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Raphaël Glucksmann et la défense

10 prises de position - 6 interventions vidéo

Raphaël Glucksmann et la défense

Partisan d'une défense européenne autonome, Raphaël Glucksmann a été l'un des premiers à alerter sur la menace russe. Il plaide pour un effort de défense massif, un fonds européen de 100 milliards d'euros et la saisie des avoirs russes gelés.

Les positions de Raphaël Glucksmann sur la défense

10 prises de position

EDIP : naissance de la préférence européenne dans l'armement

Rapporteur du programme pour l'industrie européenne de la défense (EDIP) au Parlement européen, Raphaël Glucksmann présente le texte en novembre 2025. Pour la première fois, les fonds européens financeront uniquement les productions européennes. Il défend deux principes : la souveraineté (produire en Europe, pour l'Europe) et la coopération (travailler avec l'Ukraine).

« Pour la première fois, il est établi que les fonds européens financeront les productions européennes. Aujourd'hui, nous actons enfin la naissance de la préférence européenne. »

Raphaël Glucksmann - nov. 2025
défenseEDIPsouverainetéindustrie

Déléguer sa sécurité à Trump est un suicide pour l'Europe

Dans son discours sur EDIP, Raphaël Glucksmann affirme que déléguer la sécurité européenne aux États-Unis de Trump est une folie, et même un suicide. Il dénonce le « chantage permanent » de Trump et l'attitude de flagornerie des dirigeants européens face à ses insultes.

« Déléguer sa sécurité à une capitale étrangère est en soi une folie. Déléguer sa sécurité à une capitale étrangère qui se soucie si peu de vos intérêts est un suicide. »

Raphaël Glucksmann - nov. 2025
TrumpsécuritéEuropesouveraineté

Se préparer à une confrontation militaire directe avec la Russie

Lors du débat sur la défense européenne, Raphaël Glucksmann cite les avertissements du chef des services allemands sur un risque d'invasion d'un pays de l'UE avant 2029 et du chef d'état-major français sur la nécessité de se préparer à une confrontation militaire directe avec la Russie.

« Écoutons Bruno Kahl, le chef des services allemands, lorsqu'il avertit le Bundestag sur les risques d'invasion d'un pays membre de l'UE et de l'OTAN avant 2029. »

Raphaël Glucksmann - nov. 2025
RussiedéfenseguerreOTAN

L’EDIP : construire une Europe résiliente et souveraine avec l’Ukraine

Lors du vote du Parlement européen sur l’EDIP le 25 novembre 2025, Raphaël Glucksmann déclare que le programme « permettra de construire une Europe plus résiliente et souveraine » en associant l’industrie de défense ukrainienne à la base industrielle européenne. Il ajoute : « C’est la clé pour s’assurer que nous pouvons protéger nos démocraties de façon efficace et autonome. » Le texte est adopté à 457 voix pour.

« C’est la clé pour s’assurer que nous pouvons protéger nos démocraties de façon efficace et autonome. »

Raphaël Glucksmann - nov. 2025
EDIPdéfense européenneUkrainesouveraineté

Pour un service national universel et obligatoire

Raphaël Glucksmann défend un service national universel et obligatoire, pas seulement militaire mais aussi civique. Il cite Jean Jaurès pour rappeler que la défense de la nation est l'affaire de toute la société, et propose des engagements dans la transition écologique ou la solidarité sociale.

« C'est l'affaire de toute la société. On peut vouloir s'engager dans la transition écologique, dans la solidarité sociale, mais donner de son temps à la collectivité. »

Raphaël Glucksmann - nov. 2025
défenseservice nationalcivismeJaurès

La sécurité n'est pas tout ; mais sans la sécurité, le reste n'est rien

Dans sa lettre de mars 2025 sur le rôle de rapporteur EDIP, Raphaël Glucksmann affirme que les sociaux-démocrates européens ont le devoir d'assurer la sécurité physique, économique et sociale de leurs concitoyens. Face aux demi-mesures des gouvernements, il veut décupler les ressources allouées à la défense commune.

« La sécurité n'est pas tout ; mais sans la sécurité, le reste n'est rien. »

Raphaël Glucksmann - mars 2025
défensesécuritésocial-démocratieEDIP

L'approche nationale de la défense est totalement insuffisante et pas sérieuse

Raphaël Glucksmann critique les plans de réarmement strictement nationaux proposés par la Commission européenne : chaque État s'endette individuellement, sans coordination ni mutualisation. Il juge cette approche « totalement insuffisante et, au fond, pas même sérieuse » face à la menace russe.

