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Raphaël Glucksmann et la République

6 prises de position - 11 interventions vidéo

Raphaël Glucksmann et la République

Raphaël Glucksmann se revendique d'une tradition républicaine et laïque, défend la séparation des pouvoirs, la liberté de conscience et préfère les démocraties libérales imparfaites aux régimes autoritaires.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur la République

6 prises de position

Un patriotisme républicain opposé au nationalisme du RN

Face au Rassemblement national, il oppose à la France de Maurras celle de Gavroche, revendiquant « le vrai patriotisme qui libère et qui grandit ». Cette ligne, défendue lors du meeting d'Aubervilliers, vise à dissocier l'idée de nation de l'extrême droite en l'ancrant dans une tradition républicaine et émancipatrice. Il avertit que Vladimir Poutine utilisera l'élection de 2027 pour faire basculer la France vers les forces prorusses, c'est-à-dire d'extrême droite.

« le vrai patriotisme qui libère et qui grandit »

Raphaël Glucksmann - juin 2026
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Reprendre le patriotisme au Rassemblement national

Le patriotisme constitue la pierre angulaire du projet de Raphaël Glucksmann. La gauche, soutient-il, doit cesser de laisser à l’extrême droite le drapeau et la fierté nationale, pour les lui disputer. Ce patriotisme, qu’il veut « antiraciste et laïc », répond au sentiment de déclin d’un peuple dont 91 % jugent, selon Ipsos, que le pays va dans la mauvaise direction.

« Nous reprendrons la flamme nationale au parti qui l’usurpe depuis des décennies. Nous assumerons la bataille du patriotisme français jusqu’au bout. »

Raphaël Glucksmann - mai 2026
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Service civique obligatoire de dix mois pour la jeunesse

Fidèle à sa promesse de « retisser le lien civique », il propose un service civique obligatoire de dix mois pour tous les jeunes Français. Les missions s'exerceraient dans les Ehpad, les établissements scolaires, le service public ou des missions d'intérêt général. La dimension militaire de ce service resterait fondée sur le volontariat.

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La France héritière des Lumières et de la Résistance

La Charte de Place Publique ancre l'identité politique de Glucksmann dans la tradition républicaine française : celle qui proclama que tous les hommes naissent libres et égaux, qui se reconnaît dans les « métèques de l'Affiche Rouge » plutôt que dans leurs bourreaux, et qui préfère la liberté du « pestiféré injustement accusé » au prestige de l'establishment.

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Nous préférons toujours les démocraties libérales imparfaites aux régimes autoritaires

La Charte affirme que Place Publique, quelles que soient les imperfections des démocraties libérales, les préférera toujours aux régimes autoritaires. L'extrême droite et les nationalismes n'ont rien à offrir que l'accélération de la crise écologique, la brutalité des puissants et la diffusion des haines.

« Nous préférerons toujours des démocraties libérales imparfaites aux régimes autoritaires qui s'opposent à elles. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2023
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Être viscéralement démocrate impose de changer l'ordre des choses

La Charte pose un principe fort : quand les démocraties deviennent si imparfaites qu'elles n'arrivent plus à faire face aux menaces qui pèsent sur elles, être viscéralement démocrate ne signifie pas défendre le statu quo, mais au contraire exige de transformer radicalement les politiques publiques.

« Lorsque les démocraties deviennent si imparfaites qu'elles n'arrivent plus à faire face aux menaces internes ou externes qui pèsent sur elles, être viscéralement démocrate suppose de changer l'ordre des choses. »

Raphaël Glucksmann - janv. 2023
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Interventions vidéo sur la République

11 interventions

Condamnation de Marine Le Pen : « C'est une déchéance » de se déclarer candidate après un tel jugement

Dans une interview sur RTL Matin accordée à Olivier Boy, Raphaël Glucksmann réagit à la candidature de Marine Le Pen à la présidence de la République malgré sa condamnation pour détournement de fonds. Il oppose la « règle Jospin », un ministre mis en examen démissionne, à ce qu'il nomme la « règle Le Pen » : tirer d'une condamnation la conclusion que l'on est apte à diriger le pays. Il qualifie cette démarche de « déchéance » et déplore que les commentaires médiatiques traitent l'événement sous l'angle du « destin personnel » plutôt que sous celui de l'intérêt national : « On est en train de discuter de notre pays, de l'avenir de la nation, de la République ». Il rappelle que Marine Le Pen a été « condamnée 2 fois pour détournement de fonds » et qu'« on n'a pas le droit de transformer le Parlement Européen en caisse noire d'un parti politique ». Sur la menace politique, il affirme être « prêt à se battre jusqu'au bout pour empêcher que la France bascule dans le camp des démagogues, des xénophobes, des poutinistes, des trumpistes ». Il appelle chaque citoyen à s'interroger sur le choix entre les régimes hostiles à la construction européenne et la défense des libertés, déclarant vouloir se battre « jusqu'à mon dernier souffle pour que la France soit à l'avant-garde du combat pour les libertés dans le monde ».

