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Raphaël Glucksmann et l'Europe

20 prises de position - 8 interventions vidéo

Ce que défend Raphaël Glucksmann sur l'Europe

Raphaël Glucksmann est l'un des défenseurs les plus ardents d'une Europe puissante et fédérale, prônant un saut fédéral, un budget commun, la fin du droit de veto au Conseil et une défense européenne intégrée. Il considère l'Union européenne comme le seul échelon pertinent pour relever les défis du siècle.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur l'Europe

20 prises de position

Pour un saut fédéral européen, dix ans après le Brexit

À l'occasion du dixième anniversaire du référendum britannique, Place publique tire les leçons du Brexit et plaide pour un « saut fédéral européen ». Le parti, estimant que « nous sommes entrés dans l'ère des empires et des puissances prédatrices », défend une « Europe politique démocratique » dotée de capacités de décision propres en matière de défense, d'économie et d'écologie, face aux « discours nationalistes » jugés dangereux en France et en Europe.

BrexitEurope fédéralesouveraineté européennedéfense

Pacte de souveraineté européenne face aux menaces extérieures

Face à Trump, Poutine, et aux guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, la France doit selon lui prendre les commandes du « réveil européen » sous la forme d'un « pacte de souveraineté ». Ce pacte serait « l'acte de naissance d'une nouvelle puissance européenne ». La défense et la sécurité sont présentées comme deux piliers du contrat patriotique, et non des sujets réservés à la droite.

Europesouverainetédéfensepuissance européenne

Souveraineté européenne, emprunt commun et suppression du droit de veto

Il dénonce le « déni » de ceux qui refusent de voir la menace de la Russie de Vladimir Poutine et défend un plan pour une souveraineté européenne, un grand emprunt européen et la suppression du droit de veto au sein de l'Union européenne afin de lever les freins existants. Ces propositions prolongent son engagement européen en tant que parlementaire élu depuis 2019.

souveraineté européenneemprunt européendroit de vetoRussie

Soutenir la transition juste pour les travailleurs face à la décarbonation

Dans son explication de vote de septembre 2025, Raphaël Glucksmann soutient le rapport sur la politique de cohésion et la transition juste. Il défend la création d'un Fonds de transition juste II après 2027, avec des partenariats avec les territoires, les syndicats et la société civile pour accompagner la reconversion des travailleurs.

« La transition climatique ne réussira que si elle est socialement juste. »

Raphaël Glucksmann - sept. 2025
transition justetravailleursdécarbonationcohésion

Voter pour les euro-obligations et la supervision financière européenne

Raphaël Glucksmann vote en septembre 2025 en faveur d'un rapport porté par Aurore Lalucq visant à soutenir les euro-obligations, une supervision directe des services financiers au niveau européen et une capacité d'investissement accrue pour la compétitivité européenne.

« J'ai voté pour les euro-obligations et la supervision financière européenne. »

Raphaël Glucksmann - sept. 2025
euro-obligationsfinanceEuropeinvestissement

Rapporteur sur la défense européenne à la commission SEDE

En 2025, Raphaël Glucksmann est désigné rapporteur sur un texte de défense (procédure 2024/0061) à la sous-commission Sécurité et Défense (SEDE) du Parlement européen. À ce titre, il mène des auditions avec des industriels de la défense et des experts militaires pour définir la politique européenne d'armement.

défenseSEDEParlement européenrapporteur

La social-démocratie sera la digue face à l'extrême droite en Europe

En fin de campagne européenne, Raphaël Glucksmann se réclame de la filiation de Jacques Delors et de la social-démocratie pour constituer le barrage contre l'extrême droite. Il veut « raviver la flamme humaniste de la gauche française » et « refonder la social-démocratie fusionnée avec l'écologie politique ».

« Notre famille politique sera la digue face à l'extrême droite, en Europe et en France. »

Raphaël Glucksmann - juin 2024
social-démocratieextrême droiteEuropehumanisme

Mener une campagne à la fois grave et heureuse

Raphaël Glucksmann décrit sa campagne européenne comme « grave et heureuse » - grave car les enjeux sont historiques, heureuse car portée par une dynamique militante. Il incarne une gauche « féministe, pro-européenne, sociale, écologique et sérieuse en matière de défense ».

