidarité nationale et la solidarité européenne ». Sur le long terme, il défend l'électrification et rappelle avoir proposé en mars un leasing social permettant à 100 000 auxiliaires de vie d'accéder à une voiture électrique pour 100 euros par mois, pour un coût inférieur à un milliard par an, refusé par le gouvernement. Il affirme : « La laisse énergétique qui nous enserre le cou, il faut savoir la couper au scalpel ». Il souligne que la France importe chaque semaine « pour 1 milliard d'euros d'énergies fossiles » et présente le passage à l'électrique comme un projet industriel et une garantie d'indépendance.

« On importe chaque semaine pour 1 milliard d'euros d'énergies fossiles, de gaz et de pétrole, à des pays qui en plus sont hostiles à nos intérêts et à nos principes. C'est l'indépendance que permet l'écologie. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il faut d'abord faire face à l'urgence de ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Et c'est pour ça que moi, ce que je propose, c'est le triplement du chèque énergie dans l'urgence, pour que des Français qui ont besoin, par exemple, de remplir leur cuve de fioul puissent le faire avant l'hiver. Triplement du chèque énergie, ça veut dire cibler les mesures, ne pas faire des mesures générales qui permettraient à des bourgeois, par exemple, de prendre leur SUV pour partir en week-end et de bénéficier de l'argent du contribuable.

David Pujadas Donc pas de mesure générale.

Raphaël Glucksmann On cible les classes populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Mais derrière, la vraie solution, et on finance ça comment d'ailleurs ? On finance ça comment ? Mais on a TotalEnergies par exemple qui fait aujourd'hui des résultats incroyables : 11 milliards, vous vous rendez compte, 11 milliards de bénéfices au premier semestre.

David Pujadas À 95% réalisés à l'étranger, donc on ne peut pas taxer ces bénéfices.

Raphaël Glucksmann Vous savez ce qui se passe, c'est qu'à chaque guerre, en réalité, les multinationales fossiles font des bénéfices immenses. En 2022-2023, suite à l'invasion de l'Ukraine, Total a versé 37 milliards de dividendes, en dividendes ou en rachats d'actions, à ses actionnaires. 37 milliards.

David Pujadas Mais on peut pas taxer, pardon de vous interrompre, les bénéfices réalisés à l'étranger.

Raphaël Glucksmann Il faut faire jouer la solidarité nationale et la solidarité européenne. C'est comme ça qu'on financera ces aides d'urgence. Maintenant, La solution à long terme, et même à moyen terme, c'est évidemment l'électrification. Vous savez, au mois de mars, moi j'ai proposé au gouvernement une mesure simple de leasing social qui permettrait par exemple aux auxiliaires de vie, à 100 000 auxiliaires de vie qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, d'avoir accès à une voiture électrique contre 100€ par mois. C'était une mesure qui en tout coûterait moins d'un milliard par an. Et le gouvernement a refusé en disant, nous n'avons pas l'argent. Alors on a l'argent pour subventionner le fossile, mais on n'a pas l'argent pour passer à l'électrique. Et la seule solution pour que les Français ne dépendent plus des guerres de Donald Trump, de Benjamin Netanyahou ou de Vladimir Poutine quand ils vont faire leur plein pour savoir s'ils peuvent aller travailler, la seule solution c'est l'électrique, c'est le passage à l'électrique. Et en plus ça relancera l'industrie française parce que ce sont des voitures européennes qui seront financées.

David Pujadas Et des batteries chinoises ?

Raphaël Glucksmann Non, et des batteries qui pourront être fabriquées en France aussi. Vous savez, ces voitures, elles sont fabriquées à Cléon, elles seront fabriquées en France, et on aura un projet industriel pour notre pays. La laisse énergétique qui nous enserre le cou, il faut savoir la couper au scalpel. Ça sera la première mission qu'on aura en tant que Président de la République et que gouvernement de la France : couper cette laisse énergétique. On importe chaque semaine pour 1 milliard d'euros d'énergies fossiles, de gaz et de pétrole, à des pays qui en plus sont hostiles à nos intérêts et à nos principes. C'est l'indépendance que permet l'écologie.

énergiechèque énergieélectrificationTotalEnergies

Dix ans perdus sur l'écologie : critique du bilan et promesse de révolution écologique

Dans une intervention lors du grand débat du Medef diffusé sur LCI, Raphaël Glucksmann interpelle directement Gabriel Attal sur le bilan écologique des dix dernières années de gouvernement. Il dénonce une « impréparation totale » face au réchauffement climatique, illustrée par trois exemples concrets : des pompiers intoxiqués faute de cagoules à 80 euros, des enfants « qui cuisent dans leur salle de classe » en raison de l'absence de rénovation thermique des bâtiments scolaires, et la répétition des crises énergétiques. Sur le plan budgétaire, il oppose les 70 milliards d'euros de subventions aux énergies fossiles dépensés lors du choc gazier de 2021-2022 au refus de consacrer 8 milliards d'euros à l'électrification et au développement du leasing social pour affranchir les classes populaires et moyennes de leur dépendance aux hydrocarbures. Il affirme : « On dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction aux fossiles, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netanyahou quand elles vont faire leur plein pour aller travailler ». Il conclut en se déclarant prêt à être « le président de la révolution écologique » dès le premier jour en cas d'élection.