« Vous êtes condamnée pour détournement de fonds, pour des faits extrêmement graves, et vous en tirez comme conséquence que vous êtes apte à diriger le pays. Je pense que c'est une déchéance. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Vous êtes condamnée pour détournement de fonds, pour des faits extrêmement graves, et vous en tirez comme conséquence que vous êtes apte à diriger le pays, que vous êtes candidate à la présidence de la République. Je pense que c'est une déchéance. J'ai l'âge de me souvenir de la règle Jospin. La règle Jospin, c'est: vous êtes mis en examen, vous êtes ministre, eh bien vous démissionnez. Et là, on a la règle Le Pen maintenant, c'est : vous êtes condamnée pour détournement de fonds, pour des faits extrêmement graves, et vous en tirez comme conséquence que vous êtes apte à diriger le pays. J'écoute les commentaires, sans doute je dois être vieux jeu, je le découvre. C'est, alors est-ce que Jordan Bardella va bien le prendre ? Quel retour, quelle ténacité, quelle histoire ? C'est commenté sous le prisme du destin personnel, mais en fait c'est le pays. On est en train de discuter de notre pays, de l'avenir de la nation, de la République. Elle a été condamnée 2 fois pour détournement de fonds. On n'a pas le droit, tout simplement, de transformer le Parlement Européen en caisse noire d'un parti politique, le Front National. Il y a une menace que réellement le Rassemblement National s'empare du pouvoir dans notre pays. Et c'est très dangereux. Je suis prêt à me battre jusqu'au bout pour empêcher que la France bascule dans le camp des démagogues, des xénophobes, des poutinistes, des trumpistes. Oui, il y a de la colère, mais ensuite il faut que chacune et chacun s'interroge. Est-ce que nous voulons que la France bascule dans le camp des régimes qui sont hostiles à la construction européenne et à la démocratie libérale ? Eh bien moi je vous dis non. Ce n'est pas cela le destin de la France et je me battrai jusqu'à mon dernier souffle pour que la France soit à l'avant-garde du combat pour les libertés dans le monde.

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Critique des anciens premiers ministres de Macron qui « font semblant de ne pas le connaître »

Dans une interview sur BFM TV RMC - Face à Face avec Apolline de Malherbe le 2 juin 2026, Raphaël Glucksmann commente les candidatures déclarées ou pressenties des anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron. Il se dit « fasciné » par le spectacle de ces responsables politiques qui prennent la parole de façon individuelle en disant « je, je, je » tout en prenant leurs distances avec le président qu'ils ont servi. Il estime que les différences entre Gabriel Attal et Édouard Philippe sont introuvables et que les électeurs macronistes « sont très perdus ». Il dénonce ce qu'il considère comme une posture d'amnésie politique : « c'est littéralement hallucinant, ils vous expliquent qu'ils n'ont jamais rencontré Emmanuel Macron. Enfin, ils ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron ». Il recourt à une analogie historique en comparant ces responsables à « des ministres de Louis XVI qui en 1789 se transforment soudainement en révolutionnaires ». Il pointe la contradiction centrale de leur démarche : ils promettent tous « une rupture incroyable », mais cette rupture ne peut porter que sur les dix années durant lesquelles ils détenaient eux-mêmes le pouvoir.

« C'est un peu comme des ministres de Louis XVI qui en 1789 se transforment soudainement en révolutionnaires. Ils promettent tous une rupture incroyable. Une rupture par rapport à quoi ? Une rupture par rapport aux 10 années où ils avaient le pouvoir. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Je suis fasciné par une chose en ce moment, si vous me le permettez, c'est les anciens premiers ministres d'Emmanuel Macron qui viennent et qui disent «je, je, je », expliquez-moi la différence entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, franchement je pense que les électeurs macronistes sont très perdus, et qui disent «je, je, je» et qui font semblant en plus de ne pas connaître Emmanuel Macron. C'est-à-dire que c'est littéralement hallucinant. Moi j'écoute vos entretiens, quand ils viennent chez vous, ils vous expliquent qu'ils n'ont jamais rencontré Emmanuel Macron. Enfin, ils ont été premiers ministres d'Emmanuel Macron. Voilà, c'est un peu comme des ministres de Louis XVI qui en 1789 se transforment soudainement en révolutionnaires. Ils promettent tous une rupture incroyable. Une rupture par rapport à quoi Une rupture par rapport aux 10 années où ils avaient le pouvoir.