« Une campagne à la fois grave et heureuse. »

Raphaël Glucksmann - juin 2024
Europecampagnesocial-démocratiegauche

L’Europe doit devenir adulte : l’Ukraine comme première ligne de défense

Dans sa pièce de doctrine publiée en espagnol par El Grand Continent, Raphaël Glucksmann pose l’Ukraine comme « première ligne de défense » et décrit l’agenda « Europa 2030 » autour de quatre piliers : souveraineté, écologie, démocratie et solidarité. Il affirme : « Il est temps que l’Union européenne démontre qu’elle est digne de l’immense promesse qu’elle renferme. »

« Il est temps que l’Union européenne démontre qu’elle est digne de l’immense promesse qu’elle renferme. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
Europe 2030Ukrainesouverainetéécologie

L’Europe doit diriger par des démocrates combatifs, non par des confortables

Dans sa contribution à El Grand Continent, Raphaël Glucksmann affirme que l’UE a « trop longtemps été dirigée par des démocrates confortables » alors qu’elle a besoin de « démocrates combatifs. » Il convoque son expérience en Géorgie en 2008 et sur Maïdan en 2014 : des hommes et des femmes qui risquaient leur vie pour l’idéal européen, « pas pour une technostructure ou un ensemble de normes, mais pour la liberté, l’égalité, une certaine idée de la justice. » Cette vision fonde sa demande que l’Europe se montre digne de cette promesse.

« L’Union européenne a trop longtemps été dirigée par des démocrates confortables ; elle a besoin de démocrates combatifs. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
démocratieEuropeGéorgieliberté

La puissance européenne sera écologique ou ne sera pas

Lors de la présentation de son programme des européennes, Raphaël Glucksmann place la révolution écologique au cœur du projet européen, avec 90 mesures sur ce thème. Il défend un « protectionnisme écologique européen » contre la religion du libre-échange.

« La puissance européenne sera écologique ou ne sera pas. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
écologieEuropeprogrammeprotectionnisme

Fin du droit de veto et avancée fédérale de l'UE

Raphaël Glucksmann défend la fin du droit de veto au Conseil européen et une avancée fédérale assumée de la construction européenne, avec un budget porté à 5 % du PIB et de nouvelles ressources propres.

« Nous assumons ces délégations de souveraineté. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
fédéralismevetoEuropegouvernance

Moment de bascule pour le destin de l'Europe

Dans son discours de Strasbourg, Raphaël Glucksmann ouvre sur le contexte historique : guerre en Ukraine, effondrement climatique, montée de l'extrême droite. Il affirme que l'Europe vit un moment décisif qui peut conduire à son renouveau ou à sa chute, et que la réponse dépend de la capacité collective à agir.

« Il est des moments dans l'Histoire où bascule le destin des peuples, des moments qui élèvent les civilisations ou les précipitent dans l'abîme. Nous vivons l'un de ces moments en Europe en 2024. »

Raphaël Glucksmann - avr. 2024
Europehistoiredémocratieextrême droite

L'Europe doit sortir de l'adolescence stratégique

Raphaël Glucksmann appelle l'Europe à mettre fin à sa dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis. Il juge que l'arrivée éventuelle de Trump à la Maison Blanche impose à l'Europe de se prendre en charge seule face à la guerre et à Poutine.

« Le moment est venu pour l'Europe de sortir de l'adolescence et de devenir adulte. »

Raphaël Glucksmann - avr. 2024
EuropedéfensesouverainetéÉtats-Unis

Fin du libre-échange généralisé : le Buy European Act

Dans son discours de Strasbourg, Raphaël Glucksmann propose un « Buy European Act » qui réservera les commandes publiques européennes aux productions du continent. Il juge que l'ère du libre-échange généralisé est terminée et que l'Europe doit défendre ses intérêts industriels.

« L'ère du libre-échange généralisé a pris fin et nous, Européens, ne devons pas être les derniers fidèles d'une religion à laquelle plus personne ne croit. »

Raphaël Glucksmann - avr. 2024
libre-échangeindustrieEuropeprotectionnisme

Saisir les 206 milliards d'avoirs russes gelés pour l'Ukraine

Raphaël Glucksmann propose de saisir immédiatement les 206 milliards d'euros d'avoirs publics russes gelés dans les banques européennes et de les affecter à l'aide militaire à la résistance ukrainienne.

