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Raphaël Glucksmann et la fiscalité

10 prises de position - 9 interventions vidéo

Ce que défend Raphaël Glucksmann sur la fiscalité

Raphaël Glucksmann défend une fiscalité plus juste : ISF européen, taux minimal de 25 % sur les multinationales, taxation des ultra-riches et lutte contre l'optimisation fiscale et l'évasion des grandes fortunes.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur la fiscalité

10 prises de position

Accusation contre le gouvernement de ménager TotalEnergies sur le prix des carburants

Alors que des réunions se tiennent à Matignon sur la flambée des prix des carburants, il accuse, le 21 septembre 2026 sur franceinfo, le gouvernement de ménager TotalEnergies et son PDG Patrick Pouyanné. Il réclame une taxe sur les superprofits des multinationales fossiles et dénonce aussi le blocage par la France d'une telle taxation à l'échelle européenne, quand l'Espagne la propose et que l'Allemagne y est favorable. Cette taxation, dit-il, « n'est pas une lubie gauchiste ».

« Ce n'est pas possible que ce soit monsieur Pouyanné, le président-directeur général de Total, qui fasse la politique de la France. »

Raphaël Glucksmann - sept. 2026
FiscalitéÉconomieÉcologieEurope

Hausse des salaires et taxation des plus hauts patrimoines

Face aux soupçons d'un virage vers le centre, il donne des gages à la gauche en promettant de faire de l'amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un « thème central de 2027 ». Il s'engage également à imposer dans le débat la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines.

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Nouveau contrat fiscal et social rééquilibrant taxation du travail et du capital

Face à une société qui « taxe le travail davantage que le capital » et dont le modèle social « profite d'abord aux retraités », il propose un « nouveau contrat fiscal et social » rééquilibrant la taxation entre travail, capital, retraite et héritage. Les retraités aisés, les héritiers fortunés et les hauts patrimoines contribueraient à un « pacte de solidarité » au bénéfice des travailleurs.

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Nouveau contrat social et fiscal contre la société de rentiers

Il affirme vouloir « mettre fin à toute forme de sécession des ultrariches » et prône un rééquilibrage de la « taxation entre le travail, le capital, la retraite et l'héritage ». L'objectif affiché est de lutter contre l'installation d'une « société de rentiers », sans préciser à ce stade les modalités retenues.

fiscalitéultrarichescontrat socialtaxation

Rééquilibrer la fiscalité entre travail, capital et héritage

Raphaël Glucksmann propose de rééquilibrer la fiscalité entre le travail, le capital et l'héritage. Il note que seulement 6 % de la fiscalité pèse sur l'héritage et veut « mettre sur la table la question », dénonçant une société d'héritiers plutôt que de travailleurs.

« On devient une société d'héritier plutôt que de travailleurs. »

Raphaël Glucksmann - juin 2025
fiscalitéhéritagecapitaltravail

Taxation des plus hauts patrimoines à l'échelle européenne

Dans son programme européen, Raphaël Glucksmann propose une taxation des plus hauts patrimoines à l'échelle de l'Union européenne, qui rapporterait environ 200 milliards d'euros par an.

fiscalitépatrimoineEuropeultras-riches

La révolution écologique suppose la justice sociale

Raphaël Glucksmann articule révolution écologique et refondation sociale : selon lui, pour que la transition écologique soit acceptée politiquement, elle doit s'accompagner d'une solidarité sociale renforcée qui permet à la démocratie de résister aux populismes.

« Cette révolution écologique est un moment où le politique reprend la main et pour que ce soit accepté, il faut une solidarité sociale qui permettra la consolidation de la démocratie. »

Raphaël Glucksmann - mai 2024
écologiefiscalitésocialdémocratie

Taxer les superprofits pour financer la défense

Raphaël Glucksmann appelle à taxer les superprofits de guerre pour financer l'effort de défense. Il estime que le passage en économie de guerre doit inclure une contribution des plus riches.