« On dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction aux fossiles, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netanyahou quand elles vont faire leur plein pour aller travailler. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Par contre, Monsieur Attal, je suis désolé, mais je m'attendais à votre culot sur l'économie, avec 1 000 milliards de dettes en bilan, de nous faire des leçons d'économie, mais alors recevoir de vous des leçons d'écologie après l'été qu'on vient de passer, après 10 ans perdus sur la révolution écologique et la transformation écologique, je veux dire, il y a une limite à l'arrogance. En réalité, cet été, on a vu l'impréparation totale des 10 dernières années face au réchauffement climatique. Ce à quoi on a assisté, c'est à des pompiers qui sont intoxiqués par les fumées parce qu'ils manquent de cagoules à 80 euros. Ce à quoi on a assisté au mois de juin, c'est à nos enfants qui cuisent dans leur salle de classe parce qu'il n'y a pas eu la rénovation thermique des bâtiments, parce qu'il n'y a pas eu la rénovation thermique des écoles. Et ce à quoi on a assisté cet été, ce printemps, c'est à la réédition d'une crise énergétique qui avait déjà eu lieu en 2021-2022. En 2021-2022, il y a le choc gazier. Qu'est-ce que fait le gouvernement ? 70 milliards de subventions aux énergies fossiles. Et quand nous, nous demandons des investissements dans l'électrification, des investissements dans un leasing social qui soit largement plus développé que ce que vous avez commencé à faire, avant de revenir dessus, eh bien, fin de non-recevoir. Donc on dépense 70 milliards d'euros dans le renforcement de notre addiction aux fossiles, mais on n'est pas capable de mettre 8 milliards d'euros pour que les classes populaires et les classes moyennes ne dépendent plus des guerres de Poutine, de Trump, de Netanyahou quand elles vont faire leur plein pour aller travailler. La vérité, c'est qu'on a perdu 10 ans sur l'écologie et que nous ne perdrons pas une seconde de plus. Et donc moi, je serai, si je suis élu, le président de la révolution écologique, et ça commencera dès le premier jour.

transition écologiqueénergies fossilesrénovation thermiqueleasing social

La révolution écologique comme levier de souveraineté industrielle

France Info TV - Canal 16 - Déplacement en Charente-Maritime

Lors d'un déplacement en Charente-Maritime couvert par France Info TV (Canal 16), Raphaël Glucksmann développe sa vision de la transition écologique comme projet industriel et de souveraineté. Il dénonce l'abandon des champions français du photovoltaïque par les « dirigeants successifs de la France », qui a conduit selon lui à « une totale dépendance à la Chine ». Il plaide pour un développement conjoint des énergies renouvelables et des capacités industrielles françaises et européennes, via un changement des politiques commerciales et la mise en place de politiques industrielles à l'échelle européenne. Il décrit la situation actuelle en termes de perte de souveraineté : « Aujourd'hui, nous sommes en train de devenir une colonie, une colonie chinoise, parce que nous avons laissé fuir nos usines, une colonie américaine, parce que nous n'innovons pas assez dans les nouvelles technologies, et que nous ne développons pas une intelligence artificielle souveraine. » Il conclut en affirmant : « Nous serons les combattants de la liberté de la France, et la liberté de la France passe par la révolution écologique. » L'intervention lie ainsi trois axes : écologie, réindustrialisation et souveraineté numérique dans un même projet politique.

« Nous sommes en train de devenir une colonie, une colonie chinoise, parce que nous avons laissé fuir nos usines, une colonie américaine, parce que nous n'innovons pas assez dans les nouvelles technologies, et que nous ne développons pas une intelligence artificielle souveraine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann La révolution écologique, c'est une révolution industrielle, et nous, on se battra pour qu'on produise à nouveau chez nous, qu'on ne soit pas dépendant en tout de la Chine. On avait des champions du photovoltaïque, on les a abandonnés. Les dirigeants successifs de la France les ont abandonnés, et le résultat, c'est une totale dépendance à la Chine. Et donc on va se battre pour qu'il y ait non seulement un développement des énergies renouvelables, mais qu'il y ait un développement des capacités industrielles françaises et européennes. Et on va changer les politiques commerciales, et on va mettre en place des politiques industrielles européennes. Et c'est ça l'avenir, c'est qu'on reprenne en main notre destin. Aujourd'hui, nous sommes en train de devenir une colonie, une colonie chinoise, parce que nous avons laissé fuir nos usines, une colonie américaine, parce que nous n'innovons pas assez dans les nouvelles technologies, et que nous ne développons pas une intelligence artificielle souveraine. Nous serons les combattants de la liberté de la France, et la liberté de la France passe par la révolution écologique.