UkraineRussieavoirssanctions

Un fonds européen de défense de 100 milliards d'euros

Pour réarmer le continent face à la menace russe, Raphaël Glucksmann propose la création d'un fonds de défense de 100 milliards d'euros financé par un emprunt européen, sur le modèle du fonds créé pendant la pandémie.

défenseempruntEuropearmement

Erasmus pour tous pour former des citoyens européens

Place Publique défend la mise en place réelle d'un Erasmus accessible à tous les jeunes européens, pas seulement aux étudiants d'université. Ce programme doit former une génération de citoyens européens et constituer un pilier de la démocratie continentale.

ErasmusjeunesseEuropeéducation

Exception culturelle européenne pour soutenir la création

Place Publique défend une exception culturelle européenne comme pilier démocratique, avec une politique de soutien à la culture et à la création à l'échelle du continent, pour résister à l'uniformisation et aux plateformes numériques extra-européennes.

cultureexception culturelleEuropecréation

Un programme de 338 mesures pour une Europe puissante, écologique et sociale

Le 15 mai 2024, Raphaël Glucksmann présente 338 mesures réparties en six volets : Europe puissante, Europe écologique (90 mesures), Europe sociale, Europe humaniste et juste, Europe démocratique. C'est le programme le plus complet présenté par une liste de gauche aux élections européennes.

programmeEurope338 mesuressocial-démocratie

Interventions vidéo sur l'Europe

8 interventions

Glucksmann fait de la puissance européenne le cœur de sa campagne

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur BFM TV, interrogé par Apolline de Malherbe et Maxime Switek, Raphaël Glucksmann défend la construction européenne comme condition de la puissance française. Il affirme que le droit international et une vision du monde « supposent de la puissance et de la force », aujourd'hui absentes, et que les reconstruire doit être « notre obsession ». Il relie ce chantier à l'échelle européenne : « C'est à cette échelle là qu'on pourra lutter contre la Chine de Xi Jinping qui veut ratiboiser nos industries », développer « une intelligence artificielle souveraine » et donner à la France « plus que simplement une parole, mais une politique ». Il assume une opposition frontale au Rassemblement National et à « son idéologie anti-européenne », revendiquant « une famille politique qui a confiance dans l'idéal européen » et prête à des « sauts en avant » de la construction. Selon lui, l'Europe n'est pas impopulaire : ce sont « les politiques européennes » qui, en matière de commerce, ont été « le cheval de Troie de la globalisation ». Face à un électeur rappelant la fragilité du calendrier électoral européen, il décrit 2027 comme « un moment de bascule pour toute la civilisation européenne et pour la France », posant l'alternative entre poursuivre la construction ou laisser « partout en Europe les nationalismes » gagner. Il conclut : « Si nous voulons avoir une voie et un destin, eh bien nous devons passer par la construction européenne ».

« C'est à cette échelle là qu'on pourra lutter contre la Chine de Xi Jinping qui veut ratiboiser nos industries. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Tout ce qu'on se raconte sur le droit international, sur la vision du monde, tout ça suppose de la puissance et de la force. Cette puissance et cette force, on ne les a pas aujourd'hui. Et donc comment on les construit ? Ça doit être ça notre obsession. Sinon c'est juste des mots quand on discute entre nous. Et on les construit d'abord quand on est patriote français en construisant la puissance européenne. C'est à cette échelle là qu'on pourra lutter contre la Chine de Xi Jinping qui veut ratiboiser nos industries. C'est à cette échelle là qu'on pourra développer une intelligence artificielle souveraine. C'est à cette échelle là que la France pourra être plus que simplement une parole, mais une politique. Et moi, ce que je veux, c'est assumer dans cette campagne de manière frontale face au Rassemblement National et à son idéologie anti-européenne, eh bien, une famille politique qui a confiance dans l'idéal européen, qui l'assume jusqu'au bout, qui soit capable de dire qu'il faut aussi des sauts en avant de cette construction européenne. Moi, je pense que l'Europe n'est pas impopulaire. C'est les politiques européennes qui ont fait en particulier en matière de commerce, le cheval de Troie de la globalisation.

