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Raphaël Glucksmann et le numérique

4 prises de position - 3 interventions vidéo

Raphaël Glucksmann et le numérique

Sur le numérique, Raphaël Glucksmann défend la souveraineté technologique européenne, la régulation des grandes plateformes et refuse la privatisation de l'espace public démocratique par les réseaux sociaux.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur le numérique

4 prises de position

Désignation des géants du numérique comme adversaires de la démocratie

Lors de son premier grand meeting à Aubervilliers, devant 3 000 à 4 000 personnes, il désigne nommément Elon Musk, Sam Altman et Zhang Yiming comme les ennemis des démocraties. Il leur reproche de faire des vies des citoyens « la matière première » de leur expansion et dénonce des algorithmes qui « asservissent nos consciences et ébranlent nos démocraties » et « bousillent le cerveau de nos enfants et nos dirigeants ».

« Notre ennemi, notre ennemi a un visage. Et il a un nom. Il en a même plusieurs. Il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming. »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
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La souveraineté numérique comme grand combat anticapitaliste de la gauche

Au meeting d'Aubervilliers, il érige la souveraineté technologique et numérique de la France et de l'Europe en priorité politique et en « grand combat anticapitaliste » de la gauche. Pour ne « pas rater le coche de l'IA sous peine de disparaître », il promet la planification d'investissements « massifs, publics et privés pour une IA souveraine » dont l'intégration sera encadrée par la puissance publique.

« Notre obsession sera de bâtir la souveraineté technologique et numérique de la France et des Français, de l'Europe et des Européens. »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
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Dénonciation de l'impact de TikTok sur l'éducation des jeunes

Au Grand Jury RTL-Le Figaro-Public Sénat-M6, Raphaël Glucksmann désigne TikTok comme un défi majeur pour l'école. Il décrit une concurrence directe entre la plateforme et l'autorité des enseignants, les élèves opposant à leurs professeurs des contenus trouvés en ligne. Il pose un ultimatum : « Je souhaite que TikTok, comme toute autre plateforme, respecte nos lois. Si cela n'est pas le cas, il sera nécessaire de le bannir. »

« Aujourd'hui, il existe l'école, et face à elle, TikTok. »

Raphaël Glucksmann - mai 2026
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Refuser la privatisation de l'espace public par les plateformes numériques

Place Publique s'engage à contrer la privatisation de la délibération démocratique par des plateformes appartenant à des milliardaires privés. La « place publique » numérique doit rester un espace de libre délibération citoyenne, pas un marché de l'attention contrôlé par des intérêts privés.

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Interventions vidéo sur le numérique

3 interventions

Lutte contre l'oligarchie numérique mondiale et interdiction de la publicité ciblée

Place Publique - Meeting du 13 juin 2026 - Discours de Raphaël Glucksmann

Lors du meeting de Place Publique du 13 juin 2026, Raphaël Glucksmann consacre un passage de son discours à la lutte contre ce qu'il qualifie de « nouvelle oligarchie mondiale » incarnée par les dirigeants des grandes plateformes numériques. Il affirme : « Nous ne laisserons pas la France devenir une colonie de la Silicon Valley et du Parti communiste chinois ». Il désigne nommément Elon Musk, Sam Altman et Zhang Yiming comme les visages de cette concentration inédite de « fortunes et de pouvoirs » entre quelques mains. Sur le plan des mesures, il annonce vouloir « interdire la publicité ciblée » pour s'attaquer au cœur du modèle économique des plateformes. Il présente ce combat comme « la plus grande lutte politique, sociale, économique, culturelle du 21e siècle » et le qualifie de « grand combat anticapitaliste de notre époque », en l'érigeant en « combat central de la gauche française et européenne » et en « combat existentiel ». Il conclut en exprimant sa conviction de le « gagner ensemble ».