souveraineté industriellephotovoltaïquedépendance Chineintelligence artificielle

Un « bouclier climat » pour adapter la France au réchauffement : rénovation des écoles, droit à la fraîcheur et électricité minimale

Dans une interview accordée à Marc Fauvelle sur BFMTV, Raphaël Glucksmann détaille sa proposition de « bouclier climat », définie comme la mobilisation de « tous les acteurs de l'État et de la société pour l'adaptation au réchauffement climatique ». Il propose trois mesures concrètes. Sur la rénovation thermique : rénover 4 000 écoles par an, qualifiées de « bouilloires thermiques », en citant l'exemple d'un collège des Deux-Sèvres où les élèves portent des doudounes en hiver et ne peuvent plus suivre les cours deux mois plus tard à cause de la chaleur. Sur le droit à la fraîcheur : s'inspirant du modèle australien, il préconise l'ouverture de lieux publics climatisés lorsque les températures deviennent extrêmes. Sur le droit à l'électricité minimale : il rappelle que si les coupures d'électricité sont interdites en hiver, elles restent autorisées en été, et cite le chiffre de 143 000 Français ayant vu leur électricité coupée en 2025, les privant de réfrigérateur et de ventilateur. Il insiste enfin sur la nécessité de « mettre en place les solidarités » pour les personnes isolées, déclarant que « les Françaises et les Français, en particulier les personnes âgées isolées, meurent seules dans leur bouilloire thermique ».

« Il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale parce que, vous savez, on ne coupe pas l'électricité en hiver, mais on la coupe en été. En 2025, c'est 143 000 Français qui ont vu leur électricité coupée. Ça veut dire plus de frigidaire, ça veut dire plus de ventilateur. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann C'est pour ça qu'on propose un bouclier climat, mais qui va pas suffire.

Marc Fauvelle C'est quoi un bouclier climat ?

Raphaël Glucksmann Un bouclier climat, c'est de mobiliser tous les acteurs de l'État et de la société pour l'adaptation au réchauffement climatique. Rénover thermiquement 4000 écoles par an parce que nos écoles sont des bouilloires thermiques. Moi, j'étais dans un collège dans les Deux-Sèvres. Les élèves vont dans les classes d'école en doudoune l'hiver et 2 mois plus tard, ils peuvent plus aller en cours parce que c'est devenu trop chaud dans les classes. Donc, il faut rénover thermiquement les écoles. Il faut mettre en place un droit à la fraîcheur. Vous savez, il y a des pays comme l'Australie...

Marc Fauvelle C'est quoi ça, un droit à la fraîcheur ?

Raphaël Glucksmann Il y a des pays comme l'Australie qui l'ont mis en place. C'est-à-dire que quand les températures deviennent extrêmes, on ouvre des lieux communs où on a accès à la fraîcheur. Il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale parce que, vous savez, on ne coupe pas l'électricité en hiver, mais on la coupe en été. En 2025, c'est 143 000 Français qui ont vu leur électricité coupée. Ça veut dire plus de frigidaire, ça veut dire plus de ventilateur. Et donc il faut mettre en place un droit à l'électricité minimale. Il faut mettre en place les solidarités qui vont aider justement les personnes isolées parce que le problème, c'est que notre société est devenue une société de solitude et que aujourd'hui, les Françaises et les Français, en particulier les personnes âgées isolées, meurent seules dans leur bouilloire thermique.

bouclier-climatrénovation-thermiquedroit-à-la-fraîcheurélectricité-minimale

Adaptation climatique : contre la « solution clim » du RN, imposer la transition écologique

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement en Gironde, dans une déclaration à la presse relayée par Place Publique, Raphaël Glucksmann réagit au débat sur la climatisation comme réponse aux canicules, porté selon lui par le Rassemblement National. Il affirme : « En cas d'urgence, la climatisation peut être une réponse d'urgence, mais ce sera pas la solution à long terme. On va pas faire de la France Dubaï ». Il détaille les mesures qu'il juge nécessaires : rénover, isoler, végétaliser, adapter le bâti et les territoires. Sur le Rassemblement National, il dénonce une posture qu'il qualifie d'opportuniste : « Ces gens sont des climatosceptiques et des adversaires des politiques écologiques, des adversaires des Françaises et des Français les plus vulnérables qui vont le plus souffrir des conséquences du réchauffement climatique ». Il accuse Marine Le Pen d'avoir combattu les politiques écologiques à toutes les échelles, européenne, nationale et locale, et il prédit que la question sera oubliée par le RN en quelques semaines. Il oppose à cet agenda la nécessité d'une transition écologique articulée autour de la lutte contre le réchauffement, de la souveraineté et de la planification à court, moyen et long terme. Il conclut : « Un pays qui n'organise pas son adaptation connaîtra le chaos et l'injustice ».