Maxime Switek Le sauf fédéral, c'est pas populaire non plus.

Un électeur présent sur le plateau L'Europe, c'est très incertain. Vous savez qu'en 2027, par exemple, l'année prochaine, il y a 15 élections. Donc la personne qui sera élue président ou présidente de la France va faire face à potentiellement 15 nouveaux dirigeants, etc. Donc c'est aussi extraordinairement fragile de faire face à ça. Je suis d'accord sur le constat.

Raphaël Glucksmann Mais vous savez, c'est un moment de bascule pour toute la civilisation européenne et pour la France aussi en 2027. Il faudra savoir, est-ce qu'on va continuer cette construction là ou est-ce que partout en Europe les nationalismes vont gagner ? Je ne m'y résoudrai jamais. Et je vous le dis, si nous voulons avoir une voie et un destin, eh bien nous devons passer par la construction européenne.

EuropesouverainetéRassemblement national2027

« 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour » en Europe

Lors d'une intervention au Parlement européen pendant le débat sur l'état de l'Union, Raphaël Glucksmann prend la parole pour dénoncer la désindustrialisation du continent. Il affirme : « En Europe, 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour ». Il attribue ce constat à ce qu'il nomme « 30 années de religion du libre-échange », à « l'humiliation heureuse face à Trump » et à « la capitulation choisie face à la Chine ». Sur la dépendance stratégique : il énumère les batteries, les terres rares et les panneaux solaires qui « tout vient de Chine aujourd'hui », la dépendance aux plateformes et à l'intelligence artificielle américaines, ainsi que les aéroports et chemins de fer « visés par Poutine ». Il critique les annonces de la Commission, qu'il réduit à « des panels, des débats stratégiques », et lance : « Il faut se réveiller ». Sur les revendications : il réclame « un plan européen d'investissement dans les industries de la transition écologique », « la préférence européenne, des marchés publics réservés aux productions européennes, la protection de nos usines contre le dumping chinois ». Il demande également l'application des règles votées « contre les géants américains et chinois du numérique ». Il conclut son intervention par une exigence d'immédiateté : « Nous le voulons maintenant. » L'extrait est diffusé par Place Publique sur les réseaux sociaux.

« En Europe, 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour. Voilà le coût de 30 années de religion du libre-échange, le coût de l'humiliation heureuse face à Trump et le coût de la capitulation choisie face à la Chine. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En Europe, 500 travailleurs de l'industrie perdent leur travail chaque jour. Voilà le coût de 30 années de religion du libre-échange, le coût de l'humiliation heureuse face à Trump et le coût de la capitulation choisie face à la Chine. Nos batteries, nos terres rares, nos panneaux solaires, tout vient de Chine aujourd'hui. Nous dépendons totalement des plateformes et de l'intelligence artificielle américaines. Nos aéroports et nos chemins de fer sont visés par Poutine. Et qu'annoncez vous ce matin ? Des panels, des débats stratégiques. Il faut se réveiller. Nous voulons un plan européen d'investissement dans les industries de la transition écologique. Nous voulons enfin la préférence européenne, des marchés publics réservés aux productions européennes, la protection de nos usines contre le dumping chinois. Nous voulons que vous appliquiez enfin les règles que nous avons votées contre les géants américains et chinois du numérique. Nous le voulons maintenant.

industrielibre-échangepréférence européennesouveraineté

Filtrage des investissements étrangers : protéger la sécurité et la souveraineté européennes

Parlement Européen - Rapporteur des règles européennes pour le filtrage des investissements étrangers