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Réponse à l'accusation d'Éric Zemmour : « Je suis un agent de la France, je suis un patriote français »

Dans un face-à-face diffusé sur BFM TV le 2 juin 2025, Apolline de Malherbe interpelle Raphaël Glucksmann sur l'accusation formulée la veille par Éric Zemmour, qui l'a qualifié d'« agent de Kiev ». Raphaël Glucksmann rejette l'attaque et revendique son patriotisme : « Moi je suis un agent de la France. Je suis un patriote français. Et je veux servir les intérêts de mon pays. » Il retourne l'accusation contre l'extrême droite, affirmant que celle-ci « préférera toujours son idéologie aux intérêts nationaux français ». Il appelle à « reprendre le drapeau tricolore » et à « délégitimer leur prétention à incarner la France ». Il conclut en opposant deux camps : « Nous sommes les patriotes et eux ce sont des xénophobes, des idéologues. » L'extrait, bref, porte exclusivement sur la question du patriotisme et la confrontation avec l'extrême droite dans le contexte du soutien français à l'Ukraine.

« Les vrais patriotes, ce sont nous. Il faut leur reprendre le drapeau tricolore. Il faut délégitimer leur prétention à incarner la France. Nous sommes les patriotes et eux ce sont des xénophobes, des idéologues. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Apolline de Malherbe Éric Zemmour hier dit que vous êtes un agent de Kiev.

Raphaël Glucksmann Mais moi je suis un agent de la France. Je suis un patriote français. Et je veux servir les intérêts de mon pays. Et Éric Zemmour, lui, est au service de son idéologie. Et traditionnellement cette extrême droite préférera toujours son idéologie aux intérêts nationaux français. Et donc les vrais patriotes, ce sont nous. Il faut leur reprendre le drapeau tricolore. Il faut délégitimer leur prétention à incarner la France. Nous sommes les patriotes et eux ce sont des xénophobes des idéologues.

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Reprendre le drapeau tricolore et la fierté française à l'extrême droite

Dans une interview diffusée sur RTL Public Sénat dans l'émission Le Grand Jury, conduite par Thomas Despre et Perrine Tarneaud, Raphaël Glucksmann développe sa conception de la France républicaine et revendique la fierté nationale face à l'extrême droite. Il affirme parler de « la France républicaine, celle qui nous rend fiers, celle qui dit à tous ses enfants, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs origines, leur religion, leur condition sociale, qu'ils ont tous le stylo dans les mains pour écrire le destin de notre pays ». Il défend une France « profondément antiraciste » et « hostile aux discriminations », invoquant l'unité nationale « depuis la cité de la Viste, dans les quartiers nord de Marseille, jusqu'à Lens ». Sur la fierté française, il déclare vouloir « reprendre le drapeau tricolore à ceux qui sont en train de l'avilir, c'est-à-dire l'extrême droite », qualifiant ses représentants de « patriotes de pacotille ». Il reproche à la gauche et aux démocrates de ne plus exprimer cette fierté. Sur le plan économique, il cite le vote du Rassemblement National contre la taxe sur les petits colis de Shein au Parlement, alors que selon lui cette entreprise « est en train de détruire l'industrie de la mode française » et « les petits commerces dans l'ensemble des villes moyennes ». Il dénonce également les votes de Jordan Bardella au Parlement Européen « contre tout ce qui permet de défendre la France, de défendre les industries françaises ».

« Je n'en peux plus que les démocrates et que la gauche n'expriment plus cette fierté française. Ce que je veux, c'est qu'on reprenne le drapeau tricolore à ceux qui sont en train de l'avilir, c'est-à-dire l'extrême droite. Parce qu'en fait, ce sont des patriotes de pacotille. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Moi, je parle de la France. Je ne parle pas de Nouvelle France, je ne parle pas d'ancienne France photoshopée en couverture de Valeurs Actuelles.

Thomas Despre Ça, c'est pour l'extrême droite ?

Raphaël Glucksmann Je parle de la France, de la France républicaine, celle qui nous rend fiers, celle qui dit à tous ses enfants, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leurs origines, leur religion, leur condition sociale, eh bien qu'ils ont tous le stylo dans les mains pour écrire le destin de notre pays. Et c'est pour ça que je veux qu'ils se rencontrent, qu'ils soient au service de la nation. Et c'est pour ça aussi que je veux une France qui soit profondément profondément antiraciste, qui soit profondément hostile aux discriminations, pour dire à tous les Français, tous les Français, qu'ils sont Français et qu'ils peuvent en être fiers. Et depuis la cité de la Viste, dans les quartiers nord de Marseille, jusqu'à Lens, eh bien, il faut qu'on soit tous fiers d'être Français. Et moi, je reprends ce slogan.