« En cas d'urgence, la climatisation peut être une réponse d'urgence, mais ce sera pas la solution à long terme. On va pas faire de la France Dubaï. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En cas d'urgence, la climatisation peut être une réponse d'urgence, mais ce sera pas la solution à long terme. On va pas faire de la France Dubaï. Donc la réalité, c'est qu'il faut rénover, il faut isoler, il faut s'adapter, il faut végétaliser, il faut verdir. Et aujourd'hui, moi, je suis profondément scandalisé d'ailleurs et par les propos des dirigeants du Rassemblement National qui vont se pavaner sur les plateaux télé après avoir combattu toutes les politiques écologiques à l'échelle européenne, à l'échelle nationale, à l'échelle locale, à l'échelle de la à l'échelle de la nation ou à l'échelle du continent et qui vont aujourd'hui arriver avec un plan miracle sur la clim. En réalité, ces gens sont des climatosceptiques et des adversaires des politiques écologiques, des adversaires des Françaises et des Français les plus vulnérables qui vont le plus souffrir des conséquences du réchauffement climatique. Et nous, nous ne les laisserons pas se pavaner comme ça. Bien sûr que ça fait une séquence com', c'est qu'aujourd'hui tout le monde discute des propositions du Rassemblement National. Mais la vérité, c'est que dans 3 semaines, Madame Le Pen aura complètement oublié la canicule, ou dans un mois, et qu'elle aura aura à nouveau à cœur de combattre les politiques écologiques. Donc il ne faut pas suivre leur agenda, ce qu'il faut c'est imposer le nôtre. Et le nôtre c'est la transition, c'est la transition écologique pour lutter contre le réchauffement climatique, pour rétablir la souveraineté du pays, et c'est l'adaptation parce qu'un pays qui n'organise pas son adaptation, eh bien, connaîtra le chaos et l'injustice. Et nous, nous voulons qu'on soit à nouveau capable en France de planifier, de planifier à court, moyen et long terme. Et c'est tout le sens des politiques publiques en réalité. Et qui ne sont pas menées aujourd'hui.

adaptation-climatiquetransition-écologiqueRassemblement-Nationalplanification

Transition écologique, souveraineté industrielle et recyclage : déclaration lors d'un déplacement en Gironde

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement en Gironde, dans le cadre d'une visite d'entreprise liée à la filière du recyclage, Raphaël Glucksmann s'adresse à la presse pour défendre l'urgence d'engager la France dans la transition écologique et la souveraineté industrielle. Il affirme : « L'avenir, c'est les renouvelables. L'avenir, c'est la décarbonation. L'avenir, c'est l'émancipation vis-à-vis de l'addiction au gaz et au pétrole ». Il présente l'entreprise visitée comme un condensé du projet qu'il porte, articulant souveraineté, transition écologique et solidarité sociale par la réinsertion. Sur la souveraineté économique, il dénonce la dépendance aux importations à bas coût : « L'avenir, c'est ne pas être des drogués aux produits chinois à bas coût et au coût environnemental catastrophique. L'avenir, c'est l'indépendance de notre pays ». Sur le rôle de l'État, il plaide pour un État « planificateur et organisateur » et pointe un déficit de volonté politique : « Ce qui nous manque aujourd'hui, c'est juste la volonté politique au sommet de l'État et le courage de prendre certaines décisions et de s'y tenir, même quand les séquences d'opinions changent ». Il insiste sur le caractère urgent de ces choix, estimant que l'avenir du pays se joue dans les industries présentes sur les territoires et dans la filière du recyclage.

« L'avenir, c'est les renouvelables. L'avenir, c'est la décarbonation. L'avenir, c'est l'émancipation vis-à-vis de l'addiction au gaz et au pétrole. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Aujourd'hui, on est là aussi pour rappeler une chose simple, c'est qu'il y a une urgence. Dans 3 semaines, les gens auront autre chose en tête, mais l'avenir du pays se joue ici, se joue dans ces entreprises, se joue dans ces industries, se joue dans la filière du recyclage, se joue dans tout ce qui permet notre souveraineté et ce qui permet la transition écologique. Donc en réalité, je crois qu'on a une responsabilité immense, c'est de mettre la France sur les rails de l'avenir. Et l'avenir, c'est les renouvelables. L'avenir, c'est la décarbonation. L'avenir, c'est l'émancipation vis-à-vis de l'addiction au gaz et au pétrole. L'avenir, c'est la réinsertion, la création de solidarité. L'avenir, c'est des usines sur nos territoires. L'avenir, c'est ne pas être des drogués aux produits chinois à bas coût et au coût environnemental catastrophique. L'avenir, c'est l'indépendance de notre pays et c'est ça qu'on va construire ensemble. Et donc cette entreprise ici, c'est à la fois la souveraineté qui joue là, la transition écologique, la réinsertion, donc la solidarité sociale. Bref, un parfait résumé de notre projet commun et de notre ambition collective pour le pays. Et que la transition écologique permettra la liberté, permettra de restaurer la solidarité, permettra de rétablir aussi l'État dans son rôle planificateur et organisateur. En gros, ce qui nous manque aujourd'hui, c'est juste la volonté politique au sommet de l'État et le courage de prendre certaines décisions et de s'y tenir, même quand les séquences, les communications et les séquences d'opinions changent.