Dans une intervention au Parlement Européen en tant que rapporteur du règlement sur le filtrage des investissements étrangers, Raphaël Glucksmann présente la réforme qui vient d'être votée. Il explique la logique du texte : vérifier la finalité des investissements étrangers en Europe, notamment chinois, pour déterminer s'ils constituent un danger pour la sécurité et la souveraineté européennes. Il cite deux exemples : l'achat de ports, d'aéroports et de réseaux de communication par des entreprises chinoises, qu'il décrit comme une démarche visant « une certaine forme de domination sur l'Europe », et l'implantation d'usines de voitures électriques en Hongrie, présentée non comme une création d'emplois mais comme un moyen de « contourner notre défense commerciale ». Il affirme : « C'est la fin de la naïveté, quand nous disions : d'accord, nous sommes ouverts, venez investir, venez investir. Mais qui investit, et dans quoi ? » Il précise que l'objectif du texte est de créer « un cadre harmonisé afin de protéger les citoyens et les productions de l'Europe ». L'intervention insiste sur la nécessité de passer d'une posture d'ouverture inconditionnelle à un contrôle systématique des investissements étrangers au regard des intérêts stratégiques européens.

« C'est la fin de la naïveté, quand nous disions : d'accord, nous sommes ouverts, venez investir, venez investir. Mais qui investit, et dans quoi ? Est-ce un danger pour notre sécurité, pour la sécurité et la souveraineté de l'Europe ? »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Quand des entreprises chinoises achètent nos ports, nos aéroports, nos réseaux de communication, elles le font afin d'avoir une certaine forme de domination sur l'Europe. Nous venons juste de voter la réforme du contrôle des investissements étrangers en Europe. Vous savez, quand des Chinois viennent en Hongrie et créent une usine de voitures électriques, ils ne le font pas pour créer des emplois en Europe. Ils le font pour contourner notre défense commerciale. Et nous devons vérifier à quoi servent ces investissements. Quand des entreprises chinoises achètent nos ports, nos aéroports, nos réseaux de communication, elles le font afin d'avoir une certaine forme de domination sur l'Europe. Et nous devons protéger notre propre sécurité. C'est donc la fin de la naïveté, quand nous disions : "D'accord, nous sommes ouverts, venez investir, venez investir". Mais qui investit, et dans quoi ? Est-ce un danger pour notre sécurité, pour la sécurité et la souveraineté de l'Europe ? Alors nous devons vérifier. Et ce que nous sommes en train de créer, c'est un cadre harmonisé afin de protéger les citoyens et les productions de l'Europe.

investissements étrangerssouveraineté européenneéconomieChine

Souveraineté européenne face à Trump : « Nous ne sommes pas ses vassaux »

Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, Raphaël Glucksmann réagit aux pressions exercées par Donald Trump sur la souveraineté européenne, notamment concernant le Groenland et les plateformes numériques. Il estime que l'Europe a su établir un rapport de force face au président américain et que ce que Trump présentera comme une victoire relève en réalité d'un statu quo : « Les Américains avaient déjà des bases, ils avaient déjà la capacité d'installer leur dôme au Groenland. Ils avaient déjà la capacité à trouver des deals sur les minerais. » Sur la souveraineté territoriale, il affirme : « Il n'y a pas de souveraineté négociable du territoire européen. » Interrogé par Darius Rochebin sur la volonté de Trump d'obtenir des morceaux de souveraineté, notamment en s'affranchissant des règles écologiques européennes, Raphaël Glucksmann élargit le propos aux plateformes numériques. Il rappelle que celles-ci « doivent obéir au Digital Services Act voté dans cet hémicycle à une écrasante majorité des députés européens ». Il conclut en déclarant : « Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n'y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. »

« Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n'y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Ce qu'on a montré, c'est qu'en fait Donald Trump devait respecter la souveraineté européenne, la souveraineté des Européens. Et c'est ça la victoire de ce rapport de force enfin assumé face à Donald Trump. Et donc en réalité, ce qu'il va nous vendre comme une grande victoire, ça doit être une forme de statu quo. Les Américains avaient déjà des bases, ils avaient déjà la capacité d'installer leur dôme au Groenland. Ils avaient déjà la capacité à trouver des deals sur les minerais. Et donc on va les laisser clamer une immense victoire alors qu'en réalité c'est l'Europe qui aura su résister. Et il n'y a pas de souveraineté négociable du territoire européen.

Darius Rochebin Mais vous savez bien qu'il veut plus. Il veut pouvoir forer par exemple sans avoir à demander au Parlement européen qu'il y ait des règles écologiques beaucoup plus strictes, sans avoir à demander aux Danois. C'est ça l'idée d'avoir des morceaux de souveraineté, s'il y arrive.