« Nous ne laisserons pas la France devenir une colonie de la Silicon Valley et du Parti communiste chinois. [...] Notre ennemi a un visage. Et il a un nom : il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nous ne laisserons pas la France devenir une colonie de la Silicon Valley et du Parti communiste chinois. Nous engagerons une lutte féroce, la plus grande lutte politique, sociale, économique, culturelle du 21e siècle contre cette nouvelle oligarchie mondiale qui concentre dans les mains de quelques-uns des fortunes et des pouvoirs inédits dans l'histoire humaine. Notre ennemi a un visage. Et il a un nom : il s'appelle Elon Musk, Sam Altman, Zhang Yiming. Face à cette oligarchie mondiale, nous résisterons ! Nous nous attaquerons au cœur du business model de ces plateformes en interdisant la publicité ciblée. Nous, nous ne laisserons pas cette nouvelle oligarchie prendre possession de nos vies et soumettre nos nations. Mes amis, voilà le grand combat anticapitaliste de notre époque ! Voilà le combat le combat central de la gauche française et européenne. Voilà le combat existentiel que nous allons mener et que nous allons gagner ensemble.

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Réguler TikTok et X : appel au courage politique européen face aux ingérences numériques

Lors de la table ronde animée par Flora Ghebali dans le cadre de La Convention "Retrouvons Nous !", Raphaël Glucksmann interpelle sur l'inaction des institutions européennes face aux plateformes numériques malgré l'existence du Digital Services Act voté au Parlement européen. Sur TikTok et l'élection roumaine : il rappelle que la plateforme chinoise a « faussé sciemment le résultat d'une élection » présidentielle en Roumanie, ignorant 18 avertissements des services de sécurité roumains pendant la campagne, en viralisant les contenus d'extrême droite et en diminuant la visibilité des contenus démocrates. La Cour constitutionnelle roumaine a dû annuler l'élection, qualifiée par Raphaël Glucksmann de « geste le plus difficile imaginable dans une démocratie ». Il affirme que la présidente de la Commission européenne devrait, au terme de l'enquête, « prononcer le bannissement de TikTok ». Sur Elon Musk et X : il décrit un « tycoon américain » ayant décrété que les démocraties européennes progressistes étaient des ennemis, et qui s'engage à « mettre fin au virus woke européen ». Raphaël Glucksmann rappelle que la législation européenne prévoit une amende pouvant atteindre 6 % de l'ensemble de l'empire Musk, et non du seul réseau X, mais déplore l'absence de décision politique. Il interroge : « Où est le courage politique à la tête de l'Europe et à la tête de nos nations ? »

« On a un tycoon américain qui a décrété que les démocraties européennes, et en particulier les gouvernements progressistes des démocraties européennes, étaient des ennemis plus dangereux qu'un virus, et qui a écrit qu'il mettrait tout en œuvre pour mettre fin au virus woke européen incarné par les progressistes. Où est l'amende pour Monsieur Musk ? Où est le courage politique à la tête de l'Europe et à la tête de nos nations ? »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Les réseaux sociaux, nous les avons. Nous avons voté au Parlement européen le Digital Services Act. On a une plateforme chinoise, TikTok, qui fausse sciemment le résultat d'une élection en Roumanie, d'une élection présidentielle, qui ignore 18 avertissements des services de sécurité roumains pendant toute la campagne parce qu'elle viralisait les contenus de l'extrême droite et diminuait la viralité des contenus démocrate. TikTok ne réagit pas. La Cour constitutionnelle roumaine est amenée au geste le plus difficile imaginable dans une démocratie, qui est l'annulation d'une élection présidentielle. Où est la conséquence pour TikTok ? On a bien des mangeurs de dragibus candidats aux élections présidentielles dessus, mais où est la conséquence ? Or, selon les règles européennes, la présidente de la Commission européenne devrait aujourd'hui, comme résultat de l'enquête diligentée, prononcer le bannissement de TikTok. Pourquoi une telle faiblesse ? On a un tycoon américain qui a décrété que les démocraties européennes, et en particulier les gouvernements progressistes des démocraties européennes, étaient des ennemis plus dangereux qu'un virus, et qui a écrit qu'il mettrait tout en œuvre, je parle de Monsieur Musk, qui a écrit qu'il mettrait tout en œuvre pour mettre fin au virus woke européen incarné par les progressistes, parce que sinon l'administration américaine ne serait jamais safe aux États-Unis. Il va s'en prendre aux mouvements sociaux-démocrates européens les uns après les autres. Il va s'asseoir, et il s'assoit déjà sur les règles européennes. Où est l'amende pour Monsieur Musk ? Ce qui est prévu dans la loi que nous avons écrite et votée, C'est 6 % de l'ensemble de l'empire Musk, pas simplement de X. Où est la décision politique ? Où est le courage politique à la tête de l'Europe et à la tête de nos nations ? Et si nous ne faisons pas preuve de ce courage, les tyrans à l'extérieur, les tycoons à l'extérieur,