« Nous ne pouvons pas continuer à investir chacun dans son coin, pour perpétuer une base industrielle de défense fragmentée, chère, incapable de nous doter des systèmes et capacités les plus stratégiques. »

Raphaël Glucksmann - mars 2025
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500 milliards d'emprunt commun pour une défense européenne autonome

Raphaël Glucksmann appelle à mobiliser 500 milliards d'euros via un emprunt européen commun pour bâtir une défense européenne autonome, en refusant que ces fonds servent à acheter américain. Les fonds européens doivent financer les industries européennes, pas les F35 américains désactivables à distance.

« Actons ensemble que déléguer notre sécurité aux États-Unis relève désormais d'une sorte de folie suicidaire et que bâtir une défense européenne digne de ce nom est l'urgence absolue. »

Raphaël Glucksmann - févr. 2025
défenseempruntEuropesouveraineté

Priorité à l'industrie européenne dans les achats d'armement

Place Publique veut donner la priorité à l'industrie européenne pour tous les investissements et achats d'armement, avec un contrôle du Parlement européen sur les ventes. Cela s'inscrit dans une logique de souveraineté industrielle militaire du continent.

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Cybersécurité et régulation de l'IA contre les ingérences étrangères

Place Publique propose de développer des services européens de pointe en cybersécurité et de réguler l'intelligence artificielle pour lutter contre les ingérences étrangères et la manipulation de l'information, en particulier en provenance de Russie.

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Interventions vidéo sur la défense

6 interventions

La France doit porter la souveraineté européenne face à un monde durablement instable

Dans une interview sur France Info TV - L'invité politique début 2025, conduite par Antoine Comte, Raphaël Glucksmann insiste sur la responsabilité particulière de la France en matière de défense européenne. Il rappelle que la France est « la seule puissance nucléaire de l'Union européenne » et « la seule puissance nucléaire européenne totalement indépendante et autonome ». Selon lui, invoquer le droit international ne suffit plus : « En appeler au droit international simplement en disant attention, attention, attention le droit international, cela ne suffira pas. » Il affirme que la priorité doit être de « construire notre propre puissance, notre propre souveraineté » et que cela « doit être notre obsession ». Il met en garde contre l'idée que la situation géopolitique actuelle serait passagère : « Cette parenthèse qui est ouverte n'est pas une parenthèse. C'est le monde dans lequel nous allons malheureusement devoir vivre pendant très longtemps. »

« Ce qu'il faut, c'est construire notre propre puissance, notre propre souveraineté. Ça doit être notre obsession. Parce que cette parenthèse qui est ouverte n'est pas une parenthèse. C'est le monde dans lequel nous allons malheureusement devoir vivre pendant très longtemps. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Et que la France, qui a une responsabilité particulière en Europe, nous allons y venir, parce qu'elle est la seule puissance nucléaire de l'Union européenne et la seule puissance nucléaire européenne totalement indépendante et autonome, nous avons une responsabilité immense qui est celle de l'affirmation de la souveraineté de l'Europe. Parce qu'en appeler au droit international simplement en disant «attention, attention, attention le droit international », cela ne suffira pas. Ce qu'il faut, c'est construire notre propre puissance, notre propre souveraineté. Ça doit être notre obsession. Parce que cette parenthèse qui est ouverte n'est pas une parenthèse. C'est le monde dans lequel nous allons malheureusement devoir vivre pendant très longtemps.

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Défense européenne : préférence industrielle et souveraineté contre le complexe militaro-industriel américain

Dans une interview accordée à Darius Rochebin sur LCI, Raphaël Glucksmann détaille sa position sur l'investissement européen en matière de défense. Il compare l'Europe à un « Tanguy » ayant vécu « 80 longues années » sous la protection américaine sans construire sa propre autonomie stratégique. Il revendique avoir négocié, pour le Parlement européen, le rapport sur la défense européenne et le programme EDIP, qu'il présente comme « l'embryon de cette future défense européenne ». Il affirme que ce cadre instaure pour la première fois une « préférence européenne », réservant les fonds européens aux productions industrielles du continent. Sur l'investissement de défense, il insiste : « Il faut un investissement massif, mais il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. » Il illustre le risque par l'exemple des F-35 américains « cloués au sol en cas de conflit », qui représenteraient selon lui une dépense inutile au détriment de la souveraineté européenne. Il conclut qu'acheter américain reviendrait à enrichir les États-Unis sans renforcer l'autonomie de l'Europe.