« L'économie de guerre, c'est aussi de demander aux plus riches de contribuer à l'effort national. »

Raphaël Glucksmann - avr. 2024
superprofitsdéfensefiscalitéguerre

Un ISF européen pour taxer les grandes fortunes

Place Publique propose d'instaurer un Impôt sur la grande fortune à l'échelle européenne pour réduire les inégalités et faire contribuer les ultra-riches à leur juste part, en empêchant les effets d'aubaine liés aux paradis fiscaux internes à l'UE.

ISFgrande fortunefiscalitéEurope

Taxation automatique des superprofits en temps de crise

Place Publique veut instaurer un mécanisme de taxation automatique des superprofits lorsque des multinationales dégagent des profits injustifiés en période de crise (guerre, pandémie, choc énergétique), pour financer les dépenses collectives d'urgence.

superprofitsmultinationalescrisefiscalité

Interventions vidéo sur la fiscalité

9 interventions

Raphaël Glucksmann pour une taxe européenne sur les superprofits des multinationales fossiles

Lors du débat de la primaire de la gauche « Choisir 2027 » diffusé sur LCI, interrogé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann défend une taxation européenne des superprofits des multinationales fossiles. Il rappelle qu'un débat existe à l'échelle européenne : « Il y a 6 gouvernements qui proposent une taxation européenne des superprofits des multinationales fossiles. ». Il cite les socialistes espagnols, mais aussi « le chancelier conservateur allemand », « les conservateurs polonais » et « même Madame Meloni », soulignant que la coalition dépasse la seule gauche. Face à ce mouvement, il constate : « Et la France, elle bloque ». Il vise directement la position du gouvernement français, qu'il accuse de servir les intérêts de Total : « Il y en a marre que le gouvernement français se fasse le lobbyiste à Bruxelles de Monsieur Pouyanné, le patron de Total ». Il relie cette dénonciation à une conception de la transition écologique qui suppose d'affronter les grands groupes : « Si on veut faire la transition écologique, il faudra, oui, heurter des grands intérêts ». Il en tire une critique de la fonction ministérielle, appelant à « arrêter d'être des lobbyistes quand on est ministre ». Il conclut en opposant l'intérêt général aux intérêts privés : « Il y a l'intérêt général qui compte plus que les intérêts de Monsieur Pouyanné ». L'extrait articule fiscalité européenne, transition écologique et critique de l'action du gouvernement français à Bruxelles.

« Il y en a marre que le gouvernement français se fasse le lobbyiste à Bruxelles de Monsieur Pouyanné, le patron de Total. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y a un débat à l'échelle européenne. Il y a 6 gouvernements qui proposent une taxation européenne des superprofits des multinationales fossiles. Il y a les socialistes espagnols. On pourrait dire que nous, on vante des partenaires de gauche. Mais il y a aussi le chancelier conservateur allemand. Il y a aussi les conservateurs polonais. Et il y a même Madame Meloni. Et la France, elle bloque. Donc à un moment, il faut le dire, il y en a marre. Il y en a marre que le gouvernement français se fasse le lobbyiste à Bruxelles de Monsieur Pouyanné, le patron de Total. À un moment, si on veut faire la transition écologique, il faudra, oui, heurter des grands intérêts. Et il faudra, oui, arrêter d'être des lobbyistes quand on est ministre. Non, il y a l'intérêt général qui compte plus que les intérêts de Monsieur Pouyanné.

