WikiGlucksmann ← Accéder à l'application interactive

Raphaël Glucksmann et l'économie

6 prises de position - 4 interventions vidéo

Raphaël Glucksmann et l'économie

Raphaël Glucksmann défend un modèle économique européen souverain, articulant réindustrialisation, souveraineté technologique, régulation des marchés et fin de l'impunité fiscale des multinationales.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur l'économie

6 prises de position

Reconquête de la souveraineté face aux trois dépendances françaises

Lors de son meeting aux Docks d'Aubervilliers le 13 juin 2026, il structure son discours autour de la reconquête de la souveraineté nationale. Il dénonce « les trois laisses qui enserrent le cou des Français » : la dépendance aux énergies fossiles, la dépendance industrielle à la Chine et la dépendance technologique et numérique. Ce triptyque constitue l'ossature de sa vision pour 2027.

souverainetédépendance énergétiqueindustrienumérique

Réindustrialisation de la France par la transformation écologique

Dernier volet du contrat patriotique, la réindustrialisation repose sur la transformation écologique, qui doit permettre d'« ouvrir des usines et récupérer notre souveraineté industrielle ». Il s'agit d'identifier les secteurs essentiels pour que la France redevienne une grande puissance industrielle et technologique face à la Chine. Le financement reposerait sur la mobilisation de l'épargne privée des Français.

réindustrialisationécologiesouveraineté industrielleépargne

Réindustrialisation écologique face à la désindustrialisation

En réaction à l’arrêt de Stellantis à Poissy et à 124 fermetures d’usines en 2025 pour 86 ouvertures, Place Publique accuse la politique de Macron d’avoir choisi de « subventionner sans condition, ouvrir sans protection, déréguler sans stratégie ». Raphaël Glucksmann défend une réindustrialisation fondée sur la décarbonation, les filières de réparation et de réemploi, et l’association des Régions au capital des entreprises stratégiques.

industrieréindustrialisationécologieemploi

Lutter contre le blanchiment et renforcer les listes de juridictions à risque

Dans une explication de vote de septembre 2025, Raphaël Glucksmann critique la liste européenne des juridictions à risque en matière de blanchiment. Il dénonce l'absence de la Russie dans la liste révisée et le maintien des Émirats arabes unis malgré des engagements insuffisants.

blanchimentfinanceRussieEurope

Mettre fin à l'impunité des multinationales et à l'injustice fiscale

La Charte pose comme impératif catégorique la fin de l'impunité des multinationales, de la privatisation des biens communs et de l'injustice fiscale. Ces trois phénomènes sont désignés comme causes directes du déchirement du contrat social français et européen.

« Il impose de mettre fin à l'impunité des multinationales, à la privatisation des biens communs et à l'injustice fiscale qui déchirent notre contrat social. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2023
multinationalesfiscalitébiens communscontrat social

La globalisation n'a jamais été une mondialisation mais son antithèse

La Charte porte un diagnostic sévère sur la globalisation des années 1990-2000 : loin de diffuser les valeurs démocratiques, elle a affaibli les démocraties occidentales tout en renforçant les régimes autoritaires russe et chinois. Place Publique veut tourner la page de « décennies de laisser-faire qui ont mené nos nations au bord de l'abîme ».

« La globalisation économique n'aura jamais été une mondialisation, c'est-à-dire la construction d'un monde habitable par tous, mais son antithèse. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2023
mondialisationglobalisationdémocratieautoritarisme

Interventions vidéo sur l'économie

4 interventions

État d'urgence industrielle contre la désindustrialisation et la dépendance à la Chine

Place Publique - Meeting du 13 juin 2026 - Discours de Raphaël Glucksmann

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la dette française et à ses causes structurelles. Il établit un lien direct entre désindustrialisation, dépendance aux importations chinoises et endettement public. Il décrit la transformation de l'État français : « Nous avions un État stratège jadis. Il s'est transformé en État Sofinco qui pallie à la perte de revenus des Français en subventionnant la consommation de produits étrangers, et chinois en particulier ». Il annonce la proclamation d'un « état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine » et promet de rompre avec « cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe ». Il oppose sa démarche à celle d'Emmanuel Macron, dont il juge les déclarations sans effet, et à celle du Rassemblement National, revendiquant pour son camp la défense de la production et de la souveraineté française : « Nous sommes, nous, les défenseurs de la production et de la souveraineté française, pas le Rassemblement National ». Le passage articule politique commerciale, politique industrielle et critique du modèle économique fondé sur la consommation de biens importés.