« Il faut un investissement massif, mais il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. Si avec cet investissement on achète des F-35 qui sont cloués au sol en cas de conflit, on n'aura pas œuvré à la souveraineté européenne. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Il faut un investissement massif, mais il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. 80 longues années d'Europe Tanguy, d'Europe qui refuse de quitter la maison de papa et maman, d'Europe qui n'assume pas de construire sa propre maison. Mais ça, ça doit prendre fin maintenant. Et moi, j'ai négocié pour le Parlement européen le rapport sur la défense européenne et le programme EDIP, qui est l'embryon de cette future défense européenne. Et ce que nous avons acté pour la première fois, c'est la préférence européenne, c'est-à-dire que les fonds européens seront désormais réservé aux productions européennes. Et il faut un investissement massif. Il faut pas que cet investissement bénéficie au complexe militaro-industriel américain. Si avec cet investissement on achète des F-35 qui sont cloués au sol en cas de conflit, on n'aura pas œuvré. On aura dépensé beaucoup d'argent, il sera content et il en bénéficiera, mais on n'aura pas œuvré à la souveraineté européenne.

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Service civique obligatoire et menaces hybrides russes : la cohésion nationale comme réponse défensive

Dans une interview accordée à RTL, conduite par Thomas Sotto, Raphaël Glucksmann défend l'instauration d'un service civique obligatoire et universel comme réponse aux menaces pesant sur la France. Il estime que les adversaires de la France, en particulier la Russie, exploitent avant tout la faiblesse de la cohésion nationale. Sur la nature de la menace russe : il précise que le danger immédiat ne réside pas dans une offensive militaire conventionnelle, mais dans des attaques « hybrides » visant à déstabiliser la société française de l'intérieur. Il cite un rapport des services secrets récemment publié montrant, selon lui, que la Russie instrumentalise le conflit à Gaza pour « monter les juifs contre les musulmans » en France. Interrogé par Thomas Sotto sur le fait que la guerre ne serait plus seulement une affaire militaire, il confirme : « C'est une question citoyenne et c'est la cohésion d'une nation qui permet sa résistance. » Sur la fracture territoriale et sociale : il illustre son propos en évoquant un jeune né à Trappes, un autre dans le 7e arrondissement de Paris et un troisième à Montgobert dans l'Aisne, qui « ne se croisent jamais dans leur existence ». Il affirme : « Mon obsession, c'est que nous fassions nation à nouveau. C'est qu'on fabrique à nouveau des citoyens dans notre pays. C'est qu'on reprenne le métier à tisser de la France ».

« C'est la cohésion d'une nation qui permet sa résistance. Mon obsession, c'est que nous fassions nation à nouveau. C'est qu'on reprenne le métier à tisser de la France. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Nos ennemis exploitent d'abord une chose, une chose : la faiblesse de notre cohésion nationale. Et donc ce qu'il faut, c'est un service civique obligatoire et universel pour que chaque jeune Français puisse donner de son temps et de son énergie à la nation entière.

Thomas Sotto Ça, si les Russes attaquent, c'est pas le service civique qui va nous défendre.

Raphaël Glucksmann Vous savez comment les Russes attaquent ? C'est pas simplement des tanks dans les rues de Strasbourg, c'est pas ça la menace immédiate. La menace immédiate, c'est les attaques qu'on appelle hybrides, c'est-à-dire la tentative de déstabilisation de notre nation. Ils identifient les failles de notre pays. Et ensuite, ils mettent du sel dessus et ils tentent de le déstabiliser. C'est ce qu'ils font là. Il y a un rapport des services secrets qui vient de sortir qui montre à quel point ils instrumentalisent le conflit à Gaza, la guerre à Gaza, pour monter les juifs contre les musulmans dans notre pays. Et donc ce qu'il faut, c'est qu'on refasse nation.

Thomas Sotto Donc la guerre n'est pas seulement une question de militaires aujourd'hui, ce que vous dites ?

Raphaël Glucksmann Non, c'est une question citoyenne et c'est la cohésion d'une nation qui permet sa résistance. Vous savez, quand un jeune qui naît à Trappes dans les Yvelines et un jeune qui naît dans le 7e arrondissement de Paris et un jeune qui naît à Montgobert dans l'Aisne ne se croisent jamais dans leur existence, vous ne faites pas nation. Eh bien moi, mon obsession, Mon obsession, mon obsession, c'est que nous fassions nation à nouveau. C'est qu'on fabrique à nouveau des citoyens dans notre pays. C'est qu'on reprenne le métier à tisser de la France.