Raphaël Glucksmann Mais vous savez, il y a une chose que Donald Trump doit comprendre, c'est que nous ne sommes pas ses vassaux. Que nous avons nos propres règles, que ces grandes plateformes numériques doivent obéir au Digital Services Act voté dans cet hémicycle à une écrasante majorité des députés européens. Donald Trump doit apprendre que dans la vie, il n'y a pas que des vassaux, des larbins, des esclaves, mais il y a aussi des nations libres, une puissance européenne qui émerge et qui lui tiendra tête. Et donc on va pas vendre pan par pan la souveraineté européenne.

souveraineté européenneGroenlandDigital Services ActDonald Trump

L'Europe doit projeter de la force face aux empires américain, chinois et russe

Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, Raphaël Glucksmann développe sa vision de la politique extérieure européenne face aux grandes puissances. Il constate que l'Europe défend le multilatéralisme et le droit international sans défendre ses propres intérêts, contrairement aux États-Unis, à la Chine et à la Russie. Il qualifie le moment de « décisif » dans l'histoire européenne et appelle l'Europe à « projeter de la force ». Il cite les propos du secrétaire d'État au Trésor de Donald Trump à Davos, qui a déclaré : « L'Europe projette de la faiblesse et nous, les États-Unis, nous projetons de la force. » Raphaël Glucksmann y voit une « vision commune à Poutine, à Trump et à Xi Jinping » selon laquelle l'Europe serait incapable de projeter de la force. Il rappelle que la Russie demeure « la principale menace sécuritaire pesant sur l'Europe » et affirme que la défense des intérêts européens devra s'exercer simultanément face aux trois puissances. Il conclut en affirmant que « la force seule crée le respect chez vos adversaires ».

« Tout notre combat, tout mon combat, c'est que l'Europe soit capable de projeter cette force. La force qui seule crée le respect chez vos adversaires. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il faut savoir défendre nos intérêts. Les Chinois défendent leurs intérêts. Les Russes défendent leurs intérêts. Les Américains défendent leurs intérêts. Nous, nous défendons le multilatéralisme, la charte de l'OMC. Nous défendons le droit international. Nous ne défendons pas les intérêts européens. Et désormais, c'est ce qu'on va devoir faire. On va devoir le faire et ça sera extrêmement difficile. On va devoir le faire face aux États-Unis d'Amérique, face à l'administration Trump, mais aussi face à la Chine et évidemment face à la Russie qui est la principale menace sécuritaire pesant sur l'Europe, ne l'oublions jamais. Et donc face à ces empires, parce que c'est un moment décisif dans notre histoire en fait, face à ces empires-là, l'Europe doit imposer une force. Vous avez vu ce qu'a dit le secrétaire d'État au Trésor de Donald Trump à Davos ? Il a dit: «L'Europe projette de la faiblesse et nous, les États-Unis, nous projetons de la force». C'est la vision commune à Poutine, à Trump et à Xi Jinping. L'Europe est à leurs yeux incapable de projeter de la force. Tout notre combat, tout mon combat, c'est que l'Europe soit capable de projeter cette force. La force qui seule crée le respect chez vos adversaires.

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Sanctions contre Thierry Breton : appel à proclamer l'indépendance de l'Europe face à l'administration Trump

Place Publique - Déclaration

Dans une déclaration publiée sur les canaux de Place Publique, Raphaël Glucksmann réagit aux sanctions imposées par l'administration Trump à l'encontre de Thierry Breton. Il affirme : « En sanctionnant Thierry Breton, l'administration Trump montre qu'elle considère l'Europe comme son principal adversaire. » Il appelle à une réponse européenne fondée sur la souveraineté, en particulier dans le domaine numérique, et demande l'application des lois européennes face aux pressions américaines. Il déclare : « Finies les génuflexions, finies les courtisaneries vis-à-vis de Trump. Il ne nous aidera pas, ni sur l'Ukraine, ni sur rien d'autre ». Il plaide pour une Europe « autonome, souveraine » qui « défende fièrement ses principes et ses intérêts », et lance : « Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais une colonie américaine ». La déclaration s'inscrit dans le contexte des tensions transatlantiques croissantes et du débat sur l'autonomie stratégique européenne.