« Nous avions un État stratège jadis. Il s'est transformé en État Sofinco qui pallie à la perte de revenus des Français en subventionnant la consommation de produits étrangers, et chinois en particulier. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous voulez l'origine de cette dette française qui aujourd'hui nous obsède tant ? Eh bien penchez vous sur la désindustrialisation. Nous avions un État stratège jadis. Il s'est transformé en État Sofinco qui pallie à la perte de revenus des Français en subventionnant la consommation de produits étrangers, et chinois en particulier. Et plus nous consommons sans produire, plus nous sommes dépendants et endettés. Et le cercle vicieux n'est pas fini. Malgré les déclarations solennelles, la main sur le cœur, de notre président, nous proclamerons donc l'état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine. Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe, et nous protégerons enfin nos productions et nos producteurs. Et nous le ferons, nous, pas l'extrême droite. Nous sommes, nous, les défenseurs de la production et de la souveraineté française, pas le Rassemblement national.

désindustrialisationsouveraineté industriellelibre-échangedette

Appel à un état d'urgence industrielle face à la concurrence chinoise

Lors de son meeting du 13 juin 2026, retransmis en direct sur BFM TV, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la politique commerciale européenne. Il annonce vouloir proclamer un « état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine » et détaille plusieurs mesures : mise en place de « défenses commerciales spécifiques », adoption d'une loi « acheter européen » réservant les marchés publics aux productions du continent, et fin de ce qu'il qualifie de « religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe ». Il affirme vouloir « protéger nos productions et nos producteurs » et revendique cette politique protectionniste comme un marqueur de son camp face à l'extrême droite : « Nous le ferons, nous, pas l'extrême droite ! » Le passage oppose ainsi une gauche pro-européenne assumant le protectionnisme à une extrême droite à laquelle il refuse de laisser ce terrain.

« Nous imposerons une loi "acheter européen" qui réservera les marchés publics aux productions européennes. Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous proclamerons donc l'état d'urgence industrielle pour tous les secteurs menacés par la Chine. Nous mettrons en place des défenses commerciales spécifiques. Nous imposerons une loi «acheter européen» qui réservera les marchés publics aux productions européennes. Nous mettrons fin à cette religion absurde du libre-échange généralisé, à laquelle plus personne ne croit ailleurs qu'en Europe. Et nous protégerons enfin, nous aurons enfin le courage de protéger nos productions et nos producteurs. Et nous le ferons, nous, pas l'extrême droite ! Pas l'extrême droite !

protectionnismelibre-échangeétat d'urgence industrielleloi acheter européen

Contre les élites qui ont abandonné l'industrie et la construction nationale

Dans une interview sur RMC (Face aux GG), face à Flora Ghebali, Charles Consigny et Mourad Boudjellal, Raphaël Glucksmann développe sa critique des élites françaises à l'occasion de la promotion de son livre. Il répond à Charles Consigny, qui lui suggère de défendre la retraite à 70 ans et la suppression d'un million de postes de fonctionnaires. Raphaël Glucksmann qualifie ces propositions d'« enfilade de clichés » et expose son diagnostic : les élites économiques et politiques françaises ont « failli » depuis les années 1980-1990 en décidant « qu'on pouvait faire un pays sans usine ». Cette désindustrialisation a, selon lui, engendré « la fracture sociale, la destruction des territoires, la perte de souveraineté et la dette », la France subventionnant désormais « la consommation de produits étrangers au lieu d'avoir des industries qui produisent de la richesse ». Il ajoute un second constat : « On a pensé que la France était une nation qui pouvait exister sans qu'on la construise », ce qu'il qualifie d'« erreur fondamentale de ces élites qui se sont endormies ». Face à Consigny, il affirme vouloir « refaire nation ensemble » mais refuse les conclusions libérales que son interlocuteur voudrait tirer de ce diagnostic : il déclare vouloir « sauver l'école publique » et défendre « des services publics qui soient efficaces ».

« L'abandon des usines, ça date des années 80-90, et l'ensemble des élites françaises économiques et politiques ont décidé qu'on pouvait faire un pays sans usine. La vérité, c'est que ça a créé à la fois la fracture sociale, la destruction des territoires, la perte de souveraineté et la dette. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je m'oppose à toute cette tendance d'un pays dont les élites ont failli.

Charles Consigny Je vais vous dire, si vous étiez vraiment à gauche et si vous vouliez vraiment sauver le système français, vous défendriez la retraite à 70 ans, vous défendriez la suppression d'un million de fonctionnaires, d'un million de postes de fonctionnaires.