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L'Europe doit compenser le retrait américain et assumer une défense autonome

Dans une interview sur France Info TV - 8:30, accordée à Agathe Lambret et Paul Larrouturou, Raphaël Glucksmann affirme que l'Europe doit compenser le désengagement militaire américain et développer des capacités de défense autonomes. Il rappelle son rôle de rapporteur au Parlement européen sur la défense européenne et annonce que, pour la première fois, les fonds européens seront réservés aux productions européennes : « Notre argent n'ira pas enrichir l'industrie militaire américaine. » Sur l'Ukraine, il estime que le soutien doit désormais venir d'abord de l'Europe, qui ne peut « vivre sous le chantage permanent d'une administration américaine si prompte à céder à la Russie de Vladimir Poutine ». Il justifie ce soutien par plusieurs motifs : l'agression dont l'Ukraine est victime, la violation du droit international, la volonté d'une nation de vivre libre, mais aussi et surtout la menace directe que la Russie fait peser sur la sécurité européenne. Il déclare : « Ça fait des mois qu'on sait que Donald Trump abandonne les Européens, leur sécurité collective, qu'il entend dealer directement avec Vladimir Poutine. »

« Il faut que l'Europe assume désormais d'avoir sa propre voix et donc qu'elle assume que le soutien à l'Ukraine doit d'abord venir de l'Europe. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Paul Larrouturou Est-ce que vous dites clairement ce matin sur France Info: la France doit compenser ce que l'Amérique retire ?

Raphaël Glucksmann L'Europe doit compenser et la France au premier chef. Ça fait des mois qu'on sait que Donald Trump abandonne les Européens, leur sécurité collective, qu'il entend dealer directement avec Vladimir Poutine. Et donc l'Europe doit développer des capacités de défense autonomes. Moi, au Parlement européen, je suis rapporteur sur la question de la défense européenne. Pour la première fois, Les fonds européens vont être réservés aux productions européennes. Notre argent n'ira pas enrichir l'industrie militaire américaine. Il faut que l'Europe assume désormais d'avoir sa propre voix et donc qu'elle assume que le soutien à l'Ukraine doit d'abord venir de l'Europe. Elle ne peut pas vivre sous le chantage permanent d'une administration américaine si prompte à céder à la Russie de Vladimir Poutine. Parce qu'au fond, et il faut le rappeler, Pourquoi nous soutenons l'Ukraine ? Pas simplement parce que l'Ukraine est victime d'une agression. Pas simplement parce que nous voulons soutenir une nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre. Pas simplement parce qu'il y a une violation patente du droit international, mais parce qu'il s'agit de notre propre sécurité, que la Russie menace notre sécurité.

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Guerre hybride russe : chaque faiblesse est une invitation à l'agression

Dans un entretien diffusé sur France Inter (La Matinale), conduit par Benjamin Duhamel, Raphaël Glucksmann alerte sur la réalité de la guerre hybride menée contre l'Europe. Il souligne la présence de soldats nord-coréens combattant sur le sol européen et la multiplication d'incendies criminels et de cyberattaques visant les chaînes de production des industries d'armement européennes : « C'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine, ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. » Il rappelle avoir présidé pendant cinq ans la commission spéciale sur les ingérences étrangères au Parlement européen. Il met en garde : « Si nous ne réagissons pas, notre continent basculera sans qu'on s'en rende compte dans une confrontation ouverte extrêmement dangereuse. » Il définit la défense de la souveraineté et de la sécurité européennes comme un « enjeu existentiel » et appelle à « envoyer des messages d'une fermeté dont nous sommes jusqu'ici montrés incapables ». Il insiste : « Chaque faiblesse est une invitation à l'agression. »

« C'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine, ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Face à ces tyrans dont le but est la guerre avec l'Europe. Chaque faiblesse, chaque faiblesse est une invitation à l'agression. Vous vous rendez compte qu'on a des soldats nord-coréens qui se battent actuellement sur le sol européen ? Vous vous rendez compte que sur les chaînes de production de nos industries d'armement, il y a une multiplication d'incendies criminels ou de cyberattaques incapacitantes ? C'est pas un conflit qui a lieu en Ukraine, ça a lieu chez nous. C'est ce qu'on appelle la guerre hybride. Moi, j'ai présidé pendant 5 ans au Parlement Européen la commission spéciale sur les ingérences européennes. Je peux vous dire que si nous ne réagissons pas, notre continent basculera sans qu'on s'en rende compte dans une confrontation ouverte extrêmement dangereuse. Et que l'enjeu existentiel pour l'Europe aujourd'hui, c'est d'être capable de se défendre, de défendre sa souveraineté et sa sécurité. Et ça, ça suppose de ne jamais mollir, de ne jamais faiblir. Et donc oui, d'envoyer des messages d'une fermeté dont nous sommes jusqu'ici montrés incapables.