Perrine Tarneaud La France elle s'incarne aussi dans un cadre, dans des institutions.

Raphaël Glucksmann C'est important. Je reprends ce slogan au Rassemblement National. Pourquoi ? Pourquoi je le reprends ?

Thomas Despre Vous avez un tweet qui se dit «fier d'être français».

Raphaël Glucksmann Pourquoi ? Parce qu'en fait, je n'en peux plus que les démocrates et que la gauche, d'ailleurs, n'expriment plus cette fierté française. J'en peux plus. Et ce que je veux, c'est qu'on reprenne le drapeau tricolore à ceux qui sont en train de l'avilir, c'est-à-dire l'extrême droite. Parce qu'en fait, ce sont des patriotes de pacotille. Et j'aimerais vraiment qu'on m'entende quand je dis ça. Jordan Bardella au Parlement européen vote contre tout ce qui permet de défendre la France, de défendre les industries françaises. Le Rassemblement National à l'Assemblée Nationale vote contre même la taxe sur les petits colis de Shein. Shein est en train de détruire l'industrie de la mode française. Shein est en train de détruire les petits commerces dans l'ensemble des villes moyennes de notre pays. Et le Rassemblement National qui se dit patriotique vote contre la taxe sur les petits colis.

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Raphaël Glucksmann expose ses motivations pour se battre pour la France

Dans une interview au 20H de TF1 présentée par Gilles Bouleau, Raphaël Glucksmann énumère les combats qu'il entend mener pour la France. Il déclare : « J'ai envie de me battre pour mon pays. J'ai envie que la France ne devienne pas une colonie numérique américaine ou un déversoir pour produits industriels chinois. » Il aborde la souveraineté numérique et industrielle, la sécurité face aux dealers, la politique étrangère face aux « tyrans du bout du monde », la désindustrialisation, le redressement de l'école publique, la détresse agricole et celle des forces de l'ordre. Il illustre ses propos par deux situations concrètes : un agriculteur qui « supplie ses enfants de ne pas reprendre l'exploitation familiale parce qu'il veut pas qu'il touche 700 € par mois pour travailler 70 heures par semaine », et un policier qui « ment à son propre enfant pour lui éviter d'être harcelé à l'école en lui racontant qu'il est pompier ». Il affirme vouloir se battre pour « ces millions de travailleurs français qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois et qui sont méprisés, qui se sentent oubliés par ceux qui les gouvernent, notamment les macronistes depuis 10 ans ». Il conclut : « J'ai envie de me battre pour que la France redevienne la France. »

« J'ai envie que la France ne devienne pas une colonie numérique américaine ou un déversoir pour produits industriels chinois. J'ai envie qu'on arrête de baisser les yeux face aux dealers du coin de la rue ou aux tyrans du bout du monde. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann J'ai envie de me battre pour mon pays. J'ai envie que la France ne devienne pas une colonie numérique américaine ou un déversoir pour produits industriels chinois. J'ai envie qu'on arrête de baisser les yeux face aux dealers du coin de la rue ou aux tyrans du bout du monde. J'ai envie qu'on arrête de fermer nos usines. J'ai envie qu'on redresse l'école publique. J'ai envie d'aider, de me battre pour cet agriculteur qui supplie ses enfants de ne pas reprendre l'exploitation familiale parce qu'il veut pas qu'il touche 700 € par mois pour travailler 70 heures par semaine, ou d'aider ce policier qui ment à son propre enfant pour lui éviter d'être harcelé à l'école en lui racontant qu'il est pompier. Moi, j'ai envie de me battre pour ces millions de travailleurs français, ces millions de travailleurs français qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois et qui sont méprisés, qui se sentent oubliés par ceux qui les gouvernent, notamment les macronistes depuis 10 ans. J'ai envie de me battre pour que la France redevienne la France

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La République repose sur l'autorité de la loi, pas sur celle des poings

Dans une interview accordée à Sud Radio - Parlons Vrai, conduite par Jean-François Aquili, Raphaël Glucksmann affirme qu'un député doit être « exemplaire au service de la République » et ne peut être « lié à des organisations violentes ». Il établit une gradation : « Quand on commence à accepter l'autorité des poings, eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. » Il rappelle avoir connu « des pays dans lesquels l'état de droit avait disparu, dans lesquels le monopole de la violence n'appartenait plus à l'État », et souligne que ces pays « n'étaient pas des pays fondamentalement très différents du nôtre ». Il en tire un avertissement : « Nous ne sommes pas immunisés contre les dérives violentes, il faut les combattre. » Il décrit le moment politique actuel comme un « moment de bascule » et prévient que « tous ceux qui ne sont pas clairs sur le rapport à la violence seront politiquement disqualifiés ». Il insiste sur la nécessité de « cultiver la démocratie », « l'État de droit » et « la République », faute de quoi celles-ci « s'effritent » et « s'effondrent ».