Raphaël Glucksmann La vérité, c'est que c'est une enfilade de clichés ce que vous nous sortez, qui prouve que vous n'avez pas lu le livre. Mais c'est pas grave, parce que justement, je m'oppose à tout cette tendance d'un pays dont les élites ont failli. L'abandon des usines, ça date des années 80-90, et l'ensemble des élites françaises économiques et politiques, eh bien, ont décidé qu'on pouvait faire un pays sans usine. La vérité, c'est que ça a créé à la fois la fracture sociale, la destruction des territoires, la perte de souveraineté et la dette, puisque aujourd'hui on subventionne la consommation de produits étrangers au lieu d'avoir des industries qui produisent de la richesse. Le deuxième constat, c'est qu'en fait, on a pensé que la France était une nation qui pouvait exister sans qu'on la construise. Eh bien moi, je pense que ça, c'est l'erreur fondamentale de ces élites qui se sont endormies. Donc moi, ce que je veux justement, c'est qu'on refasse nation ensemble. Pas rien de bobo, pas d'histoire. Mais j'en tire toutes les conséquences. Le seul problème, Monsieur Consigny, c'est que mes conséquences ne sont pas les vôtres. Vous vous aimeriez qu'à partir de mes diagnostics, j'explique qu'il faut être encore plus libéral, qu'il faut tout ouvrir, qu'il faut tout casser dans les services publics. Eh bien moi, je ne veux pas de ça. Moi, ce que je veux, c'est sauver l'école publique. Ce que je veux, c'est des services publics qui soient efficaces.

désindustrialisationélitesservices publicssouveraineté

Contre la baisse générale de la TVA proposée par le RN, pour des aides ciblées et la transition énergétique

Dans une interview sur TF1 - En Toute Franchise, conduite par Bastien Augey, Raphaël Glucksmann critique la proposition du Rassemblement National d'une baisse générale de la TVA. Il qualifie cette mesure de triple erreur : « socialement injuste », financièrement « désastreuse » compte tenu de la dette publique, et « écologiquement calamiteuse ». Il illustre l'injustice sociale de la mesure : « je ne vois pas pourquoi l'état financerait le SUV d'un cadre-sup qui part en week-end ». Il lui oppose une stratégie d'aides ciblées et massives, articulée autour de la transition écologique. Sur la dépendance énergétique, il établit un lien entre la vulnérabilité des Français face à la volatilité des prix du gaz et du pétrole et le défaut d'investissement dans l'électrification, les voitures électriques, l'efficacité énergétique et les pompes à chaleur. Il affirme que « quand Donald Trump déclenche une guerre, ce sont les Françaises et les Français qui en payent le prix » en raison de cette dépendance. Selon lui, l'arrivée au pouvoir de mouvements populistes provoquerait l'effondrement financier du pays. Il déplore que l'échéance de la transition énergétique ait été constamment repoussée et que l'argent non investi dans ces domaines se retrouve payé par les Français à travers leur dépendance aux hydrocarbures.

« Une baisse générale de la TVA comme le propose le Rassemblement National, mais c'est la faillite pour le pays. Cette baisse généralisée, un, elle est socialement injuste parce que je ne vois pas pourquoi l'État financerait le SUV d'un cadre-sup qui part en week-end. Elle est désastreuse financièrement, on a une dette, et elle est en plus écologiquement calamiteuse. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Une baisse générale de la TVA comme le propose le Rassemblement National, mais c'est la faillite pour le pays. C'est la faillite pour le pays. Ce que ça montre, c'est quoi ? C'est qu'en fait ces mouvements populistes, s'ils arrivent au pouvoir, qu'est-ce qui se passe ? La France s'effondre. Parce qu'en fait cette baisse généralisée, un, elle est socialement injuste parce que je ne vois pas pourquoi l'état financerait le SUV d'un cadre sup qui part en week-end. Elle est désastreuse financièrement, on a une dette, je suis désolé de le rappeler, et elle est en plus écologiquement calamiteuse. Et donc ce qu'il faut, c'est des aides ciblées, massives, et engager enfin cette transition écologique qui nous permettra de ne plus dépendre, nous Français, de la volatilité des prix du gaz et du pétrole. Vous savez, quand Donald Trump déclenche une guerre, ce sont les Françaises et les Français qui en payent le prix. Pourquoi ? Parce que nous dépendons trop du gaz et du pétrole et que donc il faut engager l'électrification réellement. Et jusqu'ici, à chaque fois, on a repoussé l'échéance. Et tout l'argent qu'on n'investit pas dans les voitures électriques, dans l'efficacité énergétique, dans les pompes à chaleur, eh bien c'est de l'argent qu'on finit par payer quand on est Français dans nos dépendances à l'égard du gaz et du pétrole.

TVAtransition-énergétiquedépendance-énergétiqueRassemblement-National

Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et l'économie

Que pense Raphaël Glucksmann de l'économie ?

Raphaël Glucksmann défend un modèle économique européen souverain, articulant réindustrialisation, souveraineté technologique, régulation des marchés et fin de l'impunité fiscale des multinationales. Il déclare notamment : « Il impose de mettre fin à l'impunité des multinationales, à la privatisation des biens communs et à l'injustice fiscale qui déchirent notre contrat social. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur l'économie, vérifiées sur sources primaires. Mise à jour le 2026-07-02. Identifiant Wikidata : Q556149.