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Taxer les méga-héritages pour augmenter les salaires : la proposition de Raphaël Glucksmann

Place Publique - Réseaux sociaux - Réponse aux questions des internautes

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux de Place Publique, en réponse aux questions des internautes, Raphaël Glucksmann détaille sa proposition de taxation des méga-héritages au-delà de 2 millions d'euros pour financer une hausse des salaires des travailleurs français. Il justifie cette mesure par une évolution de la société : « La France est en train de devenir une société de rentiers et d'héritiers ». Il expose un renversement historique : il y a 50 ans, les deux tiers de la fortune des Français provenaient de leur travail et un tiers de l'héritage ; aujourd'hui, la proportion est inversée. Il souligne une urgence chiffrée : entre aujourd'hui et 2040, « 9 000 milliards d'euros vont être transmis », soit trois fois le PIB de la France. Sa règle : « 1 euro pris aux méga-héritages égale 1 euro rendu aux salariés français sur leur fiche de paie ». La mesure collecterait 15 milliards d'euros, intégralement reversés aux travailleurs, soit 120 euros nets supplémentaires par mois pour un salarié à 2 000 euros nets. Il précise que la maison familiale ne serait pas concernée : « On parle bien des 1 % des héritages les plus gros ». Il finance la mesure « à l'euro près », se distinguant « des autres ». Il conclut en citant une tirade de Figaro : « Qu'avez-vous fait pourtant de bien ? Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus », ajoutant qu'elle « a lancé la Révolution française et elle est toujours d'actualité ».

« 1 euro pris aux méga-héritages égale 1 euro rendu aux salariés français sur leur fiche de paie »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous m'avez posé beaucoup de questions, dans la mesure que j'ai proposé, et qui fait débat aujourd'hui, la taxation des méga-héritages au-delà de 2 millions d'euros pour pouvoir financer une augmentation des salaires des travailleurs français. Alors pourquoi je propose ça ? Parce que la France est en train de devenir une société de rentiers et d'héritiers. Il y a 50 ans, les 2 tiers de la fortune des Français étaient le produit de leur travail et un tiers seulement le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse les 2 tiers de la fortune des Français, c'est leur héritage, et un tiers seulement le produit de leur travail. Et il y a urgence entre aujourd'hui et 2040, 9 000 milliards d'euros vont être transmis. C'est 3 fois le PIB de la France. La réponse, elle tient en une règle 1 euro pris aux méga-héritages égale 1 euro rendu aux salariés français sur leur fiche de paie. On collectera ainsi 15 milliards d'euros qui seront intégralement reversés aux travailleurs français. Pour un salarié à 2 000 euros nets par mois, ça fera 120 euros nets supplémentaires chaque mois. Et ça, nous, contrairement aux autres, on le finance à l'euro près en taxant les super-héritages au-dessus de 2 millions d'euros. Et la maison familiale de la grand-mère ou du grand-père, eh bien, ne sera absolument pas impactée par une telle mesure. On parle bien des 1% des héritages les plus gros. Et tout ça, Ça me rappelle une bonne vieille tirade de Figaro "Qu'avez-vous fait pourtant de bien Vous vous êtes donné la peine de naître et rien de plus". Cette tirade, elle a lancé la Révolution française et elle est toujours d'actualité.

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Baisser la CSG sur les salaires, financée par une taxation des méga-héritages

Lors du grand débat organisé par le Medef et diffusé sur LCI, Raphaël Glucksmann expose sa proposition centrale sur la rémunération du travail et son financement. Il décrit une situation qu'il qualifie de « catastrophique » : « Le travail ne paie plus assez. Et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie ». Sa mesure consiste à baisser la CSG sur les salaires pour les salariés et à financer cette baisse par une taxation des très grands héritages. Il exclut deux voies de financement : la réduction du modèle social et l'aggravation de la dette. Pour étayer sa proposition, il avance un renversement statistique sur le patrimoine des Français : « Il y a 50 ans, les deux tiers étaient le produit de leur travail, un tiers le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse ». Il forge le terme « héritocratie » pour décrire cette société de privilèges qui, selon lui, s'est substituée à la méritocratie. Au-delà de la question salariale, il élargit son propos aux conditions de travail, à la santé au travail et à la santé mentale au travail, affirmant que la France est « le pays où il y a le plus de morts au travail ».