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Appel à appliquer le Digital Services Act face aux ingérences de Musk et à la passivité de la Commission

Parlement Européen - Discours de Raphaël Glucksmann

Lors d'un discours au Parlement Européen, Raphaël Glucksmann interpelle la Commission européenne sur l'application du Digital Services Act (DSA). Il rappelle que ce texte a été adopté « par une majorité écrasante des députés et par l'unanimité du Conseil » et dénonce l'inaction de la Commission face aux agissements d'Elon Musk via la plateforme X, ainsi que ceux de TikTok. Il affirme : « L'Europe n'est pas une colonie chinoise et elle ne sera jamais le 51e État américain ». Il pointe ce qu'il qualifie d'« ingérences incessantes de Musk en Angleterre, en Allemagne, partout en Europe » et juge la Commission « tétanisée ». Il formule plusieurs demandes concrètes : publication des résultats des enquêtes sur X et TikTok, exigence de transparence algorithmique, sanctions contre ceux qui violent la législation européenne. Il met en garde contre les « pressions venues des États-Unis ou de certains gouvernements européens aux attitudes de laquais » et contre « les voix de la soumission dans cette enceinte ». Il conclut : « Montrons ensemble que nous ne sommes pas des paillassons. Soyons inflexibles et alors nous serons respectés. »

« L'Europe n'est pas une colonie chinoise et elle ne sera jamais le 51e État américain. Quand vous voulez opérer chez nous, eh bien, vous devez respecter nos lois. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann L'Europe n'est pas une colonie chinoise et elle ne sera jamais le 51e État américain. Quand vous voulez opérer chez nous, eh bien, vous devez respecter nos lois. C'est simple, c'est basique. Le Digital Services Act a été adopté ici, dans cette enceinte, par une majorité écrasante des députés et par l'unanimité du Conseil. Mais à quoi cela sert-il d'avoir des lois, aussi belles soient-elles, si nous n'avons pas le courage de les appliquer. Depuis des semaines, face aux ingérences incessantes de Musk en Angleterre, en Allemagne, partout en Europe, votre Commission semble tétanisée. Alors nous sommes ici une majorité à vous dire une chose simple: n'ayez pas peur! Publiez les résultats des enquêtes sur X et TikTok. Exigez la transparence algorithmique. Sanctionnez ceux qui violent nos lois, aussi puissants soient-ils. Ne cédez pas aux pressions venues des États-Unis ou de certains gouvernements européens aux attitudes de laquais. N'écoutez pas les voix de la soumission dans cette enceinte. Montrons ensemble que nous ne sommes pas des paillassons. Soyons inflexibles et alors nous serons respectés.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et le numérique

Que pense Raphaël Glucksmann du numérique ?

Sur le numérique, Raphaël Glucksmann défend la souveraineté technologique européenne, la régulation des grandes plateformes et refuse la privatisation de l'espace public démocratique par les réseaux sociaux. Il déclare notamment : « Aujourd'hui, il existe l'école, et face à elle, TikTok. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur le numérique, vérifiées sur sources primaires. Mise à jour le 2026-07-02. Identifiant Wikidata : Q556149.