transition écologiquesouveraineté industriellerecyclagedécarbonation

L'exceptionnel climatique devenu la norme : appel à faire du climat la priorité des politiques publiques

Place Publique - Déplacement en Gironde - Déclaration à la presse

Lors d'un déplacement à Bordeaux, dans une déclaration à la presse relayée par Place Publique, Raphaël Glucksmann évoque une rencontre avec des pompiers locaux. Ceux-ci lui ont exposé les conséquences attendues des fortes chaleurs en cours : des incendies estivaux potentiellement désastreux. Il rapporte leur constat selon lequel ces événements ne relèvent plus de l'exception mais constituent désormais « la nouvelle norme ». À partir de ce témoignage de terrain, il formule une double exigence : faire de la lutte contre le réchauffement climatique « enfin la priorité des politiques publiques » et faire de l'adaptation aux effets du dérèglement « une nécessité absolue ». La déclaration relie ainsi l'expérience concrète des acteurs de la sécurité civile à un appel politique en faveur d'un changement d'échelle dans la réponse climatique.

« L'exceptionnel est devenu la nouvelle norme. Il faut à la fois qu'on fasse de la lutte contre le réchauffement climatique enfin la priorité des politiques publiques et de l'adaptation une nécessité absolue. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann L'exceptionnel est devenu la nouvelle norme. Tout à l'heure, j'étais avec les pompiers et ils sont déjà en train de prévoir les conséquences des fortes chaleurs actuelles, c'est-à-dire des incendies cet été qui risquent d'être désastreux. Et ce qu'ils expliquaient très bien, c'est qu'en réalité, c'est la nouvelle norme. Et donc il faut à la fois qu'on fasse de la lutte contre le réchauffement climatique enfin la priorité des politiques publiques et de l'adaptation une nécessité absolue.

réchauffement climatiqueadaptationpompiersincendies

Mix énergétique : nucléaire et renouvelables complémentaires, pas opposés

Dans un entretien organisé par Terra Nova et Politico, Raphaël Glucksmann expose sa position sur la politique énergétique française. Il fixe comme objectif principal « la sortie du fossile » et « la décarbonation ». Il plaide pour un mix associant nucléaire et énergies renouvelables, en refusant d'opposer les deux : « La France doit miser sur son atout, qui est son nucléaire, mais elle doit impérativement arrêter de croire qu'investir dans les renouvelables, c'est remettre en cause le nucléaire. On aura besoin des deux ». Il identifie le retard français comme portant spécifiquement sur les renouvelables, et appelle à « une politique sérieuse, ambitieuse, cohérente, qui ne change pas en fonction des évolutions de l'opinion, d'investissements massifs dans les énergies renouvelables, dans le stockage et dans le réseau ». Il insiste sur la stabilité nécessaire de cette politique, indépendamment des fluctuations de l'opinion publique.

« La France doit miser sur son atout, qui est son nucléaire, mais elle doit impérativement arrêter de croire qu'investir dans les renouvelables, c'est remettre en cause le nucléaire. On aura besoin des deux. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann L'objectif, c'est la sortie du fossile, c'est la décarbonation. Et derrière, ce qu'il faut, c'est un mix entre le renouvelable et le nucléaire. La vérité, c'est qu'en France aujourd'hui, là où on est particulièrement en retard, c'est les renouvelables. La France doit miser sur son atout, qui est son nucléaire, mais elle doit impérativement arrêter de croire qu'investir dans les renouvelables, c'est remettre en cause le nucléaire. On aura besoin des deux. Et là où nous sommes en retard aujourd'hui, au moment où on se parle, c'est les renouvelables. Et donc il y a un besoin en France d'une politique sérieuse, ambitieuse, cohérente, qui ne change pas en fonction des évolutions de l'opinion, d'investissements massifs dans les énergies renouvelables, dans le stockage et dans le réseau.

mix énergétiquerenouvelablesnucléairedécarbonation

Pour un État stratège face à la dépendance énergétique : du plan Messmer à la « République écologique »