« On est en train de recréer une société de privilèges, une héritocratie au lieu de la méritocratie. Et donc ce qu'il faut, eh bien, c'est permettre aux travailleurs de vivre dignement de leur travail et reconstruire une société qui favorise les travailleurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann On est dans une situation qui est catastrophique en France précisément. Le travail ne paie plus assez. Et c'est vrai que c'est une menace sur la démocratie. Donc il faut impérativement que les travailleurs puissent gagner leur vie, puissent améliorer leur vie par le travail. Mais il faut dire comment on le finance. Et moi, je ne le financerai pas par la casse du modèle social. Et je ne le financerai pas non plus par l'aggravation de la dette. Et donc il faut trouver des ressources. J'ai fait une proposition forte qui est de dire on baisse la CSG sur les salaires pour les salariés. Et on trouve l'argent où, eh bien, chez les grands, grands, les méga-héritiers. Il y a 50 ans, la France, le patrimoine des Français, eh bien, les deux tiers étaient le produit de leur travail. Un tiers le produit de leur héritage. Aujourd'hui, c'est l'exact inverse. Aujourd'hui, le patrimoine des Français, c'est les deux tiers l'héritage et un tiers le produit de leur travail. On est en train de recréer une société de privilèges, une héritocratie au lieu de la méritocratie. Et donc ce qu'il faut, eh bien, c'est permettre aux travailleurs de vivre dignement de leur travail et reconstruire une société qui favorise les travailleurs. Mais pour ça, il faut dire où on prend l'argent. Le salaire, c'est la chose fondamentale, mais il y a aussi les conditions de travail. On a besoin en France d'améliorer les conditions de travail, la santé au travail, la santé mentale au travail. On est malheureusement le pays où il y a le plus de morts au travail.

CSGhéritagesalairesconditions de travail

Augmenter les salaires nets en taxant les méga-héritages pour restaurer la valeur du travail

Dans une interview diffusée sur TF1 dans le cadre du 20H, Raphaël Glucksmann présente sa proposition centrale en matière de fiscalité et de pouvoir d'achat. Il part d'un constat chiffré : il y a cinquante ans, les deux tiers du patrimoine des Français provenaient de leur travail et un tiers de l'héritage ; aujourd'hui, le rapport s'est inversé. Il y voit la reconstitution d'une « société de privilèges comme sous l'Ancien Régime, au détriment des travailleurs français ». Sa mesure consiste à augmenter la rémunération nette des salariés en diminuant les prélèvements sociaux pesant sur les salaires. Le financement reposerait sur une taxation accrue des « méga-héritages », qu'il limite aux 1 % les plus élevés, précisant que « 99 % des héritages ne seront pas affectés ». Il chiffre le rendement attendu à 15 milliards d'euros, transférés « directement sur la fiche de paie des travailleurs français ». Il justifie cette redistribution par un principe républicain : « La République, quand elle est cohérente, elle récompense ceux qui se donnent la peine de travailler, de produire, de créer, et pas simplement de naître. »

« On est en train de recréer une société de privilèges comme sous l'Ancien Régime, au détriment des travailleurs français. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Mon obsession, c'est que les travailleurs français vivent mieux de leur travail. Aujourd'hui en France, les salaires sont trop bas et c'est la rente ou l'héritage qui déterminent votre position dans la société. Rendez-vous compte, il y a 50 ans, les 2 tiers du patrimoine des Français étaient constitués par le produit de leur travail, de leur labeur, et un tiers seulement par l'héritage. Et aujourd'hui, c'est l'inverse absolu, l'exact inverse. Les 2 tiers du patrimoine des Français sont constitués par leur héritage et un tiers seulement par leur travail. On est en train de recréer une société de privilèges comme sous l'Ancien Régime, au détriment des travailleurs français. Alors ma mesure, elle est simple nous augmenterons la rémunération nette des travailleurs. Et comment nous financerons ça ? Comment nous financerons cette baisse des prélèvements sociaux sur les salaires des Français ? En taxant davantage les méga héritages, les 1% les plus gros. 99% des héritages ne seront pas affectés. Ça nous permettra de récupérer 15 milliards d'euros que nous transférerons directement sur la fiche de paie des travailleurs français. Et pourquoi nous voulons faire ça. Pourquoi ? Eh bien, parce que la République, quand elle est cohérente, elle récompense ceux qui se donnent la peine de travailler, de produire, de créer, et pas simplement de naître.