« La République, c'est l'autorité de la loi. De la loi, pas l'autorité des poings. Parce que quand on commence à accepter l'autorité des poings, eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Un député de la République doit être exemplaire au service de la République. Il ne doit pas être lié à des organisations violentes. Il ne doit pas cautionner la violence. Vous savez, la République, c'est l'autorité de la loi. De la loi, pas l'autorité des poings. Parce que quand on commence à accepter l'autorité des poings, eh bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. Et là, la démocratie qui est notre trésor commun se retrouve complètement minée, ruinée, ébranlée. Et moi j'ai connu des pays dans lesquels l'état de droit avait disparu, dans lesquels le monopole de la violence n'appartenait plus à l'état. C'est ça qui constitue une république. Et ces pays-là, je vous le promets, n'étaient pas des pays fondamentalement très différents du nôtre. Donc en fait, Nous ne sommes pas immunisés contre les dérives violentes, il faut les combattre. Quand on cesse de cultiver la démocratie, quand on cesse de cultiver l'État de droit, quand on cesse de cultiver la République, eh bien elle s'effrite et elle s'effondre. Et moi je vais vous dire, nous vivons un moment de bascule et tous ceux qui ne sont pas clairs sur le rapport à la violence, tous ceux qui ne sont pas clairs seront politiquement disqualifiés.

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L'héritage familial et l'attachement à la France des Lumières

Dans une interview sur LCI menée par Darius Rochebin, Raphaël Glucksmann revient sur son histoire familiale et son attachement à la France. Il raconte que son grand-père paternel, qui espionnait l'état-major allemand en Allemagne, a organisé le départ de sa grand-mère, alors enceinte, vers Paris pour que son fils naisse français : « C'était sa seule obsession. » Il précise que le seul héritage laissé par ce grand-père à son père, qui l'a « quasiment pas connu », fut les Contes de Voltaire. Il établit un lien avec le dernier ouvrage de son père, André Glucksmann, intitulé « Voltaire contre-attaque », y voyant une manière de « boucler la boucle ». Il affirme : « L'attachement qu'on a hérité en quasi dans nos gènes, c'est une passion obsessionnelle pour la France, ses Lumières, ce qu'elle a apporté au monde. » Selon lui, le choix de son grand-père n'était pas un hasard mais reflétait le fait que « la France parlait à tous ces gens qui se sentaient persécutés ». Il exprime le souhait que la France porte à nouveau ce message universaliste et déclare : « Je remercie ce grand-père tous les jours d'avoir pris cette initiative et de faire en sorte que nous soyons français. »

« L'attachement qu'on a hérité en quasi dans nos gènes, c'est une passion obsessionnelle pour la France, ses Lumières, ce qu'elle a apporté au monde. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il a tout organisé et qu'il espionnait l'état-major allemand en Allemagne, il a tout organisé pour que ma grand-mère, qui était enceinte de mon père, aille à Paris pour accoucher, pour que son fils devienne Français. C'était sa seule obsession. Et le seul héritage que mon père a reçu, il a quasiment pas connu son père, ce sont les Contes de Voltaire. Et d'ailleurs, je vais vous dire une chose, le dernier livre que, alors qu'il parlait jamais de sa famille, mais le dernier livre que mon père a écrit avant de mourir, s'appelait «Voltaire contre-attaque». Donc je pense que c'était une manière de boucler la boucle et de dire que l'attachement, mais qu'on a hérité en quasi dans nos gènes, c'est une passion obsessionnelle pour la France, ses Lumières, ce qu'elle a apporté au monde. Et quand il a réfléchi à «je veux que ma femme accouche à Paris», c'était pas un hasard. C'était parce que la France parlait à tous ces gens qui se sentaient persécutés. Et fondamentalement, moi, ce que je veux, c'est que la France développe à nouveau ce message, qu'on soit fiers en fait de notre pays, de notre nation, de notre culture. C'est incroyable ce dont on a hérité. Moi, je remercie ce grand-père tous les jours, tous les jours je le remercie d'avoir pris cette initiative et de faire en sorte que nous soyons français.