Dans un entretien organisé par Terra Nova et Politico, Raphaël Glucksmann développe une analogie historique entre le choc pétrolier de 1973 et la crise énergétique actuelle pour plaider en faveur d'un retour à un « État stratège » en matière de transition énergétique. Il rappelle que le plan Messmer, lancé après la décision de l'OPEP d'augmenter les prix du pétrole en réaction au soutien américain à Israël lors de la guerre de Kippour, avait permis la construction de 55 réacteurs nucléaires en 20 ans. Il qualifie cette politique de « plus grande transition énergétique réalisée par notre pays » et y voit l'exemple d'un État capable de « mobiliser tous les acteurs de la société, de l'économie et de l'État lui-même » pour répondre à un problème structurel. Il oppose cette démarche à la gestion actuelle du choc pétro-gazier, qu'il décrit comme une succession de « pansements » coûteux qui « ne produisent rien qui permette de rendre les Français libres et de faire des économies à l'avenir ». Il dénonce un État devenu un État « Sofinco », réduit à distribuer « des subventions à la consommation de produits étrangers et d'énergies étrangères ». Il appelle à « la fondation d'une République écologique et d'une démocratie électrique face aux tyrannies fossiles et aux idéologies réactionnaires », liant crise climatique, souveraineté européenne et défense de la démocratie.

« On ne peut plus être dans la position d'un État qui serait un État « Sofinco », qui fait du crédit, enfin des subventions à la consommation de produits étrangers et d'énergies étrangères. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En 1973, il y a un choc pétrolier. Les dirigeants de l'OPEP décident, en réaction au soutien américain à Israël dans la guerre de Kippour, d'augmenter les prix du baril de pétrole. Et les Françaises et les Français se rendent compte qu'ils sont dépendants de dirigeants étrangers sur lesquels ils n'ont aucune prise. Face à cela, nous avons un État qui est un État stratège et qui met en place le plan Messmer. C'est la plus grande transition énergétique réalisée par notre pays. Ce plan Messmer, 55 réacteurs nucléaires construits en 20 ans, c'est la réponse d'un État qui, face à un problème qu'il ne crée pas lui-même, décide d'apporter une solution à moyen et long terme en mobilisant tous les acteurs de la société, de l'économie et de l'État lui-même. Eh bien, ça, c'est une réaction qui est à la hauteur d'une situation historique qui est imposée. Aujourd'hui, face au choc pétro-gazier, l'impression qu'on a tous, c'est finalement de réagir en accolant des pansements. Et ces pansements, en réalité, coûtent très cher, mais ne produisent rien qui permette de rendre les Français libres et de faire des économies à l'avenir. Et donc, on doit revenir à la position d'un État stratège. On ne peut plus être dans la position d'un État qui serait un État «sofinco», qui fait du crédit, enfin des subventions à la consommation de produits étrangers et d'énergies étrangères. Et donc on a un moment qui est un tournant historique et notre responsabilité face à la crise climatique, notre responsabilité face à la perte de souveraineté des Européens, notre responsabilité face aux menaces qui pèsent sur notre démocratie finalement se rejoignent. Et il faut qu'on arrive à assumer la fondation d'une République écologique et d'une démocratie électrique face aux tyrannies fossiles et aux idéologies réactionnaires.

État stratègetransition énergétiquesouveraineté énergétiqueRépublique écologique

La « libération écologique » comme priorité absolue pour l'indépendance et le pouvoir d'achat

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à ce qu'il nomme la « libération écologique » de la France. Il rappelle que depuis quatre mois, les automobilistes français subissent la hausse des prix de l'énergie, conséquence selon lui de « décisions délirantes de dirigeants étrangers » et de « l'inaction écologique » des gouvernements successifs. Il établit un parallèle avec la crise de 2021-2022, lorsque le « chantage gazier de Poutine » puis l'invasion de l'Ukraine ont provoqué une inflation record. Il dénonce alors les choix budgétaires des gouvernements d'Emmanuel Macron : « 72 milliards d'euros en subventions aux énergies fossiles » pour « renforcer notre dépendance au gaz et au pétrole », tandis que « 10 milliards pour nous en libérer » n'ont pas été trouvés. Il s'engage à faire de la transition écologique sa « priorité politique, économique, sociale absolue », en articulant cet objectif à trois dimensions : le climat, l'indépendance énergétique de la France et le pouvoir d'achat. Il affirme : « Nous ferons de la République française une République écologique, c'est-à-dire une République libre ! » Cette formulation lie explicitement souveraineté énergétique et liberté républicaine.

« Nous ferons de la République française une République écologique, c'est-à-dire une République libre ! »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous ferons de la République française une République écologique, c'est-à-dire une République libre ! Depuis 4 mois, les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler paient chaque jour le prix de décisions délirantes de dirigeants étrangers sur lesquels nous n'avons aucune prise. Ils paient aussi, dans le même mouvement, l'inaction écologique de leurs gouvernements successifs. Alors nous ferons, nous, de la libération écologique de la France et des Français notre priorité politique, économique, sociale absolue. En 2021-2022 déjà, le chantage gazier de Poutine puis l'invasion de l'Ukraine ont précipité une inflation record, Et les gouvernements d'Emmanuel Macron ont alors dépensé 72 milliards d'euros en subventions aux énergies fossiles. 72 milliards pour renforcer notre dépendance au gaz et au pétrole. Mais ils n'ont pas trouvé, par contre, 10 milliards, ne serait-ce que 10 milliards pour nous en libérer. Alors nous, nous le ferons. Ce sera ma priorité. Ce sera notre priorité absolue. Pour le climat, oui, mais aussi pour notre liberté, pour l'indépendance de la France et pour le pouvoir d'achat des Françaises et des Français.