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Rebâtir une République de travailleurs : salaires, conditions de travail et taxation des super successions

Lors du meeting retransmis en direct sur BFM TV le 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours au modèle social et fiscal qu'il entend défendre en vue de 2027. Il pose un diagnostic : « Nous sommes progressivement redevenus une société d'héritiers et de rentiers. » Face à ce constat, il annonce vouloir « rebâtir une République de travailleurs » en plaçant l'amélioration des conditions de travail et la hausse des salaires au centre de la campagne présidentielle. Il ajoute qu'il entend « imposer au cœur des débats la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines ». L'extrait articule ainsi une double orientation : revalorisation du travail d'un côté, fiscalité sur le patrimoine et les héritages les plus élevés de l'autre, présentées comme complémentaires dans la construction d'un projet pour 2027.

« Nous sommes progressivement redevenus une société d'héritiers et de rentiers. Notre mission sera de rebâtir une République de travailleurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous sommes progressivement redevenus une société d'héritiers et de rentiers. Notre mission sera de rebâtir une République de travailleurs. Alors nous ferons de l'amélioration des conditions de travail et de la hausse des salaires un thème central de 2027. Et nous imposerons au cœur des débats la taxation des super successions et des plus hauts patrimoines.

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Fiscalité : taxer les ultra-riches et les méga-héritages pour refaire une société de travailleurs

Dans une interview sur RMC (Face aux GG), face à Olivier Truchot, Flora Ghebali, Charles Consigny et Mourad Boudjellal, Raphaël Glucksmann expose sa vision de la réforme fiscale. Il reconnaît que les classes moyennes supérieures et les riches français paient beaucoup d'impôts par rapport aux voisins européens, mais pointe une anomalie : les ultra-riches, qui se rémunèrent en dividendes, « payent moins d'impôts que les riches et les classes moyennes supérieures ». Sur la taxe Zucman, il indique vouloir étudier le dispositif en tenant compte des difficultés des entreprises de la tech, tout en maintenant l'ambition d'une telle taxation : « c'est insupportable » que les 0,1 % les plus fortunés échappent à l'effort collectif. Sur l'héritage, il distingue nettement l'héritage issu d'une vie de labeur, qui « doit échapper à ce système », des « transmissions de privilèges qui ossifient les inégalités ». Il avance un chiffre : il y a quarante ans, les deux tiers d'une fortune en fin de vie provenaient du travail ; aujourd'hui « c'est l'inverse, les deux tiers de votre fortune c'est le produit de l'héritage ». Sa ligne directrice : « Moins d'impôts sur le travail, plus sur l'héritage ou sur la rente » pour que la France redevienne « une société de travailleurs ».

« Je ne veux pas que la France devienne une société de rentiers et d'héritiers. Je veux qu'on remette les travailleurs au cœur du contrat social, qu'on soit à nouveau une société de travailleurs. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Aujourd'hui où on a besoin de faire un effort collectif, que ceux qui ont le plus participent le plus à cet effort, c'est la base même d'un contrat social.

Olivier Truchot 75 % de l'impôt sur le revenu est payé par 10 % des plus aisés en France.

Raphaël Glucksmann Et vous savez quoi ? En France, on est dans une situation où les classes moyennes supérieures et les riches payent beaucoup d'impôts par rapport à nos voisins européens. Mais par contre, les ultra-riches, ceux qui ont le moyen de pas avoir d'impôt sur le revenu parce qu'en fait ils se payent en dividendes uniquement, eh bien eux, ils payent moins d'impôts que les riches et les classes moyennes supérieures.