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Reprendre le récit français en partant des sous-préfectures

Place Publique - Déplacement en province de Raphaël Glucksmann

Lors d'un déplacement en province relayé par Place Publique, Raphaël Glucksmann développe sa vision de l'abandon territorial français et du rôle de la gauche face à ce déclin. Il prend l'exemple de Châteaudun et des sous-préfectures pour illustrer ce qu'il décrit comme un triple renoncement : l'abandon du « récit français », la fin de l'aménagement politique du territoire au profit des métropoles, et la rupture du contrat entre citoyens et dirigeants provoquée par la désindustrialisation. Il affirme : « En abandonnant les sous-préfectures, le pays s'est abandonné lui-même en fait. » Sur le plan géopolitique, il inscrit cette réflexion dans un contexte de recul démocratique mondial, citant Trump, Poutine et Xi Jinping comme adversaires des démocraties. Il en tire une mission pour la France : « La France doit à nouveau être la locomotive du monde démocratique. Et c'est ça le destin de la France. » Il appelle enfin la gauche à se réapproprier le récit national : « Il faut que la gauche, elle réapprenne à parler de la France, à raconter la France, à aller discuter avec les Français de la France et de pas avoir honte de ça et de reprendre le drapeau tricolore des mains de l'extrême droite. »

« En abandonnant les sous-préfectures, le pays s'est abandonné lui-même en fait. C'est ça qui s'est passé. Et il faut reprendre ce métier à tisser de la France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann En abandonnant les sous-préfectures, le pays s'est abandonné lui-même en fait. C'est ça qui s'est passé. Et il faut reprendre ce métier à tisser de la France. Et ça passera par Châteaudun, ça passera par les sous-préfectures, ça passera par autre chose que des métropoles qui grandissent naturellement dans la globalisation. Comment t'expliques ça ? D'abord par le fait que 1, on a laissé tomber le récit français, 2, qu'on a laissé tomber tout ce qui était cœur de l'ouest français, c'est-à-dire que la politique pouvait organiser le territoire. Et 3, je pense qu'on a, avec la désindustrialisation, en fait rompu le contrat qui liait les citoyens avec les dirigeants. À un moment où la démocratie s'effondre, où il y a Trump, Poutine et Xi Jinping qui sont en guerre contre nos démocraties, moi je pense que la France doit à nouveau être la locomotive du monde démocratique. Et c'est ça le destin de la France. Mais pour ça, il faut que la gauche, elle réapprenne à parler de la France, à raconter la France, à aller discuter avec les Français de la France et de pas avoir honte de ça et de reprendre le drapeau tricolore des mains de l'extrême droite.

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« On a laissé la France à Jordan Bardella » : Raphaël Glucksmann appelle les progressistes à reprendre le patriotisme

Dans une interview accordée à BFM TV le 30 novembre 2025, Marc Fauvelle interroge Raphaël Glucksmann sur l'efficacité du front républicain face à l'extrême droite. Raphaël Glucksmann estime que ce dispositif ne fonctionne plus parce que les progressistes ont abandonné le terrain du patriotisme à Jordan Bardella. Il raconte ses échanges lors de déplacements dans des usines et des fermes, où des interlocuteurs approuvent ses propositions sur le protectionnisme économique, la politique industrielle ou la réforme de la PAC, mais finissent par lui dire : « Moi de toute façon c'est Jordan ». À la question du pourquoi, la réponse revient selon lui systématiquement : « Parce que lui, au moins, il aime la France ». Il qualifie cette situation de « faillite des élites progressistes ». Sur le rapport au drapeau et à la nation, il appelle à « reprendre le drapeau tricolore des mains » du Rassemblement National : « La France ne leur appartient pas, mais leur force vient de notre incapacité à dire notre fierté d'être français, ce qu'est la France et ce qu'on veut pour elle. » Il affirme être « convaincu que nous sommes infiniment plus patriotes qu'eux » et demande d'en finir avec « cette sorte de timidité » sur le patriotisme.

« Il faut qu'on reprenne, qu'on leur reprenne, le drapeau tricolore des mains. La France ne leur appartient pas, mais leur force vient de notre incapacité à dire notre fierté d'être français, ce qu'est la France et ce qu'on veut pour elle. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Marc Fauvelle Ça veut dire que le front républicain, le côté «je sors le drapeau pour lutter contre l'extrême droite», aujourd'hui ça ne fonctionne plus.