« Finies les génuflexions, finies les courtisaneries vis-à-vis de Trump. Il ne nous aidera pas, ni sur l'Ukraine, ni sur rien d'autre. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous ne sommes pas et nous ne serons jamais une colonie américaine. En sanctionnant Thierry Breton, l'administration Trump montre qu'elle considère l'Europe comme son principal adversaire. Nous devons aujourd'hui œuvrer à la souveraineté européenne dans tous les domaines, à commencer par le numérique. Nous devons appliquer et défendre nos propres lois. Et nous devons ensemble proclamer l'indépendance de l'Europe. Finies les génuflexions, finies les courtisaneries vis-à-vis de Trump. Il ne nous aidera pas, ni sur l'Ukraine, ni sur rien d'autre. Et donc nous devons aujourd'hui œuvrer ensemble à ce que l'Europe soit autonome, souveraine et qu'elle défende fièrement ses principes et ses intérêts.

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« Il est minuit moins une pour l'Europe » : plaidoyer pour la souveraineté européenne au Parlement

Parlement Européen - Discours de Raphaël Glucksmann

Dans une intervention au Parlement européen, Raphaël Glucksmann appelle à une réponse européenne face à trois menaces qu'il identifie : « la guerre russe », « la trahison américaine » et « l'offensive chinoise contre nos productions ». Il plaide pour la construction d'une souveraineté européenne sur trois axes - militaire, énergétique et industriel - et pour l'instauration d'une « préférence européenne dans toutes nos politiques publiques ». Il qualifie ce moment de « bascule » et appelle à une « véritable déclaration d'indépendance européenne ». Dans la seconde partie de son intervention, il s'adresse directement aux groupes d'extrême droite du Parlement, les qualifiant de « patriotes de pacotille » qui « prônez la soumission à Trump et Poutine » et de « marionnettes de puissances étrangères ». Il conclut par une formule d'opposition frontale : « Vous ne passerez pas. Et nous allons construire ensemble cette Europe que vos maîtres détestent tant. »

« Il est minuit moins une pour l'Europe. Face à la guerre russe, face à la trahison américaine, face à l'offensive chinoise contre nos productions, le moment est venu d'affirmer la souveraineté européenne. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Chers collègues, il est minuit moins une pour l'Europe. Face à la guerre russe, face à la trahison américaine, face à l'offensive chinoise contre nos productions, le moment est venu d'affirmer la souveraineté européenne. Le moment est venu de bâtir notre souveraineté militaire, notre souveraineté énergétique, notre souveraineté industrielle. Le moment est venu d'imposer la préférence européenne dans toutes nos politiques publiques et d'assumer une véritable déclaration d'indépendance européenne. Et dans ce moment de bascule, nous devons confronter les voix de la capitulation qui résonnent au cœur de cette enceinte. Oui, vous, à l'extrême droite, vous êtes des patriotes de pacotille qui depuis le début de ce débat prônez la soumission à Trump et Poutine. Vous êtes les marionnettes de puissances étrangères. Mais vous ne passerez pas Et nous allons construire ensemble cette Europe que vos maîtres détestent tant.

souveraineté européennepréférence européenneextrême droiteindépendance européenne

« Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de nous affirmer » : appel à un leadership français en Europe

France 2 - L'événement - Interview par Caroline Roux

Dans une interview sur France 2 dans l'émission L'événement, conduite par Caroline Roux, Raphaël Glucksmann livre un plaidoyer pour un sursaut européen porté par la France. Il reconnaît un contexte de vertige collectif face à la fin d'un monde où « la paix, la démocratie étaient garanties », mais affirme que l'Europe dispose de bases solides : « On est beaucoup plus forts qu'on ne le croit en Europe ». Sur le déclassement français, il estime que la France a reculé « à l'échelle européenne et à l'échelle du monde ces dernières années », mais que le moment permet de « redevenir les locomotives de la construction européenne » et même « les leaders du monde libre ». Il cite l'exemple des scientifiques américains persécutés sous l'administration Trump et appelle à les accueillir en France : « Ramenons-les chez nous ». Il convoque le général de Gaulle et son lien entre grandeur française et liberté mondiale. Sur la défense, il souligne que la France possède une dissuasion nucléaire et une industrie de défense et que ce domaine « devient le cœur du projet européen ». Il conclut que si la France « prend les bonnes décisions maintenant », les empires chinois, américain et russe « seront obligés de nous écouter ». Sa conclusion tient en une phrase : « Ce dont nous manquons aujourd'hui, c'est de la volonté politique d'exister. »

« Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de nous affirmer nous-mêmes. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il me reste un immense espoir, un immense espoir. Moi, c'est ce que je veux dire aux gens qui nous écoutent. Vous savez, on a vécu dans un monde qui n'existera plus, où la paix, la démocratie étaient garanties. Et donc on est dans un moment de vertige, on a peur, c'est normal d'avoir peur, c'est normal d'avoir peur, ce serait même malsain de ne pas avoir peur. Mais on est beaucoup plus forts qu'on ne le croit en Europe. On a des bases beaucoup plus saines qu'on ne le pense. On est un continent où on vit dans une forme de stabilité et dans une forme aussi de développement qui n'existe pas vraiment ailleurs. Ce qui nous manque, c'est la volonté politique de nous affirmer nous-mêmes. Et je veux aussi dire mon espoir pour la France précisément.

Caroline Roux En conclusion.

Raphaël Glucksmann Mon espoir pour la France, parce qu'en fait on a été déclassé à l'échelle européenne et à l'échelle du monde ces dernières années. Et là, tout d'un coup, on peut redevenir les locomotives de la construction européenne. On peut redevenir les leaders de l'Europe. C'est un projet immense, vous savez, pour le pays. Et on peut pas seulement de l'Europe, on peut être à nouveau les leaders du monde libre. En réalité, vous savez, vous avez vu ce qui se passe aux États-Unis, tous ces scientifiques qui se font virer, qui se font persécuter. Ramenons-les chez nous, redevenons en fait ce que nous avons déjà été dans notre histoire. Renouons avec ce pacte 20 fois séculaire entre «La grandeur de la France, c'est la liberté du monde» dont parlait le général de Gaulle. Nous sommes aujourd'hui, pour la France, à un moment déterminant. On a une défense, on a une dissuasion, on a une industrie de défense et la défense devient le cœur du projet européen. Si nous prenons les bonnes décisions maintenant, eh bien nous serons, nous, à la tête de l'Union européenne et nous affirmerons une puissance. Et les empires qui nous menacent aujourd'hui, qui nous méprisent, eh bien seront obligés de nous écouter. Que ce soit la Chine, les États-Unis ou la Russie. Mais pour cela, il faut le vouloir. Et ce dont nous manquons aujourd'hui, c'est de la volonté politique d'exister.

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Questions fréquentes sur Raphaël Glucksmann et l'Europe

Que pense Raphaël Glucksmann de l'Europe ?

Raphaël Glucksmann est l'un des défenseurs les plus ardents d'une Europe puissante et fédérale, prônant un saut fédéral, un budget commun, la fin du droit de veto au Conseil et une défense européenne intégrée. Il considère l'Union européenne comme le seul échelon pertinent pour relever les défis du siècle. Il déclare notamment : « Le moment est venu pour l'Europe de sortir de l'adolescence et de devenir adulte. »

Que défend Raphaël Glucksmann au Parlement Européen ?

Député européen depuis 2019 au sein du groupe S&D, Raphaël Glucksmann a présidé la commission spéciale sur les ingérences étrangères et porte les combats pour une Europe puissance : défense européenne, soutien à l'Ukraine, régulation des plateformes numériques, devoir de vigilance des entreprises, taxation des plus riches et défense des droits humains, des Ouïghours à l'Iran. Ses positions et votes sont documentés sur la page Europe.

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante et non officielle des positions de Raphaël Glucksmann sur l'Europe, dont chaque information est sourcée et vérifiable. Dernier ajout le 4 octobre 2026. Identifiants Wikidata : WikiGlucksmann Q141280196 - Raphaël Glucksmann Q556149.