Olivier Truchot Une taxe Zucman ?

Raphaël Glucksmann Eh bien, on va étudier, on a compris qu'il y avait des problèmes par exemple pour les entreprises de la tech qui ont une capitalisation et qui ne peuvent pas sortir le cash. Mais par contre, l'ambition de cette taxe, oui, c'est insupportable. Insupportable. Et pour les plus grands patrimoines, c'est-à-dire 0,1 % des Français, de la même manière, nous on va poser sur la table la question de l'héritage, mais ça ne concernera pas les Françaises et les Français qui héritent d'un appartement familial ou qui héritent d'un petit pavillon. Ça concernera les méga héritages parce que je ne veux pas que la France devienne une société de rentiers et d'héritiers. Je veux qu'on remette les travailleurs au cœur du contrat social, qu'on soit à nouveau une société de travailleurs. Donc il va falloir revoir la fiscalité. Moins d'impôts sur le travail, plus sur l'héritage ou sur la rente.

Mourad Boudjellal Non, non, mais l'héritage, attention, il y a héritage et héritage.

Raphaël Glucksmann Entièrement d'accord.

Mourad Boudjellal Il y a héritage qui s'est construit pendant une vie, qu'on donne à ses enfants, et on sait que les enfants vont hériter, mais qu'ils ont perdu la vie de leurs parents parce que l'héritage se construit sur une vie et un héritage qui s'est construit sur des centaines d'années.

Raphaël Glucksmann Et ça s'appelle du privilège.

Mourad Boudjellal Voilà, et là c'est différent. On peut pas considérer les deux de la même façon.

Raphaël Glucksmann Eh ben je suis entièrement d'accord.

Mourad Boudjellal Si tu hérites de ton arrière-arrière-arrière-grand-père, c'est pas pareil que si tu hérites de tes parents, ou souvent malheureusement comme ils ont sacrifié leur vie pour toi. On peut pas être taxer de la même façon.

Raphaël Glucksmann Eh ben je suis entièrement d'accord avec ça et c'est pour ça qu'il faut pas faire n'importe quoi et qu'on est dans une situation où en fait quand on dit l'héritage, eh bien il y a une majorité de Français qui héritent d'une vie de labeur. Et ça, ça doit échapper à ce système. Par contre, ces transmissions de privilèges qui ossifient les inégalités, vous savez aujourd'hui, honnêtement, il y a 40 ans, à la fin de votre vie, les deux tiers de votre fortune c'était le produit de votre travail. Aujourd'hui c'est l'inverse, à la fin de votre vie, les deux tiers de votre fortune c'est le produit de l'héritage. Ça veut dire qu'il y a une ossification des inégalités. Moi, c'est contre ça que je me bats.

fiscalitéultra-richeshéritagetaxe Zucman

Réorienter la fiscalité pour que le travail paie plus que l'héritage

Dans une interview sur France Inter - La Grande Matinale, conduite par Florence Paracuellos, Raphaël Glucksmann expose sa lecture de l'évolution du partage entre revenus du travail et patrimoine hérité en France. Il avance qu'il y a quarante ans, la fortune personnelle en fin de vie était constituée « à 2/3 par ce que vous aviez gagné en travaillant et 1/3 par ce que vous aviez hérité », alors qu'aujourd'hui le rapport s'est inversé. Il en conclut : « Nous sommes en passe de devenir une société de rentiers et d'héritiers. » Face à la question directe de la journaliste « Donc on taxe l'héritage ? », il ne répond pas frontalement sur l'outil fiscal mais reformule l'objectif : « Ce que je veux faire, c'est qu'on redevienne une société de travailleurs. Il faut qu'en France, le travail paie plus. Il faut que les travailleurs soient au cœur du contrat social, que leur voix soient mieux pris en compte dans leur entreprise. » L'extrait ne détaille pas de mesure technique précise, mais pose le diagnostic d'un déséquilibre structurel entre travail et héritage comme fondement d'une réorientation de la politique économique et fiscale.