transition écologiqueindépendance énergétiquepouvoir d'achaténergies fossiles

Rénovation thermique des écoles : un plan « bâtisseur » chiffré en milliards sur dix ans

Dans une interview sur RTL Public Sénat - Le Grand jury, menée par Thomas Despre et Perrine Tarneaud (publiée en période de canicule scolaire), Raphaël Glucksmann défend un grand plan de rénovation thermique des bâtiments publics, en commençant par les établissements scolaires. Il récuse l'idée d'une écologie « punitive » : « L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde ». Sur l'état du bâti scolaire, il décrit des situations concrètes : « Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a 2 mois et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'il faisait 12 degrés. Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes ». Il cite le chiffre de 30 % du bâti scolaire considéré comme délabré et constituant des « passoires thermiques ». Interrogé sur le coût, il reconnaît que le montant « chiffre en milliards ». Perrine Tarneaud précise le chiffre de 40 milliards d'euros, ce que Raphaël Glucksmann valide en estimant qu'un plan de financement sur dix ans est nécessaire, le qualifiant d'« urgence absolue » qui générera à terme « des économies pour l'ensemble de la société » tout en permettant aux élèves « de suivre leurs cours dans des conditions normales ».

« C'est insupportable, ces écoles où on cuit en salle de cours dès le mois de mai. On a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques. Il faut un véritable plan bâtisseur d'école. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On a l'habitude aujourd'hui d'expliquer que l'écologie est punitive. Non, l'écologie n'est pas punitive. L'écologie, c'est justement ce qui va nous permettre de faire face à une mutation extrêmement profonde qui fait 35 degrés.

Thomas Despre Qu'est-ce que vous proposez concrètement ? Par exemple, sur les écoles, dans votre livre, vous proposez la rénovation thermique de tous les établissements scolaires. Eh bien, qu'est-ce qu'il y a dans votre programme, dans votre livre en tout cas ?

Raphaël Glucksmann Un grand plan sur la rénovation thermique des bâtiments, et on commence par les écoles. C'est insupportable, ces écoles où on cuit en salle de cours dès le mois de mai. Je veux dire, on a aujourd'hui des écoles qui sont des passoires thermiques. Moi, j'étais dans un collège des Deux-Sèvres il y a 2 mois et les élèves étaient en doudoune dans la salle de classe parce qu'il faisait 12 degrés. Et là, on a des écoles qui sont transformées en micro-ondes. Donc en réalité, il faut...

Thomas Despre Une étude menée par le principal syndicat des collèges lycées, dans 80% des classes, la température a dépassé les 30 degrés cette semaine.

Raphaël Glucksmann Et on a 30% du bâti scolaire qui est considéré par toutes les études comme étant délabrés. Ce sont des passoires thermiques délabrées. Donc il faut un véritable plan bâtisseur d'école.

Perrine Tarneaud Est-ce que vous connaissez le coût global, effectivement, de rénovation thermique des bâtiments scolaires ?

Raphaël Glucksmann Ça chiffre en milliards.

Perrine Tarneaud En dizaines de milliards, 40 milliards exactement. Donc effectivement, ça suppose un plan de financement sur 10 ans.

Raphaël Glucksmann Ça suppose un plan de financement sur 10 ans, mais c'est une urgence absolue, et ça sera des économies, des économies pour l'ensemble de la société, et surtout ça permettra à nos élèves de suivre leurs cours dans des conditions normales.

rénovation thermiqueécolesplan bâtisseurpassoires thermiques

Critique du bilan écologique de Macron et plaidoyer pour l'électrification

Dans une interview sur le plateau de Quotidien (TF1-TMC), animée par Yann Barthes, Raphaël Glucksmann critique le bilan d'Emmanuel Macron en matière de transition écologique. Il dénonce des « effets d'annonce » sans suite, citant l'exemple de la rénovation thermique des bâtiments. Il affirme que le président « a raté la transition écologique, la transformation écologique » et « n'a pas pris la mesure » du coût de l'inaction comme des bénéfices concrets pour les Français. Sur le plan budgétaire, il avance un chiffre précis : « Vous savez combien on a investi, l'État français, après la dernière crise gazière de 2021, combien on a investi en subventions du gaz et du pétrole ? 72 milliards d'euros. » Il soutient que cet argent aurait dû être orienté vers l'électrification, l'accès à la voiture électrique, la rénovation thermique et les pompes à chaleur. Il lie la question écologique à celle de la souveraineté énergétique : investir dans ces domaines aurait rendu la France « moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France ». Il insiste sur le fait que la transformation écologique n'est pas seulement une nécessité planétaire mais un levier d'amélioration des conditions de vie des Français.