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La menace d'une guerre sur le sol européen avant 2029 et le « feu vert » envoyé à Poutine

Dans une interview diffusée sur France 5 dans l'émission En société, présentée par Émilie Tran Nguyen, Raphaël Glucksmann alerte sur l'imminence d'une menace militaire russe contre le territoire de l'Union européenne. Il s'appuie sur les déclarations du chef des renseignements allemands, Bruno Kahl, devant le Bundestag, selon lesquelles une guerre menée par Vladimir Poutine pourrait toucher le sol européen « avant 2029 ». Il ajoute que « les services danois disent exactement la même chose » et que, dans les pays baltes, « on creuse des tranchées », tandis que la Finlande « se prépare potentiellement à une invasion ». Sur la responsabilité américaine, il qualifie le message envoyé par Donald Trump et J.D. Vance à Vladimir Poutine de « feu vert ». Il souligne que les discussions russo-américaines en cours ne portent pas uniquement sur l'Ukraine mais aussi sur « l'architecture de sécurité européenne » et le positionnement des missiles de l'OTAN sur le sol de l'Union européenne. Il en conclut que « désormais, tout le monde est face à l'abîme » et que chaque dirigeant européen décide dans les jours qui viennent de « la place qu'il occupera dans les livres d'histoire ». Il insiste : il ne s'agit pas seulement de solidarité avec l'Ukraine mais de « la sécurité de nos enfants en Europe ».

« Le message qui a été envoyé à Vladimir Poutine par Donald Trump et monsieur Vance, c'est un feu vert. Un feu vert. »

Raphaël Glucksmann
Transcription verbatim

Raphaël Glucksmann Le chef des renseignements allemands, des services secrets allemands, monsieur Kahl, Bruno Kahl, va devant le Bundestag, le Parlement allemand, et il dit quoi aux députés allemands ? Il dit: «Selon nos informations, selon nos analyses, il y aura une guerre sur le territoire européen menée par Vladimir Poutine avant, sur le territoire de l'Union européenne, avant 2029». Les services danois disent exactement la même chose. Et au moment où on se parle sur ce plateau, Dans les pays baltes, on creuse des tranchées. En Finlande, on se prépare potentiellement à une invasion. Et donc ce qu'il faut qu'on comprenne, c'est que ces menaces, cette menace, c'est pas quelque chose d'abstrait et de lointain. Le message qui a été envoyé à Vladimir Poutine par Donald Trump et monsieur Vance, c'est un feu vert. Un feu vert. Et Poutine, dans ses discussions avec les Américains en ce moment, en ce moment, les Russes dans leurs discussions avec les Américains, ils ne parlent pas que d'Ukraine. Il parle de l'architecture de sécurité européenne. Il parle de où sont disposés les missiles de l'OTAN en Europe, sur le sol de l'Union européenne. Désormais, en fait, tout le monde est face à l'abîme. Et donc maintenant, chaque dirigeant européen décide de son rôle dans le destin de nos nations. La place qu'on occupera, qu'ils occuperont dans les livres d'histoire est décidée dans les jours qui viennent. Il n'y a rien de plus crucial, de plus vital, de plus important que ces questions là. Et c'est pas une question, encore une fois, simplement de solidarité avec l'Ukraine. C'est une question de notre sécurité, la sécurité de nos enfants en Europe.

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Question fréquente sur Raphaël Glucksmann et la défense

Que pense Raphaël Glucksmann de la défense ?

Partisan d'une défense européenne autonome, Raphaël Glucksmann a été l'un des premiers à alerter sur la menace russe. Il plaide pour un effort de défense massif, un fonds européen de 100 milliards d'euros et la saisie des avoirs russes gelés. Il déclare notamment : « Pour la première fois, il est établi que les fonds européens financeront les productions européennes. Aujourd'hui, nous actons enfin la naissance de la préférence européenne. »

Citer cette source : WikiGlucksmann (www.wikiglucksmann.fr), base documentaire indépendante des positions de Raphaël Glucksmann sur la défense, vérifiées sur sources primaires. Mise à jour le 2026-07-02. Identifiant Wikidata : Q556149.