« Il y a 40 ans, à la fin de votre vie, votre fortune personnelle était constituée à 2/3 par ce que vous aviez gagné en travaillant et 1/3 par ce que vous aviez hérité. Aujourd'hui, c'est l'inverse. Nous sommes en passe de devenir une société de rentiers et d'héritiers. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il y a 40 ans, à la fin de votre vie, votre fortune personnelle était constituée à 2/3 par ce que vous aviez gagné en travaillant et 1/3 par ce que vous aviez hérité. Aujourd'hui, c'est l'inverse: c'est 2/3 votre héritage et 1/3 ce que vous avez gagné en travaillant. Nous sommes devenus, nous sommes en passe de devenir une société de rentiers et d'héritiers.

Florence Paracuellos Donc on taxe l'héritage ?

Raphaël Glucksmann Et ce que je veux faire, c'est qu'on redevienne une société de travailleurs. Il faut qu'en France, le travail paie plus. Il faut que les travailleurs soient au cœur du contrat social, que leur voix soit soient mieux pris en compte dans leur entreprise.

héritagetravailinégalités patrimonialesfiscalité

Dénoncer le procès en irresponsabilité fait à la gauche et défendre une répartition équitable de l'effort budgétaire

Dans un entretien diffusé sur France Inter (La Matinale), conduit par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann conteste le traitement médiatique réservé à la gauche en matière de responsabilité budgétaire. Il relève que depuis plus d'un an, des gouvernements minoritaires de droite se succèdent sans majorité, sans que leur responsabilité soit interrogée de la même manière : « Ça fait depuis plus d'un an qu'on a accepté qu'il y ait des gouvernements minoritaires de droite. […] Et à eux, on ne fait jamais le procès en irresponsabilité ». Il affirme que la gauche ne réclame ni postes de ministres ni voitures de fonction, mais des « avancées pour les Françaises et les Français ». Sur le fond budgétaire, il reconnaît l'importance du déficit et de la dette, qui selon lui compromettent la souveraineté à long terme et pèsent sur les générations futures. Mais il demande que l'effort soit « réparti de manière équitable » et que les plus riches soient mis à contribution en priorité, plutôt que les travailleurs. Il conclut : « C'est la justice qui a manqué sur les 8 dernières années ». L'intervention mêle ainsi critique du double standard médiatique et plaidoyer pour une réorientation fiscale fondée sur la justice.

« Nous, ce que nous demandons, c'est des avancées pour les Françaises et les Français. […] Ce qu'on est en train de vous dire, c'est que nous ce que nous voulons, c'est que l'effort nécessaire soit réparti de manière équitable et qu'on remette de la justice. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann J'en ai un peu marre en fait que le procès en irresponsabilité soit toujours tourné vers la gauche. Ça fait depuis plus d'un an qu'on a accepté qu'il y ait des gouvernements minoritaires de droite. C'est-à-dire qu'ils n'ont pas la majorité et pourtant ce sont eux qui encore gouvernent. Et à eux, on ne fait jamais le procès en irresponsabilité. On ne dit jamais, quand il y a un invité de droite : «Mais enfin, soyez responsable, soyez responsable !» La responsabilité, c'est de changer de cap. Nous, nous ne demandons pas des postes de ministre, personne ne veut des voitures de fonction et des ministères. Nous, ce que nous demandons, c'est des avancées pour les Françaises et les Français. Alors franchement, je comprends le scepticisme généralisé vis-à-vis de la classe politique. On nous explique tout le temps que les politiques, en fait, ce qu'ils veulent, c'est des postes. Mais en réalité, là, nous, on n'est pas en train de se battre pour des postes. On est en train de se battre pour des réorientations politiques sur le fond, pour servir les Françaises et les Français, pour faire en sorte que les efforts ne portent pas sur les travailleurs, que ce soient les plus riches qui soient mis d'abord mettre à contribution que l'effort qui est demandé et qui est réel. On n'est pas en train de vous expliquer que le déficit c'est pas important, que la dette c'est pas important. Bien sûr que c'est important, bien sûr que ça compromet notre souveraineté à long terme et que ça pèse sur les générations futures. Mais ce qu'on est en train de vous dire, c'est que nous ce que nous voulons, c'est que l'effort nécessaire soit réparti de manière équitable et qu'on remette de la justice. Et c'est la justice qui a manqué sur les 8 dernières années.