« Si nous avions investi cet argent dans l'électrification, dans l'accès à la voiture électrique, dans la rénovation thermique des bâtiments, dans les pompes à chaleur, eh bien aujourd'hui nous serions moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Non, mais il l'a fait à toutes petites touches, comme la rénovation thermique des bâtiments. C'est des effets d'annonce et derrière, il n'y a rien. Emmanuel Macron a raté la transition écologique, la transformation écologique. Il n'a pas pris la mesure de, un, ce que ça coûtait de ne pas faire cette transformation, et deux, de ce que ça pouvait apporter aux Françaises et aux Français. On ne va pas simplement faire cette transformation parce qu'il faut sauver la planète. On va le faire parce que ça va améliorer la vie des Françaises et des Français. Vous savez combien on a investi l'état français, après la première, la dernière crise gazière de 2021, combien on a investi en subventions du gaz et du pétrole ? 72 milliards d'euros. Si nous avions investi cet argent dans l'électrification, c'était sous Emmanuel Macron, si nous avions investi cet argent dans l'électrification, dans l'accès à la voiture électrique, dans la rénovation thermique des bâtiments, dans les pompes à chaleur, eh bien aujourd'hui nous serions moins dépendants du gaz et du pétrole et donc moins dépendants de ce que font Trump, Poutine, Netanyahou ou les mollahs iraniens pour pouvoir vivre dignement en France.

transition écologiquesouveraineté énergétiquesubventions fossilesélectrification

Nucléaire : ouverture conditionnée à la rationalité économique et à l'objectif de décarbonation

Dans une interview diffusée le 6 juillet 2025 sur BFM TV, dans l'émission « C'est pas tous les jours dimanche » animée par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann expose sa méthode et sa position sur le nucléaire. Il précise que le projet qu'il porte n'est pas un programme avec des mesures chiffrées, mais un cadre de « chantiers » destinés à être discutés avec l'ensemble de la société française : entreprises, syndicats, associations, acteurs sociaux. Sur le nucléaire, il affirme une position qu'il qualifie lui-même de « singulière » au sein de la gauche : il se dit prêt à soutenir le nucléaire si la démonstration est faite que c'est « économiquement rationnel », tout en rappelant qu'il y a eu « des gabegies aussi dans le nucléaire ». Il refuse de poser le débat en termes de « pour ou contre le nucléaire » et fixe comme objectif prioritaire « la décarbonation de notre production énergétique ». Il revendique une approche pragmatique : « Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. » Il assume que cette méthode produira des « positions singulières » sur plusieurs sujets et affirme que « la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité ». Sur le « comment on fait », il promet d'être « totalement ouverts et rationnels ».

« L'objectif absolu, c'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Non, nous ce qu'on dit, et c'est une vision, et ensuite c'est des chantiers, vous avez vu, on va en parler avec toute la société française, on va engager un grand dialogue avec l'ensemble des acteurs sociaux dans le pays. On a bien précisé, c'est pas un programme avec des mesures extrêmement précises et chiffrées. Pourquoi ? Parce que ce qu'il faut, c'est ensuite aller dialoguer avec les entreprises, avec les acteurs, avec les associations, avec les syndicats, faire en sorte que ça émerge, ce projet émerge d'une rencontre avec la société française. Maintenant, nous ce qu'on dit de manière très simple, c'est que si on nous prouve que c'est économiquement rationnel de le faire, parce que sinon il y a une il y a eu des gabegies aussi dans le nucléaire, eh bien nous le ferons. Pourquoi ? Parce que l'objectif absolu, c'est pas être pour ou contre le nucléaire, c'est la décarbonation de notre production énergétique. Être vraiment écolo, c'est réfléchir comme cela.

Benjamin Duhamel Mais je souligne malgré tout la singularité de votre position.

Raphaël Glucksmann Mais il y a plein d'endroits où on aura des positions singulières. Et je vais vous dire, la seule exigence qu'on a, la seule exigence qu'on a, c'est la sincérité. On se fixe des objectifs, on dit on veut arriver à la décarbonation de notre production énergétique, comment on fait ? Eh bien, sur le comment on fait, on sera totalement ouverts et rationnels.

nucléairedécarbonationénergiepragmatisme

Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et l'écologie

Que propose Raphaël Glucksmann pour l'écologie ?

Raphaël Glucksmann défend une révolution écologique par le politique : protectionnisme vert, Buy European Act, développement massif des renouvelables avec une part durable de nucléaire, refonte de la PAC et rupture avec la religion du libre-échange. Il déclare notamment : « Faire de la sortie du nucléaire un objectif est totalement irréaliste et suicidaire. » Le détail dans son programme 2027.

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante et non officielle des positions de Raphaël Glucksmann sur l'écologie, dont chaque information est sourcée et vérifiable. Dernier ajout le 6 octobre 2026. Identifiants Wikidata : WikiGlucksmann Q141280196 - Raphaël Glucksmann Q556149.