Raphaël Glucksmann Mais parce qu'on a laissé la France à Jordan Bardella. J'y viens. Partout en France, quand je vais dans des usines, dans des fermes, et qu'on discute de politique de fond sur le protectionnisme économique, sur la politique industrielle, sur la réforme de la PAC, de la Politique Agricole Commune, eh bien je vois des gens qui sont d'accord avec les propositions qu'on porte, mais qui me disent à la fin très souvent: «Mais vous savez, moi, de toute façon, je vous aime bien, vous avez l'air d'être un mec bien, vous avez des propositions qui sont intéressantes pour nous, mais moi de toute façon c'est Jordan.» Et je leur dis : «Mais pourquoi alors ? Pourquoi c'est Jordan Bardella ?» Et ils me répondent : «Mais parce que lui, au moins, il aime la France». Et moi je pense que ça, c'est une faillite des élites progressistes.

Marc Fauvelle C'est-à-dire qu'il faut que les autres politiques disent publiquement : «On aime la France, j'aime la France, j'aime la France» ?

Raphaël Glucksmann Il faut qu'on reprenne, qu'on leur reprenne, le drapeau tricolore des mains. La France ne leur appartient pas, mais leur force vient de notre incapacité à dire notre fierté d'être français, ce qu'est la France et ce qu'on veut pour elle. Moi, je suis convaincu que nous sommes infiniment plus patriotes qu'eux. Mais il faut le montrer, il faut le chanter, il faut le dire, il faut arrêter avec cette sorte de timidité, je ne sais pas sur quel patriotisme, et reprendre ce drapeau dans les mains.

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Un service universel et obligatoire, militaire ou civique, pour « faire République »

Dans une interview diffusée sur France Info TV - 8:30, menée par Agathe Lambret et Paul Larrouturou, Raphaël Glucksmann réagit à la proposition du président de la République d'un service militaire volontaire. Il déclare être favorable à cette initiative mais souhaite aller au-delà en instaurant un service universel et obligatoire, pas nécessairement militaire, qui pourrait aussi prendre une forme civique. Il cite la transition écologique et la solidarité sociale comme domaines d'engagement possibles. Il affirme : « On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation. C'est ça, faire République. » Il distingue ainsi sa position de celle du chef de l'État en élargissant le périmètre du service proposé et en le rendant obligatoire.

« On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation. C'est ça, faire République. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Agathe Lambret Service obligatoire ou volontaire ?

Raphaël Glucksmann Le président de la République semble proposer un service militaire volontaire. Je suis pour. Mais moi, je dis qu'il faut aller plus loin et proposer un service universel et obligatoire, mais qui ne sera pas nécessairement militaire, qui peut être aussi civique. On peut vouloir s'engager dans la transition écologique, dans la solidarité sociale, mais donner de son temps à la collectivité. On est dans une société aujourd'hui qui crève de son individualisme. Il faut qu'on puisse sortir de soi, de son environnement, de son quartier. Il faut qu'on puisse se mettre au service de la collectivité et de la nation. C'est ça, faire République.

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Raphaël Glucksmann revendique le patriotisme face à Éric Zemmour et dénonce une extrême droite au service de puissances étrangères

Lors d'un débat sur LCI (La Grande Confrontation), animé par David Pujadas, Raphaël Glucksmann affronte Éric Zemmour dans un échange sur le patriotisme, l'identité française et l'extrême droite. Il ouvre le débat en rappelant les condamnations judiciaires de Zemmour : « vous êtes un multirécidiviste. Vous êtes condamné pour injures raciales, pour incitation à la haine religieuse et à la haine raciale ». Il revendique ensuite un patriotisme républicain contre la vision de l'extrême droite : « S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Et moi, je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. » Il accuse Zemmour de se réjouir du succès des adversaires de la France, citant son admiration déclarée pour Vladimir Poutine, qu'il aurait voulu être en « mini-Poutine français », pour Viktor Orbán, accusé de servir les intérêts chinois au détriment de l'industrie automobile française, et pour Donald Trump et J.D. Vance, jugés « hostiles aux intérêts de la France ». Il affirme : « la vérité, monsieur, c'est que vous êtes au service d'une tyrannie étrangère. Vous êtes au service d'une internationale d'extrême droite. » Sur la rhétorique de Zemmour comparant l'islamisation à un « virus moral », Raphaël Glucksmann établit un parallèle avec les prédicateurs islamistes algériens qu'il a étudiés, qui tenaient selon lui le même discours inversé sur la France. Il conclut : « Vous êtes profondément étranger à tout ce qui a fait la grandeur de la France. »

« S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Et moi, je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Alors, Monsieur Zemmour, je vais vous dire. Déjà, c'est pas anodin de débattre avec vous puisque vous êtes un multirécidiviste. Vous êtes condamné pour injures raciales, pour incitation à la haine religieuse et à la haine raciale. Et mes amis, mais moi, je vous ai laissé faire votre tirade d'insultes, donc vous allez me laisser...