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Une taxation des milliardaires comme condition préalable à tout accord politique

Dans une interview accordée à RTL Matin le 11 septembre 2025, interrogé par Thomas Sotto, Raphaël Glucksmann pose la taxation des plus grandes fortunes comme préalable à tout accord politique. Il dénonce une situation où les milliardaires « paient moins d'impôts in fine en proportion à leur fortune que les classes moyennes » et rappelle avoir proposé la « taxe Zucman ». Sur les modalités, il se dit ouvert à la discussion : « On peut discuter des modalités, on peut discuter de l'assiette, on peut discuter du montant. » En revanche, le principe même d'un dispositif permettant de taxer les milliardaires est présenté comme « la condition de possibilité de tout accord ». Il lie cette exigence à la question de l'acceptabilité des efforts demandés à la population : « Quand vous demandez à un peuple des efforts, quand vous parlez d'effort collectif, eh bien la chose qui est la base même de l'acceptabilité de cet effort, c'est que ceux qui ont le plus bénéficié des politiques menées, ceux qui ont multiplié par 2 leur fortune sur les 8 dernières années, eh bien que ces gens-là soient mis d'abord à contribution ». Interrogé sur le caractère non négociable de cette ligne, il confirme : « C'est la base de tout accord ».

« Quand vous demandez à un peuple des efforts, quand vous parlez d'effort collectif, eh bien la chose qui est la base même de l'acceptabilité de cet effort, c'est que ceux qui ont le plus bénéficié des politiques menées, ceux qui ont multiplié par 2 leur fortune sur les 8 dernières années, eh bien que ces gens-là soient mis d'abord à contribution. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous avez une situation qui est profondément inacceptable où les milliardaires, les plus riches parmi les plus riches, eh bien, paient moins d'impôts in fine en proportion à leur fortune que les classes moyennes. Donc nous avons, nous, mis sur la table la taxe Zucman. On peut tout à fait discuter.

Thomas Sotto Ça c'est non négociable ou pas ?

Raphaël Glucksmann On peut discuter des modalités, on peut discuter de l'assiette, on peut discuter du montant, mais par contre ce dont on ne peut pas discuter, et ce qui est la condition de possibilité de tout accord, c'est le fait qu'à la fin un dispositif permette de taxer les milliardaires. Quand vous demandez à un peuple des efforts, quand vous parlez d'effort collectif, eh bien la chose qui est la base même de l'acceptabilité de cet effort, c'est que ceux qui ont le plus bénéficié des politiques menées, ceux qui ont multiplié par 2 leur fortune sur les 8 dernières années, eh bien que ces gens-là soient mis d'abord à contribution.

Thomas Sotto Et c'est la base de tout accord, c'est ce que vous dites ?

Raphaël Glucksmann C'est la base de tout accord.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et la fiscalité

Que pense Raphaël Glucksmann de la fiscalité ?

Raphaël Glucksmann défend une fiscalité plus juste : ISF européen, taux minimal de 25 % sur les multinationales, taxation des ultra-riches et lutte contre l'optimisation fiscale et l'évasion des grandes fortunes. Il déclare notamment : « On devient une société d'héritier plutôt que de travailleurs. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur la fiscalité, vérifiées sur sources primaires. Dernier ajout le 23 septembre 2026. Identifiants Wikidata : WikiGlucksmann Q141280196 - Raphaël Glucksmann Q556149.