Eric Zemmour Je vous ai pas insulté du tout.

Raphaël Glucksmann Donc mes amis me disaient mais pourquoi ? Pourquoi accepter de débattre ? Je vais vous le dire. Parce que je veux vous combattre partout, vous, vos amis, Marine Le Pen, Éric Ciotti, vos amis d'extrême droite. Et je veux vous reprendre le drapeau tricolore des mains. Et c'est l'erreur que vous faites sur moi, monsieur Zemmour. La France ne vous appartient pas. Vous n'allez pas

Eric Zemmour Ah non, c'est moi qui appartient à la France.

Raphaël Glucksmann Vous n'allez pas conquérir ce pays parce qu'en fait vous ne l'aimez pas. La vérité, vous vous trompez complètement sur moi. S'il y a un patriote à cette table, ce n'est pas vous, c'est moi. Et moi, je veux défendre la France telle qu'elle est, pas telle que vous la fantasmez. Vous, vous fantasmez une France qui n'a en fait quasiment jamais existé. Vous citez Joseph de Maistre, par exemple, en exemple. Vous êtes du côté de ceux qui sont allés à Saint-Pétersbourg comme Joseph de Maistre parce que la France faisait la révolution, monsieur. Vous êtes totalement écœuré à chaque fois que la France rayonne. Le dernier exemple, le dernier exemple... 85 % des Français qui admirent le fait qu'on accueille la terre entière pour faire les Jeux olympiques, qu'on a une cérémonie d'ouverture. Vous trouvez ça écœurant, abject. À chaque fois que cette France-là réussit, parce qu'elle ne correspond pas à vos fantasmes, cela vous dégoûte. Par contre, ce que vous faites, c'est que vous vous réjouissez, monsieur, du succès de ses adversaires. Vous avez dit que vous vouliez être, vous, un mini-Poutine français, que vous aviez de l'admiration pour Vladimir Poutine, l'homme qui s'attaquent aux intérêts stratégiques de notre pays. Vous avez une admiration sans bornes parce qu'il fait des milices anti-migrants pour Monsieur Orbán. Mais Monsieur Orbán, aujourd'hui au service de la Chine, va contribuer à la destruction de notre industrie automobile et la fermeture de nos usines. Vous avez de l'admiration pour Monsieur Vance et Monsieur Trump qui sont hostiles aux intérêts de la France et qui passent leur temps à insulter notre pays. La vérité, monsieur, c'est que vous êtes au service d'une tyrannie étrangère. Vous êtes au service d'une idéologie. Vous êtes au service d'une internationale d'extrême droite. Mais vous n'êtes absolument pas au service de la France réelle. Et moi, je vais vous le dire : votre force, elle a été constituée parce que nous, les progressistes, la gauche, on a été aphone pendant trop longtemps sur ce qu'était la France. Mais là, on va parler de la France. On va raconter la France. Une France, vous vous rendez compte ? Vous êtes même contre... Parce que moi, j'ai lu Éric Zemmour. Donc vous êtes contre l'édit de Nantes. Vous êtes... Mais si, vous êtes pour la révocation de l'édit de Nantes. Vous êtes...

Eric Zemmour J'ai une pensée un peu plus subtile que ça.

Raphaël Glucksmann Non, mais vous êtes un théoricien de la guerre civile en France, depuis les vraies guerres de religion jusqu'à celle que vous allez fantasmer maintenant. Et je vais vous dire le fond de ma pensée. Le fond de ma pensée. Vous dites des mots qui sont inacceptables. Vous dites: «L'islamisation, c'est comme le Covid, c'est un virus moral», c'est ce que vous dites. Et moi, vous savez à qui vous m'avez fait penser quand j'ai lu ça ? Eh bien, aux prédicateurs islamistes que j'ai étudiés en Algérie. Ils disaient la France est un virus moral.

David Pujadas Alors réponse... Réponse peut-être oui, Eric Zemmour.

Raphaël Glucksmann Comme eux. Vous êtes profondément étranger à tout ce qui a fait la grandeur de la France.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et la République

Que pense Raphaël Glucksmann de la République ?

Raphaël Glucksmann se revendique d'une tradition républicaine et laïque, défend la séparation des pouvoirs, la liberté de conscience et préfère les démocraties libérales imparfaites aux régimes autoritaires. Il déclare notamment : « Nous préférerons toujours des démocraties libérales imparfaites aux régimes autoritaires qui s'opposent à elles. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur la République, vérifiées sur sources primaires. Mise à jour le 2026-07-10. Identifiant Wikidata : Q556149.